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Lankavatara Sutra
Enseignements et citations du Lankavatara Sutra
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Pourquoi le Bienheureux ne révèle-t-il pas seulement le véhicule unique, demande Mahamati.
Et le Bouddha répond : Si j'enseigne les trois véhicules, c'est à l'intention des Auditeurs et des bouddha-pour-soi, afin qu'ils se dégagent de l'ivresse des samadhi et s'éveillent au domaine étranger à tout flux.




Citation n° 1604 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : pp. 133-134, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.87-89  
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Tel un mirage dans le ciel, la gazelle assoiffée voit de l'eau où il n'y en a guère. Ainsi les esprits puérils ne voient pas les choses comme les mystiques les voient ! Pure est l'intuition des mystiques qui cheminent dans l'absence de représentations. Elle jaillit de la triple libération et est affranchie de naissance et de destruction.

Quand toutes les choses s'effacent pour les yogins, les représentations cessent. De l'égalité de l'existence et de la non-existence procède le fruit pour les mystiques. Comment les choses cessent-elles d'exister et comment l'égalité se produit-elle ? Privée de Connaissance, la conscience est agitée intérieurement et extérieurement, mais dès que ce désordre prends fin, la conscience perçoit l'égalité.




Citation n° 1596 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p.169, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.232-233  
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La véritable extinction, c'est de supprimer la conscience mentale, la différenciatrice..., car pour agir, c'est sur elle que prennent appui les autres consciences... Cette conscience s'attache à la sphère sensorielle qu'elle discerne en la délimitant à l'aide des imprégnations. C'est elle aussi qui alimente la conscience de tréfonds.




Citation n° 826 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 126, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.224  
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Mais d'autres rugissent leur omniscience comme des lions et exposent ainsi le nirvana : l'extinction c'est de s'éveiller à la seule existence de sa propre conscience, à l'absence d'attachement aux choses externes - qu'elles existent ou non - par rejet des tétralemmes et grâce à la vision du domaine de la Réalité telle qu'elle est. Qu'on reconnaisse sa propre conscience où l'on ne différencie plus ni preneur ni pris, où l'on considère avec indifférence la saisie de la Réalité en raison de la confusion qu'elle implique, où en réalisant la mystique de l'intériorité on s'éveille à la double impersonnalité, les inclinations n'opérant plus et les voiles, dissipés; là où les terres de bodhisattva ont été franchies l'une à la suite de l'autre jusqu'à la terre de Bouddha, là où sont acquis tous les samadhi en commençant par celui dans lequel tout apparaît comme une illusion tandis que ne fonctionnent plus conscience empirique, pensée et conscience mentale, c'est là, disent-ils, l' extinction.




Citation n° 825 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : chap. II, p. 184-185, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.251  
Remarque : Le profane voit uniquement le samsara ; le bouddha-pour-soi tend au nirvana ; le bodhisattva s'efforce de les égaliser en faisant pénétrer le nirvana dans le samsara, et la paix inonde alors le devenir; puis, quand le samsara pénètre dans le nirvana, l'univers flotte dans la paix. L'égalisation achevée, nirvana et samsara s'identifient dans la connaissance de miroir, à tel point qu'il n 'y a plus ni samsara ni nirvana, mais la seule et inexprimable Ainsité.
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Le dhyana dit de discernement, ô Mahamati, appartient à ceux qui, procédant dans les terres de bodhisattva, transcendent l'absence de soi et les idées de moi et d'autrui, et comprennent en outre ce que signifie l'insubstantialité des choses.




Citation n° 810 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 97-98, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.97  
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O Mahamati, la nature propre des choses n'est pas telle que la différencient ignorant et profane, elle est imaginaire...
Mais il y a une nature propre des choses telle qu'elle est réalisée par les mystiques, par leur connaissance mystique, par leur vision mystique, par leur oeil de sapience mystique.




Citation n° 784 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p188, 197, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.172  
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La conscience n'est pas séparée des imprégnations, elle ne leur est pas non plus associée.
Bien que recouverte par les imprégnations, elle est indifférenciée par nature.

Les imprégnations issues de la conscience mentale sont comme des taches,
Et l'unique conscience pareille à un blanc et pur vêtement ne resplendit pas en raison de [ces] imprégnations.




