Joseph
>  
112 Verses | Page 1 / 3
(Arabe classique)


Afficher / Cacher
(Ⅰ)
(Ⅱ)
(Ⅲ)
(Ⅳ)
(Ⅴ)
(Ⅵ)
(Ⅶ)
(Ⅷ)


12. 0  
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ
- Alhamdu lillahi rabbi alAAalameena (Ⅰ)
- Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. (Ⅱ)
-  [Commencer] par le Nom de DIEU le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. (Ⅲ)
- بسم الله الرحمن الرحيم (Ⅳ)
- بِسمِ اللَّهِ الرَّحمٰنِ الرَّحيمِ (Ⅴ)
- Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux (Ⅵ)
- Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux (Ⅶ)
- Au nom d’Allah, le Bienfaiteur miséricordieux. (Ⅷ)
12. 1  
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ الر ۚ تِلْكَ آيَاتُ الْكِتَابِ الْمُبِينِ
- Aliflamra tilka ayatu alkitabi almubeenu (Ⅰ)
- Alif - Lâm - Râ. Ce sont là les versets du Livre explicite. (Ⅱ)
- A. L. R. (Alif. Lâm. Râ’.) Voici les versets du Livre explicite. (Ⅲ)
- بسم الله الرحمن الرحيم الر تلك آيات الكتاب المبين (Ⅳ)
- بِسمِ اللَّهِ الرَّحمٰنِ الرَّحيمِ الر ۚ تِلكَ ءايٰتُ الكِتٰبِ المُبينِ (Ⅴ)
- Alif. Lam. Râ. Tels sont les versets du Livre évident. (Ⅵ)
- A L R Ce sont là des signes du Livre explicite (Ⅶ)
- A. L. R. Ce sont les aya de l’Écriture explicite. (Ⅷ)
12. 2  
إِنَّا أَنزَلْنَاهُ قُرْآنًا عَرَبِيًّا لَّعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ
- Inna anzalnahu quranan AAarabiyyan laAAallakum taAAqiloona (Ⅰ)
- Nous l’avons révélé en langue arabe, afin que vous puissiez le comprendre. (Ⅱ)
- Nous l’avons fait descendre (révélé) sous forme de Coran [en langue] arabe afin que vous raisonniez. (Ⅲ)
- إنا أنزلناه قرآنا عربيا لعلكم تعقلون (Ⅳ)
- إِنّا أَنزَلنٰهُ قُرءٰنًا عَرَبِيًّا لَعَلَّكُم تَعقِلونَ (Ⅴ)
- Nous l’avons révélé Coran arabe, à supposer que vous raisonniez. (Ⅵ)
- Nous l’avons fait descendre en forme de Coran arabe, escomptant que vous raisonniez. (Ⅶ)
- Nous l’avons fait descendre en une Prédication arabe [afin que] peut-être vous raisonniez. (Ⅷ)
12. 3  
نَحْنُ نَقُصُّ عَلَيْكَ أَحْسَنَ الْقَصَصِ بِمَا أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ هَٰذَا الْقُرْآنَ وَإِن كُنتَ مِن قَبْلِهِ لَمِنَ الْغَافِلِينَ
- Nahnu naqussu AAalayka ahsana alqasasi bima awhayna ilayka hatha alqurana wain kunta min qablihi lamina alghafileena (Ⅰ)
- Nous allons te narrer, grâce à la révélation de ce Coran, l’un des plus beaux récits dont tu n’avais auparavant aucune connaissance. (Ⅱ)
- [Prophète,] Nous te racontons, en te révélant ce Coran, le récit le plus beau ; certes avant [cette révélation] tu [l’]ignorais. (Ⅲ)
- نحن نقص عليك أحسن القصص بما أوحينا إليك هذا القرآن وإن كنت من قبله لمن الغافلين (Ⅳ)
- نَحنُ نَقُصُّ عَلَيكَ أَحسَنَ القَصَصِ بِما أَوحَينا إِلَيكَ هٰذَا القُرءانَ وَإِن كُنتَ مِن قَبلِهِ لَمِنَ الغٰفِلينَ (Ⅴ)
- Nous te racontons la plus belle des histoires parmi celles que Nous t’avons révélées en ce Coran, bien que tu aies été auparavant indifférent à tout cela. (Ⅵ)
- Nous te narrons la narration la plus belle en te révélant ce Coran, bien que naguère tu aies été des indifférents. (Ⅶ)
- Par ce que Nous t’avons révélé en cette Prédication, Nous te contons les plus beaux contes, bien qu’avant cela tu aies certes été parmi les Insouciants. (Ⅷ)
12. 4  
إِذْ قَالَ يُوسُفُ لِأَبِيهِ يَا أَبَتِ إِنِّي رَأَيْتُ أَحَدَ عَشَرَ كَوْكَبًا وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ رَأَيْتُهُمْ لِي سَاجِدِينَ
- Ith qala yoosufu liabeehi ya abati innee raaytu ahada AAashara kawkaban waalshshamsa waalqamara raaytuhum lee sajideena (Ⅰ)
- Un jour, Joseph dit à son père : « Ô mon père ! J’ai vu en rêve onze étoiles ainsi que le Soleil et la Lune prosternés devant moi ! » (Ⅱ)
- Lorsque Joseph dit à son père (Jacob) : « Mon père, j’ai vu [en songe] onze étoiles et le soleil et la lune, je les ai vus se prosterner devant moi ». (Ⅲ)
- إذ قال يوسف لأبيه يا أبت إني رأيت أحد عشر كوكبا والشمس والقمر رأيتهم لي ساجدين (Ⅳ)
- إِذ قالَ يوسُفُ لِأَبيهِ يٰأَبَتِ إِنّى رَأَيتُ أَحَدَ عَشَرَ كَوكَبًا وَالشَّمسَ وَالقَمَرَ رَأَيتُهُم لى سٰجِدينَ (Ⅴ)
- Quand Joseph dit à son père : Ô père, j’ai vu onze étoiles, ainsi que le soleil et la lune, je les ai vus prosternés devant moi. (Ⅵ)
- Lors Joseph dit à son père : « Mon père, moi j’ai vu onze étoiles et le soleil et la lune, je les ai vus devant moi se prosternant » (Ⅶ)
- Quand Joseph dit à son père : « Cher père ! j’ai vu [en songe] onze étoiles ainsi que le soleil et la lune devant moi se prosternant », (Ⅷ)
12. 5  
قَالَ يَا بُنَيَّ لَا تَقْصُصْ رُؤْيَاكَ عَلَىٰ إِخْوَتِكَ فَيَكِيدُوا لَكَ كَيْدًا ۖ إِنَّ الشَّيْطَانَ لِلْإِنسَانِ عَدُوٌّ مُّبِينٌ
- Qala ya bunayya la taqsus ruyaka AAala ikhwatika fayakeedoo laka kaydan inna alshshaytana lilinsani AAaduwwun mubeenun (Ⅰ)
- – « Mon fils, lui répondit son père, ne raconte pas ce rêve à tes frères, de peur qu’ils n’ourdissent un complot contre toi, car Satan est pour l’homme un ennemi juré ! (Ⅱ)
- [Jacob] dit : « Mon fils, ne raconte pas ton songe à tes frères, ils trameraient un complot contre toi, en effet Satan est pour l’homme un ennemi déclaré. (Ⅲ)
- قال يا بني لا تقصص رؤياك على إخوتك فيكيدوا لك كيدا إن الشيطان للإنسان عدو مبين (Ⅳ)
- قالَ يٰبُنَىَّ لا تَقصُص رُءياكَ عَلىٰ إِخوَتِكَ فَيَكيدوا لَكَ كَيدًا ۖ إِنَّ الشَّيطٰنَ لِلإِنسٰنِ عَدُوٌّ مُبينٌ (Ⅴ)
- Son père le conseilla : Ô fils ! ne raconte pas ce songe à tes frères, car ils ourdiront contre toi un grand piège, Satan étant pour l’homme un ennemi déclaré. (Ⅵ)
- Jacob dit : « Mon petit, garde-toi de narrer ta vision à tes frères, qu’ils ne machinent contre toi machination. Satan est de l’homme ennemi déclaré (Ⅶ)
- [son père] lui répondit : « Cher fils ! ne conte point ton rêve à tes frères, sans quoi ils trameront contre toi une ruse. Le Démon est pour l’Homme un ennemi déclaré. (Ⅷ)
12. 6  
وَكَذَٰلِكَ يَجْتَبِيكَ رَبُّكَ وَيُعَلِّمُكَ مِن تَأْوِيلِ الْأَحَادِيثِ وَيُتِمُّ نِعْمَتَهُ عَلَيْكَ وَعَلَىٰ آلِ يَعْقُوبَ كَمَا أَتَمَّهَا عَلَىٰ أَبَوَيْكَ مِن قَبْلُ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْحَاقَ ۚ إِنَّ رَبَّكَ عَلِيمٌ حَكِيمٌ
- Wakathalika yajtabeeka rabbuka wayuAAallimuka min taweeli alahadeethi wayutimmu niAAmatahu AAalayka waAAala ali yaAAqooba kama atammaha AAala abawayka min qablu ibraheema waishaqa inna rabbaka AAaleemun hakeemun (Ⅰ)
- Ainsi, ton Seigneur t’a choisi pour t’instruire dans l’art d’interpréter les rêves et pour parachever Sa grâce en toi et en faveur de la famille de Jacob, comme Il l’avait parachevée, jadis, en faveur de tes ancêtres, Abraham et Isaac, car ton Seigneur est Omniscient et Sage. » (Ⅱ)
- Ainsi ton Seigneur t’a choisi, Il t’enseignera l’interprétation des récits [et des songes], Il parachèvera Ses bienfaits envers toi et envers la famille de Jacob, comme Il les a parachevés, auparavant, envers tes deux ancêtres : Abraham et Isaac. Ton Seigneur est Omniscient [et] Sage ». (Ⅲ)
- وكذلك يجتبيك ربك ويعلمك من تأويل الأحاديث ويتم نعمته عليك وعلى آل يعقوب كما أتمها على أبويك من قبل إبراهيم وإسحاق إن ربك عليم حكيم (Ⅳ)
- وَكَذٰلِكَ يَجتَبيكَ رَبُّكَ وَيُعَلِّمُكَ مِن تَأويلِ الأَحاديثِ وَيُتِمُّ نِعمَتَهُ عَلَيكَ وَعَلىٰ ءالِ يَعقوبَ كَما أَتَمَّها عَلىٰ أَبَوَيكَ مِن قَبلُ إِبرٰهيمَ وَإِسحٰقَ ۚ إِنَّ رَبَّكَ عَليمٌ حَكيمٌ (Ⅴ)
- C’est ainsi que Dieu t’élira. Il t’enseignera la manière d’interpréter les récits. Il te comblera de Ses bienfaits, toi et toute la famille de Jacob, ainsi qu’Il le fit par le passé pour tes aïeux Abraham et Isaac. Ton Seigneur est omniscient et sage. (Ⅵ)
- ainsi ton Seigneur t’élit-Il et t’accorde-t-Il quelque savoir dans l’interprétation des occurrences. Il parachèvera sur toi son bienfait, ainsi que sur la lignée de Jacob comme Il avait fait jadis sur tes aïeux Abraham et Isaac. Ton Seigneur est Connaissant et Sage ». (Ⅶ)
- Ainsi ton Seigneur te choisira. Il t’enseignera l’interprétation des énigmes. Il parfera envers toi Ses bienfaits ainsi qu’envers la famille de Jacob, comme Il les a parfaits, avant toi, envers tes aïeux Abraham et Isaac. Ton Seigneur est omniscient et sage. » (Ⅷ)
12. 7  
۞ لَّقَدْ كَانَ فِي يُوسُفَ وَإِخْوَتِهِ آيَاتٌ لِّلسَّائِلِينَ
- Laqad kana fee yoosufa waikhwatihi ayatun lilssaileena (Ⅰ)
- En vérité, il y a pour ceux qui veulent s’instruire de multiples enseignements dans l’histoire de Joseph et de ses frères, (Ⅱ)
- Il y a assurément, pour ceux qui questionnent, des signes [et des leçons] dans [le récit de] Joseph et ses frères. (Ⅲ)
- لقد كان في يوسف وإخوته آيات للسائلين (Ⅳ)
- ۞ لَقَد كانَ فى يوسُفَ وَإِخوَتِهِ ءايٰتٌ لِلسّائِلينَ (Ⅴ)
- Dans ce récit de Joseph et de ses frères, ceux qui s’interrogent peuvent trouver des signes probants. (Ⅵ)
- — Assurément en Joseph et ses frères des signes résidaient pour quiconque interroge. (Ⅶ)
- Certes, en Joseph et ses frères, ont été des signes pour ceux qui interrogent, (Ⅷ)
12. 8  
إِذْ قَالُوا لَيُوسُفُ وَأَخُوهُ أَحَبُّ إِلَىٰ أَبِينَا مِنَّا وَنَحْنُ عُصْبَةٌ إِنَّ أَبَانَا لَفِي ضَلَالٍ مُّبِينٍ
- Ith qaloo layoosufu waakhoohu ahabbu ila abeena minna wanahnu AAusbatun inna abana lafee dalalin mubeenin (Ⅰ)
- lorsque ces derniers dirent : « Joseph et son frère sont plus chers à notre père que nous, bien que nous soyons plus nombreux qu’eux. C’est là une préférence injuste de sa part. » (Ⅱ)
