Le carnet de citations de  Sylvain (Fr)  2043 citations | Page 73 / 82


settings contact_support arrow_upward menu home


L a mort que provoque la méditation est l'immortalité du neuf.
Le neuf n'est pas dans le champ de la pensée, et la méditation est le silence de la pensée.


Hindouisme Citation
La Révolution du silence, trad. C. Suarès, 1977 / Livre de poche, 1995, Édifions Stock, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 128-130 

share



A lors, Aggivessana, poursuit Gotama, il me vint à l'esprit : si les dents serrées, la langue appuyée contre le palais je dominais, domptais, restreignais ma pensée par le cœur ?


Bouddhisme Citation
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules) , cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.26 

share



P enser ne résout pas nos problèmes.
Penser est évidemment une réaction.
Il n'y a de possibilité de création que lorsque l'esprit est vide.


Hindouisme Citation
La Première et Dernière Liberté, trad. C Suarès, 1979, Édifions Stock, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 128-130 

share



A insi les yogin qui demeurent dans la vision de la vacuité ne perçoivent plus les éléments, les agrégats, les sphères sensorielles comme des essences, et ne les percevant plus comme des essences réelles, ils surmontent le bavardage (1) et de ce fait ils ne discriminent plus, car, par la suppression du bavardage, on s'abstient de pensées discriminatrices.


Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation
Mulamadhyamikakarikavrtti (ou Prasanapada), p. 351, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.170 

(1) Prapanca, tout le déploiement différencié qui n'est que discours.

share



O n ne peut pas plus penser Dieu que l'on ne peut se penser soi-même. Se penser, c'est se perdre, c'est prendre pour soi une image réflexe et construite.


Christianisme / Catholicisme Citation
La Montée au fond du cœur, année 1955, F. X. de Guibert, 1986, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 143-145 

share



L e souffle ne descend ni ne monte; s'abstenant de ces deux [mouvements], il se tient immobile.
Kanha déclare : En aucune manière la pensée ne se déploie- Le souffle-maîtresse de maison reste à demeure.
Suivant la voie de la Béatitude, il réprime sa propre pensée; [...]
Immobile, indifférencié, invariable, sans aurore ni crépuscule, de bonne moelle,
telle est, dit-on, l'extinction où la pensée ne déplie aucune activité mentale.
Quant au Seigneur qui a immobilisé ainsi sa pensée auprès de la syllabe du dhamma et dont le souffle est suspendu, à l'instant même il est indifférent au monde sensible.


Hindouisme / Tantrisme Citation
Dohakosa de Kanha, sq 13, 17, 20 et 23, traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.349-350 

share



U nion (yoga) veut dire vue de l'absence de pensée, pénétration
de la nature propre, insaisissable, et l'insaisissable, c'est le dhyana
du Tathagata.


Bouddhisme / Mahayana / Zen Citation
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 55, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 460 

" Voir l'absence de pensée ", c'est échapper à la vision dualisante du monde et s'absorber dans la Conscience-sans-conscience ou Conscience pure, non souillée par les notions et impressions fabriquées par le moi. L'adepte possède alors sapience et efficience (" maîtrise des dharma "). Ses pensées ne demeurent plus nulle part car elles ne s'attachent plus à rien ; elles surgissent dans l'instant, merveilleusement justes et appropriées aux circonstances, mais ardentes, sans retombée, comme des flammes. Le moi n'y participe pas - c'est l'esprit de pureté -, et la nature propre est laissée à sa vacuité et à sa quiétude foncières. Les particularités ou marques distinctives abandonnées, on accède à la terre de Bouddha, où règne l'Egalité. Devenir et extinction ne font plus qu'un.

share



S i l'on voit l'absence de pensée, même au milieu des impressions réunies de la vue, de l'ouïe, de la perception et de la connaissance, on reste dans une vacuité et une quiétude constantes.


Bouddhisme / Mahayana / Zen Citation
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 52, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 461 

share



L 'absence de pensée, c'est la pensée instantanée;
la pensée instantanée, c'est l'omniscience.


Bouddhisme / Mahayana / Zen Citation
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 74, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 461 

share



V oir l'absence de pensée, c'est avoir les six organes des sens sans souillure..., c'est la vérité de sens ultime du Chemin du milieu..., c'est être capable de maîtriser tous les dharma..., c'est embrasser tous les dharma.


