Joseph (youssef)
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12.0

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ

A lhamdu lillahi rabbi alAAalameena

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.

 [Commencer] par le Nom de DIEU le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux


12.1

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ الر ۚ تِلْكَ آيَاتُ الْكِتَابِ الْمُبِينِ

A liflamra tilka ayatu alkitabi almubeenu

Alif - Lâm - Râ. Ce sont là les versets du Livre explicite.

A. L. R. (Alif. Lâm. Râ’.) Voici les versets du Livre explicite.

Alif. Lam. Râ. Tels sont les versets du Livre évident.


12.2

إِنَّا أَنزَلْنَاهُ قُرْآنًا عَرَبِيًّا لَّعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ

I nna anzalnahu quranan AAarabiyyan laAAallakum taAAqiloona

Nous l’avons révélé en langue arabe, afin que vous puissiez le comprendre.

Nous l’avons fait descendre (révélé) sous forme de Coran [en langue] arabe afin que vous raisonniez.

Nous l’avons révélé Coran arabe, à supposer que vous raisonniez.


12.3

نَحْنُ نَقُصُّ عَلَيْكَ أَحْسَنَ الْقَصَصِ بِمَا أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ هَٰذَا الْقُرْآنَ وَإِن كُنتَ مِن قَبْلِهِ لَمِنَ الْغَافِلِينَ

N ahnu naqussu AAalayka ahsana alqasasi bima awhayna ilayka hatha alqurana wain kunta min qablihi lamina alghafileena

Nous allons te narrer, grâce à la révélation de ce Coran, l’un des plus beaux récits dont tu n’avais auparavant aucune connaissance.

[Prophète,] Nous te racontons, en te révélant ce Coran, le récit le plus beau ; certes avant [cette révélation] tu [l’]ignorais.

Nous te racontons la plus belle des histoires parmi celles que Nous t’avons révélées en ce Coran, bien que tu aies été auparavant indifférent à tout cela.


12.4

إِذْ قَالَ يُوسُفُ لِأَبِيهِ يَا أَبَتِ إِنِّي رَأَيْتُ أَحَدَ عَشَرَ كَوْكَبًا وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ رَأَيْتُهُمْ لِي سَاجِدِينَ

I th qala yoosufu liabeehi ya abati innee raaytu ahada AAashara kawkaban waalshshamsa waalqamara raaytuhum lee sajideena

Un jour, Joseph dit à son père : « Ô mon père ! J’ai vu en rêve onze étoiles ainsi que le Soleil et la Lune prosternés devant moi ! »

Lorsque Joseph dit à son père (Jacob) : « Mon père, j’ai vu [en songe] onze étoiles et le soleil et la lune, je les ai vus se prosterner devant moi ».

Quand Joseph dit à son père : Ô père, j’ai vu onze étoiles, ainsi que le soleil et la lune, je les ai vus prosternés devant moi.


12.5

قَالَ يَا بُنَيَّ لَا تَقْصُصْ رُؤْيَاكَ عَلَىٰ إِخْوَتِكَ فَيَكِيدُوا لَكَ كَيْدًا ۖ إِنَّ الشَّيْطَانَ لِلْإِنسَانِ عَدُوٌّ مُّبِينٌ

Q ala ya bunayya la taqsus ruyaka AAala ikhwatika fayakeedoo laka kaydan inna alshshaytana lilinsani AAaduwwun mubeenun

« Mon fils, lui répondit son père, ne raconte pas ce rêve à tes frères, de peur qu’ils n’ourdissent un complot contre toi, car Satan est pour l’homme un ennemi juré !

[Jacob] dit : « Mon fils, ne raconte pas ton songe à tes frères, ils trameraient un complot contre toi, en effet Satan est pour l’homme un ennemi déclaré.

Son père le conseilla : Ô fils ! ne raconte pas ce songe à tes frères, car ils ourdiront contre toi un grand piège, Satan étant pour l’homme un ennemi déclaré.


12.6

وَكَذَٰلِكَ يَجْتَبِيكَ رَبُّكَ وَيُعَلِّمُكَ مِن تَأْوِيلِ الْأَحَادِيثِ وَيُتِمُّ نِعْمَتَهُ عَلَيْكَ وَعَلَىٰ آلِ يَعْقُوبَ كَمَا أَتَمَّهَا عَلَىٰ أَبَوَيْكَ مِن قَبْلُ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْحَاقَ ۚ إِنَّ رَبَّكَ عَلِيمٌ حَكِيمٌ

W akathalika yajtabeeka rabbuka wayuAAallimuka min taweeli alahadeethi wayutimmu niAAmatahu AAalayka waAAala ali yaAAqooba kama atammaha AAala abawayka min qablu ibraheema waishaqa inna rabbaka AAaleemun hakeemun

Ainsi, ton Seigneur t’a choisi pour t’instruire dans l’art d’interpréter les rêves et pour parachever Sa grâce en toi et en faveur de la famille de Jacob, comme Il l’avait parachevée, jadis, en faveur de tes ancêtres, Abraham et Isaac, car ton Seigneur est Omniscient et Sage. »

Ainsi ton Seigneur t’a choisi, Il t’enseignera l’interprétation des récits [et des songes], Il parachèvera Ses bienfaits envers toi et envers la famille de Jacob, comme Il les a parachevés, auparavant, envers tes deux ancêtres : Abraham et Isaac. Ton Seigneur est Omniscient [et] Sage ».

C’est ainsi que Dieu t’élira. Il t’enseignera la manière d’interpréter les récits. Il te comblera de Ses bienfaits, toi et toute la famille de Jacob, ainsi qu’Il le fit par le passé pour tes aïeux Abraham et Isaac. Ton Seigneur est omniscient et sage.


12.7

۞ لَّقَدْ كَانَ فِي يُوسُفَ وَإِخْوَتِهِ آيَاتٌ لِّلسَّائِلِينَ

L aqad kana fee yoosufa waikhwatihi ayatun lilssaileena

En vérité, il y a pour ceux qui veulent s’instruire de multiples enseignements dans l’histoire de Joseph et de ses frères,

Il y a assurément, pour ceux qui questionnent, des signes [et des leçons] dans [le récit de] Joseph et ses frères.

Dans ce récit de Joseph et de ses frères, ceux qui s’interrogent peuvent trouver des signes probants.


12.8

إِذْ قَالُوا لَيُوسُفُ وَأَخُوهُ أَحَبُّ إِلَىٰ أَبِينَا مِنَّا وَنَحْنُ عُصْبَةٌ إِنَّ أَبَانَا لَفِي ضَلَالٍ مُّبِينٍ

I th qaloo layoosufu waakhoohu ahabbu ila abeena minna wanahnu AAusbatun inna abana lafee dalalin mubeenin

lorsque ces derniers dirent : « Joseph et son frère sont plus chers à notre père que nous, bien que nous soyons plus nombreux qu’eux. C’est là une préférence injuste de sa part. »

Lorsque [les frères de Joseph se] dirent : « Joseph et son frère (Benjamin) sont plus aimés que nous de notre père, alors que nous sommes un groupe bien fort, notre père est vraiment dans une erreur flagrante.

