La caverne (al-kahf)
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Traduction de Malek Chebel (2009).
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18.50
Et lorsque Nous dîmes aux anges : Prosternez-vous devant Adam !, ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis, le mauvais ange qui s’est rebellé quant à l’ordre de son Dieu. Aussi le prendriez-vous pour tuteur en dehors de Moi, lui et toute sa progéniture, alors même qu’ils sont vos ennemis ? Triste alternative pour les injustes !

Waith qulna lilmalaikati osjudoo liadama fasajadoo illa ibleesa kana mina aljinni fafasaqa AAan amri rabbihi afatattakhithoonahu wathurriyyatahu awliyaa min doonee wahum lakum AAaduwwun bisa lilththalimeena badalan (⁎)

Rappelle-toi lorsque Nous avons dit aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » Ils se sont tous prosternés à l’exception de Satan, qui était du nombre des djinns et qui refusa d’obéir à l’ordre de son Seigneur. Allez-vous le prendre, ainsi que sa descendance, pour maître en dehors de Moi, alors qu’ils sont vos ennemis mortels ? Quel détestable échange pour les pervers ! (Ⅰ)

Et [rappelez-vous] lorsque Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam », ils se prosternèrent [tous] sauf Iblîs (Satan) qui était du nombre des djinns et qui transgressa l’ordre de son Seigneur ; est-ce que vous prendrez [Satan] et sa descendance (les démons) comme protecteurs à Ma place, alors qu’ils sont pour vous des ennemis ? Quel mauvais échange font les injustes [impies, criminels, etc.] ! (Ⅱ)

وَإِذْ قُلْنَا لِلْمَلَائِكَةِ اسْجُدُوا لِآدَمَ فَسَجَدُوا إِلَّا إِبْلِيسَ كَانَ مِنَ الْجِنِّ فَفَسَقَ عَنْ أَمْرِ رَبِّهِ ۗ أَفَتَتَّخِذُونَهُ وَذُرِّيَّتَهُ أَوْلِيَاءَ مِن دُونِي وَهُمْ لَكُمْ عَدُوٌّ ۚ بِئْسَ لِلظَّالِمِينَ بَدَلًا (Ⅳ)

18.51
Je ne les ai pas pris pour témoigner de la création des cieux et de la terre, pas plus que de leur propre création : Je ne prends pas à Mes côtés ceux qui ont pour vocation d’égarer les autres.

Ma ashhadtuhum khalqa alssamawati waalardi wala khalqa anfusihim wama kuntu muttakhitha almudilleena AAadudan (⁎)

Je ne les ai pas pris pour témoins lors de la création des Cieux et de la Terre ni lors de leur propre création, car Je n’ai jamais fait appel au concours des corrupteurs ! (Ⅰ)

Je ne fis pas [Satan ni les diables] présents à la création des cieux et de la terre, pas plus qu’à leur propre création. Je ne prendrais jamais pour aides ceux qui égarent [les autres]. (Ⅱ)

۞ مَّا أَشْهَدتُّهُمْ خَلْقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَلَا خَلْقَ أَنفُسِهِمْ وَمَا كُنتُ مُتَّخِذَ الْمُضِلِّينَ عَضُدًا (Ⅳ)

18.52
Et le jour où Allah dira : Appelez Mes associés, ceux que vous avez prétendus tels !, on les appellera. Mais ils ne leur répondront pas. Nous aurons fait en sorte que tout un abîme les sépare.

Wayawma yaqoolu nadoo shurakaiya allatheena zaAAamtum fadaAAawhum falam yastajeeboo lahum wajaAAalna baynahum mawbiqan (⁎)

Un jour, Dieu dira aux infidèles : « Appelez à votre secours ceux que vous prétendiez être Mes associés ! » Et ils les invoqueront, mais ils ne recevront d’eux aucune réponse, car entre les uns et les autres Nous aurons ouvert un abîme. (Ⅰ)

Le jour où [DIEU] dira : « Appelez ceux (les idoles) que vous prétendiez être Mes associés ». Ils les appelleront, mais eux ne leur répondront pas. Nous placerons entre eux un abîme de perdition. (Ⅱ)

وَيَوْمَ يَقُولُ نَادُوا شُرَكَائِيَ الَّذِينَ زَعَمْتُمْ فَدَعَوْهُمْ فَلَمْ يَسْتَجِيبُوا لَهُمْ وَجَعَلْنَا بَيْنَهُم مَّوْبِقًا (Ⅳ)

18.53
Les coupables verront le feu dans lequel, penseront-ils, ils seront jetés sans aucune échappatoire.

Waraa almujrimoona alnnara fathannoo annahum muwaqiAAooha walam yajidoo AAanha masrifan (⁎)

Et en voyant le Feu, les négateurs auront la certitude qu’ils y seront précipités sans trouver aucun moyen d’y échapper. (Ⅰ)

Les criminels verront le Feu (résultat de leurs crimes). Ils seront convaincus qu’ils vont y tomber, et qu’ils ne trouveront aucun moyen d’y échapper. (Ⅱ)

وَرَأَى الْمُجْرِمُونَ النَّارَ فَظَنُّوا أَنَّهُم مُّوَاقِعُوهَا وَلَمْ يَجِدُوا عَنْهَا مَصْرِفًا (Ⅳ)

18.54
Nous avons certes, au bénéfice des hommes, disposé dans ce Coran des exemples de chaque chose. Mais l’homme s’est montré essentiellement querelleur.

Walaqad sarrafna fee hatha alqurani lilnnasi min kulli mathalin wakana alinsanu akthara shayin jadalan (⁎)

Nous avons proposé dans ce Coran toutes sortes d’exemples à l’intention des hommes, mais la controverse reste leur passion dominante. (Ⅰ)

Nous avons exposé pour les hommes toutes sortes d’exemples [nécessaires et suffisants] dans ce Coran ; [mais] l’homme [non-éduqué est un être qui] dispute beaucoup. (Ⅱ)

وَلَقَدْ صَرَّفْنَا فِي هَٰذَا الْقُرْآنِ لِلنَّاسِ مِن كُلِّ مَثَلٍ ۚ وَكَانَ الْإِنسَانُ أَكْثَرَ شَيْءٍ جَدَلًا (Ⅳ)

18.55
Rien n’empêche les hommes de croire, dès lors qu’ils sont touchés par la bonne intuition et qu’ils sollicitent le pardon de leur Seigneur, à moins que les traditions des anciens ne reprennent le dessus ou qu’ils ne doivent faire face au châtiment.

