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Fénélon



Citations spirituelles et philosophiques de Fénélon

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24  citations  | Page 1 / 1





J 'ai au dedans de moi une idée claire d'une unité parfaite qui est bien au-dessus de celle que je puis trouver dans mon âme.




Christianisme / Catholicisme 772 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, p.62. 
Remarque : Si je cherche l'unité de l'âme et l'unité du corps, c'est qu'il y a en moi cette idée d'unité " née avec moi ", qui est l'idée de Dieu. Alors l'unité du corps et l'unité de l'esprit sont des vestiges de l'unité divine. La connaissance fondatrice n'est pas en l'âme ; elle est en Dieu qui éclaire mon âme. Par là s'instaure ma dépendance épistémologique envers Dieu.







I l ne cherche plus à connaître par ses propres lumières, mais l'onction de l'amour lui apprend toute vérité ; il la trouve renfermée dans le mépris de tout lui-même, et dans l'amour de Dieu qui est l'unique bien. Qui suis-je s'écrie-t-il. Rien qu'une voix qui crie : Dieu est tout, et il n'y a que lui.




Christianisme / Catholicisme 697 | 
Sur Saint Augustin, in OEuvres, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, t. 1, 1983, p. 965. 







C 'est l'amour que Dieu a pour nous qui nous donne tout.
Mais le plus grand don qu'il nous puisse faire, c'est de nous donner l'amour que nous devons avoir pour lui.





Christianisme / Catholicisme 696 | 
Dieu, in Lettres et opuscules spirituels, OEuvres (Pléiade), I, p. 696. 







S i je pense, il faut que je sois quelque chose,
il faut que ce que je pense soit quelque chose aussi.





Christianisme / Catholicisme 426 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, p.100 







C ette création de la pensée dans une masse inanimée, aveugle et insensible, est sans doute une action toute puissante. Voilà un créateur.




Christianisme / Catholicisme 401 | 
Lettres...., I, réflexions, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.193 







C e premier être, que je reconnais pour la source féconde de tous les autres, m'a donc tiré du néant ; je n'étais rien, et c'est par lui seul que j'ai commencé à être tout ce que je suis ; c'est en lui que j'ai l'être, le mouvement et la vie.




Christianisme / Catholicisme 400 | 
Lettres...., I, 4, 1, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.194 







J 'ai l'idée de deux espèces d'êtres ; je conçois l'être pensant et l'être étendu. Que l'être étendu existe actuellement ou non, il est certain que j'en ai l'idée. Mais comme cette idée ne renferme point cette existence actuelle, il pourrait n'exister pas, quoique je le conçoive.




Christianisme / Catholicisme 360 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., II, 5, p. 140 







J e suis presque ce qui n'est pas. Je me vois comme un milieu incompréhensible entre le néant et l'être : je suis celui qui a été ; je suis celui qui sera ; je suis celui qui n'est plus ce qu'il a été ; je suis celui qui n'est pas encore celui qu'il sera ; et dans cet entre-deux que suis-je?




Christianisme / Catholicisme 359 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., II, V, art. 1, p.161 







L 'unité de mon être substantiel] C'est un je ne sais quoi qui n'a aucune consistance, qui échappe de plus en plus à mesure que l'on s'y enfonce.




Christianisme / Catholicisme 358 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., II, ch. 5, art. 11, P. 155. 







I l m'a tiré du néant pour me faire tout ce que je suis...
et il me continue l'être, qui ne m'est point naturel





Christianisme / Catholicisme 356 | 
Lettres...., I, 4, 1, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.194 
Remarque : Je n'ai donc pas l'être véritable ; mon être est emprunté, c'est l'ombre de l'être véritable, un demi-être, sans cesse entre l'être et le néant. Dieu m'a donné l'être ; je lui dois ce que je suis. Dieu m'a donné moi-même à moi-même. Il m'a donné mon corps et mon âme, c'est-à-dire mon étendue et ma pensée.







U n je ne sais quoi que je ne puis saisir, qui s'enfuit de ses propres mains, qui n'est plus dès que je veux le saisir ou l'apercevoir ; un je ne sais quoi qui finit dans l'instant même où il commence ; en sorte que je ne puis jamais un seul instant me trouver moi-même fixe et présent à moi-même pour dire simplement : Je suis. Ainsi ma durée n'est qu'une défaillance perpétuelle.




Christianisme / Catholicisme 351 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit.,II, V, art. 1, p.161 ;voir aussi Henri Gouhier, ibidem, pp. 160-163. 







L e corps de l'homme,
qui paraît le chef d'œuvre de la nature,
n'est point comparable à sa pensée





Christianisme / Catholicisme 332 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit.,I, 2, p.42 







I l faut sans doute qu'un être supérieur à ces deux natures si diverses (pensée et le corps), et qui les renferme toutes deux dans son infini, les ait jointes dans mon âme, et m'ait donné l'idée d'une nature toute différente de celle qui pense en moi.




Christianisme / Catholicisme 323 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, pp 61-62 







L es corps ont, pour ainsi dire, quelques vestiges de cette unité, qui échappe toujours dans la division de ses parties ; et les esprits en ont une plus grande ressemblance, quoiqu'ils aient une composition successive de pensées.




Christianisme / Catholicisme 310 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, pp 63. 
voir aussi Saint Augustin, De Trinitaie, VI, VI, 8 ; XI, I, 1 et saint Bonaventure, Itinerarium mentis in Deum.







J ugeons de notre grandeur par l'infini immuable qui est empreint au dedans de nous et qui ne peut jamais y être effacé.




Christianisme / Catholicisme 300 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, p.52. 







A force d'être plusieurs pensées dont l'une n'est point l'autre, je ne suis plus rien, et je ne puis pas même voir d'une seule vue celui qui est un, parce qu'il est un, et que je ne le suis pas.




Christianisme / Catholicisme 299 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., II, ch. 5, art. 11, P. 155. 







Q uel autre que vous pouvait m'arracher à moi-même, ...
Ce n'est point moi qui ai fait cet ouvrage ;
car ce n'est point par soi-même qu'on sort de soi.





Christianisme / Catholicisme 236 | 
De la nécessité de connaître et d'aimer Dieu, in Lettres et opuscules spirituels, OEuvres (Pléiade), I, p. 705. 







L a folie insolente de l'homme, vile créature, est de rapporter tout à ce qu'il nomme le moi.




Christianisme / Catholicisme 234 | 
Lettres...., I, 4, 1, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.196 







I l n'y a que le seul moi que je sois libre de vous offrir ;
mais ce que j'appelle moi n'est pas moins à vous que toute le reste.





Christianisme / Catholicisme 233 | 
Lettres...., I, 4, 1, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.195 







C 'est au fond de nous-mêmes, par la consultation du maître intérieur, que nous avons besoin de trouver les vérités qu'on nous enseigne, c'est-à-dire qu'on nous propose extérieurement




Christianisme / Catholicisme 144 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, p.58. 







S ans doute c'est cette idée de la parfaite et suprême unité qui me fait tant chercher quelque unité dans les esprits, et même dans les corps




Christianisme / Catholicisme 41 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, p.62. Ce texte a fait l'objet d'une édition séparée par Louis Dumas, Paris, Éditions Universitaires, collection " Philosophie européenne ", 1990 







C 'est vous-qui vous aimez vous-même en moi ;
c'est vous qui animez mon âme, comme mon âme anime mon corps ;
vous m'êtes plus présent et plus intime que je ne le suis à moi-même.





Christianisme / Catholicisme 24 | 
De la nécessité de connaître et d'aimer Dieu, in Lettres et opuscules spirituels, OEuvres (Pléiade), I, p. 701. 







J e ne suis point pour moi ;
il n'y a que vous qui êtes pour vous-même
rien pour moi, tout pour vous ; ce n'est pas trop.





Christianisme / Catholicisme 18 | 
De la nécessité de connaître et d'aimer Dieu, in Lettres et opuscules spirituels, OEuvres (Pléiade), I, p. 716. 







M ais qui est-ce, ô mon Dieu, qui vous connaîtra ?
Celui qui ne connaîtra plus que vous, qui ne se connaîtra plus lui-même, et à qui tout ce qui n'est point vous sera comme s'il n'était pas.





Christianisme / Catholicisme 2 | 
De la nécessité de connaître et d'aimer Dieu, in Lettres et opuscules spirituels, OEuvres (Pléiade), I, p. 698.  





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