Les frères [de Joseph] se concertèrent : Bien que nous soyons plus nombreux, Joseph et son frère sont les préférés de notre père. C’est clair, notre père est dans un égarement manifeste.


12.9

اقْتُلُوا يُوسُفَ أَوِ اطْرَحُوهُ أَرْضًا يَخْلُ لَكُمْ وَجْهُ أَبِيكُمْ وَتَكُونُوا مِن بَعْدِهِ قَوْمًا صَالِحِينَ

O qtuloo yoosufa awi itrahoohu ardan yakhlu lakum wajhu abeekum watakoonoo min baAAdihi qawman saliheena

» Tuez donc Joseph, dirent-ils, ou éloignez-le quelque part, et de cette façon vous jouirez tout seuls de l’affection de votre père et vous serez, après sa disparition, des gens bien considérés. »

Tuez Joseph ou éloignez-le en quelque terre [lointaine ou déserte]. Alors la face de votre père se tournera vers vous ; et après, vous redeviendrez des hommes vertueux ! »

Tuez Joseph, ou alors éloignez-le dans une terre lointaine. Le visage de votre père sera pour vous seuls, et vous deviendrez des gens de bonne compagnie.


12.10

قَالَ قَائِلٌ مِّنْهُمْ لَا تَقْتُلُوا يُوسُفَ وَأَلْقُوهُ فِي غَيَابَتِ الْجُبِّ يَلْتَقِطْهُ بَعْضُ السَّيَّارَةِ إِن كُنتُمْ فَاعِلِينَ

Q ala qailun minhum la taqtuloo yoosufa waalqoohu fee ghayabati aljubbi yaltaqithu baAAdu alssayyarati in kuntum faAAileena

» Ne tuez pas Joseph, proposa l’un d’eux, mais jetez-le plutôt dans les profondeurs d’un puits ; si vous procédez ainsi, quelque voyageur de passage pourrait le recueillir. »

L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, jetez-le, si vous êtes décidés [à le faire disparaître], dans les profondeurs du puits, des caravaniers de passage le recueilleront ».

L’un d’entre eux dit : Il ne faut pas tuer Joseph, mais jetez-le dans tel trou profond. Un voyageur de passage le trouvera bien et le récupérera. Si vous y tenez vraiment !


12.11

قَالُوا يَا أَبَانَا مَا لَكَ لَا تَأْمَنَّا عَلَىٰ يُوسُفَ وَإِنَّا لَهُ لَنَاصِحُونَ

Q aloo ya abana ma laka la tamanna AAala yoosufa wainna lahu lanasihoona

» Père, dirent-ils, pourquoi ne veux-tu pas nous confier Joseph, alors que nous ne lui voulons que du bien ?

Ils dirent : « Père, pourquoi ne pas te fier à nous au sujet de Joseph ? Tandis que nous lui voulons du bien.

Ils dirent à leur père : Ô père, pourquoi as-tu peur de nous confier Joseph, alors que nous sommes bien intentionnés à son égard !


12.12

أَرْسِلْهُ مَعَنَا غَدًا يَرْتَعْ وَيَلْعَبْ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

A rsilhu maAAana ghadan yartaAA wayalAAab wainna lahu lahafithoona

Envoie-le avec nous demain, afin qu’il puisse s’ébattre et s’amuser sous notre garde ! »

Envoie-le demain avec nous, qu’il se promène [dans les prairies] et s’amuse et nous veillerons sur lui ! »

Envoie-le avec nous demain, il s’amusera et jouera tandis que nous veillerons sur lui.


12.13

قَالَ إِنِّي لَيَحْزُنُنِي أَن تَذْهَبُوا بِهِ وَأَخَافُ أَن يَأْكُلَهُ الذِّئْبُ وَأَنتُمْ عَنْهُ غَافِلُونَ

Q ala innee layahzununee an thathhaboo bihi waakhafu an yakulahu alththibu waantum AAanhu ghafiloona

« Je ressentirais un grand chagrin, dit le père, de vous voir l’emmener avec vous et je crains qu’un loup ne le dévore dans un moment d’inattention de votre part. »

[Jacob] dit : « J’éprouve de la tristesse à ce que vous l’emmeniez ; et j’ai peur que le loup ne le dévore tandis que vous serez inattentif à lui ».

Je serais si triste qu’il parte avec vous, et j’aurais peur que le loup ne le dévore tandis que vous le négligeriez.


12.14

قَالُوا لَئِنْ أَكَلَهُ الذِّئْبُ وَنَحْنُ عُصْبَةٌ إِنَّا إِذًا لَّخَاسِرُونَ

Q aloo lain akalahu alththibu wanahnu AAusbatun inna ithan lakhasiroona

« Pour qu’un loup le dévore, s’écrièrent-ils, malgré notre nombre, il faudrait que nous soyons bien lâches ! »

Ils dirent : « Si le loup le dévore alors que nous sommes un groupe bien fort, nous serions des perdants ».

Et nous serions bien défaillants si le loup le dévorait, alors que nous sommes nombreux.


12.15

فَلَمَّا ذَهَبُوا بِهِ وَأَجْمَعُوا أَن يَجْعَلُوهُ فِي غَيَابَتِ الْجُبِّ ۚ وَأَوْحَيْنَا إِلَيْهِ لَتُنَبِّئَنَّهُم بِأَمْرِهِمْ هَٰذَا وَهُمْ لَا يَشْعُرُونَ

F alamma thahaboo bihi waajmaAAoo an yajAAaloohu fee ghayabati aljubbi waawhayna ilayhi latunabiannahum biamrihim hatha wahum la yashAAuroona

Et lorsqu’ils l’eurent emmené avec eux, et se furent mis d’accord pour le faire disparaître au fond du puits, Nous révélâmes à Joseph ce qui suit : « Tu auras un jour à leur rappeler ce forfait, au moment où ils s’y attendront le moins. »

Lorsqu’ils l’emmenèrent et se mirent d’accord pour le jeter dans les profondeurs du puits, Nous lui révélâmes : « Tu les informeras certes de cette affaire tandis qu’ils ne s’en rendront pas compte ».

C’est alors qu’ils l’emmenèrent avec eux. Arrivés à un endroit donné, ils décidèrent de le jeter au fond d’un immense puits. Dieu dit à Joseph : Tu leur feras rappeler cet acte dont ils ne sont pas conscients.


12.16

وَجَاءُوا أَبَاهُمْ عِشَاءً يَبْكُونَ

W ajaoo abahum AAishaan yabkoona

Le soir, ils s’en revinrent auprès de leur père en pleurant.

Le soir ils vinrent en pleurs chez leur père,

Ils revinrent le soir vers leur père en pleurant.


