Chapitre 3
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G. Strelhy (Ⅰ)
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3.22
Quels sont ceux qui sont autorisés pour chaque caste, quels sont les qualités et les défauts de chacun d'eux, (c'est ce que) je vais vous expliquer complètement, ainsi que les bonnes ou mauvaises qualités des enfants (qui en naissent).

यो यस्य धर्म्यो वर्णस्य गुणदोषौ च यस्य यौ ।
तद्वः सर्वं प्रवक्ष्यामि प्रसवे च गुणागुणान् । । ३.२२ । ।
(Ⅲ)

3.23
Sachez que les six (premiers) dans l'ordre sont autorisés pour un Brahmane, les quatre derniers pour un Kchatriya, les mêmes, sauf le rite des Démons, pour un Vaisya et un Soudra.

षडानुपूर्व्या विप्रस्य क्षत्रस्य चतुरोऽवरान् ।
विट्शूद्रयोस्तु तानेव विद्याद्धर्म्यानराक्षसान् । । ३.२३ । ।
(Ⅲ)

3.24
Suivant l'opinion de (certains) sages, les quatre premiers sont permis à un Brahmane, un seul, le rite des Démons, à un Kchatriya, et le rite des mauvais Esprits à un Vaisya ou à un Soudra.

Le texte dit « poètes » et le commentaire « connaisseurs, sages ». Comme le fait observer B., malgré les efforts des commentateurs pour réconcilier ces opinions contradictoires, on voit qu'il y a divergence de vues sur les différents rites permis du mariage. (Ⅰ)

चतुरो ब्राह्मणस्याद्यान्प्रशस्तान्कवयो विदुः ।
राक्षसं क्षत्रियस्यैकं आसुरं वैश्यशूद्रयोः । । ३.२४ । ।
(Ⅲ)

3.25
Mais ici (dans ce traité), sur les cinq (derniers), trois sont déclarés légitimes et deux illégitimes : le rite des Vampires et celui des mauvais Esprits ne doivent jamais être usités.

पञ्चानां तु त्रयो धर्म्या द्वावधर्म्यौ स्मृताविह ।
पैशाचश्चासुरश्चैव न कर्तव्यौ कदा चन । । ३.२५ । ।
(Ⅲ)

3.26
Soit séparés, soit réunis, les deux rites précédemment énoncés, celui des Musiciens célestes et celui des Démons, sont déclarés légitimes pour un Kchatriya.

v Si entre une femme et un homme il existe au préalable un lien d'affection réciproque (rite Gàndharva), et que l'épouseur s'empare de la (jeune fille) par un combat ou autre moyen analogue et l'enlève (rite Râkshasa), alors il y a réunion des deux rites. » Kull. (Ⅰ)

पृथक्पृथग्वा मिश्रौ वा विवाहौ पूर्वचोदितौ ।
गान्धर्वो राक्षसश्चैव धर्म्यौ क्षत्रस्य तौ स्मृतौ । । ३.२६ । ।
(Ⅲ)

3.1
Le voeu (d'étudier) les trois Védas (dans la maison) du précepteur doit être observé durant trente-six ans, ou la moitié ou le quart de ce temps, ou bien jusqu'à ce qu'on les possède à fond.

षट्त्रिंशदाब्दिकं चर्यं गुरौ त्रैवेदिकं व्रतम् ।
तदर्धिकं पादिकं वा ग्रहणान्तिकं एव वा । । ३.१ । ।
(Ⅲ)

3.2
Celui qui a étudié dans l'ordre voulu les (trois) Védas, ou deux Védas ou un seul Véda, et n'a jamais enfreint les règles du noviciat, peut entrer dans l'ordre de maître de maison.