Wama manaAAa alnnasa an yuminoo ith jaahumu alhuda wayastaghfiroo rabbahum illa an tatiyahum sunnatu alawwaleena aw yatiyahumu alAAathabu qubulan (⁎)

Qu’est-ce donc qui les empêche de croire, alors que la bonne voie leur est tracée, et de demander pardon à leur Seigneur ? Attendent-ils de subir le sort de leurs aînés ou que le châtiment vienne les frapper de plein fouet ? (Ⅰ)

Qu’est-ce qui a empêché les hommes de croire lorsque le guide leur est venu ? Et [qu’est-ce qui les empêche] de demander pardon à leur Seigneur ? Si ce n’est qu’ils attendent de voir se réaliser la loi qui a frappé les Anciens ou que le châtiment les frappe de front ? (Ⅱ)

وَمَا مَنَعَ النَّاسَ أَن يُؤْمِنُوا إِذْ جَاءَهُمُ الْهُدَىٰ وَيَسْتَغْفِرُوا رَبَّهُمْ إِلَّا أَن تَأْتِيَهُمْ سُنَّةُ الْأَوَّلِينَ أَوْ يَأْتِيَهُمُ الْعَذَابُ قُبُلًا (Ⅳ)

18.56
Nous n’envoyons Nos messagers que pour informer ou pour mettre en garde. Mais ceux qui ont choisi l’infidélité contestent le vrai en le soumettant au faux. Ils tournent en dérision Nos signes et Nos avertissements.

Wama nursilu almursaleena illa mubashshireena wamunthireena wayujadilu allatheena kafaroo bialbatili liyudhidoo bihi alhaqqa waittakhathoo ayatee wama onthiroo huzuwan (⁎)

Nous n’envoyons les prophètes que pour annoncer la bonne nouvelle et avertir, pendant que les négateurs s’emploient à combattre la Vérité avec de faux arguments et à tourner en dérision Nos signes et Nos avertissements. (Ⅰ)

Nous n’envoyons les Prophètes que pour annoncer de bonnes nouvelles (dire ce qu’il faut faire) et avertir (mettre en garde de ce qu’il ne faut pas faire). Les impies (les injustes,...) disputent avec de faux arguments afin d’infirmer la vérité et prennent en raillerie Mes versets [et Mes signes] et ce dont ils ont été avertis. (Ⅱ)

وَمَا نُرْسِلُ الْمُرْسَلِينَ إِلَّا مُبَشِّرِينَ وَمُنذِرِينَ ۚ وَيُجَادِلُ الَّذِينَ كَفَرُوا بِالْبَاطِلِ لِيُدْحِضُوا بِهِ الْحَقَّ ۖ وَاتَّخَذُوا آيَاتِي وَمَا أُنذِرُوا هُزُوًا (Ⅳ)

18.57
Qui est plus injuste que celui qui, ayant été informé de Nos signes, s’en est détourné et a oublié ce qu’il a commis ? Nous avons mis des voiles sur leurs cœurs, pour qu’ils ne comprennent pas, et une dureté particulière dans leurs oreilles. Tu les convierais dans le droit chemin, ils ne le prendraient point.

Waman athlamu mimman thukkira biayati rabbihi faaAArada AAanha wanasiya ma qaddamat yadahu inna jaAAalna AAala quloobihim akinnatan an yafqahoohu wafee athanihim waqran wain tadAAuhum ila alhuda falan yahtadoo ithan abadan (⁎)

Qui est plus injuste que celui qui tourne le dos aux signes de son Seigneur, quand ils lui sont rappelés, et qui va même jusqu’à oublier ses propres péchés ? Nous avons placé des voiles épais sur leurs cœurs pour les empêcher de comprendre, et Nous les avons rendus durs d’oreille, si bien que tu auras beau les appeler à la bonne voie, jamais ils ne sauront se guider. (Ⅰ)

Qui est plus injuste que celui à qui sont rappelés les versets [et les signes] de son Seigneur mais qui s’en détourne et oublie ce que ses mains ont fait (ses péchés et ses mauvais actes) ? [Ces gens ont détruit leurs cœurs,] Nous avons placé des enveloppes (justes résultats de leurs actions exécrables obstinées) sur leurs cœurs, ils ne comprennent pas, et [de même, ils se sont fait] une lourdeur dans leurs oreilles. Si tu les appelles vers la bonne voie, ils ne seront pas guidés. (Ⅱ)

وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّن ذُكِّرَ بِآيَاتِ رَبِّهِ فَأَعْرَضَ عَنْهَا وَنَسِيَ مَا قَدَّمَتْ يَدَاهُ ۚ إِنَّا جَعَلْنَا عَلَىٰ قُلُوبِهِمْ أَكِنَّةً أَن يَفْقَهُوهُ وَفِي آذَانِهِمْ وَقْرًا ۖ وَإِن تَدْعُهُمْ إِلَى الْهُدَىٰ فَلَن يَهْتَدُوا إِذًا أَبَدًا (Ⅳ)

18.58
Et si ton Seigneur, Celui qui pardonne, plein de miséricorde, les punissait de ce qu’ils ont commis, Il aurait accéléré leur tourment. Mais ils ont un rendez-vous auquel ils ne peuvent se soustraire.

Warabbuka alghafooru thoo alrrahmati law yuakhithuhum bima kasaboo laAAajjala lahumu alAAathaba bal lahum mawAAidun lan yajidoo min doonihi mawilan (⁎)

Et si ton Seigneur, l’Indulgent, le Clément, voulait les punir selon leurs œuvres, Il hâterait certainement leur châtiment. Mais un rendez-vous, pour cela, leur a été fixé et ils ne trouveront aucun moyen pour s’y soustraire. (Ⅰ)

Ton Seigneur est Celui qui pardonne, Il est plein de miséricorde [et octroie les biens]. S’Il les réprimandait [immédiatement] à cause de leurs [mauvais] actes, Il aurait hâté leur châtiment. Mais un terme leur est fixé, ils ne trouveront en dehors de ce [terme fixé] aucun refuge. (Ⅱ)

وَرَبُّكَ الْغَفُورُ ذُو الرَّحْمَةِ ۖ لَوْ يُؤَاخِذُهُم بِمَا كَسَبُوا لَعَجَّلَ لَهُمُ الْعَذَابَ ۚ بَل لَّهُم مَّوْعِدٌ لَّن يَجِدُوا مِن دُونِهِ مَوْئِلًا (Ⅳ)

18.59
Ces cités, Nous les avons anéanties lorsqu’elles se sont comportées de manière injuste, et Nous leur avons fixé un terme précis pour cette destruction.

