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Plotin
Citations spirituelles et philosophiques de Plotin
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L’Un n’est donc aucun des êtres, et il est antérieur à tous les êtres. -Qu’est-il donc? Il est la puissance de tout... Imaginez la vie d’un arbre immense; la vie circule à travers l’arbre tout entier; mais le principe de la vie reste immobile; il ne se dissipe pas en tout l’arbre, mais il siège dans les raçines;…lui-même reste immobile; et n’étant pas multiple, il et le principe de cette multiplicité. (…) Le principe ne se partage pas dans l’univers; s’il se partageait, l’univers périrait; et il ne renaîtrait plus, si son principe ne restait en lui-même et différent de tout.




Citation n° 1952 : , (Lycopolis, aujourd'hui Assiout, Égypte, v. 205 — Campanie, 270), philosophe grec, Philosophie, Néo-platonisme
Source : Ennéades III traité 8 §10  
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Puis il faut voir l'âme de ceux qui accomplissent de belles œuvres. Comment peut-on voir cette beauté de l'âme bonne ? Reviens en toi-même et regarde : si tu ne vois pas encore la beauté en toi, fais comme le sculpteur d'une statue qui doit devenir belle ; il enlève une partie, il gratte, il polit, il essuie jusqu'à ce qu'il dégage de belles lignes dans le marbre ; comme lui, enlève le superflu, redresse ce qui est oblique, nettoie ce qui est sombre pour le rendre brillant, et ne cesse pas de sculpter ta propre statue, jusqu'à ce que l'éclat divin de la vertu se manifeste, jusqu'à ce que tu voies la tempérance siégeant sur un trône sacré. Es-tu devenu cela ? Est-ce que tu vois cela ? Est-ce que tu as avec toi-même un commerce pur, sans aucun obstacle à ton unification, sans que rien d'autre soit mélangé intérieurement avec toi-même ? Es-tu tout entier une lumière véritable, non pas une lumière de dimension ou de forme mesurables qui peut diminuer ou augmenter indéfiniment de grandeur, mais une lumière absolument sans mesure, parce qu'elle est supérieure à toute mesure et à toute quantité ? Te vois-tu dans cet état ? Tu es alors devenu une vision ; aie confiance en toi ; même en restant ici, tu as monté ; et tu n'as plus besoin de guide ; fixe ton regard et vois. Car c'est le seul œil qui voit la grande beauté.




Citation n° 1671 : , (Lycopolis, aujourd'hui Assiout, Égypte, v. 205 — Campanie, 270), philosophe grec, Philosophie, Néo-platonisme
Source : Ennéades Volume 1, Les Belles Lettres poche, 1999.  
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Voyons-le comme un avec nous mêmes ;
voyons-le comme étant nous-mêmes.




Citation n° 771 : , (Lycopolis, aujourd'hui Assiout, Égypte, v. 205 — Campanie, 270), philosophe grec, Philosophie, Néo-platonisme
Source : Ennéades, V.8.11, cité par Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.27, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " ; cf. aussi VI. 8.12  
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Qui devient homme cesse d'être le tout...
qui revient au tout crée le tout.




