PART I [LE MONDE D'APRES LA MORT ]
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(Version Marguerite La Fuente)


1  
[...] L'aube des lumières des six Lokas [...]

2  
[...] (Instructions pour l'Officiant) : Cependant – malgré la répétition fréquente de cette (instruction) – si la reconnaissance est difficile à cause de l'influence du mauvais karma, il sera très bienfaisant de répéter ces confrontations plusieurs fois en entier. Une fois de plus (alors) appelez le défunt par son nom et parlez ainsi : [...]

3  
[...] "Ô fils noble, si tu as été incapable de saisir ce qui a été dit auparavant, il va s'ensuivre que le corps de la vie passée deviendra de plus en plus effacé et celui de la vie future de plus en plus clair. Attristé par cela (tu penseras) : "Ô quelle misère vais-je endurer ? [...]

4  
[...] Maintenant quel que soit le corps que je dois avoir, j'irai le chercher". Pensant cela tu iras en allées et venues incessantes et distraites. Alors luiront sur toi les lueurs des Six Lokas Sangsāriques : la lueur de celui ou la force du karma te fera naître, brillera d'une manière plus marquée. [...]

5  
[...] Ô fils noble, écoute. Si tu désires savoir quelles sont ces six Lumières, elles sont : une terne lueur blanche du monde-Déva, une terne lueur verte du monde-Asura, une terne lueur jaune du monde-Humain, une terne lueur bleue du monde-Brute, une terne lueur rouge du monde-Preta une terne lueur gris fumée du monde-Enfer (309). A ce moment, par la force du karma, ton corps prendra la couleur de la lumière du monde où tu devras renaître. [...]

6  
[...] Ô fils noble, l'art très spécial de cet enseignement-ci est particulièrement important à ce moment. Quelle que soit la lueur qui brille sur toi maintenant, médite sur elle comme sur le Compatissant ; de n'importe quel endroit que vienne la lueur, considère cet (endroit) comme étant (ou existant dans) le Compatissant. Ceci est un art profond et subtil et pourra empêcher la renaissance. Quelle que puisse être ta Déité Tutélaire, médite sur sa forme pendant longtemps – comme étant une apparence mais sans existence réelle – telle une forme créée par un magicien, appelée la pure forme d'illusion. Laisse alors cette (vision) de la Déité Tutélaire se fondre et disparaître, en partant des contours extrêmes vers le centre, jusqu'à ce que plus rien n'en demeure visible ; et mets-toi alors dans l'état de Clarté et de Vide (310) – que tu ne peux concevoir sous aucune forme – et demeure un peu de temps ainsi. De nouveau, médite sur la Déité Tutélaire, de nouveau médite sur la Claire Lumière, fais cela alternativement. Ensuite, laisse ton propre intellect se fondre graduellement (311) (commençant) par les extrémités. [...]

7  
[...] Dans toute place où règne l'éther (312) règne la conscience ; dans toute place où règne la conscience règne le Dharma-Kāya. Demeure tranquille dans l'état incréé du Dharma-Kāya. Dans cet état, la naissance ne peut avoir lieu et l'Illumination parfaite est atteinte. [...]

8  
[...] Notes [...]

(309) Ici, comme p. 105, le manuscrit est inexact, il donne les lumières comme suit : "Blanc pour monde déva, rouge pour monde asura, bleu pour monde humain, vert pour monde brute, jaune pour monde preta, gris fumé pour monde enfer". Cette erreur venant sans doute du copiste a été corrigée par le traducteur.
(310) Cette expression "l'état de clarté et de vide", d'après les instructions qui suivent, semble être synonyme de "Claire Lumière" ou "Claire Lumière et Vide".
(311) Ce processus correspond aux deux stages de Samādhi : la "visualisation" et la perfection. Voir note (169).
(312) Texte : Nam-mkhah (pron. : Nam-kha), sans. : Ākasha : Éther ou Ciel.



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Chapitre 6

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