Citation n° 345 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : st. 236-237, p. 296, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.222  
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A mesure que croissent les imprégnations variées, la conscience évolue en vagues :
Qu'elles soient supprimées, et le flot des vagues s'arrête.




Citation n° 344 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, sl.97, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.222  
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Comme dans un grand torrent tari il n'y a plus de vagues, ainsi cette [conscience] étant annihilée, la multiplicité des consciences cesse de se déployer.




Citation n° 343 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 109, st. 181, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.224  
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La conscience originellement lumineuse est matrice du Tathagata.
Elle est bonne, mais les êtres s'y attachent.
Elle est affranchie du fini et de l'infini.




Citation n° 342 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, sq. 750, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.224  
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Sans arrêt dansent les vagues dressées de l'océan agité par le vent,
De même sur l'océan de la conscience de tréfonds constamment agitée par les vents de la sphère objective,
Dansent les consciences sensorielles que sont les remous de la Multiplicité.

Les couleurs bleu foncé, rouge, etc., avec sel, coquillages, lait, miel, fleurs et fruits odorants, rayons de soleil,
Ont entre elles la même relation que l'océan et ses vagues,
Elles ne sont ni identiques ni différentes,
Ainsi des sept sortes de conscience fondues dans la conscience de tréfonds.

Comme les vagues se déploient de façons variées à la surface de l'océan,
Ainsi les diverses consciences sensorielles se meuvent dans la conscience de tréfonds.

Il n'y a aucune différence entre l'océan et ses vagues;
De même, il n'y a pas d'évolution des consciences à l'intérieur de la Conscience.
La conscience [citta] accumule [cit-] l'acte, la pensée réfléchit à son sujet,
La conscience mentale la reconnaît et les cinq consciences sensorielles perçoivent le monde visible.

Leur gamme de couleurs est exposée à la conscience des humains.
En quoi est-elle comparable aux vagues, dis-moi, grand Silencieux ?
Les vagues n'offrent pas une telle gamme de couleurs,
C'est aux êtres puérils qu'on dépeint un tel tourbillon à l'intérieur de la conscience.

Point de tourbillon dans la conscience exempte d'objet appréhendé.
Qu'il y ait un objet, il y aura un sujet comme pour les vagues et l'océan (2).
Corps, biens, résidences sont exposés comme tels aux consciences humaines,
Et, de ce fait, paraissent tourbillonner comme des vagues.

On voit clairement l'océan danser en vagues,
Comment se fait-il que l'intelligence n'appréhende pas de même le tourbillonnement de la conscience de tréfonds ?
Si l'on compare la conscience de tréfonds à l'océan, c'est pour se conformer à l'intelligence des êtres puérils.
Le tourbillonnement des vagues n'est qu'une image ".




Citation n° 341 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : 44-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.227-228  
(1) Secoué par le vent des objets, l'océan de l'alayavijnana s'agite en vagues que sont les consciences temporaires (Hiuan-tsang (VIIe siècle), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules),Vijnaptimatratasiddhi, p. 175). (2) Où il y a contenu et contenant.
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Il y a quatre causes à l'opération des consciences sensorielles :
1. Méconnaître le monde visible en ne le voyant pas comme notre propre conscience.
2. S'attacher à la tension agitée du déploiement mental et aux imprégnations de la forme - imprégnations accumulées depuis un temps infini.
3. Percevoir la nature propre comme appartenant originellement à la conscience.
4. Témoigner une curiosité ardente à l'égard de formes infiniment variées.

Ces quatre causes, Mahamati, font apparaître à la surface de la conscience de tréfonds - comparable au courant d'un torrent - les remous que sont les consciences sensorielles. Tel l'océan agité par le vent, cette conscience surgit instantanément ou progressivement dans chaque organe sensoriel, chaque atome et jusque dans les pores de la peau; la sphère des sens apparaissant comme un miroir qui reflète les choses. De même, Mahamati, les incessants remous de l'océan de la conscience sont dus au vent de la sphère sensorielle; cause, action et caractères ne peuvent être dissociés les uns des autres... Et parce que l'on ne comprend pas la nature propre de la forme et des autres contingences, l'ensemble des cinq consciences fonctionne; et avec elles la conscience mentale [manovijnana] qui délimite clairement cette sphère. Le corps qui en procède effectue (à son tour) ses opérations.