Maître de maison : grhastha. L. d'après le commentaire de Medh. traduit : « Après avoir étudié dans l'ordre une branche (çâkhâ) de chacun des Livres sacrés, ou bien de deux, ou même d'un seul. » (Ⅰ)

वेदानधीत्य वेदौ वा वेदं वापि यथाक्रमम् ।
अविप्लुतब्रह्मचर्यो गृहस्थाश्रमं आवसेत् । । ३.२ । ।
(Ⅲ)

3.3
Renommé pour (l'accomplissement) de ses devoirs, ayant reçu de son père (charnel ou spirituel) l'héritage du Véda, il devra, orné d'une guirlande et assis sur un lit de repos, être honoré d'abord (du présent) d'une vache (et d'un mélange de miel et de lai

De son père : ou de son précepteur qui est pour lui comme un père spirituel. —D'abord, c'est-à-dire, avant son mariage. —Le madhuparka ou don de miel, est un mélange de miel et de lait suri ou de beurre que l'on offre à un hôte ; le mot désigne aussi la cérémonie de la réception accompagnée de l'offre de ce plat. (Ⅰ)

तं प्रतीतं स्वधर्मेण ब्रह्मदायहरं पितुः ।
स्रग्विणं तल्प आसीनं अर्हयेत्प्रथमं गवा । । ३.३ । ।
(Ⅲ)

3.4
Après avoir, avec l'assentiment de son précepteur, pris le bain final et accompli suivant la règle la cérémonie du retour à la maison, que le Brahmane épouse une femme de même caste ayant les signes (qui présagent la prospérité).

Cette cérémonie s'appelle samàvartana. Le texte dit seulement « étant retourné à la maison ». — On appelle lakshana certains signes sur le corps, qui sont considérés comme de bon augure. (Ⅰ)

गुरुणानुमतः स्नात्वा समावृत्तो यथाविधि ।
उद्वहेत द्विजो भार्यां सवर्णां लक्षणान्विताम् । । ३.४ । ।
(Ⅲ)

3.5
(Une personne) qui n'est pas parente jusqu'au sixième degré de sa mère, et n'appartient pas à la famille de son père, (voilà celle) qu'on recommande à unDvidja (de choisir) pour le mariage et l'union conjugale.

असपिण्डा च या मातुरसगोत्रा च या पितुः ।
सा प्रशस्ता द्विजातीनां दारकर्मणि मैथुने । । ३.५ । ।
(Ⅲ)

3.6
Même quand elles seraient grandes et riches en vaches, chèvres, brebis, grains et biens (de toutes sortes), voici les dix familles qu'il doit éviter, en s'unissant à une épouse :

महान्त्यपि समृद्धानि गोऽजाविधनधान्यतः ।
स्त्रीसंबन्धे दशैतानि कुलानि परिवर्जयेत् । । ३.६ । ।
(Ⅲ)

3.7
Celle où l'on néglige les sacrements, celle où il n'y a pas d'enfant mâle, celle où l'on n'étudie pas le Véda, celle où le système pileux est trop développé, celle où régnent les hémorroïdes, la phtisie, la dyspepsie, l'épilepsie, la lèpre blanche et l'él

हीनक्रियं निष्पुरुषं निश्छन्दो रोमशार्शसम् ।
क्षयामयाव्यपस्मारि श्वित्रिकुष्ठिकुलानि च । । ३.७ । ।
(Ⅲ)

3.8
Il n'épousera point une jeune fille rousse, ayant un membre de trop, maladive, trop peu ou trop velue, bavarde ou (ayant les yeux) rouges,

नोद्वहेत्कपिलां कन्यां नाधिकाङ्गीं न रोगिणीम् ।
नालोमिकां नातिलोमां न वाचाटां न पिङ्गलाम् । । ३.८ । ।
(Ⅲ)

3.9
Ni celle dont le nom est tiré d'une étoile, d'un arbre, d'un fleuve, ou qui porte un nom barbare, un nom de montagne, d'oiseau, de serpent, ou un nom d'esclave, ou un nom inspirant la terreur.

Un nom barbare, antya est remplacé dans le commentaire par mleccha — mais antya signifie exactement : le dernier. On peut donc entendre par là : « un nom d'une basse caste. » (Ⅰ)

न र्क्षवृक्षनदीनाम्नीं नान्त्यपर्वतनामिकाम् ।
न पक्ष्यहिप्रेष्यनाम्नीं न च भीषननामिकाम् । । ३.९ । ।
(Ⅲ)

3.10
La femme qu'il épouse doit avoir le corps exempt de difformités, un nom de bon augure, la démarche d'un flamant ou d'un éléphant, le duvet et les cheveux fins, les dents petites et les membres délicats.

