Dialogue  Inter-  Religieux



Dialogue interreligieux : Les Classiques > La Réalisation

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M on métier et mon art, c'est de vivre.




Divers Courants / Littérature 3756 | 
Essais  







C oncentrer son esprit et le faire revenir à l’Un, c’est concentrer son esprit et le geler en contemplation ; c’est ce à quoi on pratique quand on débute. A partir de quoi on le réduit en cendre et on oublie l’UN. C’est oublier son esprit et abandonner la contemplation, c’est à quoi on s’exerce dans un second temps. (…) Alors le corps est comme bois mort et l’esprit comme ceindre éteinte, le connu et le connaissant sont oubliés tous les deux. (…) On oublie l’Un et atteint l’UN véritable et qui n’est pas seulement l’UN mais toute chose ; c’est savoir que l’UN est la souche de la multiplicité et celle-ci le fonctionnement de l’UN. (…) Quant on atteint par merveille à cette source, il n’y a plus aucune différence entre l’esprit et le Tao ni entre le Tao et l’esprit, le Tao est l’esprit, et l’esprit est le Tao ; Le Tao et l’esprit n’ont plus qu’une seule et même nature. Ce situant dans les existences (?), on ne s’attache pas aux existences et ne s’écarte pas de la non-existence (?), Ce situant dans l’inexistence (?), on ne s’attache pas a l’inexistence et ne s’écarte pas des existences (?).




Taoisme 3043 | 
Dz. 1039,4a-7b et 11b, trad. I. Robinet, 1996, p.268  







L ’Être Humain possède trois privilèges, ce sont : Le Discernement du Bien et du Mal ou Comparaison; La Liberté de Choix, donc de Jugement. Un certain, pouvoir limité de réalisation de ce choix, qui entraîne la Responsabilité. Ces trois pouvoirs sont indispensables pour échapper à la fatalité pure et s’élever vers la Plénitude.

La Fatalité inhérente au cercle d’Abred découle des trois choses qui y enchaînent l’Être : Paresse d’efforts vers la Connaissance, Paresse d’efforts vers le Bien, Préférence pour ce qui est Mal, par inertie. Par ces trois erreurs, l’homme ou la femme s’enlise dans ce cercle d’Abred, il s’y attache et risque de retomber dans le Néant de Cytraul.

Il est trois alternatives pour l’Homme, ce sont : Cytraul ou Gwenwed, le Néant ou la Plénitude en tant que but, la Fatalité ou la Liberté Morale en tant que moyens, le Bien ou le Mal en tant que résultats. Tout étant en équilibre dans le domaine des possibilités, l’homme ou la femme a donc le pouvoir de s’attacher à l’une ou l’autre selon sa propre volonté en encourant la responsabilité. Ces trois pouvoirs sont indispensables pour échapper à la Fatalité pure et s’élever vers la Plénitude.





Sagesses & Traditions / Occidentales / Celtiques 1872 | 
Triade 22 a 24  







A ses disciples qui lui demandaient quel jour le Royaume viendrait, Jésus répondit : « Ce n’est pas en guettant qu’on le verra arriver. On ne dira pas : le voici, il est ici ! ni : voici le moment ! Le royaume du Père s’étend sur la terre, mais les hommes ne le voient pas. »




Christianisme 1839 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 113  







C elui qui cherche trouvera et à celui qui frappe on ouvrira.




Christianisme 1835 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 94  







S es disciples demandèrent à Jésus : « Quand viendra le repos des morts ? Quand le monde nouveau viendra-t-il ? » Il leur répondit : « Ce que vous attendez est venu, mais vous ne le reconnaissez pas. »




Christianisme 1823 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 51  







S es disciples lui demandèrent : « Veux-tu que nous jeûnions ? Comment prier ? Comment faire l’aumône ? Que devons-nous observer en ce qui concerne la nourriture ? » Jésus leur dit : « Soyez honnêtes et ne faites pas des choses que vous ne sentez pas, car tout est dévoilé devant le ciel. Il n’existe rien de caché qui n’apparaîtra et il n'existe rien de recouvert qui ne sera dévoilé. »