12.17

قَالُوا يَا أَبَانَا إِنَّا ذَهَبْنَا نَسْتَبِقُ وَتَرَكْنَا يُوسُفَ عِندَ مَتَاعِنَا فَأَكَلَهُ الذِّئْبُ ۖ وَمَا أَنتَ بِمُؤْمِنٍ لَّنَا وَلَوْ كُنَّا صَادِقِينَ

Q aloo ya abana inna thahabna nastabiqu watarakna yoosufa AAinda mataAAina faakalahu alththibu wama anta bimuminin lana walaw kunna sadiqeena

» Père, dirent-ils, nous sommes allés jouer à la course en laissant Joseph auprès de nos effets. C’est alors que le loup l’a dévoré. Mais tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité. »

ils dirent : « Père, nous étions partis faire la course en laissant Joseph près de nos bagages et le loup l’a dévoré ; tu ne vas pas nous croire même si nous sommes véridiques ! »

Ils dirent à leur père : Nous avons fait une compétition de course après avoir laissé Joseph à côté de nos affaires. C’est alors que le loup l’a dévoré. Tu ne nous croiras pas même si nous disons la vérité.


12.18

وَجَاءُوا عَلَىٰ قَمِيصِهِ بِدَمٍ كَذِبٍ ۚ قَالَ بَلْ سَوَّلَتْ لَكُمْ أَنفُسُكُمْ أَمْرًا ۖ فَصَبْرٌ جَمِيلٌ ۖ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَىٰ مَا تَصِفُونَ

W ajaoo AAala qameesihi bidamin kathibin qala bal sawwalat lakum anfusukum amran fasabrun jameelun waAllahu almustaAAanu AAala ma tasifoona

Et ils lui présentèrent sa tunique frauduleusement tachée de sang. Le père dit alors : « Je pense plutôt que c’est un mauvais coup que vous avez monté vous-mêmes, et je n’ai plus qu’à me résigner et à implorer l’aide de Dieu pour supporter ce que vous venez de me dire. »

Et ils apportèrent la chemise [de Joseph] tachée d’un autre sang. [Jacob] dit : « [c’est] plutôt votre âme [malveillante] qui vous a entraîné à un acte [impie]. [Je dois faire preuve d’]une belle patience. J’appelle DIEU à l’aide contre vos dires ».

Ils présentèrent sa chemise tachée d’un sang factice. Jacob dit : Votre âme vous a insufflé de mauvaises pensées, mais la patience est meilleure que tout. Dieu dévoilera ce que vous avez manigancé.


12.19

وَجَاءَتْ سَيَّارَةٌ فَأَرْسَلُوا وَارِدَهُمْ فَأَدْلَىٰ دَلْوَهُ ۖ قَالَ يَا بُشْرَىٰ هَٰذَا غُلَامٌ ۚ وَأَسَرُّوهُ بِضَاعَةً ۚ وَاللَّهُ عَلِيمٌ بِمَا يَعْمَلُونَ

W ajaat sayyaratun faarsaloo waridahum faadla dalwahu qala ya bushra hatha ghulamun waasarroohu bidaAAatan waAllahu AAaleemun bima yaAAmaloona

Puis vint à passer une caravane près du puits. Pour se ravitailler en eau, ils y envoyèrent leur pourvoyeur qui, ayant jeté son seau, s’écria : « Quelle trouvaille ! Voici un jeune garçon ! » Ils le dissimulèrent pour le vendre telle une marchandise. Mais Dieu savait bien ce qu’ils faisaient.

Vint une caravane. [Les voyageurs] envoyèrent leur pourvoyeur [chercher] de l’eau, il fit descendre son seau. Il dit : « Bonne nouvelle, voilà un garçon ». Et ils le cachèrent pour le vendre. DIEU connaît bien ce qu’ils font.

Arriva une caravane. Ils dépêchèrent quelqu’un pour puiser de l’eau ; il lança aussitôt son récipient. J’ai une bonne nouvelle ! Un enfant. Ils le cachèrent dans l’espoir de le vendre comme une marchandise, mais Dieu est au courant de ce qu’ils trament.


12.20

وَشَرَوْهُ بِثَمَنٍ بَخْسٍ دَرَاهِمَ مَعْدُودَةٍ وَكَانُوا فِيهِ مِنَ الزَّاهِدِينَ

W asharawhu bithamanin bakhsin darahima maAAdoodatin wakanoo feehi mina alzzahideena

Ils le vendirent à vil prix, pour quelque menue monnaie, car ils ne comptaient pas le garder.

Ils le vendirent à vil prix, quelques dirhams comptés. Ils sous-estimaient sa valeur (la valeur de leur trafic).

Il fut acquis à un prix dérisoire, quelques drachmes tout au plus. En fait, ils étaient des dépréciateurs.


12.21

وَقَالَ الَّذِي اشْتَرَاهُ مِن مِّصْرَ لِامْرَأَتِهِ أَكْرِمِي مَثْوَاهُ عَسَىٰ أَن يَنفَعَنَا أَوْ نَتَّخِذَهُ وَلَدًا ۚ وَكَذَٰلِكَ مَكَّنَّا لِيُوسُفَ فِي الْأَرْضِ وَلِنُعَلِّمَهُ مِن تَأْوِيلِ الْأَحَادِيثِ ۚ وَاللَّهُ غَالِبٌ عَلَىٰ أَمْرِهِ وَلَٰكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَعْلَمُونَ

W aqala allathee ishtarahu min misra liimraatihi akrimee mathwahu AAasa an yanfaAAana aw nattakhithahu waladan wakathalika makkanna liyoosufa fee alardi walinuAAallimahu min taweeli alahadeethi waAllahu ghalibun AAala amrihi walakinna akthara alnnasi la yaAAlamoona

L’Égyptien qui l’avait acquis dit à sa femme : « Traite-le bien ! Peut-être nous sera-t-il utile ou serons-nous amenés à l’adopter. » Ainsi avons-Nous bien établi Joseph en ce pays et l’avons-Nous initié à l’interprétation des rêves, car, lorsque ton Seigneur décide une chose, elle s’accomplit toujours, bien que la plupart des hommes l’ignorent.

L’homme qui l’acheta, qui était d’Egypte, dit à sa femme : « Accueille-le honorablement. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme enfant ». C’est ainsi que Nous avons établi Joseph dans le pays, et Nous lui avons enseigné l’interprétation originaire des récits [et des songes]. DIEU est Maître de Son œuvre, mais les hommes, pour la plupart [à cause de leurs péchés] ne savent pas.

En Égypte, celui qui l’acheta dit à sa femme : Accorde-lui une généreuse hospitalité, il peut être utile, à moins que nous ne l’adoptions comme un fils. Nous dotons ainsi Joseph d’un lieu ferme en cette terre, en vue de lui apprendre à dénouer les énigmes. Allah maîtrise parfaitement ce qu’Il fait, mais la plupart des gens l’ignorent.


