Patrimoine  Mondial  des religions, traditions et courants de pensée



Citations spirituelles et philosophiques
de la mystique tantrique

33  citations  | Page 1 / 1




T ous les êtres sensibles naissent de la spontanéité unique,
pleine des perfections du Bouddha,
et y trouvent leur repos.
Mais ce n’est ni existant ni non-existant.

Ils prennent d’autres routes et perdent la félicité véritable
en cherchant les plaisirs que procurent les stimulants.

Cela existe au début, au milieu et à la fin.
Cependant, la fin et le début ne sont nulle part ailleurs.





Hindouisme / Tantrisme 2041 | 
Extrait du chant royal 

   




L 'esprit résolu et paisible, il faut, avec toute l'énergie possible, s'assimiler son essence.




Hindouisme / Tantrisme 1614 | 
Prajopayaviniscayasiddhi, IV section : la contemplation de la Réalité, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.298 

   




L e samsara, [...] c'est l'esprit affligé et obscurci par d'innombrables constructions mentales, vacillant tel l'éclair dans la tempête, et recouvert par la souillure tenace de l'attachement et des autres passions. L'excellent nirvana, lui, est lumineux et libre de toute construction mentale,
Débarrassé de la souillure de l'attachement et des autres passions.





Hindouisme / Tantrisme 1613 | 
Prajopayaviniscayasiddhi, IV section : la contemplation de la Réalité, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.298 

   




V oilà ce qu'on appelle la non-dualité, la suprême conscience d'Eveil, le vajra, le vajrasattva, le totalement illuminé et l'illumination. On l'appelle aussi Perfection de Sapience, incarnation de toutes les Perfections, Égalité, contemplation primordiale de tous les Bouddhas. […] C'est ce que doivent contempler et réaliser les yogin, en abandonnant toute pensée d'être et de non-être, car celui qui médite, libre des notions d'être et de non-être, atteint vite la perfection. Écartant toutes les erreurs, éloigné de toute affliction, rapidement, l'ascète lumineux acquiert les qualités sans nombre qui font les Bouddhas.




Hindouisme / Tantrisme 1612 | 
Prajopayaviniscayasiddhi, IV section : la contemplation de la Réalité, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.298 

   