Christianisme 1807 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 6  







J usqu'à ce qu'une fois “le dernier Ennemi détruit”, comme dit [66] l'Apôtre (1 Cor. 15,26), et le mal entièrement chassé de tous les êtres, brille sur tous comme l’éclair l’unique beauté divine, à laquelle nous avons été conformés au commencement, c’est-à-dire la lumière, la pureté, l’incorruptibilité, la vie, la vérité et semblables perfections : car il n'est nullement invraisemblable que nous soyons et paraissions “enfants du jour et de la lumière” (1 Thes. 5,5; Éph. 5,8). Et l'on ne trouvera aucun changement de lumière, de pureté et d'incorruptibilité, ni aucune différence entre êtres de genre identique, mais une grâce unique rayonnera en tous, lorsque, devenus “fils de la lumière” (1 Thes. 5,5; Jn 12,36), ils “resplendiront comme le soleil”, selon la Parole véridique du Seigneur (Mat. 13,43). Mais la promesse de la Parole de Dieu que "tous seront rendus parfaits pour que tous soient un" (Jn 17,21-23), c’est en même temps la pensée qu'une seule et unique grâce se manifestera en tous (cf. Tite 2,11), de sorte que chacun rende grâce à son voisin de la même joie, et qu'ainsi chacun se réjouisse en voyant la beauté de l'autre et réjouisse à son tour celui-ci, sans qu'aucun vice n'en altère la forme en lui donnant la moindre empreinte de laideur.




Christianisme 1629 | 
Discours sur les morts, QUATRIEME PARTIE : LA RÉSURRECTION DU CORPS, 65, traduction Guillaume Bady  







S 'Il est déjà manifeste, à quoi sert la méditation, et s'Il est caché, on ne peut que mesurer les ténèbres.
Saraha ne cesse de proclamer: "Ni être ni non-être, éternellement, voilà la nature du Spontané.





Hindouisme / Tantrisme 1574 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 20, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337  







E gaux sont les profanes, égaux les Entrés-dans-le-courant, égaux les Bouddhas; tous sont un dans l'Egalité, et il n'y a entre eux ni dualité ni différence... Si le Bouddha différait de l'Egalité, il pourrait pratiquer l'Égalité; mais comme le Bouddha n'est autre que l'Égalité même, il ne peut ni la pratiquer ni l'obtenir... Les différences n'existent qu'en Vérité vulgaire, et dans la Loi qui est à l'usage des profanes.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 1566 | 
Cité dans Hobogirin, p. 273, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.434  







P our atteindre la réalisation du Soi, vous ne devez renoncer à rien mais seulement percevoir l'âme en tout.




Hindouisme / Kriya Yoga 1423 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.124  







A vant de connaître Dieu, connaissez votre propre Soi
Regardez à l'intérieur de votre Soi. La réalisation du Soi est la réalisation de Dieu.





Hindouisme / Kriya Yoga 1367 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.41  







S i l'on concentre sa volonté sur la réalisation de Dieu, on peut l'atteindre même en vivant dans le monde matériel.




Hindouisme / Kriya Yoga 1356 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.36  







Q uelle chose merveilleuse que la veritable personnalite de l'homme - quand elle sera a notre portee! Elle evoluera naturellement et simplement, comme une fleur, ou comme une pousse d'arbre. Elle ne sera jamais en desaccord. Elle n'argumentera pas et ne se disputera pas. Elle ne cherchera pas a prouver. Elle saura tout et pourtant elle ne se preoccupera pas de connaissance. Elle sera pleine de sagesse. Sa valeur ne sera pas mesure en fonction de biens materiels. Elle ne possedera rien et pourtant elle possedera tout, et elle continuera a posseder ce qu'on lui aura pris, tant elle sera riche. Elle ne sera pas sans cesse a interferer avec les autres ou a leur demander d'etre semblable a elle. Elle les aimera parce qu'ils seront differents. Et pourtant, sans interferer avec d'autres, elle aidera tout le monde, comme une belle chose nous aide, en etant simplement ce qu'elle est. La personnalite de l'homme sera merveilleuse. Elle sera aussi merveilleuse que la personnalite d'un enfant.




Divers Courants / Littérature 1266 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.39  







T ous les pouvoirs de l'univers sont déjà à nous. C'est nous qui nous sommes caché les yeux avec nos mains et qui crions qu'il fait noir. Sachons qu'autour de nous il n'est pas de ténèbres. Otons les mains de devant nos yeux et la lumière paraîtra, qui était là de toute éternité




Hindouisme 1136 | 
Œuvres complètes, Volume V, article intitulé « Jnana Yoga, notes d’une causerie »  







N ul être humain n'est trop mauvais pour être sauvé. Nul être humain n'est assez parfait pour avoir le droit de tuer celui qu'il considère à tort comme entièrement mauvais.




