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Traditions égyptiennes : art, peinture & iconographie
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Egyptiennes: Histoire et dogmes


La période qui prend le nom d'Egypte ancienne commence vers 3100 avant J.C. et se termine vers 30 après J.C. par l'occupation du pays par les romains. Avant -3100, il n'existait pas d'écriture en Egypte, aussi on ne possède que très peu d'éléments pour décrire quelle était la religion avant cette date. Des amulettes, des scènes peintes sur des poteries, des pendentifs faits de défenses d'animaux sont autant de témoignages don’t le sens est méconnu. On ne peut interpréter les rites religieux de cette époque qu'en établissant une analogie avec les rites ultérieurs qui nous sont connus.

On divise habituellement l'Egypte ancienne en trois grandes périodes fastes. L'ancien empire de 2700 à 2200 avant J.C. qui est marqué par la construction des pyramides. Le moyen empire (2000 à 1800 avant J.C.) où l'Egypte étend son influence sur ses voisins et le nouvel empire (1550 à 1225 avant J.C.) où l'Egypte est la puissance principale du proche orient. Entre ses périodes fastes, on place des périodes troubles marquées par les divisions internes ou les occupations étrangères. Il est remarquable qu'une aussi longue période forme un tout assez homogène en matière de religion même si des variations rituelles et théologiques existent.

La religion égyptienne présente un double aspect, divin et funéraire. Les dieux sont dans la religion égyptienne les garants du maintien de la création et de l’ordre cosmique. Les rites pratiqués par les prêtres dans le secret des temples permettent à chaque divinité de conserver sa toute puissance et son efficacité protectrice. La croyance en la survie de l’âme après la mort conditionne tout le culte funéraire des Égyptiens. Quant à leur vie quotidienne, elle est empreinte de superstitions de toutes sortes, exorcisées au moyen d’amulettes et de pratiques magiques.
Une religion polythéiste ?

La multiplicité des dieux égyptiens pourrait laisser penser que la religion égyptienne est une religion polythéiste. La réalité est plus complexe. Le nombre important de divinités procède de la permanence des dieux primitifs issus des clans égyptiens de la période prédynastique. Chaque ville et nome honore un dieu tutélaire. Certains de ces dieux connaissent un grand succès populaire, par l’espérance qu’ils apportent, comme Osiris. D’autres, comme les dieux Ptah, Rê, Horus, Seth, Montou et le dieu thébain Amon, ont un grand succès politique car chaque dynastie cherche à mettre en avant le dieu de sa ville pour en faire un dieu d’État.

Ces dieux ne se remplacent pas mais se complètent, car les traits de leur caractère représentent un aspect particulier du divin. Derrière ce panthéisme se cache en effet l’idée plus abstraite d’un principe divin supérieur à toute chose que seule une multitude de vérités, parfois même contradictoires, est à même d’appréhender. Cette conception se retrouve dans de nombreux textes d’enseignement et de sagesse de la littérature égyptienne, qui inspireront, par la suite, les livres sapientiaux de la Bible. Ainsi peut-on lire dans le Livre des sagesses d’Aménémopé (époque ramesside) « Ne dis pas “je suis sans péchés”, car nul n’est parfait devant Dieu. »
Les Divinités.


Râ (ou Rê, le Soleil) fils de la déesse Nout (le Ciel), qui toutes les nuits le recueille pour le rendre au monde le lendemain, gouverne l'univers du haut du ciel, et sert de source au ba,âme du monde et de tous les êtres. Devenu dieu national sous l'action des prêtres d'Héliopolis. Geb, dieu de la Terre, forme avec Nout et Râ la Triade primitive qui se transforme en ennéade (9 divinités) : 1 dieu créateur : Atoum, dieu du chaos liquide, assimiléà Râ, soleil sortant de l'eau tous les matins ; 4 couples dieu-déesse : Chou (air) et Tefnout (humidité) ; Geb et Nout, leurs enfants ; Osiris nature double, puissance vitale don’t une forme est le Nil et dieu de la civilisation (roi), fils de Geb et de Nout et Isis (déesse reine et lune) sa sœur et épouse ; Seth (homme à tête de lévrier, dieu de violence, ténèbres), fils de Geb et de Nout, et Nephtys sa sœur et épouse.

