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Milandapanha
Enseignements et citations du Milandapanha
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Nâgasena, pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas semblables ?
Pourquoi ont-ils une vie longue ou brève?
Pourquoi sont-ils vigoureux ou maladifs, beaux ou laids, influents ou impuissants, riches ou pauvres, de haute naissance ou de basse extraction, intelligents ou sots ?
- Et pourquoi, grand roi, toutes les plantes ne sont-elles pas semblables ? Pourquoi sont-elles, suivant leur espèce, aigres, salées, amères, acides, astringentes ou douces ?
- En raison de la différence des graines, je suppose.

- De même, les hommes différent en raison de la différence des actes. Le Bienheureux (le Bouddha) a dit : "Les êtres ont pour patrimoine leur karma, ils sont les héritiers, les descendants, les parents, les vassaux de leur karma : c'est le karma qui partage les hommes en supérieurs et en inférieure. "




Citation n° 572 :  Milandapanha , Bouddhisme, Theravada
Source : Milinda-panha (Les Questions de Milanda) rédigé en pali (le texte original parle de kamma, terme pâli pour le sanscrit karma), voir la traduction de Louis FINOT, datée de 1923, republiée dans la coll. " Connaissance de l'Orient ", Paris, Gallimard, 1992, p. 111. 112.  
Remarque : L'image des graines deviendra classique pour décrire le processus karmique dans lequel les bonnes ou mauvaises renaissances ne sont pas des récompenses ou des châtiments, mais simplement les résultats naturels de certains types d'actions. L'apport du bouddhisme dans la théorie du karma est d'avoir mis l'accent, non sur l'acte lui-même dans sa factualité, mais sur l'intentionnalité dont l'acte n'est que la manifestation. C'est l'intention, l'impulsion psychologique qui est génératrice de karma, amorçant ainsi un enchaînement de causes aboutissant au fruit. Voilà Pourquoi le bouddhisme vise d'abord à éradiquer l'intentionnalité, la perpétuelle tension vers, bref le désir perçu comme dukkha. Ce terme désigne l'état d'insatisfaction, de mal-être permanents qui caractérisent la condition de tout être attaché et asservi à la roue du samsâra (de la racine sar-, qui signifie " s'écouler" et qui évoque la " perpétuelle, errance ", le flux constant et universel des existences). La croyance dans la transmigration, profondément enracinée dans la culture indienne, correspond au sentiment du manque, lié à n état conditionné, de plénitude et de permanence dans la perfection Comme le dit si bien Thérèse d'Avila : " Notre désir est sans remède. " Toute existence est duhkha en ce qu,elle est impermanence. Notre plus grande illusion - et c'est l'intuition centrale du bouddhisme - est la conviction que nous avons de constituer chacun un "moi" permanent : là réside l'obstacle majeur à l'atteinte de l'Absolu. Selon la théorie du " non-moi " (an-âtman), l'être humain se réduit à cinq agrégats (skandha) de purs phénomènes (corps matériel, sentiments, perceptions, formations mentales, actes de conscience) qui constituent la matière première de ce que le sens commun appelle " individualité ". L'illusion consiste à surimposer à ces agrégats de phénomènes la notion d'un " moi " qui leur confère un semblant d'unité et de permanence, mais qui ne fait que nous attacher à la roue des existences. Le but ultime est de mettre fin à l'engrenage du désir : une fois le désir éteint, tout karma cesse de se produire et le cycle des renaissances prend fin, signe que le nirvâna a été atteint. Plus que de sortir de la roue du samsâra, il s'agit d'en gagner le milieu, le moyeu, espace vide infini qui seul échappe au tournoiement perpétuel de la roue.
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A la question du roi Milinda : " Le but de votre sortie du monde, à vous bouddhistes, étant de mettre fin à la douleur présente et d'empêcher qu'une autre ne naisse, cela est-il dû à un effort antérieur ou à un effort présent? ",
Nagasena répond:
"L'effort présent, Maharaja, est inopérant [pour cette vie] : c'est l'effort passé qui est efficace.
- Donne-moi une comparaison.
- Si tu avais soif, est-ce alors seulement que tu ferais creuser une citerne ou un bassin pour boire ? Si tu avais faim, est-ce alors seulement que tu ferais labourer un champ, semer du riz, récolter du grain ?...
- Non, Vénérable.
- De même, l'effort présent est inopérant, c'est celui du passé qui est efficace. "




Citation n° 569 :  Milandapanha , Bouddhisme, Theravada
Source : Milinda-panha (Les Questions de Milanda) rédigé en pali (le texte original parle de kamma, terme pâli pour le sanscrit karma), voir la traduction de Louis FINOT, datée de 1923, republiée dans la coll. " Connaissance de l'Orient ", Paris, Gallimard, 1992, p. 115-116.  
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