S ans méditer, sans renoncer [au monde], on peut rester chez soi avec sa femme.Si l'on n'est pas délivré tout en prenant intensément plaisir au monde sensible, peut-on appeler cela Connaissance parfaite ? dit Saraha. (19)
S'Il est déjà manifeste, à quoi sert la méditation, et s'Il est caché, on ne peut que mesurer les ténèbres. Saraha ne cesse de proclamer: "Ni être ni non-être, éternellement, voilà la nature du Spontané. (20)
Ce par quoi l'on naît, vit et meurt, par cela même on acquiert la suprême, l'ultime Béatitude. Bien que Saraha profère ces paroles profondes et secrètes, le monde du troupeau enchaîné demeure hébété. (21. )
S'Il est dépourvu de méditation, à quoi bon méditer sur Lui? Et s'Il est indicible, à quoi bon l'expliquer? Le monde entier se trouve asservi sous le sceau du devenir et personne n'appréhende sa nature propre. (22. )
NI formule, ni texte religieux, ni objet médité, ni concentration, mais eux tous sont cause du leurre, ô insensé! Immaculée est la Conscience, ne la polluez pas par la méditation. Demeurez dans la Béatitude intime; ne vous tourmentez plus! (23. )
Mangez et buvez, soyez heureux en jouissant des plaisirs, et remplissez sans cesse [de ces offrandes] le cercle tantrique. C'est ainsi que l'on gagne l'autre monde. (24 )
Là où ni pensée ni souffle ne circulent, là ou ni soleil ni lune pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos. Tel l'enseignement que profère Saraha. (25 )
Fais un, ne fais pas deux. Dans la Connaissance ne fais pas de distinction. Que la totalité de ce triple monde prenne dans la grande attirance d'amour une seule couleur! (26 )
Là point de commencement, de milieu ni de fin; point non plus de devenir ni de nirvana. (27 )
Là où s'évanouit l'organe des sens et [où vole en éclats le sentiment du moi, ami, voici le corps du Spontané]. Demande-le clairement au vénérable Maître ! (29 )
Où la pensée meurt, le souffle s'arrête... réside la suprême et grande Béatitude. Elle ne se trouve pas ailleurs dit Saraha . (30-31)
C'est la prise de conscience intime. Mais point de confusion à ce sujet. L'identifier à être et non-être ou à la bonne voie serait la limiter. Connais ta propre pensée d'une façon subtile, ô yogin, elle est comme l'eau se mêlant à l'eau.(32 )
Ce défaut qu'est l'amour-propre [l'] empêche de voir la Réalité. Alors, il vilipende tous les Véhicules. Le monde entier est dans la confusion quant aux méditations et personne ne perçoit sa nature propre.(35. )
On ne distingue pas la racine de la conscience, car on surimpose au Spontané une triple falsification (1). Là où l'on vit, là où l'on disparaît, c'est là, mon fils, qu'il te faut demeurer! (36. )
Pour celui qui réfléchit à la Réalité sans racine, l'enseignement du guru éclaircira tout. Saraha déclare: Vraiment, sache-le, benêt, la diversité du cycle des naissances n'est qu'un aspect de la Conscience. (37.)
Notre nature propre ne peut être décrite par autrui, elle ne se révèle qu'avec l'enseignement du guru. Par là ne demeure plus l'ombre d'une imperfection. Il purifie du bien et du mal qu'il dévore ensuite. (38. )
Par l'acte karmique, on se lie. Lorsqu'on se libère de l'acte, la pensée est libérée. Et par la libération de la pensée on gagne le suprême nirvana. (40. )
La conscience liée, on est lié; la conscience libérée, on en libéré. Pas le moindre doute à ce sujet. Cela même qui lie les ignorants libère immédiatement les éveillés. (42. )
Lié, on court dans les dix directions; libre, on reste immobile. Ami, regarde le chameau (2). Ce paradoxe me frappe par son évidence. (43. )
Ne te concentre pas sur toi-même sans respirer, ô yogin planté là comme un pieu! Ne fixe pas le bout de ton nez. Insensé, jouis du Spontané et abandonne [ces] liens qui ont relent de devenir! (44. )
La pensée aussi instable que le vent et le cheval, abandonnez-la. Prenez conscience de la nature propre du Spontané et d'elle-même la pensée s'immobilisera. (45. )
Désirs, formules, traités sont voués à la destruction. Si tu cherches là où [les dieux] Brahma et Visnu avec les trois mondes au complet se dissolvent, tu seras l'absolu. (50 )
Ô toi, fils, reconnais la saveur de [ce] nectar si parfaitement inhérent au non-savoir. Ceux qui expliquent les commentaires ignorent la purification au sein du monde. (51. )
Là, l'intelligence se défait, la pensée succombe, l'orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l'illusion. Pourquoi s'y lier par la méditation ? (53.)
Regardez, écoutez, touchez, mangez, sentez, marchez, restez assis, levez-vous, [mais] renoncez au bavardage de la vie courante. Abandonnez la pensée, ne vous écartez pas de l'Un. (55 )
Suprêmement libre d'être et de non-être, c'est en Lui que s'engloutit le monde entier. Quand la pensée s'arrête, immobile, on se libère alors du cycle du devenir ! (59 )
Jouir du monde sensible, sans être pollué par le sensible, cueillir le lotus sans toucher l'eau, ainsi fait le yogin qui repose à la racine [des choses] : tout en jouissant du sensible, il ne se rend pas esclave. (64. )
Tant que le groupe des sens et du sensible ne meurt pas, l'acte fructifiera. Tant que l'on ne voit pas où l'on est, peut-on résoudre [cette] énigme ? (67. )
Celui qui s'adonne au vide et ne jouit pas [du monde] par des organes purifiés est comme une corneille qui, s'envolant d'une barque, décrit des cercles au-dessus d'elle et y retombe. (70. )
Ne t'attache pas au vide, considère comme semblables "ceci " et "cela". En vérité même la balle [minuscule] de la graine de sésame cause inévitablement tout autant de douleur qu'une épine. (75. )
En elle, il rend toute forme égale à l'espace infini, il affermit la pensée elle aussi dans la nature propre de [cette] égalité spatiale, celui qui rend sa pensée sans pensée se réjouit de la suprême nature propre du Spontané. (77. )
Le Dieu est unique, mais il est révélé en de nombreuses traditions, étant perçu selon le désir de chaque soi.(79. )
Le même à l'extérieur, le même à l'intérieur, fermement établi dans le quatorzième monde (3), l'incorporel est celé dans le corps. Qui sait ainsi est libéré. (89 )
Les ensembles, les univers, les organes sensoriels et leurs domaines spécifiques, ainsi que leurs modifications, voilà l'eau [du mirage]. Dans ces distiques toujours nouveaux, comment y aurait-il quelque secret ? (92)
" C'est moi, c'est un autre ", conçoit-on. Dépouille ce lien qui rend captif ; c'est ainsi qu'on se libère soi-même. (105 )
Le bel arbre de la Conscience-sans-dualité s'étend avec ampleur sur le triple monde.
Il fleurit en compassion, son fruit se nomme charité envers autrui." (107 )





