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1.1

mano-pubbangamaa dhammaa mano-seTThaa mano-mayaa
manasaa che paduTThena bhaasati vaa karoti vaa
tato naM dukkham anveti chakkaM va vahato padaM.


Dans la nature propre des êtres, le sens interne tient la première place, le sens interne est ce qu’il y a de plus éminent, le sens interne les fait ce qu’ils sont. Quiconque parle ou agit avec un sens interne corrompu, — celui-là, la douleur le suit, comme la roue suit le pied de l’animal qui traîne (le chariot).


1.2

mano-pubbangamaa dhammaa mano-seTThaa mano-mayaa
manasaa che pasannena bhaasati vaa karoti vaa
tato naM sukham anveti chhayaa va anapaayinii.


Dans la nature propre des êtres, le sens interne tient la première place, le sens interne est ce qu’il y a de plus éminent, le sens interne les fait ce qu’ils sont. Quiconque parle ou agit avec un sens interne purifié, — celui-là, le bonheur le suit, ainsi qu’une ombre inséparable.


1.3

akkochchhi maM avadhi maM ajini maM ahaasi me
ye cha taM upanayhanti veraM tesaM na sammati.


« On m’a injurié, on m’a frappé, on m’a terrassé, on m’a dépouillé ! » — Ceux qui se laissent aller à parler ainsi ne cessent point de haïr.


1.4

akkochchhi maM avadhi maM ajini maM ahaasi me
ye cha taM n'upanayhanti veraM tes'uupasammati.


« On m’a injurié, on m’a frappé, on m’a terrassé, on m’a dépouillé ! » — Ceux qui ne se laissent pas aller à parler ainsi, cessent de haïr.


1.5

na hi verena veraani sammant'iidha kudaachanaM
averena cha sammanti esa dhammo sanantano.


« Ce qui fait cesser ici-bas les haines, ce n’est aucunement la haine, mais bien l’absence de haine. » — Voilà un axiome vieux comme le monde.


1.6

pare cha na vijaananti mayaM ettha yamaamase
ye cha tattha vijaananti tato sammanti medhagaa.


Les uns ne connaissent point ce précepte : « Contenons-nous ici-bas. » — Ceux qui le connaissent n’ont plus alors de différends (avec personne).


1.7

subh'aanupassiM viharantaM indriyesu asaMvutaM
bhojanamhi ch'aamattaññuM kusiitaM hiina-viiriyaM
taM ve pasahati maaro vaato rukkhaM va dubbalaM.


Celui qui a seulement le plaisir en vue, qui vit dans l’incontinence des sens, qui jouit sans mesure, ce lâche dépourvu de toute énergie, Mâra vient à bout de lui, aussi facilement que le vent d’un arbre fragile.


1.8

asubh'aanupassiM viharantaM indriyesu susaMvutaM
bhojanamhi cha mattaññuM saddhaM aaraddha-viiriyaM
taM ve na'ppasahati maaro vaato selaM va pabbataM.


Celui qui n’a pas seulement le plaisir en vue, qui vit dans la continence des sens, qui jouit avec mesure, ce croyant zélé et énergique, Mâra ne vient pas plus à bout de lui que le vent d’une montagne rocheuse.


1.9

anikkasaavo kaasaavaM yo vatthaM paridahissati
apeto dama-sachchena na so kaasaavaM arahati.


Celui qui, sans s’être purifié, revêtira le vêtement de pureté jaune orangé[1], — celui-là, étranger à la continence et à la vérité, n’est pas digne du vêtement jaune orangé.

Le manteau jaune du Bhixu.


1.10

yo cha vanta-kasaav'assa siilesu susamaahito
upeto dama-sachchena sa ve kaasaavam arahati.


Celui qui s’est purifié, qui est doué de toutes les vertus, et familier avec la continence et la vérité, — celui-là est digne du vêtement jaune orangé.


1.11

asaare saara-matino saare ch'aasaara-dassino
te saaraM n'aadhigachchhanti michchhaa-sankappa-gocharaa.


Ceux qui, dans ce qui n’est pas l’essence, voient l’essence, et, dans ce qui est l’essence, ne voient pas l’essence, — ceux-là s’abandonnent à d’illégitimes aspirations et n’atteignent point à l’essence.


1.12

saarañ cha saarato ñatvaa asaarañ cha asaarato
te saaram adhigachchhanti sammaa-sankappa-gocharaa.


Ceux qui, dans ce qui est l’essence, voient l’essence, et, dans ce qui n’est pas l’essence, ne voient pas l’essence, — ceux-là s’abandonnent à de légitimes aspirations et atteignent à l’essence.


1.13

yathaa agaaraM duchchhannaM vuTThi samativijjhati
evaM abhaavitaM chittaM raago samativijjhati.


De même que, dans une maison dont la couverture est mauvaise, pénètre la pluie, de même dans un esprit où la méditation n’habite point, pénètre la passion.


1.14

yathaa agaaraM suchchhannaM vuTThi na samativijjhati
evaM subhaavitaM chittaM raago na samativijjhati.


De même que, dans une maison dont la couverture est bonne, ne pénètre point la pluie, de même dans un esprit où la méditation habite, ne pénètre point la passion.


1.15

idha sochati pechcha sochati paapa-kaarii abhay'attha sochati
so sochati so vihaññati disvaa kamma-kiliTTham attano.


Ici-bas, comme après sa mort, dans les deux cas, le méchant s’afflige. Il s’afflige, il est tourmenté à la vue de la perversité de ses actions.


1.16

idha modati pechcha modati kata-puñño abhay'attha modati
so modati so pamodati disvaa kamma-visuddhim attano.


Ici-bas, comme après sa mort, dans les deux cas, l’homme de bien se réjouit. Il se réjouit, il est heureux, à la vue de la pureté de ses actions.


1.17

idha tappati pechcha tappati paapa-kaarii ubhay'attha tappati
paapaM me katan ti tappati bhiyyo tappati duggatiM gato.


Ici-bas, comme après sa mort, dans les deux cas, le méchant se désole. « J’ai fait le mal, » dit-il en se désolant. Plus grande encore est sa désolation, à mesure qu’il avance dans la voie mauvaise.


1.18

idha nandati pachcha nandati kata-puñño ubhay'attha nandati
puññaM me katan ti nandati bhiyyo nandati suggatiM gato.


Ici-bas, comme après sa mort, dans les deux cas, l’homme de bien se réjouit. « J’ai fait le bien, » dit-il en se réjouissant. Plus grande encore est sa joie, à mesure qu’il avance dans la bonne voie.


1.19

bahum pi che saMhitaM bhaasamaano na takkaro hoti naro pamatto
gopo va gaavo gaNayaM paresaM na bhaagavaa saamaññassa hoti.


Quand même il serait en état de réciter nombre de textes sacrés, l’étourdi, qui n’agit point conformément à ces textes, ressemble au vacher comptant les vaches d’autrui, et ne fait point partie de la Communauté.


1.20

appam pi che saMhitaM bhaasamaano dhammassa hoti anudhamma-chaarii
raagañ cha dosañ cha pahaaya mohaM samma-ppajaano suvimutta-chitto
anupaadiyaano idha vaa huraM vaa sa bhaagavaa saamaññassa hoti.


Quand même il ne serait en état de réciter que peu de textes sacrés, celui qui agit conformément à la loi, qui s’est débarrassé de la passion, de la haine et de l’agitation de l’esprit, qui, pourvu de la vraie science, la pensée complétement affranchie, est détaché de tout en ce monde et dans l’autre, — celui-là fait partie de la Communauté.



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