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Voltaire
Les combats de Voltaire
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Voltaire : Les combats de Voltaire

Voltaire D'autres cas suivront (affaires Sirven, Lally-Tollendal), où Voltaire critiquera le fonctionnement de la justice et où il emploiera aussi bien des pseudonymes, comme dans l'affaire Calas, que son nom de plume: ainsi lorsque, pour avoir mutilé un crucifix, meurt exécuté avec un raffinement de cruauté – poing coupé, langue arrachée, tête tranchée – un adolescent d'Arras, le chevalier de La Barre, et qu'on brûle sur son corps un exemplaire du Dictionnaire philosophique. «L'infâme» réagit contre celui qui a expliqué qu'il est ridicule pour adorer Dieu – et Voltaire adore Dieu et combat l'athéisme – de le concevoir triple, incarné, immolé et ressuscité. Voltaire déteste qu'on dégrade Dieu ou qu'on s'en serve indûment, ce qu'on retrouve dans tous ses écrits: le Dictionnaire philosophique, à la fois sérieux et brillant, ironique, évidemment; les Questions sur l'Encyclopédie, où il fait un dernier tour des connaissances et des problèmes philosophiques qui l'intéressent, et où il entend régler son compte à l'athéisme; les contes, publiés souvent anonymement, et les lettres aussi, qui occupent la plume de «l'aubergiste de l'Europe». On se presse à Ferney, où Voltaire cultive en même temps un art consommé de propriétaire terrien et de seigneur de village.

Derniers honneurs parisiens
Mme Denis, la nièce amante, s'ennuie à Ferney et finit par convaincre Voltaire de revenir à Paris en février 1778. C'est un triomphe, mais une fatigue extrême au point qu'il tombe bientôt malade. Après avoir accédé aux demandes de l'Église et rédigé une rétractation ambiguë – «Si j'ai jamais scandalisé l'Église, j'en demande pardon à Dieu et à elle» – assortie d'une autre, écrite auparavant – «Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, et en détestant la superstition.» Le 30 mars, il reçoit l'hommage de l'Académie française, et la foule le porte en triomphe à la Comédie-Française pour la sixième représentation d'Irène, sa dernière tragédie. Il s'éteint au soir du 30 mai 1778, et est enterré selon les règles de l'Église, par les soins de son neveu, l'abbé Mignot, à l'abbaye de Scellières, dans le diocèse de Troyes, juste avant l'arrivée d'une lettre d'interdiction de l'évêque. Après la Révolution, le 11 juillet 1791, son corps entrera en grande pompe au Panthéon, où il sera accompagné par l'immense cortège des citoyens reconnaissants, lors de la première cérémonie révolutionnaire qui se déroula sans la participation du clergé. Son épitaphe porte ces mots: «Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre.»


  
  
  


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