Patrimoine  Spirituel  de l'Humanité
Su Shi



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S aisir les principes dans leur essence, c'est en épuiser le sens. Entrer dans la dimension spirituelle (shen), c'est réaliser pleinement la nature pour arriver au destin. " Pénétrer à fond le principe, réaliser pleinement sa nature pour accomplir son destin " - ne s'agit-il que de cela ? Le but n'est rien moins que de " mettre en oeuvre la pratique ". Prenons l'exemple de l'eau : savoir comment on flotte et comment on coule, épuiser toutes les transformations possibles de l'eau et avoir les moyens d'y répondre, c'est saisir les principes dans leur essence. Savoir comment flotter ou couler dans l'eau au point de ne faire plus qu'un avec elle, sans avoir même conscience que c'est de l'eau, c'est entrer dans la dimension spirituelle. Celui qui flotte et coule dans l'eau et ne fait plus qu'un avec elle sans même être conscient qu'il est dans l'eau excellera forcément à la nage, et plus encore au maniement d'un bateau ! C'est là " mettre en oeuvre la pratique ". Lorsqu'un bon nageur manie un bateau, il a l'esprit libre et le corps détendu. Pourquoi ? C'est que sa pratique est efficace et sa personne en sécurité. Lorsque j'en arrive au point de me sentir en sécurité, rien ne peut venir me contrôler et j'y gagne en vertu.




631 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Commentaire de la phrase du Shuogua (Explication des figures) : " Pénétrer à fond le principe, réaliser pleinement sa nature pour accomplir son destin ", in Su Shi Yizhuan, 8, p.177, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








L e Ciel-Terre et l'Homme relèvent d'un seul et même principe. Si l'Homme est rarement capable de s'assimiler au Ciel-Terre, c'est qu'il est obnubilé par les choses, troublé par leurs changements et transformations, ballotté par le faste et le néfaste, dépassé par ce qu'il ne connaît pas. Il n'est pas de changement et de transformation plus grands que ceux de l'obscurité à la lumière, pas de faste et de néfaste plus flagrants que la vie et la mort, pas d'inconnaissable plus profond que les démons et les esprits. Celui qui connaît ces trois choses ne saurait être obnubilé par rien. En l'absence de toute obnubilation, rien n'empêche l'Homme de s'assimiler au Ciel-Terre.




167 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Su Shi Yizhuan, 7, p. 158, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  
Remarque : Le sage est celui qui trouve accès au principe des choses. Su Shi fait écho à Zhuangzi et à la " non-pensée " du bouddhisme Chan en prônant un " savoir-faire " dicté par les choses elles-mêmes au corps et à la puissance spirituelle (shen ) plutôt qu'à l'intellect.






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En savoir + : Vie et enseignement de Su Shi




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