- Lorsque [les frères de Joseph se] dirent : « Joseph et son frère (Benjamin) sont plus aimés que nous de notre père, alors que nous sommes un groupe bien fort, notre père est vraiment dans une erreur flagrante. (Ⅲ)
- إذ قالوا ليوسف وأخوه أحب إلى أبينا منا ونحن عصبة إن أبانا لفي ضلال مبين (Ⅳ)
- إِذ قالوا لَيوسُفُ وَأَخوهُ أَحَبُّ إِلىٰ أَبينا مِنّا وَنَحنُ عُصبَةٌ إِنَّ أَبانا لَفى ضَلٰلٍ مُبينٍ (Ⅴ)
- Les frères [de Joseph] se concertèrent : Bien que nous soyons plus nombreux, Joseph et son frère sont les préférés de notre père. C’est clair, notre père est dans un égarement manifeste. (Ⅵ)
- Lors ils se dirent : « Eh oui ! Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous qui formons une bande. Notre père s’égare scandaleusement (Ⅶ)
- quand [ses frères] dirent : « Assurément, Joseph et son frère [Benjamin] sont, plus que nous, aimés de notre père. Nous sommes cependant plusieurs. En vérité, notre père est certes dans un égarement évident. (Ⅷ)
12. 9  
اقْتُلُوا يُوسُفَ أَوِ اطْرَحُوهُ أَرْضًا يَخْلُ لَكُمْ وَجْهُ أَبِيكُمْ وَتَكُونُوا مِن بَعْدِهِ قَوْمًا صَالِحِينَ
- Oqtuloo yoosufa awi itrahoohu ardan yakhlu lakum wajhu abeekum watakoonoo min baAAdihi qawman saliheena (Ⅰ)
- » Tuez donc Joseph, dirent-ils, ou éloignez-le quelque part, et de cette façon vous jouirez tout seuls de l’affection de votre père et vous serez, après sa disparition, des gens bien considérés. » (Ⅱ)
- Tuez Joseph ou éloignez-le en quelque terre [lointaine ou déserte]. Alors la face de votre père se tournera vers vous ; et après, vous redeviendrez des hommes vertueux ! » (Ⅲ)
- اقتلوا يوسف أو اطرحوه أرضا يخل لكم وجه أبيكم وتكونوا من بعده قوما صالحين (Ⅳ)
- اقتُلوا يوسُفَ أَوِ اطرَحوهُ أَرضًا يَخلُ لَكُم وَجهُ أَبيكُم وَتَكونوا مِن بَعدِهِ قَومًا صٰلِحينَ (Ⅴ)
- Tuez Joseph, ou alors éloignez-le dans une terre lointaine. Le visage de votre père sera pour vous seuls, et vous deviendrez des gens de bonne compagnie. (Ⅵ)
- tuons Joseph, ou reléguons-le en quelque terre, que la face de notre père pour nous se dégage, après quoi nous redeviendrons gens de vertu » (Ⅶ)
- Tuons donc Joseph ou éloignons-le en quelque terre ! La face de notre père ne brillera plus que pour nous et, après la disparition de Joseph, nous paraîtrons des gens sans tache. » (Ⅷ)
12. 10  
قَالَ قَائِلٌ مِّنْهُمْ لَا تَقْتُلُوا يُوسُفَ وَأَلْقُوهُ فِي غَيَابَتِ الْجُبِّ يَلْتَقِطْهُ بَعْضُ السَّيَّارَةِ إِن كُنتُمْ فَاعِلِينَ
- Qala qailun minhum la taqtuloo yoosufa waalqoohu fee ghayabati aljubbi yaltaqithu baAAdu alssayyarati in kuntum faAAileena (Ⅰ)
- » Ne tuez pas Joseph, proposa l’un d’eux, mais jetez-le plutôt dans les profondeurs d’un puits ; si vous procédez ainsi, quelque voyageur de passage pourrait le recueillir. » (Ⅱ)
- L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, jetez-le, si vous êtes décidés [à le faire disparaître], dans les profondeurs du puits, des caravaniers de passage le recueilleront ». (Ⅲ)
- قال قائل منهم لا تقتلوا يوسف وألقوه في غيابت الجب يلتقطه بعض السيارة إن كنتم فاعلين (Ⅳ)
- قالَ قائِلٌ مِنهُم لا تَقتُلوا يوسُفَ وَأَلقوهُ فى غَيٰبَتِ الجُبِّ يَلتَقِطهُ بَعضُ السَّيّارَةِ إِن كُنتُم فٰعِلينَ (Ⅴ)
- L’un d’entre eux dit : Il ne faut pas tuer Joseph, mais jetez-le dans tel trou profond. Un voyageur de passage le trouvera bien et le récupérera. Si vous y tenez vraiment ! (Ⅵ)
- l’un d’eux opina : « Ne tuons pas Joseph, jetons-le dans les abysses du puits, et qu’un des rôdeurs le ramasse, au cas où nous prendrions ce parti ». (Ⅶ)
- L’un d’eux dit : « Ne tuons pas Joseph, mais jetons-le dans les profondeurs de tel puits ! Quelques voyageurs le recueilleront si vous faites cela. » (Ⅷ)
12. 11  
قَالُوا يَا أَبَانَا مَا لَكَ لَا تَأْمَنَّا عَلَىٰ يُوسُفَ وَإِنَّا لَهُ لَنَاصِحُونَ
- Qaloo ya abana ma laka la tamanna AAala yoosufa wainna lahu lanasihoona (Ⅰ)
- » Père, dirent-ils, pourquoi ne veux-tu pas nous confier Joseph, alors que nous ne lui voulons que du bien ? (Ⅱ)
- Ils dirent : « Père, pourquoi ne pas te fier à nous au sujet de Joseph ? Tandis que nous lui voulons du bien. (Ⅲ)
- قالوا يا أبانا ما لك لا تأمنا على يوسف وإنا له لناصحون (Ⅳ)
- قالوا يٰأَبانا ما لَكَ لا تَأمَ۫نّا عَلىٰ يوسُفَ وَإِنّا لَهُ لَنٰصِحونَ (Ⅴ)
- Ils dirent à leur père : Ô père, pourquoi as-tu peur de nous confier Joseph, alors que nous sommes bien intentionnés à son égard ! (Ⅵ)
- Ils dirent : « Père, qu’as-tu à ne pas nous faire confiance à l’endroit de Joseph, quand nous lui sommes si dévoués (Ⅶ)
- — « Père ! », dirent-ils [à Jacob], « pourquoi ne nous fais-tu point confiance au sujet de Joseph ? En vérité, nous sommes pour lui certes dévoués ! (Ⅷ)
12. 12  
أَرْسِلْهُ مَعَنَا غَدًا يَرْتَعْ وَيَلْعَبْ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ
- Arsilhu maAAana ghadan yartaAA wayalAAab wainna lahu lahafithoona (Ⅰ)
- Envoie-le avec nous demain, afin qu’il puisse s’ébattre et s’amuser sous notre garde ! » (Ⅱ)
- Envoie-le demain avec nous, qu’il se promène [dans les prairies] et s’amuse et nous veillerons sur lui ! » (Ⅲ)
- أرسله معنا غدا يرتع ويلعب وإنا له لحافظون (Ⅳ)
- أَرسِلهُ مَعَنا غَدًا يَرتَع وَيَلعَب وَإِنّا لَهُ لَحٰفِظونَ (Ⅴ)
- Envoie-le avec nous demain, il s’amusera et jouera tandis que nous veillerons sur lui. (Ⅵ)
- envoie-le avec nous demain paître et folâtrer, à charge pour nous de le garder » (Ⅶ)
- Envoie-le avec nous demain ! Il s’ébattra et jouera, et en vérité, nous veillerons certes sur lui ! » (Ⅷ)
12. 13  
قَالَ إِنِّي لَيَحْزُنُنِي أَن تَذْهَبُوا بِهِ وَأَخَافُ أَن يَأْكُلَهُ الذِّئْبُ وَأَنتُمْ عَنْهُ غَافِلُونَ
- Qala innee layahzununee an thathhaboo bihi waakhafu an yakulahu alththibu waantum AAanhu ghafiloona (Ⅰ)
- – « Je ressentirais un grand chagrin, dit le père, de vous voir l’emmener avec vous et je crains qu’un loup ne le dévore dans un moment d’inattention de votre part. » (Ⅱ)
- [Jacob] dit : « J’éprouve de la tristesse à ce que vous l’emmeniez ; et j’ai peur que le loup ne le dévore tandis que vous serez inattentif à lui ». (Ⅲ)
- قال إني ليحزنني أن تذهبوا به وأخاف أن يأكله الذئب وأنتم عنه غافلون (Ⅳ)
- قالَ إِنّى لَيَحزُنُنى أَن تَذهَبوا بِهِ وَأَخافُ أَن يَأكُلَهُ الذِّئبُ وَأَنتُم عَنهُ غٰفِلونَ (Ⅴ)
- Je serais si triste qu’il parte avec vous, et j’aurais peur que le loup ne le dévore tandis que vous le négligeriez. (Ⅵ)
- — « J’ai tristesse, dit Jacob, que vous l’emmeniez. J’ai peur que le loup ne le mange en profitant de votre négligence » (Ⅶ)
- — « Je suis certes triste », répondit [Jacob], « que vous l’emmeniez. Je crains que le loup ne le mange tandis que vous serez insoucieux de lui. » (Ⅷ)
12. 14  
قَالُوا لَئِنْ أَكَلَهُ الذِّئْبُ وَنَحْنُ عُصْبَةٌ إِنَّا إِذًا لَّخَاسِرُونَ
- Qaloo lain akalahu alththibu wanahnu AAusbatun inna ithan lakhasiroona (Ⅰ)
- – « Pour qu’un loup le dévore, s’écrièrent-ils, malgré notre nombre, il faudrait que nous soyons bien lâches ! » (Ⅱ)
- Ils dirent : « Si le loup le dévore alors que nous sommes un groupe bien fort, nous serions des perdants ». (Ⅲ)
- قالوا لئن أكله الذئب ونحن عصبة إنا إذا لخاسرون (Ⅳ)
- قالوا لَئِن أَكَلَهُ الذِّئبُ وَنَحنُ عُصبَةٌ إِنّا إِذًا لَخٰسِرونَ (Ⅴ)
- Et nous serions bien défaillants si le loup le dévorait, alors que nous sommes nombreux. (Ⅵ)
- — « Si le loup le mangeait, dirent-ils, nous qui formons une bande, et c’est que nous serions nous-mêmes des perdants ». (Ⅶ)
- — « Certes », répliquèrent-ils, « si le loup le mange alors que nous sommes plusieurs, nous serons certes alors malchanceux ! » (Ⅷ)
12. 15  
فَلَمَّا ذَهَبُوا بِهِ وَأَجْمَعُوا أَن يَجْعَلُوهُ فِي غَيَابَتِ الْجُبِّ ۚ وَأَوْحَيْنَا إِلَيْهِ لَتُنَبِّئَنَّهُم بِأَمْرِهِمْ هَٰذَا وَهُمْ لَا يَشْعُرُونَ
- Falamma thahaboo bihi waajmaAAoo an yajAAaloohu fee ghayabati aljubbi waawhayna ilayhi latunabiannahum biamrihim hatha wahum la yashAAuroona (Ⅰ)
- Et lorsqu’ils l’eurent emmené avec eux, et se furent mis d’accord pour le faire disparaître au fond du puits, Nous révélâmes à Joseph ce qui suit : « Tu auras un jour à leur rappeler ce forfait, au moment où ils s’y attendront le moins. » (Ⅱ)
- Lorsqu’ils l’emmenèrent et se mirent d’accord pour le jeter dans les profondeurs du puits, Nous lui révélâmes : « Tu les informeras certes de cette affaire tandis qu’ils ne s’en rendront pas compte ». (Ⅲ)
- فلما ذهبوا به وأجمعوا أن يجعلوه في غيابت الجب وأوحينا إليه لتنبئنهم بأمرهم هذا وهم لا يشعرون (Ⅳ)
- فَلَمّا ذَهَبوا بِهِ وَأَجمَعوا أَن يَجعَلوهُ فى غَيٰبَتِ الجُبِّ ۚ وَأَوحَينا إِلَيهِ لَتُنَبِّئَنَّهُم بِأَمرِهِم هٰذا وَهُم لا يَشعُرونَ (Ⅴ)
- C’est alors qu’ils l’emmenèrent avec eux. Arrivés à un endroit donné, ils décidèrent de le jeter au fond d’un immense puits. Dieu dit à Joseph : Tu leur feras rappeler cet acte dont ils ne sont pas conscients. (Ⅵ)
- L’ayant donc emmené et étant convenus de le placer dans les abysses du puits, et comme Nous lui eûmes révélé : « Tu leur dénonceras cet acte lorsqu’ils s’y attendront le moins » (Ⅶ)
- Quand ils eurent emmené Joseph et furent tombés d’accord pour le jeter dans les profondeurs d’un certain puits, [quand] Nous eûmes révélé [à Joseph, pour le consoler] : « Tu leur rediras, sans qu’ils le pressentent, leur actuel méfait ! », (Ⅷ)
12. 16  
وَجَاءُوا أَبَاهُمْ عِشَاءً يَبْكُونَ
- Wajaoo abahum AAishaan yabkoona (Ⅰ)