12.22

وَلَمَّا بَلَغَ أَشُدَّهُ آتَيْنَاهُ حُكْمًا وَعِلْمًا ۚ وَكَذَٰلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ

W alamma balagha ashuddahu ataynahu hukman waAAilman wakathalika najzee almuhsineena

Et quand Joseph eut atteint sa maturité, Nous lui accordâmes sagesse et savoir, car c’est ainsi que Nous récompensons les hommes de bien.

Quand [Joseph] atteignit l’âge adulte, Nous lui accordâmes la sagesse et la science. Ainsi Nous récompensons ceux qui [dévoués à DIEU] font le bien.

Lorsqu’il eut atteint sa maturité, il fut doté par Nous de sagesse et de science, car c’est ainsi que Nous rétribuons les personnes qui se conduisent bien.


12.23

وَرَاوَدَتْهُ الَّتِي هُوَ فِي بَيْتِهَا عَن نَّفْسِهِ وَغَلَّقَتِ الْأَبْوَابَ وَقَالَتْ هَيْتَ لَكَ ۚ قَالَ مَعَاذَ اللَّهِ ۖ إِنَّهُ رَبِّي أَحْسَنَ مَثْوَايَ ۖ إِنَّهُ لَا يُفْلِحُ الظَّالِمُونَ

W arawadathu allatee huwa fee baytiha AAan nafsihi waghallaqati alabwaba waqalat hayta laka qala maAAatha Allahi innahu rabbee ahsana mathwaya innahu la yuflihu alththalimoona

Or, celle qui l’avait reçu chez elle tenta de le séduire et, fermant toutes les portes, elle lui dit : « Viens ! Je suis à toi ! » – « Dieu m’en préserve !, s’exclama Joseph. Je ne peux trahir mon maître qui m’a traité avec générosité, car les traîtres ne peuvent jamais prospérer. »

Et celle qui l’avait reçu dans sa maison l’a sollicité, elle ferma les portes et [lui] dit : « Approche ! Je suis à toi ! » [Mais] il répondit : « Je cherche refuge auprès de DIEU. Mon Seigneur [ou, mon maître] m’a accueilli avec honneur. Vraiment, les injustes ne prospéreront pas ».

Cependant, celle qui le recevait en sa demeure s’éprit de lui. Elle voulut le séduire. Elle ferma toutes les portes de la maison et lui dit : Je suis à toi ! Joseph dit : Que Dieu me protège ! C’est mon maître, il m’a permis un bon asile : les injustes ne réussiront pas.


12.24

وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ ۖ وَهَمَّ بِهَا لَوْلَا أَن رَّأَىٰ بُرْهَانَ رَبِّهِ ۚ كَذَٰلِكَ لِنَصْرِفَ عَنْهُ السُّوءَ وَالْفَحْشَاءَ ۚ إِنَّهُ مِنْ عِبَادِنَا الْمُخْلَصِينَ

W alaqad hammat bihi wahamma biha lawla an raa burhana rabbihi kathalika linasrifa AAanhu alssooa waalfahshaa innahu min AAibadina almukhlaseena

Mais elle avait complètement succombé à son charme et lui aussi l’aurait désirée s’il n’avait pas été éclairé par un signe de son Seigneur. Et c’est ainsi que Nous avons écarté de lui le mal et la turpitude. Il était, en effet, un de Nos serviteurs élus.

Certes, elle [succomba à la passion et] le désira. Et [lui,] il [aurait cédé et] l’aurait désirée s’il n’avait vu (reçu) l’argument [éclaircissant] de son Seigneur. C’est ainsi que Nous détournâmes de lui le mal et l’infamie, [car] il était en effet du nombre de Nos serviteurs [purs et] sincères.

Elle le désira et lui aussi était tenté, sauf qu’il vit avec évidence la preuve de son Seigneur. C’est ainsi que Nous l’éloignâmes du mal et de la turpitude. Il fait partie de Nos serviteurs les plus sincères.


12.25

وَاسْتَبَقَا الْبَابَ وَقَدَّتْ قَمِيصَهُ مِن دُبُرٍ وَأَلْفَيَا سَيِّدَهَا لَدَى الْبَابِ ۚ قَالَتْ مَا جَزَاءُ مَنْ أَرَادَ بِأَهْلِكَ سُوءًا إِلَّا أَن يُسْجَنَ أَوْ عَذَابٌ أَلِيمٌ

W aistabaqa albaba waqaddat qameesahu min duburin waalfaya sayyidaha lada albabi qalat ma jazao man arada biahlika sooan illa an yusjana aw AAathabun aleemun

Tous deux se précipitèrent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari devant la porte, et aussitôt la femme s’écria : « Quel châtiment mérite celui qui a voulu déshonorer ta femme, sinon la prison ou un supplice exemplaire ? »

[Lui s’enfuit et] tous deux coururent à la porte, et elle [voulant le rattraper] déchira sa chemise par-derrière. Ils trouvèrent le mari [de la femme] à la porte. [Aussitôt] elle dit : « Quelle punition doit être infligée à celui qui a voulu faire du mal à ta famille (à ton épouse) si ce n’est la prison ou un châtiment douloureux ? »

Ils coururent tous les deux vers la porte. Elle lui déchira la tunique dans le dos. Devant la porte, ils trouvèrent le maître. Elle dit : Que mérite celui qui a voulu porter atteinte à ta famille, sinon la prison ou alors un châtiment terrible ?


12.26

قَالَ هِيَ رَاوَدَتْنِي عَن نَّفْسِي ۚ وَشَهِدَ شَاهِدٌ مِّنْ أَهْلِهَا إِن كَانَ قَمِيصُهُ قُدَّ مِن قُبُلٍ فَصَدَقَتْ وَهُوَ مِنَ الْكَاذِبِينَ

Q ala hiya rawadatnee AAan nafsee washahida shahidun min ahliha in kana qameesuhu qudda min qubulin fasadaqat wahuwa mina alkathibeena

« C’est elle, répliqua Joseph, qui a voulu me séduire ! » Un parent de l’épouse, qui assistait à la scène, intervint alors en disant : « Si la tunique de Joseph est déchirée par devant, c’est la femme qui dit vrai et c’est Joseph qui ment.

[Joseph] dit : « C’est elle qui m’a sollicité de ma personne ». Alors un témoin, de la famille de celle-ci, témoigna : « Si la chemise [de Joseph] est déchirée par-devant, alors c’est elle qui dit la vérité, et lui est du nombre des menteurs.

Joseph dit, pour se justifier : C’est elle qui s’est offerte à moi. Un grand témoin de la parenté de la femme dit : Si la tunique est déchirée à l’avant, c’est elle qui a raison et il est menteur.