Watilka alqura ahlaknahum lamma thalamoo wajaAAalna limahlikihim mawAAidan (⁎)

Rappelle-toi ces cités que Nous avons anéanties en raison de leurs iniquités, après avoir fixé le moment de leur destruction ! (Ⅰ)

Telles les cités que Nous avons fait périr quand [ses habitants] ont commis des injustices [flagrantes] et avons fixé, pour leur disparition, un terme. (Ⅱ)

وَتِلْكَ الْقُرَىٰ أَهْلَكْنَاهُمْ لَمَّا ظَلَمُوا وَجَعَلْنَا لِمَهْلِكِهِم مَّوْعِدًا (Ⅳ)

18.60
Et quand Moïse dit à son serviteur : Je ne cesserai [de marcher] que lorsque j’aurai atteint le confluent des deux mers, même s’il me fallait marcher indéfiniment.

Waith qala moosa lifatahu la abrahu hatta ablugha majmaAAa albahrayni aw amdiya huquban (⁎)

Rappelle-toi quand Moïse dit à son valet : « Je ne cesserai de marcher que lorsque j’aurai atteint le confluent des deux mers, dussé-je y mettre des années ! » (Ⅰ)

[Rappelez-vous] lorsque Moïse dit à son disciple : « Je ne cesserai pas [de parcourir] jusqu’à ce que j’atteigne le confluent des deux mers, dussé-je marcher très longtemps ». (Ⅱ)

وَإِذْ قَالَ مُوسَىٰ لِفَتَاهُ لَا أَبْرَحُ حَتَّىٰ أَبْلُغَ مَجْمَعَ الْبَحْرَيْنِ أَوْ أَمْضِيَ حُقُبًا (Ⅳ)

18.61
Et quand ils atteignirent le confluent des deux mers, ils oublièrent leur poisson, qui aussitôt leur échappa dans la mer comme une flèche.

Falamma balagha majmaAAa baynihima nasiya hootahuma faittakhatha sabeelahu fee albahri saraban (⁎)

Mais lorsqu’ils eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui retrouva librement son chemin vers la mer. (Ⅰ)

Puis, lorsqu’ils atteignirent le confluent des deux [mers], ils oublièrent leur poisson qui reprit son chemin dans la mer. (Ⅱ)

فَلَمَّا بَلَغَا مَجْمَعَ بَيْنِهِمَا نَسِيَا حُوتَهُمَا فَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ سَرَبًا (Ⅳ)

18.62
Et lorsqu’ils eurent dépassé le point nommé, Moïse dit à son valet : Apporte-nous notre repas, ce voyage a été très éprouvant pour nous.

Falamma jawaza qala lifatahu atina ghadaana laqad laqeena min safarina hatha nasaban (⁎)

Et lorsqu’ils eurent dépassé cet endroit, Moïse dit à son valet : « Apporte-nous notre repas, cette étape nous a durement éprouvés. » (Ⅰ)

Puis, lorsqu’ils eurent dépassé [le confluent], [Moïse] dit à son disciple : « Apporte-nous notre repas, en effet nous avons rencontré [beaucoup] de fatigue lors de notre présent voyage ». (Ⅱ)

فَلَمَّا جَاوَزَا قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا لَقَدْ لَقِينَا مِن سَفَرِنَا هَٰذَا نَصَبًا (Ⅳ)

18.63
Le jeune homme dit : Que vas-tu en penser ? Lorsque nous nous sommes arrêtés sous le rocher, j’ai oublié le poisson. Seul Satan peut me le faire oublier ! Le poisson a repris le chemin de la mer, si étrange que cela puisse paraître !

Qala araayta ith awayna ila alssakhrati fainnee naseetu alhoota wama ansaneehu illa alshshaytanu an athkurahu waittakhatha sabeelahu fee albahri AAajaban (⁎)

– « Te souviens-tu, lui dit le valet, lorsque nous nous sommes abrités près du rocher ? Eh bien, c’est là où je n’ai plus prêté attention au poisson, et c’est certainement le démon qui m’a empêché de m’en rappeler. C’est alors que le poisson a repris miraculeusement son chemin vers la mer ! » (Ⅰ)

[Le disciple] dit : « Tu sais, lorsque nous nous sommes abrités près du rocher, j’ai oublié le poisson - le Satan seul m’a fait oublier de [te] le rappeler - et [le poisson] a repris prodigieusement son chemin dans la mer ». (Ⅱ)

قَالَ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ وَمَا أَنسَانِيهُ إِلَّا الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ ۚ وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَبًا (Ⅳ)

18.64
Moïse répondit : C’est cela que nous souhaitions. Et ils revinrent sur leurs pas !

Qala thalika ma kunna nabghi fairtadda AAala atharihima qasasan (⁎)

– « Eh bien ! C’est justement ce que nous cherchions ! », repartit Moïse. Et ils retournèrent sur leurs pas. (Ⅰ)

[Moïse] dit : « C’est ce que nous cherchions ». Et ils retournèrent sur leurs pas, en suivant les traces. (Ⅱ)

قَالَ ذَٰلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِ ۚ فَارْتَدَّا عَلَىٰ آثَارِهِمَا قَصَصًا (Ⅳ)

18.65
Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs, que Nous avions doté de Notre miséricorde et d’une partie de Notre science.

Fawajada AAabdan min AAibadina ataynahu rahmatan min AAindina waAAallamnahu min ladunna AAilman (⁎)

Ils rencontrèrent un de Nos serviteurs qui avait été touché par Notre grâce et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Notre part. (Ⅰ)

Ils trouvèrent un de Nos adorateurs que Nous avions gratifié de Notre miséricorde et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. (Ⅱ)

فَوَجَدَا عَبْدًا مِّنْ عِبَادِنَا آتَيْنَاهُ رَحْمَةً مِّنْ عِندِنَا وَعَلَّمْنَاهُ مِن لَّدُنَّا عِلْمًا (Ⅳ)

18.66
Moïse lui dit : Je vais te suivre à condition que tu m’apprennes un peu de la science que tu as reçue en guise de droiture !