- Le soir, ils s’en revinrent auprès de leur père en pleurant. (Ⅱ)
- Le soir ils vinrent en pleurs chez leur père, (Ⅲ)
- وجاءوا أباهم عشاء يبكون (Ⅳ)
- وَجاءو أَباهُم عِشاءً يَبكونَ (Ⅴ)
- Ils revinrent le soir vers leur père en pleurant. (Ⅵ)
- quand le soir ils furent revenus à leur père, en larmes (Ⅶ)
- [quand] ils furent revenus le soir à leur père, en pleurant, (Ⅷ)
12. 17  
قَالُوا يَا أَبَانَا إِنَّا ذَهَبْنَا نَسْتَبِقُ وَتَرَكْنَا يُوسُفَ عِندَ مَتَاعِنَا فَأَكَلَهُ الذِّئْبُ ۖ وَمَا أَنتَ بِمُؤْمِنٍ لَّنَا وَلَوْ كُنَّا صَادِقِينَ
- Qaloo ya abana inna thahabna nastabiqu watarakna yoosufa AAinda mataAAina faakalahu alththibu wama anta bimuminin lana walaw kunna sadiqeena (Ⅰ)
- » Père, dirent-ils, nous sommes allés jouer à la course en laissant Joseph auprès de nos effets. C’est alors que le loup l’a dévoré. Mais tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité. » (Ⅱ)
- ils dirent : « Père, nous étions partis faire la course en laissant Joseph près de nos bagages et le loup l’a dévoré ; tu ne vas pas nous croire même si nous sommes véridiques ! » (Ⅲ)
- قالوا يا أبانا إنا ذهبنا نستبق وتركنا يوسف عند متاعنا فأكله الذئب وما أنت بمؤمن لنا ولو كنا صادقين (Ⅳ)
- قالوا يٰأَبانا إِنّا ذَهَبنا نَستَبِقُ وَتَرَكنا يوسُفَ عِندَ مَتٰعِنا فَأَكَلَهُ الذِّئبُ ۖ وَما أَنتَ بِمُؤمِنٍ لَنا وَلَو كُنّا صٰدِقينَ (Ⅴ)
- Ils dirent à leur père : Nous avons fait une compétition de course après avoir laissé Joseph à côté de nos affaires. C’est alors que le loup l’a dévoré. Tu ne nous croiras pas même si nous disons la vérité. (Ⅵ)
- ils dirent : « Père, nous étions partis faire la course, en laissant Joseph avec nos effets : le loup l’a mangé. Aussi bien ne nous crois-tu pas, même si nous disons la vérité » (Ⅶ)
- ils s’écrièrent : « Père ! Nous étions partis pour lutter à la course et avions laissé Joseph auprès de nos effets, et le loup a mangé [notre frère] ! Tu ne vas pas nous croire bien que nous soyons sincères. » (Ⅷ)
12. 18  
وَجَاءُوا عَلَىٰ قَمِيصِهِ بِدَمٍ كَذِبٍ ۚ قَالَ بَلْ سَوَّلَتْ لَكُمْ أَنفُسُكُمْ أَمْرًا ۖ فَصَبْرٌ جَمِيلٌ ۖ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَىٰ مَا تَصِفُونَ
- Wajaoo AAala qameesihi bidamin kathibin qala bal sawwalat lakum anfusukum amran fasabrun jameelun waAllahu almustaAAanu AAala ma tasifoona (Ⅰ)
- Et ils lui présentèrent sa tunique frauduleusement tachée de sang. Le père dit alors : « Je pense plutôt que c’est un mauvais coup que vous avez monté vous-mêmes, et je n’ai plus qu’à me résigner et à implorer l’aide de Dieu pour supporter ce que vous venez de me dire. » (Ⅱ)
- Et ils apportèrent la chemise [de Joseph] tachée d’un autre sang. [Jacob] dit : « [c’est] plutôt votre âme [malveillante] qui vous a entraîné à un acte [impie]. [Je dois faire preuve d’]une belle patience. J’appelle DIEU à l’aide contre vos dires ». (Ⅲ)
- وجاءوا على قميصه بدم كذب قال بل سولت لكم أنفسكم أمرا فصبر جميل والله المستعان على ما تصفون (Ⅳ)
- وَجاءو عَلىٰ قَميصِهِ بِدَمٍ كَذِبٍ ۚ قالَ بَل سَوَّلَت لَكُم أَنفُسُكُم أَمرًا ۖ فَصَبرٌ جَميلٌ ۖ وَاللَّهُ المُستَعانُ عَلىٰ ما تَصِفونَ (Ⅴ)
- Ils présentèrent sa chemise tachée d’un sang factice. Jacob dit : Votre âme vous a insufflé de mauvaises pensées, mais la patience est meilleure que tout. Dieu dévoilera ce que vous avez manigancé. (Ⅵ)
- ils exhibèrent la chemise de Joseph avec un sang de mensonge. « Oh non ! leur dit Jacob, c’est votre âme qui vous a induits à commettre un acte... Patience est belle ! Dieu vienne m’aider contre ce que vous prétextez ! » (Ⅶ)
- Ayant présenté [à Jacob] une tunique tachée d’un sang qui n’était pas celui de Joseph, [Jacob] s’écria : « Vos âmes vous ont suggéré un crime ! Douce patience ! Allah est Celui dont l’aide est demandée contre ce que vous débitez ! » (Ⅷ)
12. 19  
وَجَاءَتْ سَيَّارَةٌ فَأَرْسَلُوا وَارِدَهُمْ فَأَدْلَىٰ دَلْوَهُ ۖ قَالَ يَا بُشْرَىٰ هَٰذَا غُلَامٌ ۚ وَأَسَرُّوهُ بِضَاعَةً ۚ وَاللَّهُ عَلِيمٌ بِمَا يَعْمَلُونَ
- Wajaat sayyaratun faarsaloo waridahum faadla dalwahu qala ya bushra hatha ghulamun waasarroohu bidaAAatan waAllahu AAaleemun bima yaAAmaloona (Ⅰ)
- Puis vint à passer une caravane près du puits. Pour se ravitailler en eau, ils y envoyèrent leur pourvoyeur qui, ayant jeté son seau, s’écria : « Quelle trouvaille ! Voici un jeune garçon ! » Ils le dissimulèrent pour le vendre telle une marchandise. Mais Dieu savait bien ce qu’ils faisaient. (Ⅱ)
- Vint une caravane. [Les voyageurs] envoyèrent leur pourvoyeur [chercher] de l’eau, il fit descendre son seau. Il dit : « Bonne nouvelle, voilà un garçon ». Et ils le cachèrent pour le vendre. DIEU connaît bien ce qu’ils font. (Ⅲ)
- وجاءت سيارة فأرسلوا واردهم فأدلى دلوه قال يا بشرى هذا غلام وأسروه بضاعة والله عليم بما يعملون (Ⅳ)
- وَجاءَت سَيّارَةٌ فَأَرسَلوا وارِدَهُم فَأَدلىٰ دَلوَهُ ۖ قالَ يٰبُشرىٰ هٰذا غُلٰمٌ ۚ وَأَسَرّوهُ بِضٰعَةً ۚ وَاللَّهُ عَليمٌ بِما يَعمَلونَ (Ⅴ)
- Arriva une caravane. Ils dépêchèrent quelqu’un pour puiser de l’eau ; il lança aussitôt son récipient. J’ai une bonne nouvelle ! Un enfant. Ils le cachèrent dans l’espoir de le vendre comme une marchandise, mais Dieu est au courant de ce qu’ils trament. (Ⅵ)
- Survinrent des rôdeurs. Ils dépêchèrent leur pourvoyeur d’eau, qui fît descendre son outre : « Quelle aubaine ! c’est un jeune garçon ! » Ils firent de lui marchandise clandestine, bien que Dieu eût connaissance de leurs agissements (Ⅶ)
- Des voyageurs arrivèrent. Ils dépêchèrent celui chargé de la corvée d’eau et il jeta son seau [dans le puits]. « Bonne nouvelle ! », s’écria-t-il. « Voici un garçon ! », et ils le cachèrent pour le revendre. [Mais] Allah était très savant de ce qu’ils feraient. (Ⅷ)
12. 20  
وَشَرَوْهُ بِثَمَنٍ بَخْسٍ دَرَاهِمَ مَعْدُودَةٍ وَكَانُوا فِيهِ مِنَ الزَّاهِدِينَ
- Washarawhu bithamanin bakhsin darahima maAAdoodatin wakanoo feehi mina alzzahideena (Ⅰ)
- Ils le vendirent à vil prix, pour quelque menue monnaie, car ils ne comptaient pas le garder. (Ⅱ)
- Ils le vendirent à vil prix, quelques dirhams comptés. Ils sous-estimaient sa valeur (la valeur de leur trafic). (Ⅲ)
- وشروه بثمن بخس دراهم معدودة وكانوا فيه من الزاهدين (Ⅳ)
- وَشَرَوهُ بِثَمَنٍ بَخسٍ دَرٰهِمَ مَعدودَةٍ وَكانوا فيهِ مِنَ الزّٰهِدينَ (Ⅴ)
- Il fut acquis à un prix dérisoire, quelques drachmes tout au plus. En fait, ils étaient des dépréciateurs. (Ⅵ)
- ils le vendirent à vil prix, pour une poignée de dirhams : en lui le monde ils méprisaient ! (Ⅶ)
- Ils se défirent [de Joseph] à vil prix — pour quelques dirham — [car] ils ne tenaient pas à le garder. (Ⅷ)
12. 21  
وَقَالَ الَّذِي اشْتَرَاهُ مِن مِّصْرَ لِامْرَأَتِهِ أَكْرِمِي مَثْوَاهُ عَسَىٰ أَن يَنفَعَنَا أَوْ نَتَّخِذَهُ وَلَدًا ۚ وَكَذَٰلِكَ مَكَّنَّا لِيُوسُفَ فِي الْأَرْضِ وَلِنُعَلِّمَهُ مِن تَأْوِيلِ الْأَحَادِيثِ ۚ وَاللَّهُ غَالِبٌ عَلَىٰ أَمْرِهِ وَلَٰكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَعْلَمُونَ
- Waqala allathee ishtarahu min misra liimraatihi akrimee mathwahu AAasa an yanfaAAana aw nattakhithahu waladan wakathalika makkanna liyoosufa fee alardi walinuAAallimahu min taweeli alahadeethi waAllahu ghalibun AAala amrihi walakinna akthara alnnasi la yaAAlamoona (Ⅰ)
- L’Égyptien qui l’avait acquis dit à sa femme : « Traite-le bien ! Peut-être nous sera-t-il utile ou serons-nous amenés à l’adopter. » Ainsi avons-Nous bien établi Joseph en ce pays et l’avons-Nous initié à l’interprétation des rêves, car, lorsque ton Seigneur décide une chose, elle s’accomplit toujours, bien que la plupart des hommes l’ignorent. (Ⅱ)
- L’homme qui l’acheta, qui était d’Egypte, dit à sa femme : « Accueille-le honorablement. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme enfant ». C’est ainsi que Nous avons établi Joseph dans le pays, et Nous lui avons enseigné l’interprétation originaire des récits [et des songes]. DIEU est Maître de Son œuvre, mais les hommes, pour la plupart [à cause de leurs péchés] ne savent pas. (Ⅲ)
- وقال الذي اشتراه من مصر لامرأته أكرمي مثواه عسى أن ينفعنا أو نتخذه ولدا وكذلك مكنا ليوسف في الأرض ولنعلمه من تأويل الأحاديث والله غالب على أمره ولكن أكثر الناس لا يعلمون (Ⅳ)
- وَقالَ الَّذِى اشتَرىٰهُ مِن مِصرَ لِامرَأَتِهِ أَكرِمى مَثوىٰهُ عَسىٰ أَن يَنفَعَنا أَو نَتَّخِذَهُ وَلَدًا ۚ وَكَذٰلِكَ مَكَّنّا لِيوسُفَ فِى الأَرضِ وَلِنُعَلِّمَهُ مِن تَأويلِ الأَحاديثِ ۚ وَاللَّهُ غالِبٌ عَلىٰ أَمرِهِ وَلٰكِنَّ أَكثَرَ النّاسِ لا يَعلَمونَ (Ⅴ)
- En Égypte, celui qui l’acheta dit à sa femme : Accorde-lui une généreuse hospitalité, il peut être utile, à moins que nous ne l’adoptions comme un fils. Nous dotons ainsi Joseph d’un lieu ferme en cette terre, en vue de lui apprendre à dénouer les énigmes. Allah maîtrise parfaitement ce qu’Il fait, mais la plupart des gens l’ignorent. (Ⅵ)
- Son acheteur, qui était d’Égypte, dit à sa femme : « Ménage-lui bon accueil. Peut-être tirerons-nous de lui quelque avantage, ou l’adopterons-nous comme enfant ». C’est ainsi que Nous établîmes Joseph sur cette terre-là, Nous proposant de lui enseigner une interprétation des occurrences. — Dieu est Triomphant en Son décret. Mais la plupart des hommes ne le savent. (Ⅶ)
