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Lankavatara Sutra
Textes sacrés du Lankavatara Sutra
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De son Éveil à sa totale extinction le Tathagata n'a pas prononcé une seule parole ni n'en prononcera, car ne pas parler c'est la parole même du Bouddha. En quel sens allusif et profond la non-parole est-elle parole de Bouddha ?
A cette question le Bienheureux répond : " Ô Mahamati, c'est pour deux raisons :

La première, l'essence de l'intériorité que réalisèrent les Tathagata et moi-même ne s'accroît ni ne diminue, ce royaume de la réalisation intérieure étant libre de parole et de différenciation, affranchi de toute dualité issue des mots.

La seconde, c'est que l'essence des choses demeure éternellement. L'antique route de la Réalité est depuis toujours présente comme de l'or ou des perles dans une mine; le domaine absolu demeure à jamais, peu importe si un Tathagata apparaît ou non ici-bas. De même que le Tathagata éternellement demeure, ainsi l'essence de toute chose. Il en est comme d'un homme cheminant dans une forêt qui découvre une ancienne ville avec ses rues bien alignées, y entre et s'y repose... Cet homme a-t-il fait cette route par laquelle il pénètre dans la ville ainsi que tout ce qui s'y trouve ? Ô Mahamati, tout ce que les autres Tathagata et moi-même avons réalisé, c'est cette demeurée présente, l'Ainsité, la réalité, la vérité. Pour cette raison, jamais le Bouddha n'a proféré la moindre parole.




n° 155 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 143-144, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 482  
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O Mahamati [dit le Bienheureux], ceux qui aspirent au nirvana dans la crainte des douleurs dues à la différenciation de la ronde des naissances et des morts ne savent pas que nirvana et samsara ne sont pas différents.




n° 153 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p.169, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.232-233  
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Il n'y a ni nature propre ni conscience informatrice ni réalité ni [conscience] de tréfonds. Ce sont là distinctions à l'usage d'esprits puérils, cadavres de mauvais logiciens. […]

Le triple devenir n'est que conception, il n'a aucune réalité. Et c'est à l'aide d'une telle conception que les logiciens échafaudent leurs constructions imaginaires. Signe distinctif, réalité, conscience informatrice, il n'y a là que flux mental. Passant par-delà, mes fils procèdent dans l'indifférencié.




n° 152 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p.169, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.232-233  
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Ecoute attentivement, dit-il à Mahamati, fais acte d'attention; il y a deux manières de caractériser ce que réalisent tous les Auditeurs, bouddha-pour-soi et bodhisattva : la réalisation proprement dite et son enseignement.
La première est accès à l'intériorité ; exempte de phonèmes, de pensée dualisante [vikalpa], de parole, elle conduit au domaine étranger à tout flux, [cet] accès à la terre de l'intériorité qui, ne présentant rien de commun avec les spéculations philosophiques, irradie sa propre intériorité. "
" Quant à l'enseignement il varie... Il éloigne des notions à double pôle d'être et de non-être, d'unicité et d'altérité en utilisant d'habiles moyens salvifiques au bénéfice d'autrui... "
" A l'aide de diverses illustrations et caractéristiques je parle à mes fils. Mais c'est en soi-même [pratyatma] qu'il faut percevoir la Réalité ultime."




n° 134 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : st.148, p. 44, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.94  
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Quand on accède à la seule conscience, on accède à l'absence de représentation,
Et le yogin qui demeure sans représentation ne perçoit plus le Grand Véhicule.




n° 131 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, 257, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.270  
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Se tenant à l'écart de tous les points de vue, sans imaginant ni imaginé,
Sans support, sans naissance, je l'appelle uniquement conscience et rien qu'elle.
Ni être ni non-être, ainsi dénuée d'être et de non-être, Je définis la seule conscience exempte de conscience [empirique].
Ainsité, vacuité, limite ultime, extinction, domaine absolu,
Variété de corps spirituel, voilà ce que je nomme conscience et rien qu'elle [cittamatra].
Issue de la conscience, la multiplicité provient de l'association des imaginations et de la pensée différenciatrice.
Considérée par les hommes ordinaires comme externe, elle n'est que conscience et rien qu'elle.
Point de monde visible extérieur, la multiplicité étant perçue dans la conscience;
Corps, possessions, résidences, je les nomme uniquement conscience et rien qu'elle.




n° 32 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : st 29-33, p. 153-154, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.218  
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L'Ainsité est l'essence de la conscience.
Pour l'avoir reconnu le yogin sait que tout n'est que conscience et rien qu'elle.




n° 31 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, p.270, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.218  
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Point de Bouddha ni vérité ni fruit ni cause, ni perversion ni nirvana, ni mort ni renaissance.
Les douze membres de l'existence n'existent pas, point de fini, point d'infini,
Toutes les théories sont éliminées, je proclame que seule existe la Conscience.




n° 30 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, 277-278, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.270  
Remarque : Assurément il n'y a ni lien ni libération. Si la libération est niée ici, ce n'est pas pour éviter de reconnaître l'existence du lien, mais pour proclamer ce que seule la Réalité révèle : ainsi le dormeur qui se réveille en plein jour se réjouit d'être délivré des images que lui proposait son rêve et qui se révèlent vaines : il n'y a pas d'obstacle, il n'y a pas d'effort, il n'y en a jamais eu, et dans le rêve cependant, il les a affrontés. Encore a-t-il fallu que cesse ce mauvais rêve pour que cesser d'exister lien et libération, mais cette affirmation reste vide de sens pour celui qui demeure en plein rêve sans le reconnaître pour tel.
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Illusion, conscience, intelligence intuitive, apaisement, dualité d'être et de non-être, Ces enseignements où sont-ils, pour qui, comment, en quelle fin dis-moi ? Je les enseigne... à ceux qui baignent dans la confusion à l'égard de l'existence de la seule conscience.




n° 28 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, 223-224, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.270  
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Tout n'est que conscience.




n° 27 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, 651-652, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.266  
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L'essence de la conscience est immaculée; en elle, pareille au ciel, point d'imprégnation. Dès qu'on s'attache à la conscience, la conscience empirique se déploie. Comme il n'y a pas de monde visible qui lui soit extérieur, seul existe la conscience. L'impureté en vérité se montre dans ce qui est pur, mais le pure lui-même ne montre aucune impureté. Les nuages voilent le ciel, ainsi ne voit-on pas la conscience [voilée par l'impureté].




n° 26 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, st. 100-101, p. 284, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.218  
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