Qala lahu moosa hal attabiAAuka AAala an tuAAallimani mimma AAullimta rushdan (⁎)

Moïse lui dit : « Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes un peu de la sagesse à laquelle tu as été initié ? » (Ⅰ)

Moïse lui dit : « Puis-je te suivre que tu m’apprennes [un peu] de ce qui t’a été appris [concernant] la rectitude [et la perfection] ? » (Ⅱ)

قَالَ لَهُ مُوسَىٰ هَلْ أَتَّبِعُكَ عَلَىٰ أَن تُعَلِّمَنِ مِمَّا عُلِّمْتَ رُشْدًا (Ⅳ)

18.67
L’autre dit : Tu n’auras pas avec moi la patience nécessaire.

Qala innaka lan tastateeAAa maAAiya sabran (⁎)

– « Tu n’aurais jamais assez de patience, répondit l’inconnu, pour rester en ma compagnie, (Ⅰ)

Il dit : « [Moïse,] avec moi tu ne pourras faire preuve d’assez de patience. (Ⅱ)

قَالَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا (Ⅳ)

18.68
Comment d’ailleurs patienterais-tu si tu ne sais pas à quoi tu t’exposes ?

Wakayfa tasbiru AAala ma lam tuhit bihi khubran (⁎)

car comment pourrais-tu assister, sans manifester ta curiosité, à des choses dont tu ne saisiras pas le sens ? » (Ⅰ)

Comment serais-tu patient devant ce dont tu ne connais pas les secrets ? (tu ne discernes pas) » (Ⅱ)

وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَىٰ مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرًا (Ⅳ)

18.69
Tu me trouveras, si Dieu le veut, aussi patient qu’obéissant !

Qala satajidunee in shaa Allahu sabiran wala aAAsee laka amran (⁎)

Moïse lui répondit : « Tu trouveras, s’il plaît à Dieu, en moi un homme toujours patient, et je ne te désobéirai point. » (Ⅰ)

[Moïse] dit : « Tu me trouveras patient, si DIEU le veut, et je ne désobéirai à aucun de tes ordres ». (Ⅱ)

قَالَ سَتَجِدُنِي إِن شَاءَ اللَّهُ صَابِرًا وَلَا أَعْصِي لَكَ أَمْرًا (Ⅳ)

18.70
Si tu me suis, répondit alors le serviteur de Dieu, tu ne poseras aucune question tant que je ne t’aurai pas dit moi-même quel en est le propos.

Qala faini ittabaAAtanee fala tasalnee AAan shayin hatta ohditha laka minhu thikran (⁎)

– « Eh bien, dit le personnage, si tu me suis, ne m’interroge sur rien ! Attends que je t’en parle le premier ! » (Ⅰ)

Il dit : « Si tu me suis, ne m’interroge sur rien tant que [moi-même] je ne t’en parle pas ». (Ⅱ)

قَالَ فَإِنِ اتَّبَعْتَنِي فَلَا تَسْأَلْنِي عَن شَيْءٍ حَتَّىٰ أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْرًا (Ⅳ)

18.71
Ils partirent. Arrivé à un navire, le serviteur de Dieu fit une grande brèche dans la coque. Moïse s’exclama : Tu as fait cette brèche pour noyer ses occupants ? Tu as commis là un acte répréhensible !

Faintalaqa hatta itha rakiba fee alssafeenati kharaqaha qala akharaqtaha litughriqa ahlaha laqad jita shayan imran (⁎)

Ils partirent donc ensemble et montèrent à bord d’un navire, sur le flanc duquel l’inconnu s’empressa de pratiquer une brèche. « Pourquoi, s’écria Moïse, y as-tu pratiqué cette brèche ? Est-ce pour en noyer les passagers ? En vérité, c’est un acte abominable que tu viens de commettre ! » (Ⅰ)

Ils partirent, [arrivés au bord de la mer] ils montèrent sur une barque, il y fit une brèche. [Moïse] dit : « Y as-tu fait une brèche pour engloutir ses passagers ? Tu as commis [là] quelque chose de grave ! » (Ⅱ)

فَانطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ خَرَقَهَا ۖ قَالَ أَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا (Ⅳ)

18.72
Ne t’avais-je pas dit que tu n’auras pas la patience nécessaire avec moi ?

Qala alam aqul innaka lan tastateeAAa maAAiya sabran (⁎)

– « Ne t’avais-je pas dit, rétorqua l’inconnu, que tu n’aurais jamais assez de patience pour rester avec moi ? » (Ⅰ)

Il dit [à Moïse] : « Ne [t’]ai-je pas dit qu’avec moi tu ne pourras faire preuve d’assez de patience ? » (Ⅱ)

قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا (Ⅳ)

18.73
Moïse dit : Ne me tiens pas rigueur de cet oubli, mais ne me soumets pas à trop rude épreuve.

Qala la tuakhithnee bima naseetu wala turhiqnee min amree AAusran (⁎)

– « Ne me blâme pas trop, reprit Moïse, pour mon oubli et ne me soumets pas à une trop dure épreuve ! » (Ⅰ)

[Moïse] dit : « Ne me reproche pas pour ce que j’ai oublié, et ne m’accable pas de difficulté de (dans) mon entreprise ». (Ⅱ)

قَالَ لَا تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلَا تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا (Ⅳ)

18.74
Ils partirent de nouveau, jusqu’au moment où ils croisèrent un jeune adolescent que l’autre tua aussitôt. Moïse dit : Mais tu as tué quelqu’un de pur et sans qu’il y ait de talion. Tu as commis quelque chose de détestable !