- L’homme qui, en Égypte, l’avait acheté, dit à sa femme : « Fais-lui bon accueil ! Peut-être nous sera-t-il utile ou le prendrons-nous comme enfant ». C’est ainsi que Nous établîmes Joseph en ce pays pour lui apprendre quelque interprétation des énigmes. Allah est souverain [maître] de Son Ordre, mais la plupart des Hommes ne savent point. (Ⅷ)
12. 22  
وَلَمَّا بَلَغَ أَشُدَّهُ آتَيْنَاهُ حُكْمًا وَعِلْمًا ۚ وَكَذَٰلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ
- Walamma balagha ashuddahu ataynahu hukman waAAilman wakathalika najzee almuhsineena (Ⅰ)
- Et quand Joseph eut atteint sa maturité, Nous lui accordâmes sagesse et savoir, car c’est ainsi que Nous récompensons les hommes de bien. (Ⅱ)
- Quand [Joseph] atteignit l’âge adulte, Nous lui accordâmes la sagesse et la science. Ainsi Nous récompensons ceux qui [dévoués à DIEU] font le bien. (Ⅲ)
- ولما بلغ أشده آتيناه حكما وعلما وكذلك نجزي المحسنين (Ⅳ)
- وَلَمّا بَلَغَ أَشُدَّهُ ءاتَينٰهُ حُكمًا وَعِلمًا ۚ وَكَذٰلِكَ نَجزِى المُحسِنينَ (Ⅴ)
- Lorsqu’il eut atteint sa maturité, il fut doté par Nous de sagesse et de science, car c’est ainsi que Nous rétribuons les personnes qui se conduisent bien. (Ⅵ)
- — Quand Joseph eut atteint sa force adulte, Nous lui confiâmes sagesse et science : ainsi récompensons-Nous les bel-agissants. (Ⅶ)
- Quand Joseph eut atteint sa nubilité, Nous lui donnâmes Illumination (ḥukm) et Science. Ainsi Nous récompensons les Bienfaisants. (Ⅷ)
12. 23  
وَرَاوَدَتْهُ الَّتِي هُوَ فِي بَيْتِهَا عَن نَّفْسِهِ وَغَلَّقَتِ الْأَبْوَابَ وَقَالَتْ هَيْتَ لَكَ ۚ قَالَ مَعَاذَ اللَّهِ ۖ إِنَّهُ رَبِّي أَحْسَنَ مَثْوَايَ ۖ إِنَّهُ لَا يُفْلِحُ الظَّالِمُونَ
- Warawadathu allatee huwa fee baytiha AAan nafsihi waghallaqati alabwaba waqalat hayta laka qala maAAatha Allahi innahu rabbee ahsana mathwaya innahu la yuflihu alththalimoona (Ⅰ)
- Or, celle qui l’avait reçu chez elle tenta de le séduire et, fermant toutes les portes, elle lui dit : « Viens ! Je suis à toi ! » – « Dieu m’en préserve !, s’exclama Joseph. Je ne peux trahir mon maître qui m’a traité avec générosité, car les traîtres ne peuvent jamais prospérer. » (Ⅱ)
- Et celle qui l’avait reçu dans sa maison l’a sollicité, elle ferma les portes et [lui] dit : « Approche ! Je suis à toi ! » [Mais] il répondit : « Je cherche refuge auprès de DIEU. Mon Seigneur [ou, mon maître] m’a accueilli avec honneur. Vraiment, les injustes ne prospéreront pas ». (Ⅲ)
- وراودته التي هو في بيتها عن نفسه وغلقت الأبواب وقالت هيت لك قال معاذ الله إنه ربي أحسن مثواي إنه لا يفلح الظالمون (Ⅳ)
- وَرٰوَدَتهُ الَّتى هُوَ فى بَيتِها عَن نَفسِهِ وَغَلَّقَتِ الأَبوٰبَ وَقالَت هَيتَ لَكَ ۚ قالَ مَعاذَ اللَّهِ ۖ إِنَّهُ رَبّى أَحسَنَ مَثواىَ ۖ إِنَّهُ لا يُفلِحُ الظّٰلِمونَ (Ⅴ)
- Cependant, celle qui le recevait en sa demeure s’éprit de lui. Elle voulut le séduire. Elle ferma toutes les portes de la maison et lui dit : Je suis à toi ! Joseph dit : Que Dieu me protège ! C’est mon maître, il m’a permis un bon asile : les injustes ne réussiront pas. (Ⅵ)
- Or celle en la maison de laquelle il vivait le sollicita de sa personne. Fermant les portes, elle lui dit : « Je suis à toi ! — Dieu m’en garde !, dit-il, c’est mon maître, il m’a fait bon accueil ». — Non, l’iniquité n’est pas gagnante ! (Ⅶ)
- Celle dans la demeure de qui il était le tenta de ses charmes. Elle ferma bien les portes et dit : « Me voici à toi ! » — « Allah me préserve ! », s’écria Joseph. « Il est mon maître et il m’a fait bon accueil. En vérité, les Injustes ne seront point les Bienheureux. » (Ⅷ)
12. 24  
وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ ۖ وَهَمَّ بِهَا لَوْلَا أَن رَّأَىٰ بُرْهَانَ رَبِّهِ ۚ كَذَٰلِكَ لِنَصْرِفَ عَنْهُ السُّوءَ وَالْفَحْشَاءَ ۚ إِنَّهُ مِنْ عِبَادِنَا الْمُخْلَصِينَ
- Walaqad hammat bihi wahamma biha lawla an raa burhana rabbihi kathalika linasrifa AAanhu alssooa waalfahshaa innahu min AAibadina almukhlaseena (Ⅰ)
- Mais elle avait complètement succombé à son charme et lui aussi l’aurait désirée s’il n’avait pas été éclairé par un signe de son Seigneur. Et c’est ainsi que Nous avons écarté de lui le mal et la turpitude. Il était, en effet, un de Nos serviteurs élus. (Ⅱ)
- Certes, elle [succomba à la passion et] le désira. Et [lui,] il [aurait cédé et] l’aurait désirée s’il n’avait vu (reçu) l’argument [éclaircissant] de son Seigneur. C’est ainsi que Nous détournâmes de lui le mal et l’infamie, [car] il était en effet du nombre de Nos serviteurs [purs et] sincères. (Ⅲ)
- ولقد همت به وهم بها لولا أن رأى برهان ربه كذلك لنصرف عنه السوء والفحشاء إنه من عبادنا المخلصين (Ⅳ)
- وَلَقَد هَمَّت بِهِ ۖ وَهَمَّ بِها لَولا أَن رَءا بُرهٰنَ رَبِّهِ ۚ كَذٰلِكَ لِنَصرِفَ عَنهُ السّوءَ وَالفَحشاءَ ۚ إِنَّهُ مِن عِبادِنَا المُخلَصينَ (Ⅴ)
- Elle le désira et lui aussi était tenté, sauf qu’il vit avec évidence la preuve de son Seigneur. C’est ainsi que Nous l’éloignâmes du mal et de la turpitude. Il fait partie de Nos serviteurs les plus sincères. (Ⅵ)
- Elle était en peine de lui, il l’eût été d’elle s’il n’eût vu un sûr signal de son Seigneur. Ainsi fîmes-Nous pour détourner de lui le mal et l’infamie : il était de Nos dévoués serviteurs (Ⅶ)
- Elle et lui eussent cédé à leur pensée si [Joseph] n’avait point vu la manifestation de son Seigneur. Ainsi Nous fîmes pour détourner de lui le mal et l’ignominie. Il fut parmi Nos serviteurs dévoués. (Ⅷ)
12. 25  
وَاسْتَبَقَا الْبَابَ وَقَدَّتْ قَمِيصَهُ مِن دُبُرٍ وَأَلْفَيَا سَيِّدَهَا لَدَى الْبَابِ ۚ قَالَتْ مَا جَزَاءُ مَنْ أَرَادَ بِأَهْلِكَ سُوءًا إِلَّا أَن يُسْجَنَ أَوْ عَذَابٌ أَلِيمٌ
- Waistabaqa albaba waqaddat qameesahu min duburin waalfaya sayyidaha lada albabi qalat ma jazao man arada biahlika sooan illa an yusjana aw AAathabun aleemun (Ⅰ)
- Tous deux se précipitèrent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari devant la porte, et aussitôt la femme s’écria : « Quel châtiment mérite celui qui a voulu déshonorer ta femme, sinon la prison ou un supplice exemplaire ? » (Ⅱ)
- [Lui s’enfuit et] tous deux coururent à la porte, et elle [voulant le rattraper] déchira sa chemise par-derrière. Ils trouvèrent le mari [de la femme] à la porte. [Aussitôt] elle dit : « Quelle punition doit être infligée à celui qui a voulu faire du mal à ta famille (à ton épouse) si ce n’est la prison ou un châtiment douloureux ? » (Ⅲ)
- واستبقا الباب وقدت قميصه من دبر وألفيا سيدها لدى الباب قالت ما جزاء من أراد بأهلك سوءا إلا أن يسجن أو عذاب أليم (Ⅳ)
- وَاستَبَقَا البابَ وَقَدَّت قَميصَهُ مِن دُبُرٍ وَأَلفَيا سَيِّدَها لَدَا البابِ ۚ قالَت ما جَزاءُ مَن أَرادَ بِأَهلِكَ سوءًا إِلّا أَن يُسجَنَ أَو عَذابٌ أَليمٌ (Ⅴ)
- Ils coururent tous les deux vers la porte. Elle lui déchira la tunique dans le dos. Devant la porte, ils trouvèrent le maître. Elle dit : Que mérite celui qui a voulu porter atteinte à ta famille, sinon la prison ou alors un châtiment terrible ? (Ⅵ)
- ils se poursuivirent vers la porte ; elle lui déchira la chemise par-derrière; à la porte tous deux trouvèrent le maître. « Comment rétribuer, dit-elle, un qui a voulu du mal à ta famille, sinon par la geôle ou par un dur châtiment ? » (Ⅶ)
- Ils coururent donc vers la porte et [la femme] déchira la tunique de Joseph, par derrière, [en voulant le rejoindre]. Ils trouvèrent l’époux de [cette dame] devant la porte et [la femme] s’écria : « Quelle est la récompense de celui qui a eu mauvais dessein sur ton épouse, sinon la prison ou un tourment cruel ? » (Ⅷ)
12. 26  
قَالَ هِيَ رَاوَدَتْنِي عَن نَّفْسِي ۚ وَشَهِدَ شَاهِدٌ مِّنْ أَهْلِهَا إِن كَانَ قَمِيصُهُ قُدَّ مِن قُبُلٍ فَصَدَقَتْ وَهُوَ مِنَ الْكَاذِبِينَ
- Qala hiya rawadatnee AAan nafsee washahida shahidun min ahliha in kana qameesuhu qudda min qubulin fasadaqat wahuwa mina alkathibeena (Ⅰ)
- – « C’est elle, répliqua Joseph, qui a voulu me séduire ! » Un parent de l’épouse, qui assistait à la scène, intervint alors en disant : « Si la tunique de Joseph est déchirée par devant, c’est la femme qui dit vrai et c’est Joseph qui ment. (Ⅱ)
- [Joseph] dit : « C’est elle qui m’a sollicité de ma personne ». Alors un témoin, de la famille de celle-ci, témoigna : « Si la chemise [de Joseph] est déchirée par-devant, alors c’est elle qui dit la vérité, et lui est du nombre des menteurs. (Ⅲ)
- قال هي راودتني عن نفسي وشهد شاهد من أهلها إن كان قميصه قد من قبل فصدقت وهو من الكاذبين (Ⅳ)
- قالَ هِىَ رٰوَدَتنى عَن نَفسى ۚ وَشَهِدَ شاهِدٌ مِن أَهلِها إِن كانَ قَميصُهُ قُدَّ مِن قُبُلٍ فَصَدَقَت وَهُوَ مِنَ الكٰذِبينَ (Ⅴ)
- Joseph dit, pour se justifier : C’est elle qui s’est offerte à moi. Un grand témoin de la parenté de la femme dit : Si la tunique est déchirée à l’avant, c’est elle qui a raison et il est menteur. (Ⅵ)
- — « C’est elle, dit-il, qui m’a sollicité de ma personne ». Alors un témoin de sa famille à elle témoigna : « Si la chemise est déchirée par-devant, l’épouse est véridique, et lui est un grand menteur (Ⅶ)
- [Mais Joseph] interrompit : « C’est elle qui m’a tenté de ses charmes ! » Un témoin de la famille [de la dame] attesta que, si la tunique de [Joseph] était déchirée par devant, [la femme] était sincère, tandis que [Joseph] était un menteur, (Ⅷ)
12. 27  
وَإِن كَانَ قَمِيصُهُ قُدَّ مِن دُبُرٍ فَكَذَبَتْ وَهُوَ مِنَ الصَّادِقِينَ
- Wain kana qameesuhu qudda min duburin fakathabat wahuwa mina alssadiqeena (Ⅰ)