Un nom de bon augure : ou bien « un nom agréable ». — La comparaison avec le flamant ou l'éléphant éveille une idée de grâce et de beauté féminine chez les Hindous. (Ⅰ)

अव्यङ्गाङ्गीं सौम्यनाम्नीं हंसवारणगामिनीम् ।
तनुलोमकेशदशनां मृद्वङ्गीं उद्वहेत्स्त्रियम् । । ३.१० । ।
(Ⅲ)

3.11
Un homme sensé n'épousera point une (fille) sans frère ou de père inconnu, par crainte (dans le premier cas d'épouser) une fille substituée, (dans le second cas, de contracter une union) illicite.

Le texte est d'une concision extrême : « putrikà dharma çankayà, par crainte de la loi relative à la putrikâ » — putrikà « fille substituée », c'est une fille qu'un père sans enfant mâle prend à la place d'un fils, dans l'espoir qu'elle aura un enfant mâle, et avec l'intention d'adopter ce dernier en lieu et place de fils propre, cf. IX, 127. Notre traduction, qui suit l’interprétation de Kull., sépare putrikàdharma en putrikà + adharma, composé copulatif : putrikà se rapporte au premier cas, la fille sans frère, et adharma, péché, chose illicite, au deuxième, la fille d'un père inconnu, qui pourrait être par exemple parente ou issue d'une union illicite. (Ⅰ)

यस्यास्तु न भवेद्भ्राता न विज्ञायेत वा पिता ।
नोपयच्छेत तां प्राज्ञः पुत्रिकाधर्मशङ्कया । । ३.११ । ।
(Ⅲ)

3.12
Aux Dvidjas il est enjoint d'épouser en premier lieu une femme de même caste; mais pour ceux que l'amour pousse (à un second mariage), voici suivant l'ordre (des castes) les (femmes) qui doivent être préférées.

सवर्णाग्रे द्विजातीनां प्रशस्ता दारकर्मणि ।
कामतस्तु प्रवृत्तानां इमाः स्युः क्रमशोऽवराः । । ३.१२ । ।
(Ⅲ)

3.13
Il est déclaré qu'un Soudra (ne peut épouser) qu'une (femme) Soudra, un Vaisya une Soudra ou une (personne) de sa propre caste, un Kchatriya (peut choisir dans) les deux (castes) précédentes ou dans sa propre caste, un Brahmane dans toutes ces trois (cast

शूद्रैव भार्या शूद्रस्य सा च स्वा च विशः स्मृते ।
ते च स्वा चैव राज्ञश्च ताश्च स्वा चाग्रजन्मनः । । ३.१३ । ।
(Ⅲ)

3.14
En aucune histoire il n'est raconté qu'une femme Soudra (soit devenue la première) épouse d'un Brahmane ou d'un Kchatriya, même en cas de nécessité.

En aucune histoire : par histoire, il faut entendre ici quelque récit mythologique pouvant autoriser une pareille dérogation. — En cas de nécessité, c'est-à-dire « à défaut d'une femme de même caste. » (Ⅰ)

न ब्राह्मणक्षत्रिययोरापद्यपि हि तिष्ठतोः ।
कस्मिंश्चिदपि वृत्तान्ते शूद्रा भार्योपदिश्यते । । ३.१४ । ।
(Ⅲ)

3.15
Les Dvidjas qui par folie épousent une femme de la dernière caste, font bientôt tomber leur famille et leurs descendants à la condition de Soudras.

हीनजातिस्त्रियं मोहादुद्वहन्तो द्विजातयः ।
कुलान्येव नयन्त्याशु ससन्तानानि शूद्रताम् । । ३.१५ । ।
(Ⅲ)

3.16
Selon Atri et (Gotama) fils d'Outathya, celui qui épouse une Soudra déchoit (immédiatement de sa caste) ; suivant Saounaka, (il déchoit) à la naissance d'un fils, suivant Bhrigou, lorsque ce (fils) a un enfant (mâle).

