Çrosh Yesht (Chapitre 11)
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11.1

N ous honorons Çraosha-le-saint, à la taille majestueuse, (toujours) vainqueur, qui favorise le développement des mondes, chef pur du monde pur. Hommage saint, hommage parfait aux mondes, ô Zarathustra !


11.2

V oilà ce qui tient arrêtés les méchants et les amis des méchants. Voilà ce qui tient l'oeil, l'intelligence, les oreilles, les bras, les jambes, la bouche des méchants et des méchantes, entourés de liens, c'est cette prière d'hommage Vôhû, qui ne connaît ni l'erreur ni la haine. Elle est la cuirasse de l'homme, elle retient le bouclier de la Druje !


11.3

Ç raosha-le-saint est celui qui nourrit le plus longtemps ; qui, vainqueur, abat le mieux la Druje. L'homme pur, qui dit le plus souvent la prière de bénédiction (Afriti), est celui qui remporte le plus de victoires. La Manthra-Çpenta est ce qui abat le mieux la Druje spirituelle. L'Ahuna Vairya est de toutes les [208] prières la plus victorieuse ; la prière dite selon les rites est la plus victorieuse dans les entreprises. La loi mazdéenne est dans tout ce qui est pur, dans tout ce qui est d'origine pure, ce qui établit le mieux la vérité. Ainsi est la loi de Zarathustra.


11.4

S i quelqu'un, ô Zarathustra, homme ou femme, prononce cette parole oralement révélée, avec une pureté parfaite de pensée, de parole et d'action, à cause d'une grande eau ou d'une grande lueur subite, d'une nuit ténébreuse couverte de nuages, d'un passage sur un courant d'eau, ou de la bifurcation d'un chemin, à cause de la rencontre (possible) des fidèles ou du choc des méchants adorateurs des Dévas,


11.5

D ans tout accident, quel qu'il soit, dans toute occurrence sinistre, lorsqu'on craint une lueur subite, une nuit ténébreuse couverte de nuages, un passage sur un courant d'eau, ou la bifurcation d'un chemin, à cause de la rencontre (possible) des fidèles ou du choc des méchants adorateurs des Dévas, jamais ni le jour ni la nuit, le méchant occupé, habitué à nuire par le regard de ses yeux, ne le regardera point, la haine du brigand qui enlève les troupeaux ne l'atteindra pas.


11.6

P rononce cette parole révélée, ô Zarathustra, si tu viens à rencontrer des oppresseurs, des brigands, des voleurs ; qu'alors ils craignent le châtiment des méchants, adorateurs des Dévas ; les Yâtus, (celui) des sectateurs des Yâtus ; les Pairikas, (celui) des partisans des Pairikas, et qu'ils fuient ! Abattus les Dévas ! abattus les adorateurs des Dévas ! qu'ils tiennent leur bouche fermée et s'enfuient.


11.7

A ttirons près de nous Çraosha-le-saint comme les gardiens des troupeaux ; honorons Çraosha-le-saint, le victorieux, le pur, par de bonnes pensées, des paroles et des actions saintes.


11.8-9

À cause de son éclat et de sa splendeur, de sa force et de sa puissance victorieuse, par ce culte des Yazatas, je veux l'honorer d'un hommage rendu à haute voix, par ces Zaothras, Çraosha-le-saint, Ashi-Vanuhi, l'élevée, et Nairyôçanha, majestueux. Que Çraosha-le-saint, vainqueur, vienne à nous. Nous honorons Çraosha-le-saint, etc. (V. Y. LVI.I, 10-12).


11.10-13

N ous honorons Çraosha-le-saint, qui châtie les impudiques, qui frappe les femmes impudiques, qui frappe la [209] puissante Dévi Druje, qui détruit le monde. Çraosha-le-saint, etc. (V. Yaçna LVI. VII, 3-11).


11.14

N ous honorons Çraosha... qui garde contre la Druje la paix et les arrangements du Très-Saint, en faveur des Amesha-Çpentas, sur la terre aux sept Karshvars. Il est le promulgateur de la loi. Qu'Ahura-Mazda (l'esprit) pur la lui enseigne ! transforme les gorges les plus vastes en champs fertiles. Il circule alors, gouvernant à son gré les troupeaux et les hommes qui lui appartiennent.


11.15

H onorons Çraosha, que le pur Ahura-Mazda a constitué l'adversaire d'Aeshma, l'impétueux ; honorons la Force triomphatrice ; ces deux adversaires inébranlables, invincibles (d'Aeshma) ;


11.16

L es amis du saint Çraosha, les amis de Rashnu, le juste, les amis de Mithra qui s'étend au loin sur les campagnes, les amis du vent pur, les amis de la bonne loi mazdéenne, les amis d'Arstât, qui développe les mondes et les fait croître, les amis d'Arstât, la prospérité des mondes, les amis d'Ashi-Vanuhi, les amis de Ciçti-Vanuhi, les amis de la Sagesse parfaite ;


11.17

L es amis de tous les Yazatas, les amis de la Manthra-Çpenta, les amis de la loi antidévique, les amis de la doctrine perpétuelle, les amis des Amesha-Çpentas, nos amis, à nous, apôtres de la loi, bipèdes (hommes) purs, et ceux de toute la création pure. Par son éclat, etc.


11.18

N ous honorons Çraosha... premier, supérieur, moyen, extrême ; par les Yaçnas premiers, supérieurs, moyens, extrêmes ; en toute manière, nous honorons Çraosha-le-saint, prompt et fort, la loi incarnée.


11.19

P rompt et fort, protecteur, au bras puissant, guerrier frappant les Dévas à la tête, frappant des coups vainqueurs en faveur du juste, triomphant, pur. (Nous honorons) la supériorité vainqueresse et celle de Çraosha-le-saint, et celle d'Arsti, la vénérable.


11.20

N ous honorons toutes les demeures protégées par Çraosha, toutes celles par qui Çraosha-le-saint est aimé, béni, traité avec [210] reconnaissance, où (habite) le fidèle qui a le plus de bonnes pensées, dit le plus de paroles saintes et fait le plus de bonnes actions.


11.21

N ous honorons le corps de Çraosha-le-saint. Nous honorons le corps de Rashnu le juste. Nous honorons le corps de Mithra aux vastes champs. Nous honorons le corps du vent pur. Nous honorons le corps de la bonne loi mazdéenne. Nous honorons le corps d'Arstât qui développe les mondes, qui fait croître les mondes ; d'Arstât, la prospérité du monde. Nous honorons le corps d'Ashi-Vanuhi. Nous honorons le corps de Ciçti-Vanuhi. Nous honorons le corps de tous les Yazatas.


11.22

N ous honorons le corps de la Manthra-Çpenta. Nous honorons le corps de la loi antidévique. Nous honorons le corps de la doctrine établie pour le temps. Nous honorons le corps des Amesha-Çpentas. Nous honorons le corps de nos amis à nous, bipèdes purs. Nous honorons le corps de toute la création du bien. À cause de son éclat et de sa majesté, etc.



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