The Chönyid Bardo [LE BARDO DE L'EXPERIENCE DE LA REALITE ]
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11 Verses | Page 1 / 1
(Version Marguerite La Fuente)


1  
[...] Troisième jour [...]

2  
[...] Il arrive que malgré cette confrontation par le poids du mauvais karma et à cause de l'orgueil certains morts échappent au "crochet des rayons de la grâce". Pour ceux-là, le Bhagavān Ratna-Sambhava (147) et les déités qui l'accompagnent le long du chemin lumineux du monde humain, viendront les accueillir le troisième jour. [...]

3  
[...] Appelant encore le mort par son nom, dites la confrontation ainsi : [...]

4  
[...] "Ô fils noble, écoute sans distraction. Le troisième jour, la forme primordiale de l'élément terre brillera comme une lumière jaune. A ce moment, venant du royaume du Sud, doté de gloire, le Bhagavān Ratna-Sambhava, de couleur jaune, tenant en sa main un joyau, assis sur le trône du cheval et enlacé parla Mère Divine Sangyay-Chanma (148) viendra vers toi dans tout son éclat. Les deux Bodhisattvas : Akāsha- Garbha (149) et Samanta Bhadra (150) suivis des Bodhisattvas féminins Mahlaima et Dhupema (151) – en tout, six formes bodhiques – brilleront sur toi en un halo d'arc-en-ciel. L'agrégat du toucher dans sa forme primordiale sera représenté par la lueur jaune de la Sagesse de l'Egalité. Cette lueur d'un jaune éblouissant, glorifié d'orbes et d'orbes satellites de radiations, si claire, si brillante que l'œil peut à peine la regarder, jaillira vers toi. [...]

5  
[...] Côte à côte avec cette lumière, une terne lueur bleu-jaune reflet du monde humain te frappera au cœur en même temps que la lumière de la Sagesse. Alors, par la force de l'égoïsme, tu éprouveras la peur de la lumière jaune éclatante et tu voudras la fuir. Tu seras au contraire attiré par la terne lueur bleu jaune du monde humain. A ce moment, ne crains pas l'éblouissante lumière jaune, transparente, reconnais-la pour être celle de la Sagesse ; gardant ton esprit résigné, crois en elle fermement et humblement. Si tu es capable de la reconnaître pour l'irradiation de ton propre intellect – même si tu ne pratiques pas humilité, foi et prière – le divin corps de Lumière se fondra avec toi inséparablement et tu obtiendras l'état de Bouddha. [...]

6  
[...] Si tu ne peux reconnaître la radiation de ta propre intelligence, pense avec foi "C'est la radiation de la grâce du Bhagavān Ratna-Sambhava. Je prendrai mon refuge en elle" et alors prie, car c'est le "crochet des rayons de la grâce" du Bhagavān Ratna-Sambhava ; crois en cette lumière. [...]

7  
[...] Ne sois pas attiré par cette terne lueur bleu-jaune du monde humain. C'est l'accumulation de tes inclinations et ton violent égoïsme qui ont ouvert ce chemin. Si tu y es attiré, tu renaîtras dans le monde humain et devras souffrir la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort, Tu n'auras pas de chance de sortir de la fondrière de l'existence du monde. [...]

8  
[...] Ceci est une interruption pour t'arrêter dans la voie de la Libération. Ne regarde rien, abandonne l'égoïsme, abandonna les inclinations, ne sois pas attiré vers toutes ces choses, ne sois pas faible. Agis en croyant à la lumière brillante et éblouissante. Mets ta pensée ardente en concentration sur le Bhagavān Ratna-Sambhava et dis ceci : [...]

9  
[...] "Hélas ! au moment où j'erre dans le Sangsāra, à cause de la force de l'égoïsme,
Sur le chemin de la Sangesse, de l'égalité,
Puisse me recevoir le Bhagavān Ratna-Sambhava,
Puisse la Divine Mère "Elle qui a l'oeil du Bouddha" me suivre ;
Puissé-je être conduit en sûreté au travers des embûches du Bardo ;
Et puissé-je être placé dans l'état tout parfait du Bouddha." [...]

10  
[...] Disant cela, avec une humilité profonde, tu te fondras dans le halo d arc-en-ciel du cœur de Bhagavān Ratna-Sambhava le divin Père-Mère et atteindras l'état de Bouddha dans le Sambogha-Kāya du royaume du Sud doté de Gloire." [...]

11  
[...] Notes [...]

(147) Texte : Rinchen-hbyung-ldan (pron. Rinchen-Jung-dan), sans. : Ratna-Sambhava. "Né du Joyau" : il est celui qui embellit et d'où vient tout ce qui est précieux. Une des personnifications attribuées au Bouddha.
(148) Texte : Sangs-rgyas spyan-ma (pron. : Sang-yay-Chan-ma) : "Celle qui a l'oeil du Bouddha."
(149) Texte : Nām-mkhahi-snying-po (pron. : Nam-khai-nying-po), sans. : Akāsha-Garbha : "Matrice du Ciel".
(150) Texte : Kuntu-byzang-po (pron. : Kuntu-zang-po), sans. : Samanta-Bhadra : Celui-ci n'est pas l'Ādi-Bouddha Samanta-Bhadra, mais le fils spirituel du Dhyāni Bouddha Vairochana.
(151) Texte : Mahlaima : "Celle qui porte le chapelet", et Dhupema : "Celle qui porte l'encens". Ces noms sont des formes corrompues, hybrides de sanscrit et de tibétain ; en sanscrit Malā et Dhupa, correspondant en tibétain à Hphreng-ba-ma (pron. : Phreng-Pa-ma) et Bdug-spös-ma (pron. : Dügpö-ma). Ces deux déesses sont jaunes comme la couleur terrestre.



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Chapitre 5

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