Hindouisme / Tantrisme 1591 | 
Dohakosa de Saraha, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 
"(1) triple falsification : sujet connaissant, objet connu et connaissance (2) le chameau qui ne cesse de s'agiter s'il est attaché, se couche si on le détache. (3) référence aux quatorze terres que franchit un bodhisattva"

   




L es ensembles, les univers, les organes sensoriels et leurs domaines spécifiques, ainsi que leurs modifications, voilà l'eau [du mirage]. Dans ces distiques toujours nouveaux, comment y aurait-il quelque secret ?




Hindouisme / Tantrisme 1590 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 92, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




L e Dieu est unique, mais il est révélé en de nombreuses traditions, étant perçu selon le désir de chaque soi.




Hindouisme / Tantrisme 1589 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 79, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




C elui qui s'adonne au vide et ne jouit pas [du monde] par des organes purifiés est comme une corneille qui, s'envolant d'une barque, décrit des cercles au-dessus d'elle et y retombe.

Ne t'attache pas au vide, considère comme semblables "ceci " et "cela". En vérité même la balle [minuscule] de la graine de sésame cause inévitablement tout autant de douleur qu'une épine.





Hindouisme / Tantrisme 1588 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 70 & 75, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




T ant que le groupe des sens et du sensible ne meurt pas, l'acte fructifiera. Tant que l'on ne voit pas où l'on est, peut-on résoudre [cette] énigme ?




Hindouisme / Tantrisme 1587 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 67, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




N e te concentre pas sur toi-même sans respirer, ô yogin planté là comme un pieu! Ne fixe pas le bout de ton nez. Insensé, jouis du Spontané et abandonne [ces] liens qui ont relent de devenir!

Là, l'intelligence se défait, la pensée succombe, l'orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l'illusion. Pourquoi s'y lier par la méditation ?