- Mais si la tunique est déchirée par derrière, c’est elle qui ment et c’est Joseph qui est sincère. » (Ⅱ)
- Et, si sa chemise est déchirée par-derrière, alors c’est elle qui ment, et lui est du nombre des véridiques ». (Ⅲ)
- وإن كان قميصه قد من دبر فكذبت وهو من الصادقين (Ⅳ)
- وَإِن كانَ قَميصُهُ قُدَّ مِن دُبُرٍ فَكَذَبَت وَهُوَ مِنَ الصّٰدِقينَ (Ⅴ)
- Si sa tunique est déchirée à l’arrière, c’est elle qui ment et lui qui a raison. (Ⅵ)
- si c’est par-derrière, elle a menti et lui est un grand véridique ». (Ⅶ)
- mais que si sa tunique était déchirée par derrière, c’était elle qui mentait, tandis que [Joseph] était sincère. (Ⅷ)
12. 28  
فَلَمَّا رَأَىٰ قَمِيصَهُ قُدَّ مِن دُبُرٍ قَالَ إِنَّهُ مِن كَيْدِكُنَّ ۖ إِنَّ كَيْدَكُنَّ عَظِيمٌ
- Falamma raa qameesahu qudda min duburin qala innahu min kaydikunna inna kaydakunna AAatheemun (Ⅰ)
- Ayant vu que la tunique était déchirée par derrière, le mari dit : « Voilà bien une de vos perfidies ! Les perfidies des femmes sont vraiment redoutables ! (Ⅱ)
- Quand [le mari] vit la chemise déchirée par-derrière, il dit : « C’est bien de votre ruse de femmes. Vos ruses [féminines] sont vraiment grandes. (Ⅲ)
- فلما رأى قميصه قد من دبر قال إنه من كيدكن إن كيدكن عظيم (Ⅳ)
- فَلَمّا رَءا قَميصَهُ قُدَّ مِن دُبُرٍ قالَ إِنَّهُ مِن كَيدِكُنَّ ۖ إِنَّ كَيدَكُنَّ عَظيمٌ (Ⅴ)
- Lorsque le mari constata que la chemise était déchirée à l’arrière, il s’adressa à sa femme : Fi donc, femme, ceci est votre ruse, car votre ruse est incommensurable ! (Ⅵ)
- Quand (le maître) eut vu que la chemise était trouée par-derrière, il dit : « Voilà bien de vos embûches féminines : terribles en vérité ! (Ⅶ)
- Ayant vu que la tunique était déchirée par derrière, [le maître de Joseph] cria : « C’est là un fait de votre artifice de femmes ! Votre artifice est immense ! (Ⅷ)
12. 29  
يُوسُفُ أَعْرِضْ عَنْ هَٰذَا ۚ وَاسْتَغْفِرِي لِذَنبِكِ ۖ إِنَّكِ كُنتِ مِنَ الْخَاطِئِينَ
- Yoosufu aAArid AAan hatha waistaghfiree lithanbiki innaki kunti mina alkhatieena (Ⅰ)
- Joseph, oublie cet incident ! Et toi, femme, implore le pardon de ton péché, car tu as été vraiment fautive ! » (Ⅱ)
- Joseph, oublie cela ! Et toi, [femme] demande pardon pour ton péché, car tu es coupable ». (Ⅲ)
- يوسف أعرض عن هذا واستغفري لذنبك إنك كنت من الخاطئين (Ⅳ)
- يوسُفُ أَعرِض عَن هٰذا ۚ وَاستَغفِرى لِذَنبِكِ ۖ إِنَّكِ كُنتِ مِنَ الخاطِـٔينَ (Ⅴ)
- Joseph, oublie tout cela. Quant à toi, femme, demande pardon au Ciel, car tu as fauté. (Ⅵ)
- Joseph, passe là-dessus. Femme, demande pardon de ton méfait : tu as été fautive ». (Ⅶ)
- Joseph ! détourne [ta pensée] de cela ! et [toi, femme !,] demande pardon de ton péché ! Tu es parmi les fautifs. » (Ⅷ)
12. 30  
۞ وَقَالَ نِسْوَةٌ فِي الْمَدِينَةِ امْرَأَتُ الْعَزِيزِ تُرَاوِدُ فَتَاهَا عَن نَّفْسِهِ ۖ قَدْ شَغَفَهَا حُبًّا ۖ إِنَّا لَنَرَاهَا فِي ضَلَالٍ مُّبِينٍ
- Waqala niswatun fee almadeenati imraatu alAAazeezi turawidu fataha AAan nafsihi qad shaghafaha hubban inna lanaraha fee dalalin mubeenin (Ⅰ)
- Et l’on se mit à dire entre femmes en ville : « L’épouse du grand intendant s’est éprise de son valet ; elle en est follement amoureuse, au point qu’elle a perdu tout contrôle sur elle-même ! » (Ⅱ)
- [Un groupe] de femmes disait dans la ville : « L’épouse de l’intendant a sollicité son valet de sa personne ! Il l’a vraiment rendu éperdument amoureuse. Nous la voyons certes dans un profond égarement ». (Ⅲ)
- وقال نسوة في المدينة امرأت العزيز تراود فتاها عن نفسه قد شغفها حبا إنا لنراها في ضلال مبين (Ⅳ)
- ۞ وَقالَ نِسوَةٌ فِى المَدينَةِ امرَأَتُ العَزيزِ تُرٰوِدُ فَتىٰها عَن نَفسِهِ ۖ قَد شَغَفَها حُبًّا ۖ إِنّا لَنَرىٰها فى ضَلٰلٍ مُبينٍ (Ⅴ)
- Les femmes de la cité dirent : La femme du puissant Al-Aziz s’est éprise de son valet. Il l’a rendu follement amoureuse de lui au point d’en être malade. Nous la voyons dans un égarement évident. (Ⅵ)
- Des femmes dans la ville dirent : « L’épouse de l’Excellence sollicite son servant de sa personne ! Il l’a blessée d’amour. Nous la voyons dans un égarement scandaleux » (Ⅶ)
- Dans la ville [cependant], des femmes dirent : « La femme du Puissant a tenté de ses charmes son valet qui l’a percée d’amour pour lui. En vérité, nous la voyons certes dans un égarement évident. » (Ⅷ)
12. 31  
فَلَمَّا سَمِعَتْ بِمَكْرِهِنَّ أَرْسَلَتْ إِلَيْهِنَّ وَأَعْتَدَتْ لَهُنَّ مُتَّكَأً وَآتَتْ كُلَّ وَاحِدَةٍ مِّنْهُنَّ سِكِّينًا وَقَالَتِ اخْرُجْ عَلَيْهِنَّ ۖ فَلَمَّا رَأَيْنَهُ أَكْبَرْنَهُ وَقَطَّعْنَ أَيْدِيَهُنَّ وَقُلْنَ حَاشَ لِلَّهِ مَا هَٰذَا بَشَرًا إِنْ هَٰذَا إِلَّا مَلَكٌ كَرِيمٌ
- Falamma samiAAat bimakrihinna arsalat ilayhinna waaAAtadat lahunna muttakaan waatat kulla wahidatin minhunna sikkeenan waqalati okhruj AAalayhinna falamma raaynahu akbarnahu waqattaAAna aydiyahunna waqulna hasha lillahi ma hatha basharan in hatha illa malakun kareemun (Ⅰ)
- Lorsqu’elle eut vent de leurs méchants commérages, elle les invita chez elle à un banquet, et remit à chacune d’elles un couteau. Puis elle ordonna à Joseph de paraître. Dès qu’elles l’aperçurent, elles furent émerveillées au point que, dans leur trouble, elles se tailladèrent les mains, en s’écriant : « Grand Dieu ! Ce n’est pas un être humain, mais c’est un ange merveilleux ! » (Ⅱ)
- Lorsqu’elle entendit leurs artifices, elle leur envoya [des invitations]. Elle prépara un banquet et leur donna à chacune un [fruit à couper et un] couteau. Elle dit à [Joseph] : « Viens devant elles ». Quand elles le virent, elles le trouvèrent grand (très beau), se tailladèrent les mains et dirent : « A DIEU ne plaise [que nous mentions] ! Ce n’est pas un être humain, ce n’est qu’un ange noble ». (Ⅲ)
- فلما سمعت بمكرهن أرسلت إليهن وأعتدت لهن متكأ وآتت كل واحدة منهن سكينا وقالت اخرج عليهن فلما رأينه أكبرنه وقطعن أيديهن وقلن حاش لله ما هذا بشرا إن هذا إلا ملك كريم (Ⅳ)
- فَلَمّا سَمِعَت بِمَكرِهِنَّ أَرسَلَت إِلَيهِنَّ وَأَعتَدَت لَهُنَّ مُتَّكَـًٔا وَءاتَت كُلَّ وٰحِدَةٍ مِنهُنَّ سِكّينًا وَقالَتِ اخرُج عَلَيهِنَّ ۖ فَلَمّا رَأَينَهُ أَكبَرنَهُ وَقَطَّعنَ أَيدِيَهُنَّ وَقُلنَ حٰشَ لِلَّهِ ما هٰذا بَشَرًا إِن هٰذا إِلّا مَلَكٌ كَريمٌ (Ⅴ)
- Lorsqu’elle entendit ces rumeurs malveillantes, elle organisa pour elles un banquet, les munit chacune d’un couteau. Après quoi, elle demanda à Joseph de paraître devant elles. Lorsque ces dames le virent, elles demeurèrent éblouies, tandis que de leurs couteaux elles se tailladaient les mains. Elles dirent alors toutes ensemble : Grand Dieu, ce n’est pas là un être ordinaire, il ne peut être qu’un ange tout de noblesse nimbé. (Ⅵ)
- quand on lui rapporta leur moquerie, elles les invita, leur prépara une collation à prendre accoudées, remit à chacune d’elles un couteau et dit à Joseph : « Produis­ toi à leurs yeux ». Quand elles le virent, elles le magnifièrent au point de se couper les doigts. « Révérence à Dieu, dirent-elles, celui-là n’est pas un humain : ce ne peut être qu’un ange sublime ! » (Ⅶ)
- Ayant ouï leur artifice, [la coupable] dépêcha [quelqu’un] vers elles, leur fit préparer des oranges et donna à chacune d’elles un couteau. « Entre auprès d’elles ! », ordonna-t-elle [à Joseph]. Quand [les femmes] l’eurent aperçu, elles le trouvèrent si beau qu’elles se tailladèrent les mains [dans leur émoi] et s’écrièrent : « A Dieu ne plaise ! Ce n’est pas un mortel ! C’est un noble archange ! » (Ⅷ)
12. 32  
قَالَتْ فَذَٰلِكُنَّ الَّذِي لُمْتُنَّنِي فِيهِ ۖ وَلَقَدْ رَاوَدتُّهُ عَن نَّفْسِهِ فَاسْتَعْصَمَ ۖ وَلَئِن لَّمْ يَفْعَلْ مَا آمُرُهُ لَيُسْجَنَنَّ وَلَيَكُونًا مِّنَ الصَّاغِرِينَ
- Qalat fathalikunna allathee lumtunnanee feehi walaqad rawadtuhu AAan nafsihi faistAAsama walain lam yafAAal ma amuruhu layusjananna walayakoonan mina alssaghireena (Ⅰ)
- – « Voilà donc, dit-elle, celui qui m’a valu vos reproches. J’ai voulu effectivement le faire céder à mes désirs, mais il a tenu à rester chaste. Or, s’il ne fait pas ce que je lui ordonne, il sera certainement jeté en prison et connaîtra un sort misérable. » (Ⅱ)
- Elle dit : « Voilà celui au sujet de qui vous m’avez blâmée. En effet, je l’ai sollicité, mais il s’est abstenu [voulant rester chaste]. Or, s’il ne fait pas ce que je lui ordonne, il sera emprisonné et sera parmi ceux qui sont humiliés ». (Ⅲ)
- قالت فذلكن الذي لمتنني فيه ولقد راودته عن نفسه فاستعصم ولئن لم يفعل ما آمره ليسجنن وليكونا من الصاغرين (Ⅳ)
- قالَت فَذٰلِكُنَّ الَّذى لُمتُنَّنى فيهِ ۖ وَلَقَد رٰوَدتُهُ عَن نَفسِهِ فَاستَعصَمَ ۖ وَلَئِن لَم يَفعَل ما ءامُرُهُ لَيُسجَنَنَّ وَلَيَكونًا مِنَ الصّٰغِرينَ (Ⅴ)
- Ainsi donc, rétorqua-t-elle, c’est à son sujet que vous m’avez raillée et mal jugée. J’ai certes voulu le séduire, mais il a refusé. Quel sera son sort s’il continue à s’obstiner dans ce refus, sinon la prison, de façon à être humilié comme l’esclave qu’il est ? (Ⅵ)
- (l’épouse) leur dit : « Voilà donc celui qui m’a valu votre censure ! Oui-da, je l’ai sollicité de sa personne, et il n’a pas bronché. Alors s’il n’agit pas à ma volonté, qu’on l’emprisonne et qu’il soit humilié ! » (Ⅶ)
- [La femme coupable] dit : « Voici celui à propos de qui vous m’avez blâmée. Je l’ai certes tenté de mes charmes, mais il est resté impeccable. Si néanmoins il ne fait pas ce que je lui ordonne, il sera certes emprisonné et se trouvera parmi les misérables ! » (Ⅷ)