Autres dieux importants. Aker génie à double tête personnifiant la terre. Amon (à Thèbes) maître de l'air, assimiléà Râ. Anubis (dieu de la mort et de l'embaumement) figuré par un homme à tête de chacal. Apis (dieu solaire, en forme de taureau) assimiléà Ptah (de son vivant) et à Osiris (après sa mort : Oser, Apis ou Sérapis). Apopis serpent géant qui attaque journellement le soleil. Athor ou Hathor (déesse-vache, incarnation d'Isis). Aton (le disque solaire, répand la lumière de ses 2 mains) dieu créateur suprême des Nubiens (monothéistes) assimiléà Atoum-Râ. Bastet déesse-chatte associée à la lune et protégeant la gestation et les naissances. Bès nain accroupit et barbu, génie bienfaiteur. Chentaït (la " veuve " d'Osiris) à l'origine déesse-vache. Démiurge créateur du monde éveilléà la vie dans l'Océan primordial, le Noun. A Héliopolis, l'aspect primordial est représenté par Atoum (aspect solaire par Râ). Ennéadeà l'origine des 9 dieux de la famille d'Héliopolis. Hâpy crue du Nil ; génie de la fécondité et de l'abondance. Hathor espace clos dans lequel l'Horus solaire se déplace. Héka personnifie l'énergie vitale, le ka, mise en action. Héqet déesse-grenouille. Horus (figuré par un homme à tête de faucon) fils d'Osiris et d'Isis, dieu de l'horizon, le plus grand dieu de la période gréco-romaine. Khepri (dieu-scarabée). Khnoum (à tête de bélier, a modelé les hommes). Maât (fille de Râ, vérité et harmonie). Min ancien dieu de la fertilité. Montou dieu-faucon. Mout parèdre d'Amon à Thèbes. Neith déesse de la ville de Saïs, androgyne. Nekhbert déesse-vautour de la ville d'Elkab. Nekheb-Kaou serpent primordial. Noun Océan primordial. Ophoïs dieu-chacal. Ouadjet déesse-serpent de Bouto. Ptah (à Memphis) dieu créateur, assimiléà Atoum-Râ et supplantant peu à peu les autres dieux. Sebek ou Sobek dieu-crocodile, un des maîtres de l'univers, incarnation de Râ. Séchât déesse patronnant les écritures et les tracés architecturaux. Sekhmet déesse-lionne, violente. Selkis déesse-scorpion. Sia incarne l'omniscience des dieux. Sokaris dieu funéraire de Memphis. Thotà tête d'ibis, dieu lunaire, patron des scribes ; a inventé l'écriture. Conseiller d'Osiris, puis protecteur d'Horus. Les Grecs l'appelèrent Hermès Trismégiste (3 fois très grand), nom qui fut donné aux ouvrages des néoplatoniciens du IIIe s., adeptes des idées religieuses égyptiennes. Les alchimistes appelèrent également de ce nom l'auteur de leur art.
Métaphysique.

Dieux et hommes possèdent une âme (ba) et des éléments corporels (ka). L'homme n'a qu'un seul ka, les dieux en ont plusieurs (Râ : 14), ce qui multiplie leurs chances d'atteindre l'immortalité. Les hommes peuvent atteindre aussi l'éternité, à leur manière : leur ba va rejoindre Osiris dans le ciel (où il reçoit la lumière du soleil pendant qu'il fait nuit sur terre) ; leur ka est réembaumé et vit dans son tombeau la vie éternelle des cadavres impérissables (" zone crépusculaire ", " ciel de la nuit ").

Culte :

Il perpétue l'union des ba et des ka divines. La statue du dieu représentant son ka et le prêtre faisant un geste rituel qui fixe le ka divin dans la statue. Exposée au soleil, elle en reçoit le ba et ainsi le dieu habite son temple comme un être vivant. Offrandes, processions, honneurs rendus sont ceux de la cour pharaonique (les dieux ont sur terre un rang royal et les pharaons, descendants d'Horus et de Râ, reçoivent un culte divin).
Le Soleil est conçu comme une barque, le ba s'unit à la statue lors de ses escales et les obélisques sont des bittes d'amarrage.

Animaux sacrés :

A l'origine, chaque division territoriale, chaque nome possède son totem. A l'époque tardive, on élève et adore des animaux près des sanctuaires (ibis et babouins près des temples de Toth, vaches près du temple d'Hathor à Dendérah ; déesse-chatte, Bastet, à Bubastis ; le taureau Apis est l'incarnation de Ptah). A leur mort, les animaux sacrés sont momifiés (le Serapeum de Memphis, galerie funéraire des taureaux Apis, par exemple).


Source : Http://maratray.chez.tiscali.fr/, http://www.webencyclo.com/ et http://www.quid.fr




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