Hindouisme 965 | 
Extrait de Le jeune Inde  







L orsque Dieu Très Haut s'est réservé le pouvoir de gouverner par le cœur, la Miséricorde se répand sur ce dernier, la lumière y brille, la poitrine se dilate, le secret du Royaume (Malakut) lui est découvert, le voile qui l'aveuglait se dissipe de devant sa face par la grâce de la Miséricorde, et les réalités divines étincelles en lui. Il est seulement au pouvoir du croyant de s'y préparer par la purification qui dépouille, et de provoquer en soi la solitude de ces choses, ainsi que la volonté sincère, la soif totale et l'observation attentive, dans l'attente constante de ce que Dieu Très Haut lui révèlera de la Miséricorde.




Islam / Soufisme 667 | 
Ihya' ulim al din, 3ième ¼, Livre I, " les prodiges du cœur ", cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Extrait de l'Ihya' ulim al din "  







U n grand soufi a dit [Hallaj] :
Ne le connaît que celui auquel il s'est fait connaître, et ne proclame son unité que celui auquel il l'a découverte ; et ne croit en lui que celui auquel il a donné de croire, et ne le décrit que celui en l'intime duquel il s'est révélé ; et n'est sincère avec lui que celui qu'il attire, et n'est en droit rapport avec lui, que celui qu'il s'est pour lui même choisi.





Islam / Soufisme 663 | 
Kitab al - ta' arruf, cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", la connaissance de Dieu, p 129 et suivantes ; cf. aussi (Coran 20, 41) : " Et je t'ai assigné à Moi-Même ".  
Remarque : L'expression " celui auquel il s'est fait connaître " veut dire que c'est Dieu qui s'est fait connaître ainsi. Et " celui auquel il l'a découverte " veut dire que Dieu a montré son unité. En l'âme donnée à lui, c'est Dieu qui est auteur du vrai culte qu'elle lui rend. Ces quelques phrases de Hallaj nous font saisir sur le vif une authentique expérience intérieure, mais qu'il ne faudrait pas durcir par une interprétation conceptuelle trop poussée. Ainsi " la proclamation de l'unité de Dieu, le tawhid, est, par excellence, la profession de foi de l'islam. Or les soufis enseignent volontiers que Dieu seul peut proclamer " validement " son Unité, parce que lui seul est vraiment Un. La créature humaine n'a d'unité que celle que Dieu lui donne. Dès lors, sa profession de foi ne pourra pas ne pas être imparfaite, souillée, involontairement du péché de shikr, l'" association " de la créature au Créateur. Dans le cœur du soufi uni à Dieu, c'est Dieu qui proclame sa propre Unité. A ce prix seul, la profession de foi est réellement valide.







C eux qui commettent les grands péchés ou qui prennent plaisir à tuer, les hommes de basse extraction et les fous à la conduite indigne, les brutes aux membres tordus, tous ceux-là peuvent atteindre la perfection par le seul effort de la pensée : combien davantage celui qui pratique les dix vertus, est dévoué à son maître, contrôle ses sens et n'a ni orgueil ni courroux!




Hindouisme / Tantrisme 662 | 
Hevajratantra, IIe partie, chap. II : Comment parvenir à la perfection, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.304  







L a Connaissance est là, cachée dans l'Ignorance même;
il s'agit de la dévoiler plutôt que de l'acquérir.





Hindouisme 651 | 
La Vie divine, vol. II, trad. C. Rao, S. Forgues, J. Herbert, P. Coat, 1955/ 1959/1992, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 34-36  







D ans l'état d'illumination du Soi, il ne peut y avoir rien de tel que réalisation ou non-réalisation. Cependant, bien que la réalisation existe, elle n'existe pas, et bien qu'elle n'existe pas, elle existe.




Hindouisme 650 | 
L'Enseignement de Mâ Ananda Mayî, trad. S. et J. Herbert, Albin Michel, 1974 / 1989, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 150-151  







A u lieu de chercher ce que vous n'avez pas, trouvez ce que vous n'avez jamais perdu.




