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Bible : L'Ancien Testament
Sur cette page: Hagiographie
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Bible : Hagiographie

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La Bible est constituée de trois grandes parties: le Pentateuque (ou Torah), les Prophètes et les écrits.

Le Pentateuque


Les cinq premiers livres portent le nom de Pentateuque («cinq rouleaux»). Leur unité de sens tient à un auteur (Moïse, selon la tradition juive) et à une histoire (celle d'une Terre promise don’t le don se fait de plus en plus proche). Selon la théologie rabbinique, la Torah éclaire tout, et une tradition juive enseigne que si Israël n'avait pas péché, il n'aurait pas eu besoin d'autres livres, car ceux-ci ne font que dévoiler au grand jour ce qui est déjà contenu en elle. Le Pentateuque, ce sont les commencements fondateurs, c'est-à-dire les événements et les paroles qui engendrent l'histoire d'Israël et le fait chrétien. Pour les croyants, le récit de la révélation du vrai Dieu à Moïse sur la montagne du Sinaï (Exode 3) constitue l'originalité de la Torah. De cette expérience va sortir tout le Pentateuque: l'Exode, livre clé du passage de la servitude vers le service de Dieu, et les livres qui le complètent, comme le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Les commencements et le parcours des Pères font l'objet de la Genèse, qui a été écrite sous l'éclairage de l'expérience historique de l'Exode. En un mot, l'expérience du Sinaï permet de remonter en amont à la naissance des patriarches et au commencement du monde, et de suivre en aval toute l'histoire postérieure d'Israël fécondée par cette expérience.Le Dieu du Sinaï donne son nom: YHWH. Ces quatre lettres ont de tout temps été prononcées par les juifs: «Adonaï» (c'est pour l'avoir ignoré que certains ont cru lire «Jéhovah»). Ce nom marque une rupture avec le Dieu des commencements, le Dieu de la nature ou des temples. Il se définit comme un Dieu en alliance, présent à l'histoire de son peuple.

La naissance du Pentateuque


Pendant longtemps, juifs et chrétiens ont cru que le Pentateuque avait été transmis par Dieu à Moïse sur le Sinaï. Mise en question à partir du XVIe siècle, cette vision religieuse a été écartée au profit d'une théorie qui s'est imposée au XIXe siècle. L'hypothèse de base en est qu'à l'origine du livre il y a quatre documents. Le premier, appelé Yahviste (désigné par la lettre J), proviendrait du temps de Salomon (vers 950 avant J.-C.) et du milieu intellectuel et religieux du Temple: il aurait présenté une première histoire sainte, en reprenant les anciennes traditions d'Israël et en les adaptant à la nouvelle situation créée par l'apparition récente de la royauté. Le deuxième, appelé Élohiste (E), aurait été conçu dans le royaume du Nord dans les années 900, après la rupture entre Juda et Israël. Le troisième document, le Deutéronome, aurait été inspiré par un projet de réforme législative, retrouvé dans le Temple cent ans plus tard, en 621. Enfin, le quatrième document serait l'œuvre de prêtres (il est désigné par la lettre P) qui ont tenté, pendant l'Exil, de répondre aux multiples interrogations nées de la perte de la terre, de la destruction du Temple et de la disparition de la royauté. Ce sont ces prêtres qui auraient donné une certaine unité à ces quatre traditions et composé, vers le Ive siècle, l'ouvrage définitif.Cette théorie a régné pendant près d'un siècle. Or, depuis une vingtaine d'années, de nouvelles hypothèses semblent l'emporter. Ainsi, les spécialistes relativisent l'importance du Yahviste et en retardent la datation. L'existence de l'Élohiste est mise en doute d'une façon radicale. Enfin, tous les spécialistes s'accordent pour souligner le rôle des traditions deutéronomistes et de l'école sacerdotale, qui ont produit de grandes synthèses théologiques pendant et après l'Exil. Cependant, la synthèse globale apportant la solution à toutes les questions n'a pas encore vu le jour. Par conséquent, il est préférable de se rapporter à l'état dernier du Pentateuque, tel qu'il s'est fixé autour du Ive siècle, plutôt que de privilégier sa préhistoire, douteuse et discutée. Malgré la persistance de nombreuses interrogations, la critique peut affirmer avec certitude que la Bible s'est écrite sur une longue durée. En fait, entre Moïse (vers 1250) et la rédaction définitive du livre, il s'est passé près de huit cents ans.