Atri, un des six seigneurs de la création engendrés par Manou, et aussi un Richi auteur de plusieurs hymnes védiques : il est cité ici comme législateur. Gotama ou Gaoutama auteur d'un Dharma-çâstra (édité par Stenzler) où se trouvent des règles relatives au mariage. — Bhrigou est aussi un des six seigneurs de la création, et c'est dans sa bouche même qu'est mis le récit des lois de Manou ; il est curieux qu'il se cite ici à la troisième personne. Voici comment B. entend la fin du vers : « Suivant Bhrgu, celui qui a un rejeton (mâle) d'une (femme Soudra seulement) ». — Tadapatyatayà, littéralement « par la qualité de celui-ci d'avoir une progéniture » (celui-ci se rapporte au fils, suta, précédemment énoncé). — Suivant Kull., la première règle s'applique spécialement à un Brahmane, la deuxième au Kchatriya, la troisième au Vaisya, de sorte que la déchéance serait plus ou moins immédiate selon la caste. (Ⅰ)

शूद्रावेदी पतत्यत्रेरुतथ्यतनयस्य च ।
शौनकस्य सुतोत्पत्त्या तदपत्यतया भृगोः । । ३.१६ । ।
(Ⅲ)

3.17
Le Brahmane qui met dans son lit une Soudra va en enfer; s'il a d'elle un fils, il est déchu de sa qualité de Brahmane.

« Le Brahmane, qui néglige d'épouser une femme de sa caste, et qui, soit par le destin, soit par amour, épouse une Soudra ». Kull. (Ⅰ)

शूद्रां शयनं आरोप्य ब्राह्मणो यात्यधोगतिम् ।
जनयित्वा सुतं तस्यां ब्राह्मण्यादेव हीयते । । ३.१७ । ।
(Ⅲ)

3.18
Les Dieux et les Mânes ne mangent pointles (offrandes) de celui qui se fait assister par une (femme Soudra) dans les rites en l'honneur des Dieux, des Mânes et des hôtes, et luimême ne va point au ciel.

दैवपित्र्यातिथेयानि तत्प्रधानानि यस्य तु ।
नाश्नन्ति पितृदेवास्तन्न च स्वर्गं स गच्छति । । ३.१८ । ।
(Ⅲ)

3.19
Pour celui qui boit l'écume des lèvres d'une Soudra, qui a été au contact de son haleine, ou qui en a un fils, aucune purification n'est prescrite.

वृषलीफेनपीतस्य निःश्वासोपहतस्य च ।
तस्यां चैव प्रसूतस्य निष्कृतिर्न विधीयते । । ३.१९ । ।
(Ⅲ)

3.20
Apprenez maintenant en peu de mots les huit (modes) de mariage (propres) aux quatre castes, prospères ou funestes en ce monde et dans l'autre.

On peut détacher strî de vivâhân : « mariages avec des femmes des quatre castes. » (Ⅰ)

चतुर्णां अपि वर्णानं प्रेत्य चेह हिताहितान् ।
अष्टाविमान्समासेन स्त्रीविवाहान्निबोधत । । ३.२० । ।
(Ⅲ)

3.21
(Ce sont les modes dits) de Brahmâ, des Dieux, des Saints, du Seigneur de la création, des mauvais Esprits, des Musiciens célestes, des Démons, et enfin le huitième et le plus vil, celui des Vampires.

Rites Brâhma, Daiva, Àrsha, Prâjâpatya, Asura, Gàndharva, Râkshasa, Paiçâca. Cf. pour tous ces noms I, 37. (Ⅰ)

ब्राह्मो दैवस्तथैवार्षः प्राजापत्यस्तथासुरः ।
गान्धर्वो राक्षसश्चैव पैशाचश्चाष्टमोऽधमः । । ३.२१ । ।
(Ⅲ)

3.27
(Quand un père) donne sa fille, après l'avoir vêtue et honorée (par des cadeaux), à un homme instruit dans le Véda et vertueux, qu'il a volontairement invité, (c'est ce qu'on) appelle le mode de Brahmâ.