Hindouisme / Tantrisme 1586 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 44 & 53, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




P ar l'acte karmique, on se lie. Lorsqu'on se libère de l'acte, la pensée est libérée. Et par la libération de la pensée on gagne le suprême nirvana. (40. La conscience liée, on est lié; la conscience libérée, on en libéré. Pas le moindre doute à ce sujet. Cela même qui lie les ignorants libère immédiatement les éveillés. (42. )

Le même à l'extérieur, le même à l'intérieur, fermement établi dans le quatorzième monde (1), l'incorporel est celé dans le corps. Qui sait ainsi est libéré. (89 )

" C'est moi, c'est un autre ", conçoit-on. Dépouille ce lien qui rend captif ; c'est ainsi qu'on se libère soi-même. (105 )





Hindouisme / Tantrisme 1585 | 
Dohakosa de Saraha, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 
(1) référence aux quatorze terres que franchit un bodhisattva"

   




P our celui qui réfléchit à la Réalité sans racine, l'enseignement du guru éclaircira tout. Saraha déclare: Vraiment, sache-le, benêt, la diversité du cycle des naissances n'est qu'un aspect de la Conscience.

Notre nature propre ne peut être décrite par autrui, elle ne se révèle qu'avec l'enseignement du guru. Par là ne demeure plus l'ombre d'une imperfection. Il purifie du bien et du mal qu'il dévore ensuite.





Hindouisme / Tantrisme 1584 | 
Dohakosa de Saraha, sqq. 37-38, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




C 'est la prise de conscience intime. Mais point de confusion à ce sujet. L'identifier à être et non-être ou à la bonne voie serait la limiter. Connais ta propre pensée d'une façon subtile, ô yogin, elle est comme l'eau se mêlant à l'eau.




Hindouisme / Tantrisme 1583 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 32, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




L à où s'évanouit l'organe des sens et [où vole en éclats le sentiment du moi, ami, voici le corps du Spontané]. Demande-le clairement au vénérable Maître !

Ce défaut qu'est l'amour-propre [l'] empêche de voir la Réalité. Alors, il vilipende tous les Véhicules. Le monde entier est dans la confusion quant aux méditations et personne ne perçoit sa nature propre.





Hindouisme / Tantrisme 1582 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 29 & 35, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




L à point de commencement, de milieu ni de fin; point non plus de devenir ni de nirvana.




Hindouisme / Tantrisme 1581 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 27, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




F ais un, ne fais pas deux. Dans la Connaissance ne fais pas de distinction. Que la totalité de ce triple monde prenne dans la grande attirance d'amour une seule couleur!




Hindouisme / Tantrisme 1580 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 26, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




L à où ni pensée ni souffle ne circulent, là ou ni soleil ni lune pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos. Tel l'enseignement que profère Saraha. (25 )

Où la pensée meurt, le souffle s'arrête... réside la suprême et grande Béatitude. Elle ne se trouve pas ailleurs dit Saraha . (30-31)

La pensée aussi instable que le vent et le cheval, abandonnez-la. Prenez conscience de la nature propre du Spontané et d'elle-même la pensée s'immobilisera. (45. )

Là, l'intelligence se défait, la pensée succombe, l'orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l'illusion. Pourquoi s'y lier par la méditation ? (53.)

Regardez, écoutez, touchez, mangez, sentez, marchez, restez assis, levez-vous, [mais] renoncez au bavardage de la vie courante. Abandonnez la pensée, ne vous écartez pas de l'Un. (55 )

Suprêmement libre d'être et de non-être, c'est en Lui que s'engloutit le monde entier. Quand la pensée s'arrête, immobile, on se libère alors du cycle du devenir ! (59 )

En elle, il rend toute forme égale à l'espace infini, il affermit la pensée elle aussi dans la nature propre de [cette] égalité spatiale, celui qui rend sa pensée sans pensée se réjouit de la suprême nature propre du Spontané. (77. )





Hindouisme / Tantrisme 1579 | 
Dohakosa de Saraha, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




S 'Il est dépourvu de méditation, à quoi bon méditer sur Lui? Et s'Il est indicible, à quoi bon l'expliquer? Le monde entier se trouve asservi sous le sceau du devenir et personne n'appréhende sa nature propre. (22. )

Là, l'intelligence se défait, la pensée succombe, l'orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l'illusion. Pourquoi s'y lier par la méditation ? (53.)