Mais conscience mentale et consciences sensorielles ignorent qu'elles se conditionnent mutuellement et qu'elles opèrent en raison de leur attachement à la différenciation du visible lequel n'est en réalité que Conscience; ainsi les consciences se déploient, intimement unies, en limitant leur sphère sensorielle de conscience informatrice. Quand les consciences opèrent de cette manière [inconsciente] les yogin eux-mêmes qui s'adonnent au ravissement ne sont pas au courant du fonctionnement des imprégnations subtiles et pensent qu'en mettant fin aux consciences sensorielles ils s'absorberont dans le ravissement. Mais ils s'y plongent sans avoir mis fin à ces consciences, les germes d'imprégnation n'étant pas détruits (1). Si ces yogin sont détachés, ce n'est que de la sphère objective.

Ainsi en est-il, Mahamati, du mode d'activité subtile de la conscience de tréfonds […]

Ô Mahamati, entourés de Victorieux et d'amis bénéfiques, ils peuvent savoir comment conscience et consciences mentales différencient le domaine de la nature propre d'un monde visible - conscience par nature - et traverser ainsi l'océan des renaissances qu'engendrent l'acte, la soif et l'ignorance."




Citation n° 340 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : 44-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.226-227  
(1) Ce n'est donc pas la véritable extinction.
Remarque : Sur ce fond de lumineuse conscience, se détachant comme des ombres obscurcissantes, déferlent sans un instant de répit cinq consciences sensorielles et une double conscience mentale qui constituent la conscience empirique individuelle. La conscience mentale procède par séparation, extraction et différenciation. Elle comporte la septième conscience ou manas - pensée claire et lucide que caractérise une perpétuelle cogitation suscitée par l'amour propre - et la sixième conscience mentale proprement dite (manovijnana) qui perçoit les objets. Généralement en activité elle se trouve interrompue dans les ravissements inconscients, les états de torpeur, de syncope, à la mort et à la renaissance. Douée d'opérations intellectuelles elle agit non seulement à l'extérieur comme les consciences sensorielles, mais encore à l'intérieur. Les consciences sensorielles ayant les organes pour supports découpent le champ de la conscience et perçoivent les objets grossiers. La pensée (manas) est à la fois discernement, jugement et volonté; elle coordonne et dirige les autres consciences et, percevant leur multiplicité, elle s'y attache. On la dit souillée (klista) parce qu'elle engendre les impuretés ; c'est elle qui interprète la Réalité sous forme de dualité en la scindant en partie prenante - ou vision qui relève du vikalpa et en partie prise, image, signe ou projection extériorisée (nimitta) quand elle perçoit les choses comme attrayantes ou repoussantes. La conscience de tréfonds (alayavijûàna) Innovation importante des Vijnanavadin, cette conscience de tréfonds répondait à des difficultés que, selon le Mahayana, les Theravadin n'avaient pu résoudre. Procédant par dissociation, ceux-ci avaient réduit l'âme et univers à leurs principes élémentaires, les dharma, excluant toute chose de durée. Pour résoudre les problèmes qui se posaient quant à la réincarnation, à la souillure et à la purification ou au support des erreurs, les Vijnanavadin, tout en demeurant adeptes du discontinu, eurent recours à une conscience dynamique, latente, " ne se manifestant que par son activité, par ses effets" (Hiuan-tsang (VIIe siècle), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules),Vijnaptimatratasiddhi, p. 169). Impersonnelle, neutre, difficile à sonder par l'intelligence tant elle est subtile, on l'appelle alaya (de tréfonds) parce qu'elle embrasse (ali) tous la dharma impurs et que les vues erronées du moi s'attachent (ali) à de comme à un soi (atman). Elle est aussi fruit de rétribution (vipaka) d'actes bons et mauvais qui projettent la ronde des naissances.
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Des imprégnations très variées issues de la tension agitée sont unies à la conscience. L'homme ordinaire les perçoit comme extérieures et ne voit pas l'essence de la conscience. L'essence de la conscience est pure, mais non la conscience provenant de l'erreur. L'erreur est faite de tension, ainsi on ne perçoit pas la Conscience.