Certains commentateurs rapportent arcayitvà « ayant honoré » au fiancé. (Ⅰ)

आच्छाद्य चार्चयित्वा च श्रुतशीलवते स्वयम् ।
आहूय दानं कन्याया ब्राह्मो धर्मः प्रकीर्तितः । । ३.२७ । ।
(Ⅲ)

3.28
(Quand un père) ayant paré sa fille, la donne au cours d'un sacrifice à un prêtre officiant qui accomplit dûment le rite, (c'est ce qu'on) appelle le mode des Dieux.

Dans ce cas, remarque B. H., « le prêtre qui accomplit le sacrifice reçoit la jeune fille comme une partie de ses honoraires. » (Ⅰ)

यज्ञे तु वितते सम्यगृत्विजे कर्म कुर्वते ।
अलङ्कृत्य सुतादानं दैवं धर्मं प्रचक्षते । । ३.२८ । ।
(Ⅲ)

3.29
(Quand un père) donne sa fille suivant la règle, après avoir reçu du prétendant un taureau avec une vache, ou deux couples (de ces animaux) pour (l'accomplissement) d'un sacrifice, (c'est ce qu'on) appelle le mode des Saints.

Dharmatah est rendu différemment par les divers traducteurs : B. H. « légalement » ; L. « pour l'accomplissement d'une cérémonie religieuse » ; B. « pour l'accomplissement de la loi sacrée ». Kull. explique ainsi : « dharmârtham yâgâdi siddhaye, en vue de la loi sacrée, pour l'accomplissement d'un sacrifice ou autre ». II faut entendre par là que ce n'est pas une gratification que le père reçoit : cf. III, 53. (Ⅰ)

एकं गोमिथुनं द्वे वा वरादादाय धर्मतः ।
कन्याप्रदानं विधिवदार्षो धर्मः स उच्यते । । ३.२९ । ।
(Ⅲ)

3.30
(Lorsqu'un père) donne sa fille avec cette formule : « Pratiquez tous deux vos devoirs ensemble », et avec les honneurs (dus, c'est ce qu'on appelle) le mode du Seigneur de la création.

सहोभौ चरतां धर्मं इति वाचानुभाष्य च ।
कन्याप्रदानं अभ्यर्च्य प्राजापत्यो विधिः स्मृतः । । ३.३० । ।
(Ⅲ)

3.31
(Quand le prétendant) après avoir donné aux parents et à la jeune fille des cadeaux proportionnés à ses moyens, reçoit sa fiancée de son plein gré, (c'est ce qu'on appelle) le mode des mauvais Esprits.

De son plein gré : « et non comme dans, le mode ârsha, pour se conformer aux prescriptions de la loi sacrée ». (Kull.) Ce mode implique une sorte d'achat de la fiancée. (Ⅰ)

ज्ञातिभ्यो द्रविणं दत्त्वा कन्यायै चैव शक्तितः ।
कन्याप्रदानं स्वाच्छन्द्यादासुरो धर्म उच्यते । । ३.३१ । ।
(Ⅲ)

3.32
L'union volontaire d'un jeune homme et-d'une jeune fille doit être regardée comme le mode des Musiciens célestes : elle naît du désir, et a pour but final le plaisir sexuel.

C'est l'union libre dont on voit un exemple fameux dans la pièce de Sakountalâ. (Ⅰ)

इच्छयान्योन्यसंयोगः कन्यायाश्च वरस्य च ।
गान्धर्वः स तु विज्ञेयो मैथुन्यः कामसंभवः । । ३.३२ । ।
(Ⅲ)

3.33
Le rapt, avec effraction, blessures ou meurtre (des parents), malgré les pleurs et les cris de la jeune fille, s'appelle le mode des Démons.