12.27

وَإِن كَانَ قَمِيصُهُ قُدَّ مِن دُبُرٍ فَكَذَبَتْ وَهُوَ مِنَ الصَّادِقِينَ

W ain kana qameesuhu qudda min duburin fakathabat wahuwa mina alssadiqeena

Mais si la tunique est déchirée par derrière, c’est elle qui ment et c’est Joseph qui est sincère. »

Et, si sa chemise est déchirée par-derrière, alors c’est elle qui ment, et lui est du nombre des véridiques ».

Si sa tunique est déchirée à l’arrière, c’est elle qui ment et lui qui a raison.


12.28

فَلَمَّا رَأَىٰ قَمِيصَهُ قُدَّ مِن دُبُرٍ قَالَ إِنَّهُ مِن كَيْدِكُنَّ ۖ إِنَّ كَيْدَكُنَّ عَظِيمٌ

F alamma raa qameesahu qudda min duburin qala innahu min kaydikunna inna kaydakunna AAatheemun

Ayant vu que la tunique était déchirée par derrière, le mari dit : « Voilà bien une de vos perfidies ! Les perfidies des femmes sont vraiment redoutables !

Quand [le mari] vit la chemise déchirée par-derrière, il dit : « C’est bien de votre ruse de femmes. Vos ruses [féminines] sont vraiment grandes.

Lorsque le mari constata que la chemise était déchirée à l’arrière, il s’adressa à sa femme : Fi donc, femme, ceci est votre ruse, car votre ruse est incommensurable !


12.29

يُوسُفُ أَعْرِضْ عَنْ هَٰذَا ۚ وَاسْتَغْفِرِي لِذَنبِكِ ۖ إِنَّكِ كُنتِ مِنَ الْخَاطِئِينَ

Y oosufu aAArid AAan hatha waistaghfiree lithanbiki innaki kunti mina alkhatieena

Joseph, oublie cet incident ! Et toi, femme, implore le pardon de ton péché, car tu as été vraiment fautive ! »

Joseph, oublie cela ! Et toi, [femme] demande pardon pour ton péché, car tu es coupable ».

Joseph, oublie tout cela. Quant à toi, femme, demande pardon au Ciel, car tu as fauté.


12.30

۞ وَقَالَ نِسْوَةٌ فِي الْمَدِينَةِ امْرَأَتُ الْعَزِيزِ تُرَاوِدُ فَتَاهَا عَن نَّفْسِهِ ۖ قَدْ شَغَفَهَا حُبًّا ۖ إِنَّا لَنَرَاهَا فِي ضَلَالٍ مُّبِينٍ

W aqala niswatun fee almadeenati imraatu alAAazeezi turawidu fataha AAan nafsihi qad shaghafaha hubban inna lanaraha fee dalalin mubeenin

Et l’on se mit à dire entre femmes en ville : « L’épouse du grand intendant s’est éprise de son valet ; elle en est follement amoureuse, au point qu’elle a perdu tout contrôle sur elle-même ! »

[Un groupe] de femmes disait dans la ville : « L’épouse de l’intendant a sollicité son valet de sa personne ! Il l’a vraiment rendu éperdument amoureuse. Nous la voyons certes dans un profond égarement ».

Les femmes de la cité dirent : La femme du puissant Al-Aziz s’est éprise de son valet. Il l’a rendu follement amoureuse de lui au point d’en être malade. Nous la voyons dans un égarement évident.


12.31

فَلَمَّا سَمِعَتْ بِمَكْرِهِنَّ أَرْسَلَتْ إِلَيْهِنَّ وَأَعْتَدَتْ لَهُنَّ مُتَّكَأً وَآتَتْ كُلَّ وَاحِدَةٍ مِّنْهُنَّ سِكِّينًا وَقَالَتِ اخْرُجْ عَلَيْهِنَّ ۖ فَلَمَّا رَأَيْنَهُ أَكْبَرْنَهُ وَقَطَّعْنَ أَيْدِيَهُنَّ وَقُلْنَ حَاشَ لِلَّهِ مَا هَٰذَا بَشَرًا إِنْ هَٰذَا إِلَّا مَلَكٌ كَرِيمٌ

F alamma samiAAat bimakrihinna arsalat ilayhinna waaAAtadat lahunna muttakaan waatat kulla wahidatin minhunna sikkeenan waqalati okhruj AAalayhinna falamma raaynahu akbarnahu waqattaAAna aydiyahunna waqulna hasha lillahi ma hatha basharan in hatha illa malakun kareemun

Lorsqu’elle eut vent de leurs méchants commérages, elle les invita chez elle à un banquet, et remit à chacune d’elles un couteau. Puis elle ordonna à Joseph de paraître. Dès qu’elles l’aperçurent, elles furent émerveillées au point que, dans leur trouble, elles se tailladèrent les mains, en s’écriant : « Grand Dieu ! Ce n’est pas un être humain, mais c’est un ange merveilleux ! »

Lorsqu’elle entendit leurs artifices, elle leur envoya [des invitations]. Elle prépara un banquet et leur donna à chacune un [fruit à couper et un] couteau. Elle dit à [Joseph] : « Viens devant elles ». Quand elles le virent, elles le trouvèrent grand (très beau), se tailladèrent les mains et dirent : « A DIEU ne plaise [que nous mentions] ! Ce n’est pas un être humain, ce n’est qu’un ange noble ».

Lorsqu’elle entendit ces rumeurs malveillantes, elle organisa pour elles un banquet, les munit chacune d’un couteau. Après quoi, elle demanda à Joseph de paraître devant elles. Lorsque ces dames le virent, elles demeurèrent éblouies, tandis que de leurs couteaux elles se tailladaient les mains. Elles dirent alors toutes ensemble : Grand Dieu, ce n’est pas là un être ordinaire, il ne peut être qu’un ange tout de noblesse nimbé.


12.32

قَالَتْ فَذَٰلِكُنَّ الَّذِي لُمْتُنَّنِي فِيهِ ۖ وَلَقَدْ رَاوَدتُّهُ عَن نَّفْسِهِ فَاسْتَعْصَمَ ۖ وَلَئِن لَّمْ يَفْعَلْ مَا آمُرُهُ لَيُسْجَنَنَّ وَلَيَكُونًا مِّنَ الصَّاغِرِينَ

Q alat fathalikunna allathee lumtunnanee feehi walaqad rawadtuhu AAan nafsihi faistAAsama walain lam yafAAal ma amuruhu layusjananna walayakoonan mina alssaghireena

« Voilà donc, dit-elle, celui qui m’a valu vos reproches. J’ai voulu effectivement le faire céder à mes désirs, mais il a tenu à rester chaste. Or, s’il ne fait pas ce que je lui ordonne, il sera certainement jeté en prison et connaîtra un sort misérable. »

Elle dit : « Voilà celui au sujet de qui vous m’avez blâmée. En effet, je l’ai sollicité, mais il s’est abstenu [voulant rester chaste]. Or, s’il ne fait pas ce que je lui ordonne, il sera emprisonné et sera parmi ceux qui sont humiliés ».