Bouddhisme / Mahayana / Zen Citation
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 43, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 461 

share



Z iqi de Nanguo, accoudé sur un guéridon,
En extase, comme privé de son compagnon,
Soupirait doucement vers le ciel.
Yancheng Ziyou, debout à ses côtés :
"Que se passe t-il ?
Peux tu faire de ton corps un bois sec
Et de ton esprit (xin) une cendre morte ?
Cet homme accoudé n'est point celui d'hier ! "
Ziqi répondit :
" A l'instant, le sais-tu, j'ai perdu mon moi.
De l'homme tu entends le chant,
Mais de la terre rien encore.
Et, si de la terre tu entends la rumeur,
Au Ciel, ô combien sourd tu demeures ! "


Taoisme Citation
Zhuangzi, chap.II, traduction par Isabelle Robinet 

share



J e suis parti du donné originel (gu), j'ai développé ma nature (xing), et j'ai rejoint le destin (ming). Je plonge avec l'eau qui tombe et émerge avec l'eau qui reflue, je suis le Dao de l'eau sans chercher à imposer mon moi, et c'est ainsi que je surnage. "
Confucius demanda alors : " Que voulez vous dire par " partir de donné originel, développer sa nature et rejoindre la destinée ? "
L'homme répondit : " Je suis né dans ces collines et j'y suis chez moi : voilà le donné.
J'ai grandi dans l'eau et je m'y trouve dans mon élément : c'est ma nature.
Il en est ainsi sans que je sache pourquoi : tel est le destin.


Taoisme Citation
Zhuangzi, chap.XIX, traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap. 4 

Chaque fois que mon action est volontaire, chaque fois qu'elle cherche à " imposer mon moi " en allant à contre courant du cours naturel des choses, elle révèle de l'homme ou de ce que les taoïstes appelle le Wei, l'agir qui force la nature. Quant au contraire l'action va dans le sens des choses, quand elle se laisse porter par le courant, tel le nageur qui " suit le dao de l'eau, sans chercher à imposer son moi ", elle relève du naturel (c'est à dire du Ciel ou du Dao), ou encore du Wu Wei, le non agir ou plutôt l'agir qui épouse la nature, qui n'impose aucune contrainte. Tout ce qui en l'homme veut, analyse, construit, fait des distinctions (en somme tout ce qui entrerait dans la définition de l'ego) ne représente que la part périphérique de son être. Ce n'est que lorsqu'il la laisse tomber que l'homme retrouve son centre- qui n'est autre que le ciel.

share



D an Hui demande ce qu'est le ren.
Le maître dit : " vaincre son ego pour se replacer dans le sens des rites, c'est là le ren…
N'est ce pas de soi-même, et non des autres qu'il faut attendre l'accomplissement ? ".


Confucianisme Citation
Livre XII, 1, traduit du Chinois par Anne Cheng, collections Points 

share



D ouze ans, j'ai été le forgeron de mon moi […],
enfin, j'ai eu une illumination, j'ai considéré la création,
j'ai vu qu'elle était devenue un cadavre.


Islam / Soufisme Citation
cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Bistami et l'ascèse du vide, p110 et suivantes 

share



L ors du tajrid, l'homme] se démasquant de son moi comme le serpent de sa peau .


Islam / Soufisme Citation
cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Les états d'esseulement, p 98 et suivantes 

share



E ntre toi et moi, il y a un " c'est moi " qui me tourmente,
Ah ! Enlève par ton " c'est Moi ", mon " c'est moi " hors d'entre nous deux.


Islam / Soufisme Citation
cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", L'expérience Hallagienne, p 108 - 109 

Chez Hallaj, la tentation de solitude close fut brisée, dans la mesure où l'authenticité d'une expérience surnaturelle continua d'entraîner l'âme vers un Autre que soi, lui permit de ne point prendre " l'enivrement " du tajrid ou du tafrid pour une union divine, mais de laisser s'opérer en elle l'infirad, le douloureux Esseulement divin, en qui tout est redonné. Ici donc, en Hallaj, la ligne du vide et d'esseulement reste inachevée en ce sens qu'elle n'est point suivie pour elle-même, et ne cherche point son terme propre, mais aide l'âme à s'isoler du créé pour s'ouvrir à la solitude fulgurante de Dieu.

share



L e Ciel dure, la Terre persiste
Qu'est-ce donc qui les fait persister et durer?
C'est qu'ils ne vivent pas pour eux-mêmes
Voilà ce qui les fait vivre pour l'éternité
De même le Saint met sa personne en retrait
Elle se retrouve au premier rang
Il la met au-dehors
C'est ainsi qu'elle est préservée
N'est-ce pas qu'il est sans moi propre ?
Par là même son moi s'accomplit.


Taoisme Citation
Tao-tê-king, § 7, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 

share



A moins d'une ultime authenticité, il est impossible de parvenir à l'étude des principes ultimes. Dans l'étude des principes des choses, quelque chose d'impossible à comprendre ne saurait être compris à toute force.
Dès lors que la compréhension est forcée, le moi intervient, et dès lors qu'intervient le moi, l'univers entier tombe sous le coup de la pure technique.


Confucianisme / Néo-confucianisme Citation
HJJSS 12 B, p. 5a-b, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 

En écho à Zhuangzi pour qui le sage est celui qui, " n'étant pas lui-même chosifié par les choses, est capable de traiter les choses comme choses " (Zhuangzi 11 et HJJSS 8B, p. 27b.), Shao Yong affirme que " dès lors qu'on ne les investit pas de son moi, on peut traiter les choses comme choses " grâce à ce qu'il appelle l'" observation inversée " (fanguan). Sur I'" observation inversée " cf. Anne D BIRDWHISTELL, " Shao Yung and his -concept of Fan Kuan ", Journal of Chinese Philosophy IX, 4 (1982), p. 367-394.

share



Q uel autre que vous pouvait m'arracher à moi-même, ...
Ce n'est point moi qui ai fait cet ouvrage ;
car ce n'est point par soi-même qu'on sort de soi.