हत्वा छित्त्वा च भित्त्वा च क्रोशन्तीं रुदन्तीं गृहात् ।
प्रसह्य कन्याहरणं राक्षसो विधिरुच्यते । । ३.३३ । ।
(Ⅲ)

3.34
Quand (un homme) se rend maître par surprise d'une jeune fille endormie, ivre ou folle, c'est le mode des Vampires, le huitième et dernier et le plus exécrable (de tous).

सुप्तां मत्तां प्रमत्तां वा रहो यत्रोपगच्छति ।
स पापिष्ठो विवाहानां पैशाचश्चाष्टमोऽधमः । । ३.३४ । ।
(Ⅲ)

3.35
Pour les Brahmanes, le don d'une fille (précédé de libations) d'eau est le plus approuvé : pour les autres castes, (la cérémonie se fait) au gré de chacun.

Au gré de chacun : ou bien « par (l'expression) du consentement mutuel ». (B.) (Ⅰ)

अद्भिरेव द्विजाग्र्याणां कन्यादानं विशिष्यते ।
इतरेषां तु वर्णानां इतरेतरकाम्यया । । ३.३५ । ।
(Ⅲ)

3.36
Écoutez maintenant, ô Brahmanes, l'exposé complet que je vais vous faire des qualités que Manou a attribuées à chacun de ces (modes) de mariage.

यो यस्यैषां विवाहानां मनुना कीर्तितो गुणः ।
सर्वं शृणुत तं विप्राः सर्वं कीर्तयतो मम । । ३.३६ । ।
(Ⅲ)

3.37
S'il est vertueux, le fils d'une femme mariée suivant le mode de Brahmâ délivre du péché dix de ses ancêtres, dix de ses descendants, et lui-même vingt et unième.

दश पूर्वान्परान्वंश्यानात्मानं चैकविंशकम् ।
ब्राह्मीपुत्रः सुकृतकृन्मोचयत्येनसः पितॄन् । । ३.३७ । ।
(Ⅲ)

3.38
De même le fils d'une femme épousée suivant le mode des Dieux (délivre) sept ancêtres et sept descendants ; le fils d'une femme épousée suivant le mode des Saints, trois (ancêtres) et trois (descendants); le fils d'une femme épousée suivant le mode du Sei

दैवोढाजः सुतश्चैव सप्त सप्त परावरान् ।
आर्षोढाजः सुतस्त्रींस्त्रीन्षट्षट्कायोढजः सुतः । । ३.३८ । ।
(Ⅲ)

3.39
Les quatre (premiers modes de) mariage dans l'ordre énoncé, à commencer par le mode de Brahmâ, donnent naissance à des enfants qui brillent par la connaissance des Védas, et sont estimés des gens de bien,

ब्राह्मादिषु विवाहेषु चतुर्ष्वेवानुपूर्वशः ।
ब्रह्मवर्चस्विनः पुत्रा जायन्ते शिष्टसम्मताः । । ३.३९ । ।
(Ⅲ)

3.40
Possédant les qualités de beauté et de bonté, riches, renommés, nageant dans les plaisirs, très vertueux et qui vivent cent années.

रूपसत्त्वगुणोपेता धनवन्तो यशस्विनः ।
पर्याप्तभोगा धर्मिष्ठा जीवन्ति च शतं समाः । । ३.४० । ।
(Ⅲ)

3.41
Mais des (quatre) autres (modes) blâmables de mariage naissent des enfants cruels et menteurs, ennemis du Véda et de la Loi sacrée.

इतरेषु तु शिष्टेषु नृशंसानृतवादिनः ।
जायन्ते दुर्विवाहेषु ब्रह्मधर्मद्विषः सुताः । । ३.४१ । ।
(Ⅲ)

3.42
D'un mariage sans reproche naît pour les hommes une postérité sans reproche, et d'un (mariage) répréhensible (naît une postérité) répréhensible ; on doit donc éviter les (modes d'union) entachés de blâme.