12. 33  
قَالَ رَبِّ السِّجْنُ أَحَبُّ إِلَيَّ مِمَّا يَدْعُونَنِي إِلَيْهِ ۖ وَإِلَّا تَصْرِفْ عَنِّي كَيْدَهُنَّ أَصْبُ إِلَيْهِنَّ وَأَكُن مِّنَ الْجَاهِلِينَ
- Qala rabbi alssijnu ahabbu ilayya mimma yadAAoonanee ilayhi wailla tasrif AAannee kaydahunna asbu ilayhinna waakun mina aljahileena (Ⅰ)
- » Seigneur, dit Joseph, je préfère la prison au crime auquel me convient ces femmes ; et si Tu ne me préserves pas de leurs stratagèmes, je finirai par céder à mon penchant pour elles et sombrerai dans le paganisme. » (Ⅱ)
- [Joseph s’adressant à DIEU] dit : « Seigneur, j’aime mieux la prison que ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu ne détournes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et sombrerai comme les [coupables et les] ignorants ». (Ⅲ)
- قال رب السجن أحب إلي مما يدعونني إليه وإلا تصرف عني كيدهن أصب إليهن وأكن من الجاهلين (Ⅳ)
- قالَ رَبِّ السِّجنُ أَحَبُّ إِلَىَّ مِمّا يَدعونَنى إِلَيهِ ۖ وَإِلّا تَصرِف عَنّى كَيدَهُنَّ أَصبُ إِلَيهِنَّ وَأَكُن مِنَ الجٰهِلينَ (Ⅴ)
- Joseph dit : Mon Seigneur ! La prison me semble préférable à ce que ces femmes me demandent de commettre. Or, si Tu n’éloignes pas de moi leur ruse, je risque d’y tomber et je serai alors parmi les ignorants. (Ⅵ)
- — « Mon Seigneur, se dit-il, j’aime mieux la prison que ce à quoi elles m’invitent. Seulement, si Tu ne détournes de moi leurs embûches, je me laisserai tenter par elles et me conduirai tout bonnement en païen ». (Ⅶ)
- — « Seigneur ! », s’écria [Joseph], « la prison m’est plus aimable que ce à quoi me convient ces femmes. [Pourtant], si Tu ne détournes point de moi leur artifice, je céderai à leurs blandices et serai parmi les Sans Loi. » (Ⅷ)
12. 34  
فَاسْتَجَابَ لَهُ رَبُّهُ فَصَرَفَ عَنْهُ كَيْدَهُنَّ ۚ إِنَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ
- Faistajaba lahu rabbuhu fasarafa AAanhu kaydahunna innahu huwa alssameeAAu alAAaleemu (Ⅰ)
- Son Seigneur l’exauça et le préserva de leurs ruses, car Il est Celui qui entend tout et sait tout. (Ⅱ)
- Son Seigneur l’exauça et détourna de lui leur ruse. En vérité c’est Lui qui entend tout [et Il est] Omniscient. (Ⅲ)
- فاستجاب له ربه فصرف عنه كيدهن إنه هو السميع العليم (Ⅳ)
- فَاستَجابَ لَهُ رَبُّهُ فَصَرَفَ عَنهُ كَيدَهُنَّ ۚ إِنَّهُ هُوَ السَّميعُ العَليمُ (Ⅴ)
- Dieu l’a entendu. Il a éloigné de lui leur ruse, car Il est Celui qui entend, l’Omniscient. (Ⅵ)
- Son Seigneur fit droit à sa prière, en écartant de lui leurs embûches. — Il est l’Entendant, le Connaissant. (Ⅶ)
- Son Seigneur l’exauça et écarta de lui leur artifice. Il est l’Audient, l’Omniscient. (Ⅷ)
12. 35  
ثُمَّ بَدَا لَهُم مِّن بَعْدِ مَا رَأَوُا الْآيَاتِ لَيَسْجُنُنَّهُ حَتَّىٰ حِينٍ
- Thumma bada lahum min baAAdi ma raawoo alayati layasjununnahu hatta heenin (Ⅰ)
- Puis ils jugèrent bon, malgré les preuves évidentes de son innocence, de le jeter en prison pour un certain temps. (Ⅱ)
- Par la suite, malgré la constatation des preuves [de l’innocence de Joseph], ils décidèrent de l’emprisonner pour un temps. (Ⅲ)
- ثم بدا لهم من بعد ما رأوا الآيات ليسجننه حتى حين (Ⅳ)
- ثُمَّ بَدا لَهُم مِن بَعدِ ما رَأَوُا الءايٰتِ لَيَسجُنُنَّهُ حَتّىٰ حينٍ (Ⅴ)
- Ayant vu cela, il leur sembla nécessaire et bien qu’ayant vu les signes de l’emprisonner pendant un certain temps. (Ⅵ)
- Plus encore : il leur parut bon, bien qu’ayant constaté ces signes, de l’emprisonner pour un temps (Ⅶ)
- Plus tard, après qu’ils eurent vu les signes, il parut bon [aux Égyptiens] d’emprisonner [Joseph] pour un temps. (Ⅷ)
12. 36  
وَدَخَلَ مَعَهُ السِّجْنَ فَتَيَانِ ۖ قَالَ أَحَدُهُمَا إِنِّي أَرَانِي أَعْصِرُ خَمْرًا ۖ وَقَالَ الْآخَرُ إِنِّي أَرَانِي أَحْمِلُ فَوْقَ رَأْسِي خُبْزًا تَأْكُلُ الطَّيْرُ مِنْهُ ۖ نَبِّئْنَا بِتَأْوِيلِهِ ۖ إِنَّا نَرَاكَ مِنَ الْمُحْسِنِينَ
- Wadakhala maAAahu alssijna fatayani qala ahaduhuma innee aranee aAAsiru khamran waqala alakharu innee aranee ahmilu fawqa rasee khubzan takulu alttayru minhu nabbina bitaweelihi inna naraka mina almuhsineena (Ⅰ)
- Deux jeunes gens entrèrent en prison en même temps que Joseph. L’un d’eux dit : « J’ai rêvé que je pressais du raisin. » – « Et moi, dit l’autre, j’ai rêvé que je portais sur ma tête du pain que des oiseaux venaient becqueter. Fais-nous connaître la signification de ces rêves, car nous voyons en toi un homme de bien. » (Ⅱ)
- Deux jeunes gens entrèrent en prison avec lui. L’un d’eux dit : « [En songe,] je me suis vu fouler du raisin. Et l’autre dit : [En songe,] je me suis vu porter sur ma tête des pains que les oiseaux picoraient. Informe-nous de l’interprétation [de nos songes] car nous te voyons au nombre de ceux qui [dévoués à DIEU] font le bien ». (Ⅲ)
- ودخل معه السجن فتيان قال أحدهما إني أراني أعصر خمرا وقال الآخر إني أراني أحمل فوق رأسي خبزا تأكل الطير منه نبئنا بتأويله إنا نراك من المحسنين (Ⅳ)
- وَدَخَلَ مَعَهُ السِّجنَ فَتَيانِ ۖ قالَ أَحَدُهُما إِنّى أَرىٰنى أَعصِرُ خَمرًا ۖ وَقالَ الءاخَرُ إِنّى أَرىٰنى أَحمِلُ فَوقَ رَأسى خُبزًا تَأكُلُ الطَّيرُ مِنهُ ۖ نَبِّئنا بِتَأويلِهِ ۖ إِنّا نَرىٰكَ مِنَ المُحسِنينَ (Ⅴ)
- Deux adolescents furent mis avec lui dans le cachot. L’un d’eux dit : Je me vois en train de presser le raisin. L’autre dit : Je me vois portant sur la tête du pain que les oiseaux viennent picorer. Dis-nous, Joseph, ce que tu en penses, car nous voyons bien que tu es un homme bien. (Ⅵ)
- avec lui entrèrent en prison deux jeunes hommes. L’un dit : « Je me suis vu foulant du vin », et l’autre : « Et moi, je me suis vu portant sur la tête du pain dont mangeaient les oiseaux. Informe-nous de l’interprétation que tu en donnes. Nous voyons bien que tu es parmi les bel-agissants ». (Ⅶ)
- Avec lui, deux adolescents entrèrent dans la prison. L’un d’eux déclara : « Je me vois [en songe] broyant du raisin. » Et l’autre dit : « Je me vois [en rêve] portant sur ma tête des pains dont picorent les oiseaux. Avise-nous, [Joseph], de l’interprétation de ces songes ! Nous te verrons parmi les Bienfaisants. » (Ⅷ)
12. 37  
قَالَ لَا يَأْتِيكُمَا طَعَامٌ تُرْزَقَانِهِ إِلَّا نَبَّأْتُكُمَا بِتَأْوِيلِهِ قَبْلَ أَن يَأْتِيَكُمَا ۚ ذَٰلِكُمَا مِمَّا عَلَّمَنِي رَبِّي ۚ إِنِّي تَرَكْتُ مِلَّةَ قَوْمٍ لَّا يُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَهُم بِالْآخِرَةِ هُمْ كَافِرُونَ
- Qala la yateekuma taAAamun turzaqanihi illa nabbatukuma bitaweelihi qabla an yatiyakuma thalikuma mimma AAallamanee rabbee innee taraktu millata qawmin la yuminoona biAllahi wahum bialakhirati hum kafiroona (Ⅰ)
- Joseph leur répondit : « On ne vous aura pas encore apporté votre ration journalière que je vous aurai déjà expliqué vos rêves. Cet art fait partie de ce que mon Seigneur m’a enseigné. En vérité, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui nie la vie future. (Ⅱ)
- [Joseph] dit : « Je vous ferais connaître l’interprétation [de votre songe] avant que la nourriture qui vous est attribuée ne vous soit apportée, avant qu’elle ne vous arrive. Ceci (l’art d’interpréter les songes) fait partie de ce que mon Seigneur m’a enseigné. J’ai abandonné la communauté de ceux qui ne croient pas en DIEU et renient la vie future. (Ⅲ)
- قال لا يأتيكما طعام ترزقانه إلا نبأتكما بتأويله قبل أن يأتيكما ذلكما مما علمني ربي إني تركت ملة قوم لا يؤمنون بالله وهم بالآخرة هم كافرون (Ⅳ)
- قالَ لا يَأتيكُما طَعامٌ تُرزَقانِهِ إِلّا نَبَّأتُكُما بِتَأويلِهِ قَبلَ أَن يَأتِيَكُما ۚ ذٰلِكُما مِمّا عَلَّمَنى رَبّى ۚ إِنّى تَرَكتُ مِلَّةَ قَومٍ لا يُؤمِنونَ بِاللَّهِ وَهُم بِالءاخِرَةِ هُم كٰفِرونَ (Ⅴ)
- Joseph dit : Aucune nourriture ne viendra combler vos désirs tant que je ne vous aurai pas interprété préalablement [cette énigme], en vertu de ce que le Dieu m’a appris. Il faut dire que j’ai abandonné le culte de tout un peuple, car il ne croit pas en Dieu et, de plus, récuse la vie future. (Ⅵ)
- Joseph dit : « Vous ne recevrez la pitance à vous deux attribuée, que je ne vous aie informés de l’interprétation de ces présages, avant qu’ils ne se réalisent sur vous. Ce n’est là qu’une partie de ce que m’a enseigné mon Seigneur. J’ai quitté la secte des gens ne croyant pas en Dieu et qui dénient, quant à eux, la vie dernière (Ⅶ)
- — « La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point », répondit [Joseph], « que je ne vous aie avisés de l’interprétation de ces songes, avant qu’ils ne se réalisent. Cela [vient] de ce que m'enseigna mon Seigneur. J’ai abandonné la religion [milla] d’un peuple qui ne croyait point en Allah et qui était incrédule en la [Vie] Dernière. (Ⅷ)
12. 38  
وَاتَّبَعْتُ مِلَّةَ آبَائِي إِبْرَاهِيمَ وَإِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ ۚ مَا كَانَ لَنَا أَن نُّشْرِكَ بِاللَّهِ مِن شَيْءٍ ۚ ذَٰلِكَ مِن فَضْلِ اللَّهِ عَلَيْنَا وَعَلَى النَّاسِ وَلَٰكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَشْكُرُونَ
- WaittabaAAtu millata abaee ibraheema waishaqa wayaAAqooba ma kana lana an nushrika biAllahi min shayin thalika min fadli Allahi AAalayna waAAala alnnasi walakinna akthara alnnasi la yashkuroona (Ⅰ)
- Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Nous n’associons aucune créature à Dieu. C’est là une grâce de Dieu pour nous et pour tous les hommes. Mais la plupart de ces derniers ne sont point reconnaissants. (Ⅱ)
