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William Shakespeare
Le théâtre du Globe
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William Shakespeare : Le théâtre du Globe

William Shakespeare À la suite d'une dispute entre le propriétaire du terrain du Theatre et les Burbage, comédiens qui l'avaient fait construire, le théâtre est démonté, et le bois transporté au sud de la Tamise. Ce bois servira à la construction du Globe, dont William Shakespeare est l'un des actionnaires. Les trois étages de gradins couverts et le parterre peuvent accueillir 3 000 personnes. William Shakespeare va désormais s'enrichir. La reine Élisabeth lui commande une suite comique pour Henri IV avec Falstaff comme personnage central. Ce seront les Joyeuses Commères de Windsor. William Shakespeare termine la deuxième tétralogie des histoires avec Henri V , où il fait mention de ce « O en bois », ce Globe tout neuf qui symbolise le monde. Jules César est l'une des premières pièces que l'on y joue, et Comme il vous plaira est écrite avec l'idée d'attirer au Globe le public raffiné des théâtres privés.

Une querelle théâtrale
En 1600, les théâtres sont en guerre: entre les théâtres privés, comme Blackfriars, où se produisent les troupes d'enfants, dont il est fait mention dans Hamlet, et les théâtres publics, populaires, comme le Globe, que défend Shakespeare, éclate une querelle qui influe sur l'écriture des pièces de cette période. Le ridicule Ajax de Troïlus et Cressida serait-il Ben Jonson ? Le comique est plus subtil depuis qu'Armain a remplacé Kempe dans le rôle du fou: Feste, le bouffon de la Nuit des rois, est conçu pour plaire à un public en mutation. En 1601, le Globe est le lieu d'un drame politique: les partisans d'Essex paient la troupe du lord chambellan pour que soit joué Richard II, afin que la reine se reconnaisse dans l'image de ce roi déchu. Les acteurs de Shakespeare sortent indemnes de l'épreuve. Le rebelle Essex est exécuté, et Southampton emprisonné. La même année, le père de Shakespeare meurt. C'est l'année de Hamlet, drame du père mort et du théâtre révélateur de vérité.

Shakespeare et Jacques Ier
En 1603, lorsque Jacques Stuart monte sur le trône, la troupe du lord chambellan devient celle du roi. Mais, de nouveau, la peste ravage Londres: les théâtres fermés, les acteurs redeviennent itinérants. Pourtant, en 1604, on retrouve William Shakespeare à Londres, logé chez un protestant français réfugié. Ses comédies s'assombrissent: Tout est bien qui finit bien et Mesure pour mesure se rapprochent d'Othello par la thématique de l'épouse abandonnée ou calomniée. Bientôt, c'est la lande désenchantée du Roi Lear. Et pour Jacques Ier, absolutiste et superstitieux, ami toutefois des artistes, Shakespeare écrit Macbeth. L'honnête Banquo y est représenté comme l'ancêtre des Stuarts. Les dernières tragédies gréco-romaines – Antoine et Cléopâtre, Coriolan et Timon d'Athènes – trahissent un pessimisme politique et un sens tragique de l'isolement de l'individu. En 1608, année de la mort de sa mère, Shakespeare crée le personnage de Volumnia, la mère de Coriolan.

Blackfriars, l'autre théâtre
En 1609, la troupe du roi acquiert Blackfriars, théâtre couvert installé dans un monastère désaffecté. William Shakespeare se retire définitivement à Stratford, et il écrit désormais pour ces deux théâtres. Blackfriars est un théâtre intérieur avec des lumières artificielles. On peut y jouer l'hiver. Ce nouveau lieu théâtral a sans doute contribué à changer le style des six dernières pièces de la carrière du poète, qui comprennent quatre drames romanesques, Périclès, Cymbeline, le Conte d'hiver et la Tempête, une comédie écrite en collaboration avec Fletcher, les Deux Nobles Cousins, et une dernière histoire, Henri VIII.


William Shakespeare meurt en 1616. Il est enterré à Stratford dans l'église de Trinity Church. On peut lire sur sa tombe les vers suivants: « Garde-toi, doux ami pour l'amour de Jésus / De fouiller la poussière renfermée ici / Béni soit celui qui épargne ces pierres / Et maudit celui qui dérange mes os. »

Comédies et histoires
En 1623, des amis acteurs de William Shakespeare, Heminges et Condell, font publier un in-folio de ses œuvres dramatiques (trois des trente-huit pièces n'y figurent pas: Troïlus et Cressida, Périclès, les Deux Nobles Cousins).

Des batailles de mots
La gravité poétique de la plupart des comédies shakespeariennes engage à en chercher les sources dans la tradition romanesque médiévale plutôt que dans la satire antique qui convient à Ben Jonson. Mais les comédies sont aussi tributaires des sources latines (la Comédie des erreurs doit beaucoup à Plaute), ainsi que des sources italiennes (la Mégère apprivoisée s'inspire de l'Arioste). La prose, nouvelle venue sur la scène, rapproche souvent les acteurs de leur public.

Les comédies élaborent une réflexion sur le pouvoir du langage. La vie et la mort s'y livrent une bataille de mots (Peines d'amour perdues). Les femmes, toutes rhétoriciennes, y jouent le rôle principal: Rosalinde (Comme il vous plaira), Portia (le Marchand de Venise), Isabelle (Mesure pour mesure), Béatrice (Beaucoup de bruit pour rien). Elles gagnent les victoires de la vie et de l'amour contre l'hypocrisie puritaine et les pièges machiavéliques: Portia et Isabelle sauvent des condamnés à mort, Rosalinde et Béatrice dénoncent la mélancolie amoureuse.


  
  
  
  
  





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