अनिन्दितैः स्त्रीविवाहैरनिन्द्या भवति प्रजा ।
निन्दितैर्निन्दिता नॄणां तस्मान्निन्द्यान्विवर्जयेत् । । ३.४२ । ।
(Ⅲ)

3.43
La cérémonie de la Prise de la main est prescrite (quand les) femmes (sont) de même caste (que leurs maris) ; voici le rite (qu'on doit suivre) dans les mariages avec des femmes d'une caste différente.

Cette cérémonie s'appelle pânigrahana. (Ⅰ)

पाणिग्रहणसंस्कारः सवर्णासूपदिश्यते ।
असवर्णास्वयं ज्ञेयो विधिरुद्वाहकर्मणि । । ३.४३ । ।
(Ⅲ)

3.44
En épousant un homme de caste supérieure, une Kchatriya doit tenir une flèche, une Vaisya, un aiguillon, une Soudra le bord d'un vêtement.

« L'époux doit tenir l'autre bout delà flèche ou de l'aiguillon ». (Kull.) (Ⅰ)

शरः क्षत्रियया ग्राह्यः प्रतोदो वैश्यकन्यया ।
वसनस्य दशा ग्राह्या शूद्रयोत्कृष्टवेदने । । ३.४४ । ।
(Ⅲ)

3.114
Qu'il n'hésite pas à servir d'abord, même avant ses hôtes, les jeunes épouses, les enfants, les malades, les femmes enceintes.

सुवासिनीः कुमारीश्च रोगिणो गर्भिणीः स्त्रियः ।
अतिथिभ्योऽग्र एवैतान्भोजयेदविचारयन् । । ३.११४[१०४ं] । ।
(Ⅲ)

3.115
L'insensé qui mange le premier avant d'avoir servi ces (diverses personnes) ne se doute pas, pendant qu'il mange, qu'il servira (après sa mort) de pâture aux chiens et aux vautours.

अदत्त्वा तु य एतेभ्यः पूर्वं भुङ्क्तेऽविचक्षणः ।
स भुञ्जानो न जानाति श्वगृध्रैर्जग्धिं आत्मनः । । ३.११५[१०५ं] । ।
(Ⅲ)

3.116
Après que les Brahmanes, les parents, les serviteurs ont dîné, le maître de maison et son épouse peuvent manger ensuite ce qui reste.

भुक्तवत्स्वथ विप्रेषु स्वेषु भृत्येषु चैव हि ।
भुञ्जीयातां ततः पश्चादवशिष्टं तु दम्पती । । ३.११६[१०६ं] । ।
(Ⅲ)

3.117
Après avoir honoré les Dieux, les Saints, les hommes, les Mânes et les Divinités tutélaires de la maison, le maître de maison.mangera ensuite ce qui reste.

देवानृषीन्मनुष्यांश्च पितॄन्गृह्याश्च देवताः ।
पूजयित्वा ततः पश्चाद्गृहस्थः शेषभुग्भवेत् । । ३.११७[१०७ं] । ।
(Ⅲ)

3.118
Il ne mange que du péché celui qui prépare (des aliments pour lui seul) ; en effet les aliments qui restent du sacrifice sont prescrits pour la nourriture des gens de bien.

Vidhîyate « sont prescrits » ou peut-être simplement « sont appelés ». (Ⅰ)

अघं स केवलं भुङ्क्ते यः पचत्यात्मकारणात् ।
यज्ञशिष्टाशनं ह्येतत्सतां अन्नं विधीयते । । ३.११८[१०८ं] । ।
(Ⅲ)

3.119
Qu'il honore par une offrande de miel un roi, un prêtre officiant, un étudiant-dont le noviciat est terminé, un précepteur, un gendre, un beau-père, un oncle maternel, (lorsqu'ils viennent) de nouveau après une année révolue.

Une offrande de miel, le madhuparka. — Un étudiant : un snâtaka qui a pris le bain final. (Ⅰ)

राजर्त्विक्स्नातकगुरून्प्रियश्वशुरमातुलान् ।
अर्हयेन्मधुपर्केण परिसंवत्सरात्पुनः । । ३.११९[१०९ं] । ।
(Ⅲ)


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