Hindouisme / Tantrisme 1578 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 22 & 53 cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




N I formule, ni texte religieux, ni objet médité, ni concentration, mais eux tous sont cause du leurre, ô insensé! Immaculée est la Conscience, ne la polluez pas par la méditation. Demeurez dans la Béatitude intime; ne vous tourmentez plus! (23. )

Désirs, formules, traités sont voués à la destruction. Si tu cherches là où [les dieux] Brahma et Visnu avec les trois mondes au complet se dissolvent, tu seras l'absolu. (50 )

Ô toi, fils, reconnais la saveur de [ce] nectar si parfaitement inhérent au non-savoir. Ceux qui expliquent les commentaires ignorent la purification au sein du monde. (51. )





Hindouisme / Tantrisme 1577 | 
Dohakosa de Saraha, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




S ans méditer, sans renoncer [au monde], on peut rester chez soi avec sa femme.
Si l'on n'est pas délivré tout en prenant intensément plaisir au monde sensible, peut-on appeler cela Connaissance parfaite ? dit Saraha. (19)
[…]
Ce par quoi l'on naît, vit et meurt, par cela même on acquiert la suprême, l'ultime Béatitude. Bien que Saraha profère ces paroles profondes et secrètes, le monde du troupeau enchaîné demeure hébété. (21. )

Mangez et buvez, soyez heureux en jouissant des plaisirs, et remplissez sans cesse [de ces offrandes] le cercle tantrique. C'est ainsi que l'on gagne l'autre monde. (24 )

On ne distingue pas la racine de la conscience, car on surimpose au Spontané une triple falsification (1). Là où l'on vit, là où l'on disparaît, c'est là, mon fils, qu'il te faut demeurer! (36. )

Regardez, écoutez, touchez, mangez, sentez, marchez, restez assis, levez-vous, [mais] renoncez au bavardage de la vie courante. Abandonnez la pensée, ne vous écartez pas de l'Un. (55 )

Jouir du monde sensible, sans être pollué par le sensible, cueillir le lotus sans toucher l'eau, ainsi fait le yogin qui repose à la racine [des choses] : tout en jouissant du sensible, il ne se rend pas esclave. (64. )





Hindouisme / Tantrisme 1576 | 
Dohakosa de Saraha, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 
"(1) triple falsification : sujet connaissant, objet connu et connaissance

   




L e bel arbre de la Conscience-sans-dualité s'étend avec ampleur sur le triple monde.
Il fleurit en compassion, son fruit se nomme charité envers autrui."





Hindouisme / Tantrisme 1575 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 107, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




S 'Il est déjà manifeste, à quoi sert la méditation, et s'Il est caché, on ne peut que mesurer les ténèbres.
Saraha ne cesse de proclamer: "Ni être ni non-être, éternellement, voilà la nature du Spontané.





Hindouisme / Tantrisme 1574 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 20, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




L e monde est lié par l'illusion, dit Saraha,
et l'esprit puéril ne perçoit pas sa nature propre.





Hindouisme / Tantrisme 873 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 18, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




Q uand il n'y a ni contemplant, ni contemplation, ni objet contemplé, c'est là ce qu'on appelle réalisation de la suprême Réalité. Personne, là, n'agit ni ne jouit de l'action, car la contemplation de la Réalité suprême est au-delà de toute action ou jouissance. Il n'y a ni donneur ni preneur, car rien n'est à donner ou à prendre. Qu'ils regardent ou qu'ils écoutent, qu'ils parlent ou qu'ils rient, quelque saveur qu'ils goûtent ou quelque action qu'ils accomplissent, où qu'ils laissent aller leur esprit, les yogin qui contemplent sans cesse cette Réalité jamais n'en sont séparés. […]
Il ne connaît ni n'est objet de connaissance et son essence est suprême. Rien ne lui est extérieur. Il est la cause de la masse immense de la douleur, comme de l'apparition de tous les bonheurs.