Ainsi donc, rétorqua-t-elle, c’est à son sujet que vous m’avez raillée et mal jugée. J’ai certes voulu le séduire, mais il a refusé. Quel sera son sort s’il continue à s’obstiner dans ce refus, sinon la prison, de façon à être humilié comme l’esclave qu’il est ?


12.33

قَالَ رَبِّ السِّجْنُ أَحَبُّ إِلَيَّ مِمَّا يَدْعُونَنِي إِلَيْهِ ۖ وَإِلَّا تَصْرِفْ عَنِّي كَيْدَهُنَّ أَصْبُ إِلَيْهِنَّ وَأَكُن مِّنَ الْجَاهِلِينَ

Q ala rabbi alssijnu ahabbu ilayya mimma yadAAoonanee ilayhi wailla tasrif AAannee kaydahunna asbu ilayhinna waakun mina aljahileena

» Seigneur, dit Joseph, je préfère la prison au crime auquel me convient ces femmes ; et si Tu ne me préserves pas de leurs stratagèmes, je finirai par céder à mon penchant pour elles et sombrerai dans le paganisme. »

[Joseph s’adressant à DIEU] dit : « Seigneur, j’aime mieux la prison que ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu ne détournes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et sombrerai comme les [coupables et les] ignorants ».

Joseph dit : Mon Seigneur ! La prison me semble préférable à ce que ces femmes me demandent de commettre. Or, si Tu n’éloignes pas de moi leur ruse, je risque d’y tomber et je serai alors parmi les ignorants.


12.34

فَاسْتَجَابَ لَهُ رَبُّهُ فَصَرَفَ عَنْهُ كَيْدَهُنَّ ۚ إِنَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ

F aistajaba lahu rabbuhu fasarafa AAanhu kaydahunna innahu huwa alssameeAAu alAAaleemu

Son Seigneur l’exauça et le préserva de leurs ruses, car Il est Celui qui entend tout et sait tout.

Son Seigneur l’exauça et détourna de lui leur ruse. En vérité c’est Lui qui entend tout [et Il est] Omniscient.

Dieu l’a entendu. Il a éloigné de lui leur ruse, car Il est Celui qui entend, l’Omniscient.


12.35

ثُمَّ بَدَا لَهُم مِّن بَعْدِ مَا رَأَوُا الْآيَاتِ لَيَسْجُنُنَّهُ حَتَّىٰ حِينٍ

T humma bada lahum min baAAdi ma raawoo alayati layasjununnahu hatta heenin

Puis ils jugèrent bon, malgré les preuves évidentes de son innocence, de le jeter en prison pour un certain temps.

Par la suite, malgré la constatation des preuves [de l’innocence de Joseph], ils décidèrent de l’emprisonner pour un temps.

Ayant vu cela, il leur sembla nécessaire et bien qu’ayant vu les signes de l’emprisonner pendant un certain temps.


12.36

وَدَخَلَ مَعَهُ السِّجْنَ فَتَيَانِ ۖ قَالَ أَحَدُهُمَا إِنِّي أَرَانِي أَعْصِرُ خَمْرًا ۖ وَقَالَ الْآخَرُ إِنِّي أَرَانِي أَحْمِلُ فَوْقَ رَأْسِي خُبْزًا تَأْكُلُ الطَّيْرُ مِنْهُ ۖ نَبِّئْنَا بِتَأْوِيلِهِ ۖ إِنَّا نَرَاكَ مِنَ الْمُحْسِنِينَ

W adakhala maAAahu alssijna fatayani qala ahaduhuma innee aranee aAAsiru khamran waqala alakharu innee aranee ahmilu fawqa rasee khubzan takulu alttayru minhu nabbina bitaweelihi inna naraka mina almuhsineena

Deux jeunes gens entrèrent en prison en même temps que Joseph. L’un d’eux dit : « J’ai rêvé que je pressais du raisin. » – « Et moi, dit l’autre, j’ai rêvé que je portais sur ma tête du pain que des oiseaux venaient becqueter. Fais-nous connaître la signification de ces rêves, car nous voyons en toi un homme de bien. »

Deux jeunes gens entrèrent en prison avec lui. L’un d’eux dit : « [En songe,] je me suis vu fouler du raisin. Et l’autre dit : [En songe,] je me suis vu porter sur ma tête des pains que les oiseaux picoraient. Informe-nous de l’interprétation [de nos songes] car nous te voyons au nombre de ceux qui [dévoués à DIEU] font le bien ».

Deux adolescents furent mis avec lui dans le cachot. L’un d’eux dit : Je me vois en train de presser le raisin. L’autre dit : Je me vois portant sur la tête du pain que les oiseaux viennent picorer. Dis-nous, Joseph, ce que tu en penses, car nous voyons bien que tu es un homme bien.


12.37

قَالَ لَا يَأْتِيكُمَا طَعَامٌ تُرْزَقَانِهِ إِلَّا نَبَّأْتُكُمَا بِتَأْوِيلِهِ قَبْلَ أَن يَأْتِيَكُمَا ۚ ذَٰلِكُمَا مِمَّا عَلَّمَنِي رَبِّي ۚ إِنِّي تَرَكْتُ مِلَّةَ قَوْمٍ لَّا يُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَهُم بِالْآخِرَةِ هُمْ كَافِرُونَ

Q ala la yateekuma taAAamun turzaqanihi illa nabbatukuma bitaweelihi qabla an yatiyakuma thalikuma mimma AAallamanee rabbee innee taraktu millata qawmin la yuminoona biAllahi wahum bialakhirati hum kafiroona

Joseph leur répondit : « On ne vous aura pas encore apporté votre ration journalière que je vous aurai déjà expliqué vos rêves. Cet art fait partie de ce que mon Seigneur m’a enseigné. En vérité, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui nie la vie future.

[Joseph] dit : « Je vous ferais connaître l’interprétation [de votre songe] avant que la nourriture qui vous est attribuée ne vous soit apportée, avant qu’elle ne vous arrive. Ceci (l’art d’interpréter les songes) fait partie de ce que mon Seigneur m’a enseigné. J’ai abandonné la communauté de ceux qui ne croient pas en DIEU et renient la vie future.

Joseph dit : Aucune nourriture ne viendra combler vos désirs tant que je ne vous aurai pas interprété préalablement [cette énigme], en vertu de ce que le Dieu m’a appris. Il faut dire que j’ai abandonné le culte de tout un peuple, car il ne croit pas en Dieu et, de plus, récuse la vie future.


