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Saint Thomas d'Aquin
La création selon Thomas d'Aquin
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Saint Thomas d'Aquin : La création selon Thomas d'Aquin

Saint Thomas d'Aquin Seule l'affirmation d'un commencement temporel du monde relève proprement de la foi, car ce commencement est une étape dans l'histoire de l'amour de Dieu pour l'homme. L'affirmation de la création est au centre de la pensée de saint Thomas d'Aquin . Philosophiquement, elle implique qu'exister est un acte – le premier des actes – qui a sa source ultime dans la volonté amoureuse de Dieu. Théologiquement, la rédemption s'articule sur la création, dont elle est l'achèvement, contrairement à la vision augustinienne, où Dieu ne fait qu'extraire quelques-uns de la masse de perdition. Spirituellement, la charité – amitié de l'homme pour Dieu – se fonde sur la considération de l'amour que Dieu a pour nous et dont notre simple existence est le témoignage constant.

La liberté et la grâce
L'ingratitude non moins constante de l'homme à l'égard de ce témoignage rend nécessaire la rédemption, ou libération à l'égard du péché. Mais si Dieu s'est servi, pour libérer l'homme, du péché qui l'avait asservi et notamment de l'horrible crime par lequel la sagesse incarnée a été clouée sur la Croix, le salut de l'homme ne se réduit pas à une réponse au péché. La sagesse de Dieu, qui avait créé l'Univers, éclaire l'intelligence de l'homme et attire sa volonté vers Dieu. Malgré le refus de l'homme et grâce à la miséricorde de Dieu, la création est portée à son achèvement: la transformation de l'homme en Dieu, dont le moyen ultime sera le sacrement de l'eucharistie. On voit que si l'homme ne peut être sauvé que par Dieu, encore doit-il accepter ce salut et aimer délibérément son créateur. C'est pourquoi ceux qui ne sont pas «élus» pour être sauvés en gardent toute la responsabilité: pour Thomas d'Aquin, la cause première du manquement à la grâce vient de nous. La conception thomiste de la liberté et de la grâce, parfois déformée par les commentateurs, sera remise en cause par les théologiens jésuites au XVIe siècle.

L'humanisme chrétien


Le théologien veut ainsi accorder à la nature toute la valeur et toute la consistance que doit avoir une œuvre de Dieu, témoignant de son amour et de sa sagesse. En cela, il s'oppose aux cathares et s'attache fermement à la loi mosaïque, au moment où les artistes catholiques, redécouvrant la sculpture, cherchent à donner une représentation plus réaliste de l'être humain. Car c'est de la nature humaine, au premier chef, qu'il s'agit d'affirmer la réalité et la bonté originelle, le péché qui la pervertit n'étant qu'une réalité accidentelle.

L'unité de l'homme


D'où la vigoureuse affirmation de l'unité de l'homme. L'âme et le corps ne sont pas deux choses, mais deux parties d'une même chose: l'homme. Encore le corps n'est-il un corps humain que grâce à l'âme qui l'organise comme tel. St Thomas d'Aquin rejette également toute division de l'âme: c'est l'intelligence qui est la «forme» du corps, et c'est pourquoi, privée du corps par la mort, l'âme garde une tendance à informer un corps que Dieu seul peut satisfaire par la résurrection.

L'immortalité de l'âme est ainsi philosophiquement démontrable, mais la mort corporelle, châtiment du péché, est un état contre-nature où l'homme est mutilé d'une partie essentielle de lui-même. On comprend pourquoi St Thomas d'Aquin, reconnaissant toute sa place à l'animalité dans l'homme, fait de la connaissance sensible le point de départ de toute connaissance humaine.


  
  
  
  





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