Citation n° 770 : , (Lycopolis, aujourd'hui Assiout, Égypte, v. 205 — Campanie, 270), philosophe grec, Philosophie, Néo-platonisme
Source : Ennéades, V.8.7, cité par Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.27, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie ".  
Remarque : Cependant, le thème de l'assimilation à Dieu dans la mesure du possible, thème capital dans le dialogue Platonicien, devient chez Plotin impératif de l'union totale et intime avec l'Un. L'idée de l'épanouissement de l'âme qui participe à l'Un dans son ipséité commande le dépassement même de l'intellectualité. L'intellectualité est importante, mais son rôle n'est que préparatoire (VI.7.15 ; V.3.8), l'intelligence étant toujours participation (VI.4.11), établissement des rapports. Si le bonheur que connaît l'âme contemplative est grand, il ne peut pas être une satisfaction définitive. Il y a dans l'intelligence une altérité (II.4.5), une spécialisation (VI.7.9) qui n'est pas contraire à la nature (VI.7.7), mais qui empêche la délivrance totale. Après l'activité intellective c'est donc la nescience qui rend l'âme capable d'accueillir son hôte recherché. Ce retranchement de l'intelligible (V.5.6) est un nouveau changement d'optique, une nouvelle manière de voir. L'esprit n'est pas ainsi anéanti, mais dépassé (VI.7.36). Le changement s'effectue non pas sur des ruines, mais par la transcendance. C'est cette nouvelle étape qui préserve la doctrine plotinienne du solipsisme. Le troisième moment de l'acheminement de l'âme vers l'Un est un processus sentimental (1) par lequel s'effectue la mutation de la contemplation en vision. " Enfuyons-nous ", recommande Plotin. " dans notre chère patrie... Il faut cesser de regarder, et, fermant les yeux, échanger cette manière de voir pour une autre " (I.6.8). Plotin, qui met dans l'unité le haut degré de valeur ontologique que Parménide a mis dans l'être et Platon dans l'intelligible, enseigne que la fin du voyage de l'âme en quête de son Principe (V.7.37) n'est pas une symbiose, mais une concentration intérieure, une union supralogique (VI.9.10), dans laquelle on fait coïncider son propre centre avec le centre universel. Dans l'extase l'âme et Dieu ne font plus deux, mais deux en un (VI.7.37). " Voyons-le comme un avec nous mêmes ; voyons-le comme étant nous-mêmes ", nous dit Plotin (Enn. V. 8. 11, cf. VI. 8.12). L'union extatique prouve donc la certitude mystique de la parenté ontologique de l'âme avec le divin (2) Le caractère affirmatif de l'union professée par Plotin est prouvé, entre autres, par deux idées qui nous intéressent ici plus particulièrement : la perte de l'altérité n'est pas suppression de la singularité ; aucun être réel, dit Plotin (VI.7.34), ne périt. l'Un n'étant point le néant, mais la plénitude, l'Universel - sans être aucune des choses dont il est la puissance - l'union n'est pas la démolition de l'homme. L'âme simplifiée perd l'individualité qui la barricadait dans ses limites, l'identifiait à la gamme de ses déterminations ; elle écarte " une manière restrictive de vivre ", selon l'expression de Trouillard". Lorsque toute essence est refusée, toute altérité surmontée, après le refus organique, l'abandon du sentiment de soi en tant que différence, l'âme est singulière, sans être singulière (VI.4.16), parce qu'elle coïncide avec l'Universel. " Qui devient homme cesse d'être le tout... qui revient au tout crée le tout " (V.8.7) (1) Anna Kélessidou, L'extase plotinienne et la problématique de la personne humaine, REG LXXIV, n° 401-403, juillet-décembre 1971, 384-397. (2) Cf. H. Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, PUE 1963, 271
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Le bien pour une nature est d'être à elle-même et d'être elle-même .




Citation n° 524 : , (Lycopolis, aujourd'hui Assiout, Égypte, v. 205 — Campanie, 270), philosophe grec, Philosophie, Néo-platonisme
Source : Ennéades, VI.5.1  
Remarque : La quête du vrai est pour le philosophe (Plotin) semblable au travail du sculpteur qui " gratte... enlève le superflu... nettoie ce qui est-sombre pour le rendre brillant " (I.6.9). Suivant donc Platon, pour qui l'homme est l'homme de son âme, Plotin dit que celui qui arrive à faire dominer en lui la partie la plus maîtresse, qui est l'homme même (IV.7. 1), use de son corps comme le musicien de son instrument (cf. I.4.16). Briser le corps est interdit, mais il est également interdit de faire renverser les valeurs, de substituer l'instrument au maître ; l'instrument n'est qu'un cadeau au début, car il faut à temps savoir chanter sans son aide. […] Le mythe Platonicien de la montée de l'âme à la région céleste est remplacé dans la pensée de Plotin par l'idée du recueillement (I.2.5). " Le bien pour une nature est d'être à elle-même et d'être elle-même " (Enn. VI.5.1). La recherche de l'unité est donc ontogénique. La séparation de l'âme et du corps, enseignée par Platon dans le Phédon (80d, 81b-c) et l'évasion professée dans le Théétète (176a-b), le mépris du sensible sont des thèmes que Plotin adopte et exprime avec les mêmes termes que " le divin Platon " (IV.8.1) ; Plotin se réfère au Gorgias 439a, au Cratyle 400b-c, à la République 514a, au Phèdre 246c et ailleurs dans la même perspective intellectualiste (I.2.5). Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.28-29, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " Pour Plotin, qui conçoit le mal comme manque, déficience, comme étant par rapport au bien ce qu'est l'image par rapport à la réalité (III.2.5), le réel ne réside que dans ce qui est simple (II.4.2) et authentique.
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