Les Prophètes


La Bible hébraïque divise les prophètes en trois catégories: les prophètes antérieurs (Josué, Juges, I et II Samuel, I et II Rois), les prophètes postérieurs (Isaïe, Jérémie et Ézéchiel) et les petits prophètes (l'épithète renvoie à leur nombre restreint). Les chrétiens n'adoptent que les deux dernières catégories.Les prophètes ont bénéficié d'un statut institutionnel en Israël. Mais déjà en Mésopotamie existaient des «voyants» qui vivaient près des temples et annonçaient l'avenir en pratiquant la divination par l'huile ou l'examen des entrailles d'animaux. En Phénicie, près d'Israël, des prophètes puisaient leur inspiration dans la musique, la danse, et parfois recouraient même à des mutilations physiques.En Israël, ce type de prophétisme donne lieu très vite à l'émergence des figures charismatiques, chargées de veiller au message du Sinaï dans sa pureté. Appelés par Dieu, ces prophètes en deviennent les porte-parole. "Dieu dit», telle est la formule qui revient souvent dans leur bouche. Ce sont des témoins de leur temps, hommes de Dieu, habités par l'Esprit, qui apparaissent en général en période de crise. Leur parole, souvent mal reçue mais conservée par les écrits de leurs disciples, a résisté au temps et est devenue parole de Dieu grâce aux communautés juives et chrétiennes qui n'ont cessé de les lire et de s'en inspirer.

Les autres écrits ou littérature de sagesse


Regroupés sous l'appellation de «littérature de sagesse», les livres de Job, du Cantique des cantiques, de l'Ecclésiaste (ou Qohelet), des Proverbes, de l'Ecclésiastique (ou Siracide), de la Sagesse (les deux derniers absents de la Bible hébraïque) portent sur l'art de conduire sa vie vers le bonheur, sans perdre de vue le destin limité de l'homme et les normes tirées des expériences des anciens et des siennes propres.Les livres bibliques dits de sagesse, à l'exception de quelques passages, sont tous postexiliques. Les réflexions et recommandations qui y sont rassemblées se nourrissent à la fois des traditions sapientielles de l'Israël ancien et d'autres littératures non bibliques, notamment égyptienne et babylonienne.

Les psaumes


Cet ensemble de 150 poèmes, divisé en cinq parties, évoque la foi d'Israël et son rapport à Dieu. Le recueil des psaumes – du mot grec psalmoi («pincer une corde de lyre ou d'arc»), traduction du terme hébreu tehillim (louange) – a une longue histoire qui se termine au cours du IIIe siècle avant J.-C., au moment où il a été traduit en grec dans la Septante. Il est difficile de dater les psaumes non seulement à cause de l'absence d'indications chronologiques, mais aussi parce que leur rédaction s'est parfois étendue sur une longue période et qu'ils ont connu des adaptations successives. Certains remontent au roi David, mais le rattachement de la plupart des psaumes à cette époque reculée, qui relève d'une pratique courante dans l'Antiquité (la pseudépigraphie), est abusif. En réalité, beaucoup d'entre eux ont été écrits pendant et après l'Exil. Les psaumes sont la trace de la prière d'Israël. Parmi les genres littéraires les plus importants, notons les hymnes, les lamentations ou supplications collectives, les psaumes royaux, les lamentations individuelles ou les actions de grâce individuelle.




  
  
  
  
  




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