12.38

وَاتَّبَعْتُ مِلَّةَ آبَائِي إِبْرَاهِيمَ وَإِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ ۚ مَا كَانَ لَنَا أَن نُّشْرِكَ بِاللَّهِ مِن شَيْءٍ ۚ ذَٰلِكَ مِن فَضْلِ اللَّهِ عَلَيْنَا وَعَلَى النَّاسِ وَلَٰكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَشْكُرُونَ

W aittabaAAtu millata abaee ibraheema waishaqa wayaAAqooba ma kana lana an nushrika biAllahi min shayin thalika min fadli Allahi AAalayna waAAala alnnasi walakinna akthara alnnasi la yashkuroona

Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Nous n’associons aucune créature à Dieu. C’est là une grâce de Dieu pour nous et pour tous les hommes. Mais la plupart de ces derniers ne sont point reconnaissants.

J’ai suivi la religion de mes pères Abraham, Isaac et Jacob. Nous n’avons pas à associer à DIEU quoi que ce soit. Nous la devons [la religion pure] à la grâce de DIEU envers nous et envers les hommes ; mais les hommes, pour la plupart, [à cause de leurs péchés] ne sont pas reconnaissants.

J’ai préféré la religion de mes ancêtres Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous échoit guère d’associer à Dieu quoi que ce soit. Telle est la bénédiction qui nous est donnée, ainsi qu’à tout le monde, même si la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.


12.39

يَا صَاحِبَيِ السِّجْنِ أَأَرْبَابٌ مُّتَفَرِّقُونَ خَيْرٌ أَمِ اللَّهُ الْوَاحِدُ الْقَهَّارُ

Y a sahibayi alssijni aarbabun mutafarriqoona khayrun ami Allahu alwahidu alqahharu

Ô vous, mes deux compagnons de prison ! Que vaut-il mieux ? Une multitude de divinités ou Dieu l’Unique, le Dominateur suprême ?

Ô mes compagnons de prison ! Est-ce que des maîtres éparpillés [et des idoles] valent mieux que DIEU Unique, le Dominateur suprême ?

Ô vous, compagnons de prison, dites-moi si la multiplicité des dieux est préférable à un seul Dieu, l’Unique, le Tout-Puissant.


12.40

مَا تَعْبُدُونَ مِن دُونِهِ إِلَّا أَسْمَاءً سَمَّيْتُمُوهَا أَنتُمْ وَآبَاؤُكُم مَّا أَنزَلَ اللَّهُ بِهَا مِن سُلْطَانٍ ۚ إِنِ الْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ ۚ أَمَرَ أَلَّا تَعْبُدُوا إِلَّا إِيَّاهُ ۚ ذَٰلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ وَلَٰكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَعْلَمُونَ

M a taAAbudoona min doonihi illa asmaan sammaytumooha antum waabaokum ma anzala Allahu biha min sultanin ini alhukmu illa lillahi amara alla taAAbudoo illa iyyahu thalika alddeenu alqayyimu walakinna akthara alnnasi la yaAAlamoona

Ceux que vous adorez en dehors de Dieu ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et auxquels le Seigneur n’a conféré aucun pouvoir. En vérité, le pouvoir n’appartient qu’à Dieu qui a prescrit de n’adorer que Lui. Telle est la vraie religion, mais bien peu de gens le savent.

[Les idoles] que vous adorez en dehors de Lui (DIEU) ne sont que des noms inventés par vous ou par vos pères, et à l’appui desquels DIEU n’a fait descendre aucune preuve. L’autorité appartient à DIEU. Il a ordonné de n’adorer que Lui. Voilà la religion immuable. Mais les hommes, pour la plupart, ne savent pas (ils ont détruit leur intelligence par les crimes et par les injustices).

Ce que vous adorez en dehors de Lui ne sont que de simples noms, qui n’ont aucun pouvoir et que vous et vos ancêtres avez inventés. Le vrai jugement appartient à Dieu, qui a ordonné de n’adorer que Lui. Telle est la vraie religion, mais la plupart des gens n’en savent rien.


12.41

يَا صَاحِبَيِ السِّجْنِ أَمَّا أَحَدُكُمَا فَيَسْقِي رَبَّهُ خَمْرًا ۖ وَأَمَّا الْآخَرُ فَيُصْلَبُ فَتَأْكُلُ الطَّيْرُ مِن رَّأْسِهِ ۚ قُضِيَ الْأَمْرُ الَّذِي فِيهِ تَسْتَفْتِيَانِ

Y a sahibayi alssijni amma ahadukuma fayasqee rabbahu khamran waamma alakharu fayuslabu fatakulu alttayru min rasihi qudiya alamru allathee feehi tastaftiyani

Ô vous, mes deux compagnons de prison ! L’un de vous servira d’échanson pour donner du vin à son maître ; quant à l’autre, il sera crucifié et les oiseaux lui picoreront la tête. C’est la réponse irrévocable à la question que vous posez. »

Ô mes compagnons de prison ! L’un de vous servira le vin à son maître ; quant à l’autre, il sera crucifié et les oiseaux lui picoreront la tête. Le décret sur lequel vous me consultez est prononcé ».

Ô vous, compagnons de prison ! L’un d’entre vous servira le vin à son maître, tandis que l’autre sera crucifié. Les oiseaux viendront lui manger la tête. L’affaire de votre demande d’interprétation est déjà décidée.


12.42

وَقَالَ لِلَّذِي ظَنَّ أَنَّهُ نَاجٍ مِّنْهُمَا اذْكُرْنِي عِندَ رَبِّكَ فَأَنسَاهُ الشَّيْطَانُ ذِكْرَ رَبِّهِ فَلَبِثَ فِي السِّجْنِ بِضْعَ سِنِينَ

W aqala lillathee thanna annahu najin minhuma othkurnee AAinda rabbika faansahu alshshaytanu thikra rabbihi falabitha fee alssijni bidAAa sineena

S’adressant à celui qui, à son avis, devait être sauvé, Joseph lui demanda d’attirer sur lui l’attention de son maître. Mais Satan lui fit oublier de parler à son maître de Joseph. Aussi ce dernier séjourna-t-il quelques années encore en prison.

Et [Joseph] dit à celui qui, à son avis, devait être délivré : « Parle de moi auprès de ton maître ». Mais Satan lui fit oublier de parler [de Joseph] à son maître. [Joseph] resta donc encore quelques années en prison.

Joseph dit à celui qu’il supposait être sorti d’affaire : Souviens-toi de moi lorsque tu seras près de ton maître. Mais le démon lui fit oublier sa promesse et Joseph croupit en prison pendant quelques années.


