Livres  Sacrés  du Monde



Enseignements et citations de Shao Yong
Onelittleangel > Confucianisme > Néo-confucianisme > Shao Yong
3  citations  | Page 1 / 1
T+ A- A A+



L e Saint est capable avec son seul esprit de contempler dix mille esprits, par sa seule personne d'en contempler dix mille, de sa seule génération d'en contempler dix mille. Et aussi parce qu'il est capable, par son esprit, de manifester les intentions du Ciel, par sa bouche les paroles, par sa main les oeuvres, par sa personne les activités. Il est encore capable, en haut, de connaître les saisons du Ciel, en bas, d'explorer à, fond les principes de la Terre, au milieu, de prendre pleinement conscience des caractères particuliers des choses, et d'éclairer dans leur ensemble les activités des hommes. Enfin, il est capable d'ordonnancer le Ciel-Terre, d'imiter le processus créatif, d'évaluer présent et passé, et de situer les hommes et les êtres.




778 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : HJJSS 5, p.5a-6a., cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








A moins d'une ultime authenticité, il est impossible de parvenir à l'étude des principes ultimes. Dans l'étude des principes des choses, quelque chose d'impossible à comprendre ne saurait être compris à toute force.
Dès lors que la compréhension est forcée, le moi intervient, et dès lors qu'intervient le moi, l'univers entier tombe sous le coup de la pure technique.





237 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : HJJSS 12 B, p. 5a-b, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  
Remarque : En écho à Zhuangzi pour qui le sage est celui qui, " n'étant pas lui-même chosifié par les choses, est capable de traiter les choses comme choses " (Zhuangzi 11 et HJJSS 8B, p. 27b.), Shao Yong affirme que " dès lors qu'on ne les investit pas de son moi, on peut traiter les choses comme choses " grâce à ce qu'il appelle l'" observation inversée " (fanguan). Sur I'" observation inversée " cf. Anne D BIRDWHISTELL, " Shao Yung and his -concept of Fan Kuan ", Journal of Chinese Philosophy IX, 4 (1982), p. 367-394.








N ous savons ainsi que je suis autrui, et qu'autrui est moi, moi et autrui étant l'un comme l'autre des choses.
C'est parce que nous pouvons nous servir des yeux du monde comme de nos propres yeux qu'il n'y a rien que nos yeux ne puissent observer.





67 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : HJJSS 6, p. 26b., cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  
(1) La dernière phrase est une citation du Grand Commentaire aux Mutations, cf. Xici B3. À bien des égards, le passage sur le thème du miroir a tout l'air de commenter et développer le passage du Zhuangzi 13, éd. Zhuangzi jishi, ZZJC, p. 204.
Remarque : La conscience apparaît ici comme un continuum qui part de la perception sensorielle ordinaire pour aboutir à un état d'union mystique. On peut y distinguer trois stades qui tendent à effacer de plus en plus la distinction sujet/objet et qui correspondent aux trois stades de structuration de la réalité distingués plus haut : le premier niveau est celui de l'appréhension des objets par les sens; vient ensuite la contemplation des choses par l'esprit; enfin, la fusion totale avec les choses dans le principe constitue la " vraie connaissance " (que les bouddhistes appellent " vérité absolue ") où sujet et objet ne font plus qu'un.






Page:  1




En savoir + : Histoire et calligraphies de Shao Yong




♥ Notre Projet ♥ ⇄ ♥ Votre projet ♥