Hindouisme / Tantrisme 802 | 
Prajopayaviniscayasiddhi, IV section : la contemplation de la Réalité, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.298 

   




S ans corps, comment y aurait-il félicité ? On ne pourrait même pas en parler. Le monde est tout entier pénétré de félicité qui elle-même est pénétrée par lui. Comme le parfum se trouve dans la fleur et n'existerait pas sans elle, ainsi sans la forme [corporelle], etc., la félicité ne pourrait être perçue. Je suis existence et non-existence ; je suis l'Eveillé car je suis éclairé sur ce que sont en vérité les choses. Mais ils ne me connaissent pas, ces égarés appesantis par l'indolence. Je demeure dans le ciel Sukhavati, dans le lotus de la belle Vajrayogini, cet endroit que symbolise la lettre E, vraie corbeille emplie des joyaux des Bouddhas. Je suis le maître, je suis l'enseignement et je suis le disciple bien doué. Je suis le but et je suis celui qui enseigne le monde. Je suis le monde, aussi, et les choses de ce monde. Ma nature propre est félicité spontanée. De la félicité suprême je suis le terme, et de la félicité de la cessation, l'origine.




Hindouisme / Tantrisme 748 | 
Hevajratantra, IIe partie, chap. II : Comment parvenir à la perfection, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.306 

   




C eux qui commettent les grands péchés ou qui prennent plaisir à tuer, les hommes de basse extraction et les fous à la conduite indigne, les brutes aux membres tordus, tous ceux-là peuvent atteindre la perfection par le seul effort de la pensée : combien davantage celui qui pratique les dix vertus, est dévoué à son maître, contrôle ses sens et n'a ni orgueil ni courroux!




Hindouisme / Tantrisme 662 | 
Hevajratantra, IIe partie, chap. II : Comment parvenir à la perfection, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.304 

   




Q uiconque entre en Vacuité en délaissant la Compassion,
celui-là n'a point trouvé la meilleure des voies.
Même si, à l'inverse, on médite seulement la Compassion,
on demeure dans le samsara et on n'aura point le Salut.
Mais quiconque peut unir les deux, ne demeure ni dans le samsara ni dans le nirvana, sans égarement dans les renaissances, il ne demeure pas non plus dans la terre desséchée de l'extinction.





Hindouisme / Tantrisme 611 | 
cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.343 

   




C elui qui, délaissant le Spontané, se consacre au nirvana d'aucune manière n'accède au Sens ultime.
Comment en s'attachant à quelque chose obtiendra-t-on la délivrance ? Sera-t-on délivré par la méditation ? A quoi servent les lampes ? A quoi bon les offrandes, qu'accomplit-on à l'aide des formules ?
A quoi bon les austérités, à quoi bon les pèlerinages ? Peut-on atteindre la délivrance en se plongeant dans l'eau ?
Laisse là tout attachement, renonce aux contraires illusoires. Il n'y a rien d'autre que la parfaite connaissance de "Ceci". Quand la Conscience s'éveille, tout est Ceci.





Hindouisme / Tantrisme 267 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 13 à 16, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

   




L e souffle ne descend ni ne monte; s'abstenant de ces deux [mouvements], il se tient immobile.
Kanha déclare : En aucune manière la pensée ne se déploie- Le souffle-maîtresse de maison reste à demeure.
Suivant la voie de la Béatitude, il réprime sa propre pensée; [...]
Immobile, indifférencié, invariable, sans aurore ni crépuscule, de bonne moelle,
telle est, dit-on, l'extinction où la pensée ne déplie aucune activité mentale.
Quant au Seigneur qui a immobilisé ainsi sa pensée auprès de la syllabe du dhamma et dont le souffle est suspendu, à l'instant même il est indifférent au monde sensible.





Hindouisme / Tantrisme 251 | 
Dohakosa de Kanha, sq 13, 17, 20 et 23, traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.349-350 

   




L e Spontané est absolument unique. Kanha le reconnaît en toute évidence.
Le benêt récite, écoute de nombreux traités et des écritures, et il ne sait ne rien.