Citation n° 339 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, st. 252-253, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.235  
Remarque : La conscience de tréfonds revêt en effet deux aspects : source d'acte associés à la pensée différenciatrice, c'est une " masse de tension " (dausthulyakaya) selon l'expression même d' Asanga; mais source d'actes libres et efficients lorsqu'elle est apaisée, elle devient le germe de bonnes qualités plus ou moins pures. Servant de support à la tension, elle doit se transformer afin d'amener la détente apaisée dont le Bouddha faisait grand cas. Il s'agit d'une transformation radicale puisque la turbulence tendue de l'être entier de s'enracine dans la croyance au moi (1) et que son imprégnation se trouve à l'origine des deux grands obstacles à la vie mystique : la voile affectif des inclinations et le voile d'une vision dualisante du monde connu. Ainsi l'homme vit dans une tension constante de corps qui trouble et agite son activité et suscite toutes ses erreurs.
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Les vasana nourrissent constamment la racine bien attachée au support. La conscience [empirique] erre dans le domaine objectif comme le fer attiré par l'aimant.




Citation n° 338 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, sl.14, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.222  
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En ce temps-là, Mahamati-Grand-Être dit au Bienheureux :
" Le germe de bouddha que mentionne le Bienheureux dans un sutra canonique [le Tathagatagarbha], Tu le dépeins en vérité comme originellement resplendissant, très pur, sans tache, muni des trente-deux marques, immanent au corps de tous les êtres. Telle une pierre de grand prix couverte d'ordures, il est couvert des vêtements des agrégats, des éléments, des sphères sensorielles et dominé par les impuretés des attractions, de la répulsion et de la confusion... Pourtant le Bienheureux le dépeint comme éternel, stable et permanent. Ce germe de bouddha ne ressemble-t-il pas Soi substantiel tel que le conçoivent les philosophes ? Car, Bienheureux, le Soi qu'ils enseignent est permanent, non agent, éternel, dépourvu de toute qualité, omniprésent et impérissable. "

A cela, le Bienheureux répond que son enseignement est intentionnel :

"Non, Mahamati, mon enseignement portant sur le tathagatagarbha ne ressemble nullement à la doctrine du Soi des philosophes, parce que l'embryon de bouddha enseigné par les Tathagata est vacuité, limite de l'existence, extinction [nirvana]. Il n'a ni naissance ni signe ni prise en considération. Si les Tathagata, saints et complètement Éveillés, donnent un enseignement qui débouche sur le germe de bouddha, c'est pour que les esprits puérils n'aient plus la terreur de l'absence de soi et que leur devienne accessible le domaine indifférencié et sans représentation (sous forme d'embryon de bouddha). Je désire, Mahamati, que les bodhisattva présents et à venir n'adhèrent pas au Soi. Tout comme un potier par son habileté fabrique des pots très variés à partir d'une même argile, en se servant de bâton, d'eau, de corde, de même les Tathagata enseignent ou bien l'insubstantialité des choses, ou bien l'embryon de bouddha en tout être afin de mettre un terme au fonctionnement de la totalité des différenciations; et comme le potier, grâce à l'habileté en moyens dus à la sapience..., à l'aide d'expressions, de suggestions et de synonymes appropriés, ils répandent leur enseignement mystique. C'est ainsi que la doctrine du germe de bouddha sert à tirer les philosophes de leur adhésion au Soi et à les éveiller à la complète illumination."




Citation n° 309 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 77-79, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.114 et 115  
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Comme un éléphant profondément immergé dans la boue ne peut plus se mouvoir, les Auditeurs profondément immergés dans le miel du samadhi stagnent, immobiles.




Citation n° 275 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, st. 451, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.98  
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Ils [les Auditeurs] ne sortent pas du flux, enivrés qu'ils sont par la liqueur du samadhi.




Citation n° 272 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 135, st. 208, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.98  
Remarque : La félicité n'est pas sans danger : ainsi, même s'ils accèdent à l'intériorité de la vie mystique, les Auditeurs conservent des imprégnations de la dualité et se laissent prendre au bonheur des extases.
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O Mahamati, dit le Bienheureux, le véhicule des Auditeurs comporte deux aspects qu'il faut distinguer: l'un éminent, l'accès mystique à l'intériorité, l'autre, l'attachement à la nature propre issue de la connaissance différenciée des choses...