Faintalaqa hatta itha laqiya ghulaman faqatalahu qala aqatalta nafsan zakiyyatan bighayri nafsin laqad jita shayan nukran (⁎)

Puis ils reprirent ensemble leur route et firent la rencontre d’un jeune homme que l’inconnu ne tarda pas à mettre à mort. « Quoi ?, s’indigna Moïse. N’as-tu pas tué là un être innocent qui, lui, n’a tué personne ? Ne viens-tu pas de commettre une chose affreuse ? » (Ⅰ)

Ils repartirent. Quand ils rencontrèrent un jeune homme, il le tua. [Moïse] dit : « As-tu tué un individu innocent sans qu’il eût tué personne ? Tu as commis [là] un acte répréhensible ». (Ⅱ)

فَانطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا لَقِيَا غُلَامًا فَقَتَلَهُ قَالَ أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَّقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُّكْرًا (Ⅳ)

18.75
Ne t’avais-je pas dit que tu n’aurais pas la patience nécessaire avec moi ?

Qala alam aqul laka innaka lan tastateeAAa maAAiya sabran (⁎)

– « Ne t’avais-je pas averti, dit l’étranger, que tu n’aurais pas assez de patience pour supporter ma compagnie ? » (Ⅰ)

Il dit [à Moïse] : « Ne t’ai-je pas dit qu’avec moi tu ne pourras faire preuve d’assez de patience ? » (Ⅱ)

۞ قَالَ أَلَمْ أَقُل لَّكَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا (Ⅳ)

18.76
Si je t’interroge sur quoi que ce soit d’autre, dit Moïse, sépare-toi de moi comme compagnon. J’ai fourni l’excuse !

Qala in saaltuka AAan shayin baAAdaha fala tusahibnee qad balaghta min ladunnee AAuthran (⁎)

– « Si je te questionne encore sur quoi que ce soit, dit Moïse, tu auras le droit de me priver de ta compagnie. Tu n’as été, en vérité, que trop patient avec moi ! » (Ⅰ)

[Moïse] dit : « Si je t’interroge encore sur une chose, ne m’accompagne plus. Tu seras excusé [de te séparer] de moi ». (Ⅱ)

قَالَ إِن سَأَلْتُكَ عَن شَيْءٍ بَعْدَهَا فَلَا تُصَاحِبْنِي ۖ قَدْ بَلَغْتَ مِن لَّدُنِّي عُذْرًا (Ⅳ)

18.77
Ils repartirent donc, jusqu’au moment où ils trouvèrent les habitants d’une cité auxquels ils demandèrent à manger. Mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ils trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler, le serviteur le remit en état. Moïse dit : Si tu veux, tu peux demander à être payé pour cela !

Faintalaqa hatta itha ataya ahla qaryatin istatAAama ahlaha faabaw an yudayyifoohuma fawajada feeha jidaran yureedu an yanqadda faaqamahu qala law shita laittakhathta AAalayhi ajran (⁎)

Puis ils se remirent en route et, arrivés près d’une cité, ils demandèrent l’hospitalité aux habitants qui la leur refusèrent. Après quoi, ils aperçurent un mur qui menaçait de s’écrouler. L’inconnu s’empressa alors de le redresser. « Tu pourrais, lui dit Moïse, si tu le voulais, réclamer un salaire pour ce travail ? » (Ⅰ)

Ils repartirent. Quand ils arrivèrent auprès des gens d’un village, ils leur demandèrent à manger, mais [ceux-ci] refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ils trouvèrent là un mur qui était sur le point de s’écrouler, et il le redressa. [Moïse] dit : « Si tu voulais, tu pourrais réclamer un salaire pour cela (pour ce travail) ». (Ⅱ)

فَانطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَن يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَن يَنقَضَّ فَأَقَامَهُ ۖ قَالَ لَوْ شِئْتَ لَاتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا (Ⅳ)

18.78
Voici venu le moment de notre séparation, lui dit le serviteur de Dieu. Cependant, voici les explications des symboles pour lesquels tu n’as pas montré une grande patience.

Qala hatha firaqu baynee wabaynika saonabbioka bitaweeli ma lam tastatiAA AAalayhi sabran (⁎)

– « Voilà le moment venu de notre séparation, repartit l’étrange personnage. Je vais cependant t’éclairer sur la signification des choses que tu as été impatient de savoir. (Ⅰ)

Il dit : « Voici [le moment de] notre séparation. Je vais t’apprendre l’interprétation (le sens caché) de ce que tu n’as eu assez de patience pour le supporter. (Ⅱ)

قَالَ هَٰذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ ۚ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِع عَّلَيْهِ صَبْرًا (Ⅳ)

18.79
Pour ce qui est du bateau, il appartenait à de pauvres travailleurs de la mer. J’ai voulu l’endommager afin d’empêcher que, derrière eux, un roi tyrannique ne s’en empare en s’arrogeant les pleins pouvoirs.

Amma alssafeenatu fakanat limasakeena yaAAmaloona fee albahri faaradtu an aAAeebaha wakana waraahum malikun yakhuthu kulla safeenatin ghasban (⁎)

Pour ce qui est de la barque, elle appartenait à de pauvres gens qui travaillaient en mer. J’ai voulu lui donner l’apparence d’être défectueuse, parce que derrière eux il y avait un roi qui s’emparait de toute embarcation et l’usurpait. (Ⅰ)

Pour ce qui est de la barque, elle appartenait à des pauvres [gens] qui travaillaient en mer. Je voulais l’endommager car il y avait derrière eux un roi qui s’appropriait [injustement et] de force toute [bonne] barque. (Ⅱ)

أَمَّا السَّفِينَةُ فَكَانَتْ لِمَسَاكِينَ يَعْمَلُونَ فِي الْبَحْرِ فَأَرَدتُّ أَنْ أَعِيبَهَا وَكَانَ وَرَاءَهُم مَّلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ غَصْبًا (Ⅳ)

18.80
Quant à l’adolescent, il avait un père et une mère très croyants. Il était à craindre qu’il ne les détourne vers l’impiété et l’infidélité.

Waamma alghulamu fakana abawahu muminayni fakhasheena an yurhiqahuma tughyanan wakufran (⁎)

Quant au jeune homme, il avait pour père et mère deux bons croyants. Nous eûmes peur qu’il ne les entraînât dans sa rébellion et son impiété, (Ⅰ)

Quant au jeune homme, son père et sa mère étaient des croyants ; nous avons craint qu’il ne les entraînât dans sa rébellion et son impiété. (Ⅱ)

وَأَمَّا الْغُلَامُ فَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ فَخَشِينَا أَن يُرْهِقَهُمَا طُغْيَانًا وَكُفْرًا (Ⅳ)

18.81
Et nous avons voulu que Dieu leur accorde en échange un enfant plus pur encore et plein de sollicitude.

Faaradna an yubdilahuma rabbuhuma khayran minhu zakatan waaqraba ruhman (⁎)

et nous voulûmes que leur Seigneur leur donnât à sa place un fils plus vertueux et plus affectueux. (Ⅰ)

[Ce fut sur révélation divine et] nous avons voulu que leur Seigneur leur accordât, en échange, [un fils] plus pur et plus affectueux. (Ⅱ)

فَأَرَدْنَا أَن يُبْدِلَهُمَا رَبُّهُمَا خَيْرًا مِّنْهُ زَكَاةً وَأَقْرَبَ رُحْمًا (Ⅳ)

18.82
Quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la cité. Il était bâti sur un trésor dont ils étaient propriétaires. Leur père était bon et sincère. Aussi, ton Seigneur, en Sa grande miséricorde, a voulu attendre qu’à leur majorité ils puissent découvrir leur trésor. Je n’ai rien fait de mon propre chef. Tout cela est seulement l’explication, ce pourquoi tu n’étais pas capable d’attendre.

Waamma aljidaru fakana lighulamayni yateemayni fee almadeenati wakana tahtahu kanzun lahuma wakana aboohuma salihan faarada rabbuka an yablugha ashuddahuma wayastakhrija kanzahuma rahmatan min rabbika wama faAAaltuhu AAan amree thalika taweelu ma lam tastiAA AAalayhi sabran (⁎)

Pour ce qui est du mur, il appartenait à deux orphelins de la ville, et il recelait à sa base un trésor qui leur revenait. Comme leur père était un homme vertueux, le Seigneur, dans Sa bonté, a voulu qu’ils ne pussent le déterrer qu’à leur majorité. Je n’ai donc rien fait de mon propre chef. Voilà toute l’explication que tu n’as pas eu la patience d’attendre ! » (Ⅰ)

Et quant au mur, il appartenait à deux jeunes orphelins de la ville, et sous [le mur] il y avait un trésor pour les [deux jeunes] ; et leur père était juste et vertueux [qui, dévoué à DIEU, moralisait et perfectionnait les gens et améliorait leur situation]. Ton Seigneur a voulu qu’ils parviennent à leur maturité et qu’ils déterrent [eux-mêmes] leur trésor, c’était une grâce de ton Seigneur. Je n’ai pas agi de mon propre chef. Voilà l’interprétation (le sens caché) de ce que tu n’as eu assez de patience pour le supporter ». (Ⅱ)

وَأَمَّا الْجِدَارُ فَكَانَ لِغُلَامَيْنِ يَتِيمَيْنِ فِي الْمَدِينَةِ وَكَانَ تَحْتَهُ كَنزٌ لَّهُمَا وَكَانَ أَبُوهُمَا صَالِحًا فَأَرَادَ رَبُّكَ أَن يَبْلُغَا أَشُدَّهُمَا وَيَسْتَخْرِجَا كَنزَهُمَا رَحْمَةً مِّن رَّبِّكَ ۚ وَمَا فَعَلْتُهُ عَنْ أَمْرِي ۚ ذَٰلِكَ تَأْوِيلُ مَا لَمْ تَسْطِع عَّلَيْهِ صَبْرًا (Ⅳ)

18.83
Ils t’interrogeront au sujet de Dhû-al-Qarnaïn. Dis : Je vais vous raconter son histoire.

Wayasaloonaka AAan thee alqarnayni qul saatloo AAalaykum minhu thikran (⁎)

À ceux qui t’interrogent au sujet de Dhû-l-Qarnayn, réponds : « Je vais vous en narrer quelques faits mémorables qui méritent d’être rappelés. » (Ⅰ)

[Les hommes] t’interrogent au sujet de Dhul-Qarnayn [un homme vertueux adorateur de DIEU]. Dis : « Je vais vous citer quelques faits mémorables à son sujet ». (Ⅱ)

وَيَسْأَلُونَكَ عَن ذِي الْقَرْنَيْنِ ۖ قُلْ سَأَتْلُو عَلَيْكُم مِّنْهُ ذِكْرًا (Ⅳ)

18.84
Nous l’avons établi sur terre et Nous lui avons fourni toute chose utile.

Inna makkanna lahu fee alardi waataynahu min kulli shayin sababan (⁎)

Nous avons consolidé sa puissance sur Terre et Nous l’avons favorisé dans tous ses projets. (Ⅰ)

Nous lui avons accordé puissance sur la terre, et lui avons donné, pour toute chose, un moyen [d’action puissant assurant la réussite]. (Ⅱ)

إِنَّا مَكَّنَّا لَهُ فِي الْأَرْضِ وَآتَيْنَاهُ مِن كُلِّ شَيْءٍ سَبَبًا (Ⅳ)

18.85
Il suivit un chemin…

FaatbaAAa sababan (⁎)

Et aussitôt il entreprit une première expédition qui dura (Ⅰ)

Il suivit un chemin [pour arriver au but ; ou, il mit en pratique le moyen que Nous lui avions donné]. (Ⅱ)

فَأَتْبَعَ سَبَبًا (Ⅳ)

18.86
jusqu’au moment où il atteignit le couchant du soleil. C’est là qu’il découvrit que le soleil disparaissait dans un chaudron d’eau brûlante. Un peuple était à côté de cette source. Nous dîmes : Ô Dhû-al-Qarnaïn : ou tu les châties, ou tu te comportes agréablement avec eux.

Hatta itha balagha maghriba alshshamsi wajadaha taghrubu fee AAaynin hamiatin wawajada AAindaha qawman qulna ya tha alqarnayni imma an tuAAaththiba waimma an tattakhitha feehim husnan (⁎)

jusqu’à ce qu’il eût atteint le point le plus extrême de l’Occident. Là, il vit que le soleil se couchait sur une source bouillante aux bords de laquelle vivait une peuplade. Nous lui dîmes : « Ô Dhû-l-Qarnayn ! Libre à toi de les châtier ou de les traiter avec bienveillance ! » (Ⅰ)

Jusqu’à ce qu’il ait atteint le couchant du soleil, il trouva qu’il (le soleil) se couchait en une source troubles (bouillantes), et auprès d’elle il trouva un peuple [d’impies]. Nous [lui] dîmes : « Dhul-Qarnayn ! Ou bien tu [les] châties (corrige), ou bien tu uses de bienveillance envers eux ». (Ⅱ)

حَتَّىٰ إِذَا بَلَغَ مَغْرِبَ الشَّمْسِ وَجَدَهَا تَغْرُبُ فِي عَيْنٍ حَمِئَةٍ وَوَجَدَ عِندَهَا قَوْمًا ۗ قُلْنَا يَا ذَا الْقَرْنَيْنِ إِمَّا أَن تُعَذِّبَ وَإِمَّا أَن تَتَّخِذَ فِيهِمْ حُسْنًا (Ⅳ)

18.87
Il dit : Nous châtierons tout coupable parmi eux, puis nous le ramènerons à son Dieu qui le châtiera plus durement encore.

Qala amma man thalama fasawfa nuAAaththibuhu thumma yuraddu ila rabbihi fayuAAaththibuhu AAathaban nukran (⁎)

– « Celui qui est injuste, dit-il, nous le châtierons. Après quoi, il sera ramené à son Seigneur qui lui infligera un châtiment des plus sévères. (Ⅰ)

Il dit : « Quant à celui qui a commis des injustices, nous le châtierons puis il sera ramené vers son Seigneur qui lui infligera un dur châtiment ». (Ⅱ)

قَالَ أَمَّا مَن ظَلَمَ فَسَوْفَ نُعَذِّبُهُ ثُمَّ يُرَدُّ إِلَىٰ رَبِّهِ فَيُعَذِّبُهُ عَذَابًا نُّكْرًا (Ⅳ)

18.88
Quant à celui qui a cru et qui s’est adonné au bien, il aura une belle récompense et nous lui dirons que, pour notre part, il n’y a plus que facilités.

Waamma man amana waAAamila salihan falahu jazaan alhusna wasanaqoolu lahu min amrina yusran (⁎)

Quant à celui qui croit et pratique le bien, une très belle récompense lui est réservée et nous ne lui donnerons que des ordres faciles à exécuter. » (Ⅰ)

Quant à celui qui croit [en DIEU] et travaille bien [utile à la société humaine] à lui [est réservée dans les deux mondes] une belle récompense, nous lui donnerons des ordres faciles. (Ⅱ)

وَأَمَّا مَنْ آمَنَ وَعَمِلَ صَالِحًا فَلَهُ جَزَاءً الْحُسْنَىٰ ۖ وَسَنَقُولُ لَهُ مِنْ أَمْرِنَا يُسْرًا (Ⅳ)

18.89
Puis il suivit de nouveau un chemin…

Thumma atbaAAa sababan (⁎)

Puis il suivit une autre voie, (Ⅰ)

Puis il suivit un chemin [pour arriver au but ; ou, il mit en pratique le moyen que Nous lui avions donné]. (Ⅱ)

ثُمَّ أَتْبَعَ سَبَبًا (Ⅳ)

18.90
jusqu’au moment où il atteignit le levant. Il découvrit là un peuple qui n’avait aucun autre voile que le soleil pour se protéger.

Hatta itha balagha matliAAa alshshamsi wajadaha tatluAAu AAala qawmin lam najAAal lahum min dooniha sitran (⁎)

jusqu’à ce qu’il eût atteint le point le plus extrême de l’Orient. Là, il vit que le soleil se levait sur une peuplade à laquelle Nous n’avions donné aucun abri pour s’en protéger. (Ⅰ)

Jusqu’à ce qu’il parvint au levant du soleil. Il le trouva qui se levait sur un groupe d’hommes à qui Nous n’avions donné de voile à part [le soleil]. (Ⅱ)

حَتَّىٰ إِذَا بَلَغَ مَطْلِعَ الشَّمْسِ وَجَدَهَا تَطْلُعُ عَلَىٰ قَوْمٍ لَّمْ نَجْعَل لَّهُم مِّن دُونِهَا سِتْرًا (Ⅳ)

18.91
Ce fut ainsi ! Et Nous englobons de Notre science tout ce qu’il avait.

Kathalika waqad ahatna bima ladayhi khubran (⁎)

Et il en fut ainsi. Nous embrassions de Notre science tous les moyens dont il disposait. (Ⅰ)

Ainsi en fut-il et Nous savons ce qu’il (Dhul-Qarnayn) détenait. (Ⅱ)

كَذَٰلِكَ وَقَدْ أَحَطْنَا بِمَا لَدَيْهِ خُبْرًا (Ⅳ)

18.92
Puis il suivit encore un chemin…

Thumma atbaAAa sababan (⁎)

Puis il suivit un autre itinéraire, (Ⅰ)

Puis il suivit un chemin [pour arriver au but ; ou, il mit en pratique le moyen que Nous lui avions donné]. (Ⅱ)

ثُمَّ أَتْبَعَ سَبَبًا (Ⅳ)

18.93
jusqu’au moment où il atteignit deux digues. Il trouva là un peuple qui n’avait aucune conscience du langage.

Hatta itha balagha bayna alssaddayni wajada min doonihima qawman la yakadoona yafqahoona qawlan (⁎)

jusqu’à ce qu’il eût atteint une gorge formée par deux chaînes de montagnes, en deçà de laquelle il découvrit une peuplade qui comprenait à peine le langage humain. (Ⅰ)

Jusqu’à ce qu’il atteignit un endroit situé entre deux digues (montagnes), il trouva derrière elles des gens qui ne comprenaient pas [bien] un langage. (Ⅱ)

حَتَّىٰ إِذَا بَلَغَ بَيْنَ السَّدَّيْنِ وَجَدَ مِن دُونِهِمَا قَوْمًا لَّا يَكَادُونَ يَفْقَهُونَ قَوْلًا (Ⅳ)

18.94
Ils lui dirent : Ô Dhû-al-Qarnaïn ! Gog et Magog sèment la terreur sur la contrée. Pourras-tu construire une digue entre eux et nous ? nous t’en paierons le prix.

Qaloo ya tha alqarnayni inna yajooja wamajooja mufsidoona fee alardi fahal najAAalu laka kharjan AAala an tajAAala baynana wabaynahum saddan (⁎)

Cette peuplade lui dit : « Ô Dhû-l-Qarnayn ! Les Yâjûj et les Mâjûj dévastent notre territoire. Acceptes-tu, contre tribut, de construire une digue entre eux et nous ? » (Ⅰ)

Ils dirent : « Dhul-Qarnayn ! Gog et Magog [deux groupes rebelles] commettent des ravages sur terre. Pourrions-nous te payer un tribut pour que tu construises une digue entre eux et nous ? » (Ⅱ)

قَالُوا يَا ذَا الْقَرْنَيْنِ إِنَّ يَأْجُوجَ وَمَأْجُوجَ مُفْسِدُونَ فِي الْأَرْضِ فَهَلْ نَجْعَلُ لَكَ خَرْجًا عَلَىٰ أَن تَجْعَلَ بَيْنَنَا وَبَيْنَهُمْ سَدًّا (Ⅳ)

18.95
Ce que mon Seigneur m’a permis d’acquérir vaut encore mieux, leur dit-il. Aidez-moi avec vigueur, j’établirai un rempart entre eux et vous.

Qala ma makkannee feehi rabbee khayrun faaAAeenoonee biquwwatin ajAAal baynakum wabaynahum radman (⁎)

– « La puissance que Dieu m’a conférée est bien meilleure que ce que vous me proposez, dit-il. Aidez-moi de toutes vos forces et je construirai un remblai entre eux et vous. (Ⅰ)

Il dit : « Le pouvoir que mon Seigneur m’a octroyé vaut mieux [que vos tributs]. Aidez-moi de toutes [vos] forces et je construirai entre vous et eux un rempart [solide]. (Ⅱ)

قَالَ مَا مَكَّنِّي فِيهِ رَبِّي خَيْرٌ فَأَعِينُونِي بِقُوَّةٍ أَجْعَلْ بَيْنَكُمْ وَبَيْنَهُمْ رَدْمًا (Ⅳ)

18.96
Apportez-moi des blocs de fer. Quand il eut comblé l’espace entre les deux versants, il dit : Soufflez ! Quand le feu devint très chaud, il dit : Apportez-moi de l’airain que je puisse le verser dessus.

Atoonee zubara alhadeedi hatta itha sawa bayna alsadafayni qala onfukhoo hatta itha jaAAalahu naran qala atoonee ofrigh AAalayhi qitran (⁎)

Apportez-moi des blocs de fer. » Puis, quand il en eut comblé l’espace compris entre les deux monts, il ajouta : « Soufflez ! » Et quand le métal fut fondu, il ordonna : « Versez maintenant, par-dessus, de l’airain en fusion. » (Ⅰ)

Apportez-moi des blocs de fer ». Puis, lorsque l’espace entre les deux côtés [des montagnes] fut remplie, il dit : « Soufflez [du feu] ». Lorsqu’il eut fait [du fer] une fournaise, il dit : « Apportez-moi du cuivre fondu, que je le verse dessus ». (Ⅱ)

آتُونِي زُبَرَ الْحَدِيدِ ۖ حَتَّىٰ إِذَا سَاوَىٰ بَيْنَ الصَّدَفَيْنِ قَالَ انفُخُوا ۖ حَتَّىٰ إِذَا جَعَلَهُ نَارًا قَالَ آتُونِي أُفْرِغْ عَلَيْهِ قِطْرًا (Ⅳ)

18.97
Ils [Gog et Magog] ne purent escalader le remblai ; ils ne purent y faire une brèche.

Fama istaAAoo an yathharoohu wama istataAAoo lahu naqban (⁎)

Depuis lors, les Yâjûj et les Mâjûj ne purent plus ni escalader l’obstacle ni le transpercer. (Ⅰ)

[Les rebelles] ne purent-ils l’escalader [le rempart] ni le percer. (Ⅱ)

فَمَا اسْطَاعُوا أَن يَظْهَرُوهُ وَمَا اسْتَطَاعُوا لَهُ نَقْبًا (Ⅳ)

18.98
Ceci est une miséricorde de la part de mon Seigneur, dit Dhû-al-Qarnaïn. Lorsque l’ordre divin se produira de nouveau, ce remblai sera rasé, tandis que la promesse de mon Seigneur est véridique.

Qala hatha rahmatun min rabbee faitha jaa waAAdu rabbee jaAAalahu dakkaa wakana waAAdu rabbee haqqan (⁎)

» Cet obstacle, dit-il, est une miséricorde émanant de mon Seigneur. Mais, quand Dieu accomplira Sa promesse, Il le réduira en poussière, car la promesse de Dieu est infaillible. » (Ⅰ)

[Dhul-Qarnayn] dit : « Voilà une miséricorde (un don) de mon Seigneur. Quand la promesse (l’ordre) de mon Seigneur viendra, Il le réduira en ruine. Et la promesse de mon Seigneur est vraie (juste) ». (Ⅱ)

قَالَ هَٰذَا رَحْمَةٌ مِّن رَّبِّي ۖ فَإِذَا جَاءَ وَعْدُ رَبِّي جَعَلَهُ دَكَّاءَ ۖ وَكَانَ وَعْدُ رَبِّي حَقًّا (Ⅳ)

18.99
Ce jour-là, Nous les laisserons déferler par vagues entières les uns sur les autres. À ce moment-là, on soufflera dans la trompette et Nous les rassemblerons tous.

Watarakna baAAdahum yawmaithin yamooju fee baAAdin wanufikha fee alssoori fajamaAAnahum jamAAan (⁎)

Ce jour-là, Nous laisserons les hommes déferler les uns sur les autres. Puis la Trompette sonnera et ils seront tous rassemblés. (Ⅰ)

Ce jour-là, Nous les laisserons [les hommes] ondoyer [comme les flots] les uns sur les autres [ou, s’entremêler les uns aux autres]. Et il sera soufflé dans la Trompe et Nous les réunirons tous [pour les juger]. (Ⅱ)

۞ وَتَرَكْنَا بَعْضَهُمْ يَوْمَئِذٍ يَمُوجُ فِي بَعْضٍ ۖ وَنُفِخَ فِي الصُّورِ فَجَمَعْنَاهُمْ جَمْعًا (Ⅳ)


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