Hindouisme / Tantrisme 129 | 
Dohakosa de Kanha, sq 12, traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.349-350 

   




B ouddha Aksobhya, son essence est vajrasattva. Il est la cause et l'effet. Il est la vacuité qui englobe toutes les formes possibles. Il est le " corps d'essence " [dharmakaya], car sa nature est celle des Bouddhas non conditionnés. Il est aussi le " corps de jouissance " [sambhogakaya], car il n'est que reflet, et le " corps apparitionnel " [nirmanakaya] parce que son corps même est une transformation construite par la conscience. Enfin, il est " corps de la nature propre " [svabhavilakaya], car il est l'essence unique des trois autres corps.




Hindouisme / Tantrisme 83 | 
Advayavajra, Advayavajrasamgraha, chap.VIII : la Quintuple Manifestation, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.299  
Tout le panthéon émanant de Vajrasattva procède de la vacuité et n'a donc d'autre réalité qu'elle. La forme des dieux, dit l'Advayavajrasamgraha, n'est qu'une manifestation visible, un miroitement de la vacuité. Elle est en réalité sans nature propre substantielle. Chaque fois, donc, qu'on a une telle manifestation, celle-ci a pour nature propre la vacuité. "Or la vacuité a la même nature que la conscience d'Eveil (bodhicitta), qui représente le niveau le plus élevé de la conscience. C'est dans l'esprit même du yogin en méditation que naissent les dieux. De fait, les divinités bouddhiques ne sont pas seulement à adorer dans les temples mais l'adepte doit les visualiser.

   




C es quatre Bouddha : Vairocana, Ratnasambhava, Amitabha, et Amoghasiddhi […] ne sont que pure conscience …




Hindouisme / Tantrisme 29 | 
Advayavajra (XIe - XVIIe siècle), Advayavajrasamgraha, chap.VIII : la Quintuple Manifestation, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.301 

   




L e Dieu est unique, mais il est révélé en de nombreuses traditions, étant perçu selon le désir de chaque soi




Hindouisme / Tantrisme 21 | 
Dohakosa de Saraha, sq 79, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337  

   


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Livres sacrés des Religions du Monde

Le Dhammapada
Le sutra du Diamand et le sutra du Coeur
La sainte Bible
Corpus Hermetica
La Bhagavad Gita
Les Upanishads (extraits)
Les Lois de Manu
Le saint Coran
L'Avesta
Ecrits de Bahá’u’lláh
Le Livre des morts Tibétain
Sepher Ha Zohar






Citations par livres sacrés


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Avatamsaka Sutra
Divers Sutras
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Khuddaka Nikaya
Lankavatara Sutra
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Bouddha
Brug-pa Kun_legs
Candrakirti
Chen-houei du Ho-tso
Dogen
Gudo Roshi Nishijima
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Lin-tsi
Milarepa
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Santideva
Taisen Deshimaru
Vimalakirti

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Archimandrite Sophrony
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Maître Eckhart
Martin Luther King
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Nicolas Berdiaev
Saint Augustin
Saint François d'Assise
Saint Grégoire de Nysse
Saint Jacques
Saint Jean de la Croix
Saint Paul
Saint Séraphim de Sarov
Saint Silouane l'Athonite
Saint Thomas d'Aquin
Sainte Thérèse d'Avila

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Confucius
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Su Shi
Wang Fuzhi
Wang Yangming
Zhang Zai
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Hariharananda
Jiddu Krishnamurti
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Paramhansa Yogananda
Ramana Maharshi
Ramdas
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Shankara
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Swami Satyananda
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Judaïsme
Martin Buber
Mochè bèn Maïmone

Islam
Abd el-Kader
Ahmad Al-Alawi
Ali Ibn Abou Talib
Bistami
Cheikh Ahmadou BAMBA
Cheikh Ahmed Tidiane Sy
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