Christianisme / Catholicisme Citation
De la nécessité de connaître et d'aimer Dieu, in Lettres et opuscules spirituels, OEuvres (Pléiade), I, p. 705. 

share



D ans le miroir central du principe céleste apparaissent aussi bien le moi qu'autrui. C'est comme si vous teniez un miroir ici, il ne reflétera que ce qui est là et vous ne verrez rien de vous, mais en plaçant le miroir au centre, tout viendra s'y refléter. Tant que le principe céleste est là, le moi aussi bien que les choses apparaissent : il n'y a donc pas lieu de mettre en avant le moi puisqu'il est aussi une chose. C'est en s'accoutumant à se défaire de son moi que la lumière se fera d'elle-même.


Confucianisme / Néo-confucianisme Citation
Jingxue liku, in Zhang Zai ji, p.285, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 

(1) Explication du premier hexagramme qian des Mutations dans le Yishuo, in Zhang Zai ji, p78. Cf. Entretiens, 11, 4: " À soixante-dix ans, j'agissais selon mon cœur, sans autant transgresser aucune règle " (2) Pour la " maturation du sens de l'humain ", cf. Yishuo, in Zhang Zai ji, p.77 et 216. Pour l'" illumination de l'esprit ", cf. Jingxue liku, in Zhang Zai ji, p. 274

Dans les deux étapes distinguées par Zhang Zai, la première apparaît comme un apprentissage fondé sur l'effort délibéré et soutenu, le désir de connaître et de se perfectionner toujours plus, alors que la seconde tient davantage d'une évolution naturelle et spontanée que Zhang Zai appelle " maturation du sens de l'humain ". Ce processus conduit à un état décrit en des termes évocateurs des Entretiens de Confucius : " On réalise sa nature quand on suit son cœur et que tout s'accorde avec le Ciel (1)." Zhang Zai parle également d'une " illumination de l'esprit (2) " où s'abolit la distinction du moi et d'autrui, et qui lui inspire, comme à beaucoup d'autres, la métaphore typiquement taôiste et bouddhique du miroir. En distinguant deux étapes dans le cheminement vers la sainteté, Zhang Zai tente, tout comme Zhou Dunyi, de restituer l'équilibre entre le " non-agir " taoïste et l'" agir " confucéen, entre abandonner la terre en friche et s'achamer à tirer sur les navets à la manière de l'homme de Song. Il y a donc dans l'esprit de l'homme la même distinction à faire que dans le qi : en ce qu'il est directement inspiré par le Ciel, il est esprit " vide " de tous préjugés, capable d'une connaissance intuitive immédiate, non dépendante des sens, et d'un retour au Vide suprême.

share



L a folie insolente de l'homme, vile créature, est de rapporter tout à ce qu'il nomme le moi.


Christianisme / Catholicisme Citation
Lettres...., I, 4, 1, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.196 

share



I l n'y a que le seul moi que je sois libre de vous offrir ;
mais ce que j'appelle moi n'est pas moins à vous que toute le reste.


Christianisme / Catholicisme Citation
Lettres...., I, 4, 1, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.195 

share



N ous ne possédons rien au monde - car le hasard peut tout nous ôter - sinon le pouvoir de dire je. C'est cela qu'il faut donner à Dieu, c'est-à-dire détruire. Il n'y a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je.


Divers Courants / New Age Citation
La pesanteur et la grâce, p.35, Pocket-Agora no99 

share



N ous ne pouvons pas en user correctement avec les autres tant qu'ils sont pour nous les autres.


Hindouisme Citation
La Vie divine, vol. II, trad. C. Rao, S. Forgues, J. Herbert, P. Coat, 1955/ 1959/1992, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 34-36 

share



L 'ego n'existe que par ses limites, et il périt par la perte de ses limites.


Hindouisme Citation
La Vie divine, vol. III, trad. C. Rao, S. Forgues, J. Herbert, P. Coat, 1955/ 1959/1992, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 34-36 

share


Page:  72 |73 | 74 | 75 | 76 | 77 | 78 | Etc.




Livres sacrés des Religions du Monde
Le Dhammapada
Le sutra du Diamand et le sutra du Coeur
La sainte Bible
Corpus Hermetica
La Bhagavad Gita
Les Upanishads (extraits)
Les Lois de Manu
Le saint Coran
L'Avesta
Ecrits de Bahá’u’lláh
Le Livre des morts Tibétain
Sepher Ha Zohar



L'essentiel des Écritures sacrées


Dieu aime tous les êtres du monde




Citations par livres sacrés




Citations par auteurs




Citations par courants de pensée




Citations par thèmes




Recherche de citations par mots-clefs
:

: