Patrimoine  Spirituel  de l'Humanité
Ibn' Ata' Allah



Citations spirituelles et philosophiques d' Ibn' Ata' Allah

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8  citations  | Page 1 / 1





S i tu hésites entre deux choses, choisis la plus déplaisante à ton âme passionnelle, et suis-là ; en effet ne lui déplaît que ce qui est juste.




Islam / Soufisme 3115 | 
al-Hikam (Paroles de Sagesse) 







L 'homme dispersé songe, le matin, à ce qu'il va faire. L'homme intelligent se demande ce que Dieu va faire de lui.




Islam / Soufisme 3082 | 
Ibn 'Atâ-Illâh d'Alexandrie - al-Hikam (Paroles de Sagesse) 







L 'homme disparaît de lui-même, il ne sait rien des apparences extérieures de ses membres, ni du monde extérieur, ni de ce qui se passe en lui, il disparaît de tout cela, et tout cela disparaît de lui, fuyant vers Dieu d'abord, en Dieu ensuite.




Islam / Soufisme 777 | 
cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Dhikr de l'intime, p226 et suivantes 







L es feux du Dhikr ne s'éteignent pas, et ses lumières ne s'enfuient pas […] Tu vois toujours des lumières montantes et d'autres descendantes ; les feux autour de toi sont clairs, très chauds, et ils flambent.




Islam / Soufisme 476 | 
Miftah al falah, p 6, cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Dhikr de l'intime, p226 et suivantes 
Remarque : Pour les soufis, la lumière effusante qui accompagne le " Dhikr de l'intime ", et qui ne s'éteint plus, est bien une lumière divine. Le mécanisme du Dhikr, orienté par l'intention du cœur, a libéré la part divine de l'esprit humain, continuellement émanée de Dieu, par Son Commandement, dans le cœur de l'homme. Nous serions assez proche ici de la " trace de l'UN " plotinienne, si bien que l'apparition de la lumière, obligée par le soufi qui a atteint le Dhikr de l'intime, devient comme le signe d'une mise en communication directe avec les mondes supra-terrestres. En elle est ciselée la figure de la Malakut (" Royaume ") et s'irradie en elle la sainteté de la Lahut (monde des essences divines).







S i tu mentionnes Dieu Très Haut par ta langue, mentionne avec le Dhikr de ta langue tous les corps solides.
Si tu mentionnes avec ton cœur, mentionnes avec ton cœur l'univers corruptible et en lui, tous les mondes créés par Dieu.
Si tu mentionnes avec ton âme, mentionne avec elle les cieux, et ce qu'ils contiennent.
Si tu mentionnes avec ton esprit, mentionne avec toi le Siège divin et ses mondes.
Si tu mentionnes avec ton intellect, mentionne avec toi les porteurs du Trône et les anges chérubins, et les esprits rapprochés qui tournent autour du Trône.
Si tu mentionnes avec ton intime, mentionne avec toi le Trône avec tous ses mondes, jusqu'à ce que la mention (Dhikr) se joigne à l'Essence divine.





Islam / Soufisme 433 | 
Miftah al falah, p7, cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Dhikr de l'intime, p226 et suivantes 
Remarque : Nous avons là une hiérarchie des mondes bien connue en soufisme. Tout d'abord, la Jabarut, le monde ou plutôt les mondes créés de la Toute Puissance divine, sujets au changement : c'est le " Dhikr de la langue " et le " Dhikr du cœur " qui mettent le serviteur en communication avec elle, selon le rapport macrocosme - microcosme que nous avons signalé. Vient ensuite la Malakut, monde des substances angéliques, des esprits prophétiques et des saints. D'autres textes, plus influencés de philosophie helléniste, l'appelleront simplement le monde des substances séparées. D'autre encore, comme Ibn' Atta' Allah, y verront, de préférence, les anges qui approchent le Trône divin. C'est encore un monde des formes, mais des formes supérieures. Au-dessus de lui, bien que pénétrant toute chose, c'est la Lahut, monde de l'Essence divine, sans forme parce qu'au delà des formes, imparticipable, sans " figure " qui se puisse " ciseler ", mais cependant irradiant et irradié, lumière subsistante et source de toute lumière. (Cf. les conceptions émanatistes et monistes d'Ibn Sina, spécialement dans les gloses sur la pseudo Théologie d'Aristote et les développements de l'école de l'ishraq). Comment ne pas évoquer ici le monde des " énergies divines ", " réellement distinct " de l'essence divine, elle-même imparticipable, et dont certains Orientaux voient précisément dans la transfiguration lumineuse qu'ils recherchent, ou du moins attendent, le signe de la présence ? On aimerait évoquer par ailleurs la " Terre pure " du Jodo, cette sorte de Nirvana positif, dont Honen promet l'entrée aux fidèles disciples du Nembutsu. Nous retrouvons une fois de plus la dualité constamment signalée : des effets liés à une expérience, et présentés comme tels, mais diversement conceptualisés au gré des affirmations de foi religieuse. Ce n'est pas le lieu de rechercher des sources historiques et les influences philosophiques (en Chrétienté comme en Islam : néoPlatonisme et gnose), qui ont pu commander de telles représentations. Du point de vue qui nous occupe, leurs concordances parlent d'elles-mêmes. L'existence possible (probable) de source commune n'ôte rien au témoignage que leurs affirmations à la foi semblables et diversifiées, nous livrent sur l'orientation des expériences poursuivies.







C elui qui expérimente le Dhikr avec l'extérieur seulement fatigue ses sens, celui qui l'expérimente avec l'extérieur et l'intérieur obtiendra la paix.




Islam / Soufisme 150 | 
Miftah al falah, p4, cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Dhikr de la langue, p214 et suivantes 







M ieux vaut réciter la formule une fois avec la présence du cœur que de la réciter 1000 sans cette présence




Islam / Soufisme 149 | 
Miftah al falah, p12, cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Dhikr de la langue, p214 et suivantes 







L a raison n'est qu'un instrument du culte de la servitude (1) à l'égard de Dieu, on n'en saurait user pour s'approcher de sa Seigneurie.




Islam / Soufisme 118 | 
Kitab al - ta' arruf , cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", la connaissance de Dieu, p 129 et suivantes 
(1) le culte de la servitude " est essentiellement le culte d'adoration dû à Dieu par tout croyant qui se reconnaît par là son esclave. C'est le culte légal prescrit par l'Islam. La racine à laquelle appartient le mot traduit par " culte de la servitude " signifie encore servir Dieu, l'adorer. L'étroite union des deux sens " d'adoration " et " d'esclavage " est ici significative, et que le terme même qui doit se rendre par " esclave " entant qu'opposé à " homme libre " veut dire, quand il est employé d'une façon absolue dans un texte religieux musulman, le serviteur, l'esclave de Dieu, c'est à dire l'homme.





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