12.43

وَقَالَ الْمَلِكُ إِنِّي أَرَىٰ سَبْعَ بَقَرَاتٍ سِمَانٍ يَأْكُلُهُنَّ سَبْعٌ عِجَافٌ وَسَبْعَ سُنبُلَاتٍ خُضْرٍ وَأُخَرَ يَابِسَاتٍ ۖ يَا أَيُّهَا الْمَلَأُ أَفْتُونِي فِي رُؤْيَايَ إِن كُنتُمْ لِلرُّؤْيَا تَعْبُرُونَ

W aqala almaliku innee ara sabAAa baqaratin simanin yakuluhunna sabAAun AAijafun wasabAAa sunbulatin khudrin waokhara yabisatin ya ayyuha almalao aftoonee fee ruyaya in kuntum lilrruya taAAburoona

» J’ai vu en songe, dit le roi, sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres, et aussi sept épis verts et sept autres secs. Honorable assemblée ! Expliquez-moi ma vision, si vous savez interpréter les songes ! »

Le roi [d’Egypte] dit : « J’ai vu [en songe] sept vaches grasses que dévoraient sept [vaches] maigres, et [aussi] sept épis verts et [sept] autres desséchés. Ô Conseil [de notables], donnez-moi une explication de mon songe, si vous savez interpréter les songes ».

Le roi dit : J’ai vu en songe sept vaches grasses se faire dévorer par sept autres vaches d’une grande maigreur. Je voyais sept épis tendres et sept autres complètement desséchés. Ô vous les notables, dites-moi ce que cela signifie, pour autant que vous sachiez interpréter les songes.


12.44

قَالُوا أَضْغَاثُ أَحْلَامٍ ۖ وَمَا نَحْنُ بِتَأْوِيلِ الْأَحْلَامِ بِعَالِمِينَ

Q aloo adghathu ahlamin wama nahnu bitaweeli alahlami biAAalimeena

« Ce n’est là, dirent les courtisans, qu’un amas de songes confus. Du reste, nous n’entendons rien à l’interprétation des rêves. »

Ils dirent : « C’est un amas de visions confuses. Et nous ne savons pas interpréter les visions confuses ».

Ce ne sont là que rêves incohérents, répondirent-ils. Et nous ne sommes pas versés dans le domaine de l’interprétation des rêves.


12.45

وَقَالَ الَّذِي نَجَا مِنْهُمَا وَادَّكَرَ بَعْدَ أُمَّةٍ أَنَا أُنَبِّئُكُم بِتَأْوِيلِهِ فَأَرْسِلُونِ

W aqala allathee naja minhuma waiddakara baAAda ommatin ana onabbiokum bitaweelihi faarsilooni

Or, celui des deux prisonniers qui avait eu la vie sauve se souvint enfin de Joseph et dit : « Moi, je suis en mesure de vous en donner l’interprétation. Laissez-moi aller la chercher ! »

L’un des deux [compagnons de prison de Joseph] qui avait été libéré, et se souvint [enfin, de Joseph] après si longtemps, dit : « Moi, je vous en rapporterai l’interprétation. Envoyez-moi donc [pour accomplir cette mission] ».

Celui des deux prisonniers qui fut libéré se rappela soudain ce qu’il avait eu comme conversation avec un certain Joseph. Il s’exclama : Je vous apporterai le sens de cette vision. Envoyez-moi [comme messager].


12.46

يُوسُفُ أَيُّهَا الصِّدِّيقُ أَفْتِنَا فِي سَبْعِ بَقَرَاتٍ سِمَانٍ يَأْكُلُهُنَّ سَبْعٌ عِجَافٌ وَسَبْعِ سُنبُلَاتٍ خُضْرٍ وَأُخَرَ يَابِسَاتٍ لَّعَلِّي أَرْجِعُ إِلَى النَّاسِ لَعَلَّهُمْ يَعْلَمُونَ

Y oosufu ayyuha alssiddeequ aftina fee sabAAi baqaratin simanin yakuluhunna sabAAun AAijafun wasabAAi sunbulatin khudrin waokhara yabisatin laAAallee arjiAAu ila alnnasi laAAallahum yaAAlamoona

» Ô Joseph, le véridique ! Éclaire-nous au sujet de sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres, sept épis verts et sept autres secs, afin que de retour auprès de ceux qui m’attendent je puisse les renseigner. »

« Joseph, [dit-il, lorsqu’il vint le retrouver,] ô toi véridique ! Explique-nous [le songe suivant] : sept vaches grasses que dévorent sept [vaches] maigres, et [aussi] sept épis verts et [sept] autres desséchés. Afin que je retourne vers les hommes, pour qu’ils sachent [l’interprétation du songe] ».

Ô Joseph, toi le juste, le véridique ! Donne-nous l’interprétation de ce rêve des sept vaches maigres qui avalent sept vaches grasses, sept épis verts et sept épis desséchés, car je dois revenir avec une réponse vers mes commanditaires, de façon qu’ils sachent.


12.47

قَالَ تَزْرَعُونَ سَبْعَ سِنِينَ دَأَبًا فَمَا حَصَدتُّمْ فَذَرُوهُ فِي سُنبُلِهِ إِلَّا قَلِيلًا مِّمَّا تَأْكُلُونَ

Q ala tazraAAoona sabAAa sineena daaban fama hasadtum fatharoohu fee sunbulihi illa qaleelan mimma takuloona

Joseph répondit alors : « Vous sèmerez durant sept années, comme à l’accoutumée. Laissez en épis tout ce que vous aurez moissonné, excepté une petite quantité que vous consommerez.

[Joseph] dit : « Pendant sept ans vous sèmerez comme d’habitude, mais ne mangerez que peu de vos moissons, et vous laisserez le reste dans les épis.

Vous sèmerez, dit-il, sept ans d’affilée, selon l’usage en vigueur, tout ce que vous moissonnerez. Laissez le blé dans l’épi, hormis une petite partie que vous consommerez.


12.48

ثُمَّ يَأْتِي مِن بَعْدِ ذَٰلِكَ سَبْعٌ شِدَادٌ يَأْكُلْنَ مَا قَدَّمْتُمْ لَهُنَّ إِلَّا قَلِيلًا مِّمَّا تُحْصِنُونَ

T humma yatee min baAAdi thalika sabAAun shidadun yakulna ma qaddamtum lahunna illa qaleelan mimma tuhsinoona

Viendront ensuite sept années de disette qui épuiseront toutes les réserves que vous aurez constituées, à l’exception d’une petite quantité que vous aurez épargnée.

Puis viendront sept [ans] durs [et de disette] qui consommeront tout ce que vous avez amassé en les prévoyant, sauf une petite quantité que vous aurez réservée [pour les semailles].

Viendront après sept années de terrible disette. Elles mangeront ce que vous avez laissé auparavant à cette fin, en dehors du peu que vous aurez mis de côté.


12.49

ثُمَّ يَأْتِي مِن بَعْدِ ذَٰلِكَ عَامٌ فِيهِ يُغَاثُ النَّاسُ وَفِيهِ يَعْصِرُونَ

T humma yatee min baAAdi thalika AAamun feehi yughathu alnnasu wafeehi yaAAsiroona

Puis viendra une année où les gens auront beaucoup de pluie et où les pressoirs seront abondamment utilisés. »

Puis viendra une année où les hommes seront secourus [par la pluie] et où ils presseront [abondamment, des huiles d’olives etc.] ».

Après cela, une année de répit durant laquelle les gens trouveront leur subsistance et se rendront au pressoir.



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