Le premier est la conscience de la parfaite Connaissance de la Réalité telle qu'elle est, c'est l'entrée en samadhi grâce à la vacuité, à l'impersonnalité, à la douleur, à l'impermanence, à l'apaisement et à l'absence de désir dès que sont anéanties les conceptions relatives aux choses externes, aux notions d'individu et de genre. Ainsi l'Auditeur en samadhi parvient au séjour de la félicité qui est accès à l'intériorité réalisée par soi-même et où la délivrance dépend de l'absorption, du chemin et du fruit du samadhi. C'est aussi la libération propre aux ravissements. Mais ne sont pas éliminées en cet Auditeur les imprégnations ni l'imperceptible évolution de la mort.

Au contraire, ayant atteint la félicité de l'intériorité, celle-là même qu'obtient l'Auditeur, le bodhisattva doit se souvenir de ses anciens vœux en faveur des êtres et ne pas réaliser effectivement la félicité de l'arrêt définitif, la félicité du samadhi. Qu'il ne s'y livre donc pas, aussi sublime et éminente que soit l'intériorité atteinte.




Citation n° 262 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 58, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.98  
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Est-ce un rêve, une magie? se demande-t-il. Il reconnaît alors que les choses, comme cette vision, relèvent uniquement de la conscience, ce qu'ignore le sot abusé par toutes sortes d'imaginations : Il n'y a ni voyant ni vu, ni parole ni sujet qui parle. Il n'y a là que construction différenciatrice... Tant que celle-ci opère, on ne perçoit pas le Bouddha. Le Bouddha pleinement éveillé n'est perçu que si le devenir ne se déploie plus.




Citation n° 182 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : chap.I, sq. 42-44, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.282  
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Ravana se trouve complètement éveillé, toute sa personne subit une révolution et il s'installe dans un comportement indifférencié. Il a l'intelligence des textes sacrés, l'intuition des choses telles qu'elles sont. Il ne dépend plus de personne et devient un grand yogin. Il acquiert l'habileté en moyens salvifiques, jouit de la compréhension du tathagatagarbha, de la bouddhéité, et plonge dans l'intériorité mystique propre à la terre des Bouddhas.

Une voix se fait entendre alors : " Bien, bien, ceci est à reconnaître par soi-même." C'est là, en effet, l'essence de ce traité. La voix recommande à Ravana de fuir la lettre des textes, de se méfier des spéculations et de ne se livrer qu'aux véritables samadhi et ravissements du Mahayana.




Citation n° 181 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : chap.I, p. 9-12, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.282  
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Les gens prennent pour refuge la connaissance relative et sont victimes de leurs différenciations. Quand cette connaissance se purifie en se retirant de la différenciation, Un renversement de la personnalité a lieu et [un retour] au séjour de l'Ainsité. Ce renversement exempt de représentation est en vérité le domaine des mystiques.




Citation n° 174 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, st. 150-151 et 148., cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.248  
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A l'aide de diverses illustrations et caractéristiques je parle à mes fils. Mais c'est en soi-même [pratyatma] qu'il faut percevoir la Réalité ultime.




Citation n° 170 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : st.148, p. 44, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.94  
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Ma suprême Réalité inconcevable est éternelle parce qu'elle est caractérisée par l'accès mystiques à l'intériorité sans rien de commun avec un devenir et un non-devenir factices... son éternité ne dépend pas du raisonnement à l'égard d'éternité, de non-éternité, de devenir et de non-devenir " extérieurs " [par rapport à la pure intériorité].




Citation n° 169 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.112  
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Les mots dépourvus de substance ne font qu'égarer les ignorants. Ce qu'ils expriment n'est pas la Réalité suprême car la Réalité est béatitude mystique [aryasukha] où le langage n'a nul accès. Pour l'atteindre il faut parvenir à l'intériorité grâce à la connaissance mystique, et ce n'est pas du domaine de l'intelligence différenciatrice propre à la parole.




Citation n° 160 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : st.148, P. 87-88, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.94  
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Passé, avenir, extinction, personnalité, parole,
Je les enseigne d'un point de vue superficiel. Mais l'ultime Réalisé est muette.




Citation n° 158 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, 220, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.270  
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