- J’ai suivi la religion de mes pères Abraham, Isaac et Jacob. Nous n’avons pas à associer à DIEU quoi que ce soit. Nous la devons [la religion pure] à la grâce de DIEU envers nous et envers les hommes ; mais les hommes, pour la plupart, [à cause de leurs péchés] ne sont pas reconnaissants. (Ⅲ)
- واتبعت ملة آبائي إبراهيم وإسحاق ويعقوب ما كان لنا أن نشرك بالله من شيء ذلك من فضل الله علينا وعلى الناس ولكن أكثر الناس لا يشكرون (Ⅳ)
- وَاتَّبَعتُ مِلَّةَ ءاباءى إِبرٰهيمَ وَإِسحٰقَ وَيَعقوبَ ۚ ما كانَ لَنا أَن نُشرِكَ بِاللَّهِ مِن شَيءٍ ۚ ذٰلِكَ مِن فَضلِ اللَّهِ عَلَينا وَعَلَى النّاسِ وَلٰكِنَّ أَكثَرَ النّاسِ لا يَشكُرونَ (Ⅴ)
- J’ai préféré la religion de mes ancêtres Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous échoit guère d’associer à Dieu quoi que ce soit. Telle est la bénédiction qui nous est donnée, ainsi qu’à tout le monde, même si la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. (Ⅵ)
- pour revenir à celle de mes aïeux Abraham, Isaac, Jacob. Il n’est pas en notre pouvoir d’associer quiconque à Dieu. C’est là une grâce de Dieu sur nous et sur tous les hommes. Seulement la plupart ne Lui en savent pas gré. (Ⅶ)
- J’ai suivi la religion [milla] de mes ancêtres Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous appartient pas d’associer quoi que ce soit à Allah. C’est là [une] faveur d’Allah pour nous et pour les Hommes. Mais la plupart des Hommes ne sont pas reconnaissants. (Ⅷ)
12. 39  
يَا صَاحِبَيِ السِّجْنِ أَأَرْبَابٌ مُّتَفَرِّقُونَ خَيْرٌ أَمِ اللَّهُ الْوَاحِدُ الْقَهَّارُ
- Ya sahibayi alssijni aarbabun mutafarriqoona khayrun ami Allahu alwahidu alqahharu (Ⅰ)
- Ô vous, mes deux compagnons de prison ! Que vaut-il mieux ? Une multitude de divinités ou Dieu l’Unique, le Dominateur suprême ? (Ⅱ)
- Ô mes compagnons de prison ! Est-ce que des maîtres éparpillés [et des idoles] valent mieux que DIEU Unique, le Dominateur suprême ? (Ⅲ)
- يا صاحبي السجن أأرباب متفرقون خير أم الله الواحد القهار (Ⅳ)
- يٰصىٰحِبَىِ السِّجنِ ءَأَربابٌ مُتَفَرِّقونَ خَيرٌ أَمِ اللَّهُ الوٰحِدُ القَهّارُ (Ⅴ)
- Ô vous, compagnons de prison, dites-moi si la multiplicité des dieux est préférable à un seul Dieu, l’Unique, le Tout-Puissant. (Ⅵ)
- O mes deux camarades de prison, des maîtres épars vaudraient-ils plus que Dieu l’Unique, l’Irrésistible ? (Ⅶ)
- O vous, mes compagnons de prison !, des dieux séparés vaudraient-ils mieux qu’Allah, l’Unique, l’Invincible ? (Ⅷ)
12. 40  
مَا تَعْبُدُونَ مِن دُونِهِ إِلَّا أَسْمَاءً سَمَّيْتُمُوهَا أَنتُمْ وَآبَاؤُكُم مَّا أَنزَلَ اللَّهُ بِهَا مِن سُلْطَانٍ ۚ إِنِ الْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ ۚ أَمَرَ أَلَّا تَعْبُدُوا إِلَّا إِيَّاهُ ۚ ذَٰلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ وَلَٰكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَعْلَمُونَ
- Ma taAAbudoona min doonihi illa asmaan sammaytumooha antum waabaokum ma anzala Allahu biha min sultanin ini alhukmu illa lillahi amara alla taAAbudoo illa iyyahu thalika alddeenu alqayyimu walakinna akthara alnnasi la yaAAlamoona (Ⅰ)
- Ceux que vous adorez en dehors de Dieu ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et auxquels le Seigneur n’a conféré aucun pouvoir. En vérité, le pouvoir n’appartient qu’à Dieu qui a prescrit de n’adorer que Lui. Telle est la vraie religion, mais bien peu de gens le savent. (Ⅱ)
- [Les idoles] que vous adorez en dehors de Lui (DIEU) ne sont que des noms inventés par vous ou par vos pères, et à l’appui desquels DIEU n’a fait descendre aucune preuve. L’autorité appartient à DIEU. Il a ordonné de n’adorer que Lui. Voilà la religion immuable. Mais les hommes, pour la plupart, ne savent pas (ils ont détruit leur intelligence par les crimes et par les injustices). (Ⅲ)
- ما تعبدون من دونه إلا أسماء سميتموها أنتم وآباؤكم ما أنزل الله بها من سلطان إن الحكم إلا لله أمر ألا تعبدوا إلا إياه ذلك الدين القيم ولكن أكثر الناس لا يعلمون (Ⅳ)
- ما تَعبُدونَ مِن دونِهِ إِلّا أَسماءً سَمَّيتُموها أَنتُم وَءاباؤُكُم ما أَنزَلَ اللَّهُ بِها مِن سُلطٰنٍ ۚ إِنِ الحُكمُ إِلّا لِلَّهِ ۚ أَمَرَ أَلّا تَعبُدوا إِلّا إِيّاهُ ۚ ذٰلِكَ الدّينُ القَيِّمُ وَلٰكِنَّ أَكثَرَ النّاسِ لا يَعلَمونَ (Ⅴ)
- Ce que vous adorez en dehors de Lui ne sont que de simples noms, qui n’ont aucun pouvoir et que vous et vos ancêtres avez inventés. Le vrai jugement appartient à Dieu, qui a ordonné de n’adorer que Lui. Telle est la vraie religion, mais la plupart des gens n’en savent rien. (Ⅵ)
- cela qu’en dehors de Lui vous adorez ne consiste qu’en noms dont vous les avez affublés, vous et vos pères, sans que Dieu n’y fît descendre la moindre justification. Le pouvoir n’appartient qu’à Dieu. Il commande que vous n’adoriez que Lui. Telle est la religion de droiture. Seulement, la plupart ne le savent pas. (Ⅶ)
- Ceux que vous adorez, en dehors de Lui, ne sont que des noms dont vous les avez nommés, vous et vos ancêtres. Allah ne fit descendre avec eux aucune probation. Le Jugement n’appartient qu’à Allah. Il a ordonné que vous n’adoriez que Lui. C’est la Religion immuable. Mais la plupart des Hommes ne savent point. (Ⅷ)
12. 41  
يَا صَاحِبَيِ السِّجْنِ أَمَّا أَحَدُكُمَا فَيَسْقِي رَبَّهُ خَمْرًا ۖ وَأَمَّا الْآخَرُ فَيُصْلَبُ فَتَأْكُلُ الطَّيْرُ مِن رَّأْسِهِ ۚ قُضِيَ الْأَمْرُ الَّذِي فِيهِ تَسْتَفْتِيَانِ
- Ya sahibayi alssijni amma ahadukuma fayasqee rabbahu khamran waamma alakharu fayuslabu fatakulu alttayru min rasihi qudiya alamru allathee feehi tastaftiyani (Ⅰ)
- Ô vous, mes deux compagnons de prison ! L’un de vous servira d’échanson pour donner du vin à son maître ; quant à l’autre, il sera crucifié et les oiseaux lui picoreront la tête. C’est la réponse irrévocable à la question que vous posez. » (Ⅱ)
- Ô mes compagnons de prison ! L’un de vous servira le vin à son maître ; quant à l’autre, il sera crucifié et les oiseaux lui picoreront la tête. Le décret sur lequel vous me consultez est prononcé ». (Ⅲ)
- يا صاحبي السجن أما أحدكما فيسقي ربه خمرا وأما الآخر فيصلب فتأكل الطير من رأسه قضي الأمر الذي فيه تستفتيان (Ⅳ)
- يٰصىٰحِبَىِ السِّجنِ أَمّا أَحَدُكُما فَيَسقى رَبَّهُ خَمرًا ۖ وَأَمَّا الءاخَرُ فَيُصلَبُ فَتَأكُلُ الطَّيرُ مِن رَأسِهِ ۚ قُضِىَ الأَمرُ الَّذى فيهِ تَستَفتِيانِ (Ⅴ)
- Ô vous, compagnons de prison ! L’un d’entre vous servira le vin à son maître, tandis que l’autre sera crucifié. Les oiseaux viendront lui manger la tête. L’affaire de votre demande d’interprétation est déjà décidée. (Ⅵ)
- O mes deux camarades de prison, eh bien ! l’un de vous servira le vin à son maître. L’autre, eh bien ! sera crucifié et les oiseaux mangeront son crâne. Ainsi a-t-il été décrété de la chose sur quoi vous me consultez ». (Ⅶ)
- O vous, mes compagnons de prison !, l’un de vous sera l’échanson de son maître. Quant à l’autre, il sera crucifié et les oiseaux lui picoreront la tête. Décrété est l’Ordre sur lequel vous me consultez. » (Ⅷ)
12. 42  
وَقَالَ لِلَّذِي ظَنَّ أَنَّهُ نَاجٍ مِّنْهُمَا اذْكُرْنِي عِندَ رَبِّكَ فَأَنسَاهُ الشَّيْطَانُ ذِكْرَ رَبِّهِ فَلَبِثَ فِي السِّجْنِ بِضْعَ سِنِينَ
- Waqala lillathee thanna annahu najin minhuma othkurnee AAinda rabbika faansahu alshshaytanu thikra rabbihi falabitha fee alssijni bidAAa sineena (Ⅰ)
- S’adressant à celui qui, à son avis, devait être sauvé, Joseph lui demanda d’attirer sur lui l’attention de son maître. Mais Satan lui fit oublier de parler à son maître de Joseph. Aussi ce dernier séjourna-t-il quelques années encore en prison. (Ⅱ)
- Et [Joseph] dit à celui qui, à son avis, devait être délivré : « Parle de moi auprès de ton maître ». Mais Satan lui fit oublier de parler [de Joseph] à son maître. [Joseph] resta donc encore quelques années en prison. (Ⅲ)
- وقال للذي ظن أنه ناج منهما اذكرني عند ربك فأنساه الشيطان ذكر ربه فلبث في السجن بضع سنين (Ⅳ)
- وَقالَ لِلَّذى ظَنَّ أَنَّهُ ناجٍ مِنهُمَا اذكُرنى عِندَ رَبِّكَ فَأَنسىٰهُ الشَّيطٰنُ ذِكرَ رَبِّهِ فَلَبِثَ فِى السِّجنِ بِضعَ سِنينَ (Ⅴ)
- Joseph dit à celui qu’il supposait être sorti d’affaire : Souviens-toi de moi lorsque tu seras près de ton maître. Mais le démon lui fit oublier sa promesse et Joseph croupit en prison pendant quelques années. (Ⅵ)
- Il dit encore à celui dont il prévoyait que des deux il réchapperait : « Rappelle-moi à ton Seigneur ». Mais Satan fit oublier à celui-là le rappel de son Seigneur. Joseph demeura donc quelques années en prison. (Ⅶ)
- Et [Joseph] ajouta à celui qui, des deux, se jugeait sauvé : « Rappelle- moi auprès de ton maître ! » [Mais] le Démon lui fit oublier, [rendu à la liberté], de rappeler [Joseph] à son maître, et [Joseph] demeura en prison plusieurs années. (Ⅷ)
12. 43  
وَقَالَ الْمَلِكُ إِنِّي أَرَىٰ سَبْعَ بَقَرَاتٍ سِمَانٍ يَأْكُلُهُنَّ سَبْعٌ عِجَافٌ وَسَبْعَ سُنبُلَاتٍ خُضْرٍ وَأُخَرَ يَابِسَاتٍ ۖ يَا أَيُّهَا الْمَلَأُ أَفْتُونِي فِي رُؤْيَايَ إِن كُنتُمْ لِلرُّؤْيَا تَعْبُرُونَ
- Waqala almaliku innee ara sabAAa baqaratin simanin yakuluhunna sabAAun AAijafun wasabAAa sunbulatin khudrin waokhara yabisatin ya ayyuha almalao aftoonee fee ruyaya in kuntum lilrruya taAAburoona (Ⅰ)
- » J’ai vu en songe, dit le roi, sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres, et aussi sept épis verts et sept autres secs. Honorable assemblée ! Expliquez-moi ma vision, si vous savez interpréter les songes ! » (Ⅱ)
- Le roi [d’Egypte] dit : « J’ai vu [en songe] sept vaches grasses que dévoraient sept [vaches] maigres, et [aussi] sept épis verts et [sept] autres desséchés. Ô Conseil [de notables], donnez-moi une explication de mon songe, si vous savez interpréter les songes ». (Ⅲ)
- وقال الملك إني أرى سبع بقرات سمان يأكلهن سبع عجاف وسبع سنبلات خضر وأخر يابسات يا أيها الملأ أفتوني في رؤياي إن كنتم للرؤيا تعبرون (Ⅳ)
- وَقالَ المَلِكُ إِنّى أَرىٰ سَبعَ بَقَرٰتٍ سِمانٍ يَأكُلُهُنَّ سَبعٌ عِجافٌ وَسَبعَ سُنبُلٰتٍ خُضرٍ وَأُخَرَ يابِسٰتٍ ۖ يٰأَيُّهَا المَلَأُ أَفتونى فى رُءيٰىَ إِن كُنتُم لِلرُّءيا تَعبُرونَ (Ⅴ)
- Le roi dit : J’ai vu en songe sept vaches grasses se faire dévorer par sept autres vaches d’une grande maigreur. Je voyais sept épis tendres et sept autres complètement desséchés. Ô vous les notables, dites-moi ce que cela signifie, pour autant que vous sachiez interpréter les songes. (Ⅵ)
- Le roi dit : « Moi, je viens de voir sept vaches grasses, que dévoraient sept maigres, et puis sept épis verts et puis d’autres tout secs. Conseillers, donnez-moi avis sur ma vision, pour autant que vous soyez capables d’expliquer une vision » (Ⅶ)
- Le roi [d'Égypte] dit : « Je vois [en songe] sept vaches grasses que mangent sept vaches maigres [et je vois] sept épis verts et sept épis desséchés. Conseil ! (malâ’), éclairez-moi sur mon rêve si vous êtes capable d’interpréter les rêves ! » (Ⅷ)
12. 44  
قَالُوا أَضْغَاثُ أَحْلَامٍ ۖ وَمَا نَحْنُ بِتَأْوِيلِ الْأَحْلَامِ بِعَالِمِينَ
- Qaloo adghathu ahlamin wama nahnu bitaweeli alahlami biAAalimeena (Ⅰ)
- – « Ce n’est là, dirent les courtisans, qu’un amas de songes confus. Du reste, nous n’entendons rien à l’interprétation des rêves. » (Ⅱ)
- Ils dirent : « C’est un amas de visions confuses. Et nous ne savons pas interpréter les visions confuses ». (Ⅲ)
- قالوا أضغاث أحلام وما نحن بتأويل الأحلام بعالمين (Ⅳ)
- قالوا أَضغٰثُ أَحلٰمٍ ۖ وَما نَحنُ بِتَأويلِ الأَحلٰمِ بِعٰلِمينَ (Ⅴ)
- Ce ne sont là que rêves incohérents, répondirent-ils. Et nous ne sommes pas versés dans le domaine de l’interprétation des rêves. (Ⅵ)
- ils dirent : « Quels fagots de songes ! Nous ne sommes pas, en matière d’interprétation de songes, des connaisseurs ». (Ⅶ)
- — « Amas de visions », répondirent-ils. « Nous ne sommes point savants dans l’interprétation des visions. » (Ⅷ)
12. 45  
وَقَالَ الَّذِي نَجَا مِنْهُمَا وَادَّكَرَ بَعْدَ أُمَّةٍ أَنَا أُنَبِّئُكُم بِتَأْوِيلِهِ فَأَرْسِلُونِ
- Waqala allathee naja minhuma waiddakara baAAda ommatin ana onabbiokum bitaweelihi faarsilooni (Ⅰ)
- Or, celui des deux prisonniers qui avait eu la vie sauve se souvint enfin de Joseph et dit : « Moi, je suis en mesure de vous en donner l’interprétation. Laissez-moi aller la chercher ! » (Ⅱ)
- L’un des deux [compagnons de prison de Joseph] qui avait été libéré, et se souvint [enfin, de Joseph] après si longtemps, dit : « Moi, je vous en rapporterai l’interprétation. Envoyez-moi donc [pour accomplir cette mission] ». (Ⅲ)
- وقال الذي نجا منهما وادكر بعد أمة أنا أنبئكم بتأويله فأرسلون (Ⅳ)
- وَقالَ الَّذى نَجا مِنهُما وَادَّكَرَ بَعدَ أُمَّةٍ أَنا۠ أُنَبِّئُكُم بِتَأويلِهِ فَأَرسِلونِ (Ⅴ)
- Celui des deux prisonniers qui fut libéré se rappela soudain ce qu’il avait eu comme conversation avec un certain Joseph. Il s’exclama : Je vous apporterai le sens de cette vision. Envoyez-moi [comme messager]. (Ⅵ)
- Or celui des deux qui avait réchappé et, après une certaine durée, venait à se rappeler, dit : « Moi, je vous en rapporterai l’interprétation. Envoyez-moi »... (Ⅶ)
- Or celui des deux [prisonniers] qui avaient échappé s’écria, s’amendant après réflexion : « Moi, je vais vous aviser de l’interprétation de [ce songe]. Dépêchez-moi ! » (Ⅷ)
12. 46  
يُوسُفُ أَيُّهَا الصِّدِّيقُ أَفْتِنَا فِي سَبْعِ بَقَرَاتٍ سِمَانٍ يَأْكُلُهُنَّ سَبْعٌ عِجَافٌ وَسَبْعِ سُنبُلَاتٍ خُضْرٍ وَأُخَرَ يَابِسَاتٍ لَّعَلِّي أَرْجِعُ إِلَى النَّاسِ لَعَلَّهُمْ يَعْلَمُونَ
- Yoosufu ayyuha alssiddeequ aftina fee sabAAi baqaratin simanin yakuluhunna sabAAun AAijafun wasabAAi sunbulatin khudrin waokhara yabisatin laAAallee arjiAAu ila alnnasi laAAallahum yaAAlamoona (Ⅰ)
- » Ô Joseph, le véridique ! Éclaire-nous au sujet de sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres, sept épis verts et sept autres secs, afin que de retour auprès de ceux qui m’attendent je puisse les renseigner. » (Ⅱ)
- « Joseph, [dit-il, lorsqu’il vint le retrouver,] ô toi véridique ! Explique-nous [le songe suivant] : sept vaches grasses que dévorent sept [vaches] maigres, et [aussi] sept épis verts et [sept] autres desséchés. Afin que je retourne vers les hommes, pour qu’ils sachent [l’interprétation du songe] ». (Ⅲ)
- يوسف أيها الصديق أفتنا في سبع بقرات سمان يأكلهن سبع عجاف وسبع سنبلات خضر وأخر يابسات لعلي أرجع إلى الناس لعلهم يعلمون (Ⅳ)
- يوسُفُ أَيُّهَا الصِّدّيقُ أَفتِنا فى سَبعِ بَقَرٰتٍ سِمانٍ يَأكُلُهُنَّ سَبعٌ عِجافٌ وَسَبعِ سُنبُلٰتٍ خُضرٍ وَأُخَرَ يابِسٰتٍ لَعَلّى أَرجِعُ إِلَى النّاسِ لَعَلَّهُم يَعلَمونَ (Ⅴ)
- Ô Joseph, toi le juste, le véridique ! Donne-nous l’interprétation de ce rêve des sept vaches maigres qui avalent sept vaches grasses, sept épis verts et sept épis desséchés, car je dois revenir avec une réponse vers mes commanditaires, de façon qu’ils sachent. (Ⅵ)
- — « Joseph, être de vérité, donne-moi avis sur sept vaches grasses, que dévorent sept maigres, et sur sept épis verts et d’autres tout secs : j’espère revenir auprès de ces gens-là et de leur apporter peut-être la connaissance » (Ⅶ)
- « Joseph ! ô juste ! éclaire-nous sur [ce songe où l’on vit] sept vaches maigres mangeant sept vaches grasses et sept épis, verts [suivant] sept autres desséchés. » Peut-être reviendrai-je vers les hommes. Peut-être sauront-ils. (Ⅷ)
12. 47  
قَالَ تَزْرَعُونَ سَبْعَ سِنِينَ دَأَبًا فَمَا حَصَدتُّمْ فَذَرُوهُ فِي سُنبُلِهِ إِلَّا قَلِيلًا مِّمَّا تَأْكُلُونَ
- Qala tazraAAoona sabAAa sineena daaban fama hasadtum fatharoohu fee sunbulihi illa qaleelan mimma takuloona (Ⅰ)
- Joseph répondit alors : « Vous sèmerez durant sept années, comme à l’accoutumée. Laissez en épis tout ce que vous aurez moissonné, excepté une petite quantité que vous consommerez. (Ⅱ)
- [Joseph] dit : « Pendant sept ans vous sèmerez comme d’habitude, mais ne mangerez que peu de vos moissons, et vous laisserez le reste dans les épis. (Ⅲ)
- قال تزرعون سبع سنين دأبا فما حصدتم فذروه في سنبله إلا قليلا مما تأكلون (Ⅳ)
- قالَ تَزرَعونَ سَبعَ سِنينَ دَأَبًا فَما حَصَدتُم فَذَروهُ فى سُنبُلِهِ إِلّا قَليلًا مِمّا تَأكُلونَ (Ⅴ)
- Vous sèmerez, dit-il, sept ans d’affilée, selon l’usage en vigueur, tout ce que vous moissonnerez. Laissez le blé dans l’épi, hormis une petite partie que vous consommerez. (Ⅵ)
- Joseph dit : « Vous cultiverez sept ans, régulièrement. Ce que vous aurez moissonné, vannez-le en épi, sauf une petite part, dont vous mangerez (Ⅶ)
- [Joseph] répondit : « Vous sèmerez durant sept années selon la coutume et, ce que vous moissonnerez, laissez-le en épis, sauf une petite part que vous mangerez. (Ⅷ)
12. 48  
ثُمَّ يَأْتِي مِن بَعْدِ ذَٰلِكَ سَبْعٌ شِدَادٌ يَأْكُلْنَ مَا قَدَّمْتُمْ لَهُنَّ إِلَّا قَلِيلًا مِّمَّا تُحْصِنُونَ
- Thumma yatee min baAAdi thalika sabAAun shidadun yakulna ma qaddamtum lahunna illa qaleelan mimma tuhsinoona (Ⅰ)
- Viendront ensuite sept années de disette qui épuiseront toutes les réserves que vous aurez constituées, à l’exception d’une petite quantité que vous aurez épargnée. (Ⅱ)
- Puis viendront sept [ans] durs [et de disette] qui consommeront tout ce que vous avez amassé en les prévoyant, sauf une petite quantité que vous aurez réservée [pour les semailles]. (Ⅲ)
- ثم يأتي من بعد ذلك سبع شداد يأكلن ما قدمتم لهن إلا قليلا مما تحصنون (Ⅳ)
- ثُمَّ يَأتى مِن بَعدِ ذٰلِكَ سَبعٌ شِدادٌ يَأكُلنَ ما قَدَّمتُم لَهُنَّ إِلّا قَليلًا مِمّا تُحصِنونَ (Ⅴ)
- Viendront après sept années de terrible disette. Elles mangeront ce que vous avez laissé auparavant à cette fin, en dehors du peu que vous aurez mis de côté. (Ⅵ)
- après cela viendront sept années dures, qui mangeront ce que vous aurez pour elles anticipé, sauf une petite part, dont vous ferez des réserves (Ⅶ)
- Ensuite viendront sept années de disette qui dévoreront ce que vous aurez amassé, en prévision d’elles, sauf une petite part que vous réserverez. (Ⅷ)
12. 49  
ثُمَّ يَأْتِي مِن بَعْدِ ذَٰلِكَ عَامٌ فِيهِ يُغَاثُ النَّاسُ وَفِيهِ يَعْصِرُونَ
- Thumma yatee min baAAdi thalika AAamun feehi yughathu alnnasu wafeehi yaAAsiroona (Ⅰ)
- Puis viendra une année où les gens auront beaucoup de pluie et où les pressoirs seront abondamment utilisés. » (Ⅱ)
- Puis viendra une année où les hommes seront secourus [par la pluie] et où ils presseront [abondamment, des huiles d’olives etc.] ». (Ⅲ)
- ثم يأتي من بعد ذلك عام فيه يغاث الناس وفيه يعصرون (Ⅳ)
- ثُمَّ يَأتى مِن بَعدِ ذٰلِكَ عامٌ فيهِ يُغاثُ النّاسُ وَفيهِ يَعصِرونَ (Ⅴ)
- Après cela, une année de répit durant laquelle les gens trouveront leur subsistance et se rendront au pressoir. (Ⅵ)
- enfin viendra une année où l’on aura la pluie et de quoi faire marcher les pressoirs ». (Ⅶ)
- Puis, après cela, viendra une année où les gens seront secourus et iront au pressoir. » (Ⅷ)


Page: 1

12 







Home