Hindouisme 649 | 
Je suis, trad. S. Joaquin, 1982 / 1995. Sois! trad. P. Vervisch, 1983 / 1994, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 171-172  







C 'est en vous imaginant séparé que vous avez créé le fossé.
Vous n'avez pas à le traverser.
Il vous suffit de ne pas le créer.





Hindouisme 648 | 
Je suis, trad. S. Joaquin, 1982 / 1995. Sois! trad. P. Vervisch, 1983 / 1994, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 171-172  







I l n'y a pas besoin de faire des efforts pour réaliser le Soi puisque celui-ci est toujours présent;
il suffit de faire disparaître l'illusion.





Hindouisme 647 | 
L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 179-180  







L a réalisation consiste à vous débarrasser de l'illusion de croire que vous n'êtes pas réalisé.




Hindouisme 646 | 
L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 179-180  







L a réalisation est déjà accomplie. Il n'y a donc pas lieu de s'efforcer d'y parvenir, elle n'est pas quelque chose d'extérieur, ni de nouveau. Elle existe toujours et partout, donc maintenant et ici.




Hindouisme 645 | 
L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 179-180  







R évérend Maitreya, au moment où tu arriveras à la suprême et parfaite illumination, à ce moment tous les êtres, eux aussi arriveront à cette même illumination. Pourquoi?
Parce que cette illumination est déjà acquise par tous les êtres.
Révérend Maitreya, au moment où tu seras dans le nirvana complet, à ce moment tous les êtres seront eux aussi dans le nirvana complet. Pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas un seul être qui ne soit déjà parinirvan. […] Voyant que tous les êtres sont originellement apaisés le Bouddha a dit que la vraie manière d'être, c'est le parinirvana.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 644 | 
Vimalakirtinirdesa, III, § 51-52, p.193-198, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.103  







I l n'y a pas de plus grand mystère que le fait que nous cherchons la Réalité alors que nous sommes cette Réalité.




Hindouisme 643 | 
L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 179-180  







I l n'y a pas de dharma qui puisse servir pour atteindre l'Eveil et par conséquent point d'Eveil. Pénétrer cela c'est précisément ce que l'on appelle Eveil... En éteignant toute " production ", on "produit" la conscience d'Éveil [bodhicittotpada]. La production de l'Éveil est non-production.




Bouddhisme 642 | 
Gayasirsa, p. 482, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.102  







I l n'y a rien à réaliser.
Ce qu'il faut, c'est se dépouiller de son ignorance.





Hindouisme 641 | 
L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 179-180  







L es Bouddhas ne pensent pas : "Celui-ci est mûr pour moi, je dois pousser celui-là à mûrir", ou encore "Celui-ci mûrit maintenant " ; mais l'humanité elle-même, grâce aux dharma vertueux, s'avance par les trois véhicules vers sa maturation, de tous côtés, en tous sens, constamment.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 625 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 52, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.261  







L es paroles de mon grand maître, le sixième patriarche (1), pénétraient les auditeurs une à une, directement, comme des couteaux; elles leur faisaient comprendre et voir leur nature propre directement, sans qu'il eût à parler du graduel. Vous qui étudiez le Chemin, vous devez être éveillés subitement, [puis] vous cultiver graduellement et, sans quitter [le monde], obtenir la délivrance. Il en est comme d'une mère qui met subitement son enfant au monde, lui donne le sein et le nourrit peu à peu : la sagesse de cet enfant s'accroît spontanément. De même, l'illumination subite, la vue subite de la nature de Bouddha [se produisent brusquement] et la sapience s'accroît ensuite spontanément peu à peu.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 450 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 92, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 459  
(1) Houei-neng







U n visiteur demanda s'il était possible d'accomplir le chemin de Bouddha en une vie. On le peut, répondit Chen-houei... Selon la doctrine du Mahayana, les obstacles du karman, nombreux comme les grains de sable du Gange, en une pensée instantanée, sont réduits à néant, et la substance de la nature propre, qui est non produite, en un instant accomplit le Chemin. Comment, à plus forte raison, ne pourrait-on l'obtenir en une vie ?




Bouddhisme / Mahayana / Zen 448 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 457  







P our les bodhisattva qui évaluent la magnitude [de la bouddhéité], la longueur du temps pour y parvenir, le signe distinctif [de la conscience], l'énergie à mettre en branle afin de l'atteindre, pour ces êtres pleins d'amour-propre, bien loin en vérité est l'Eveil.

Pour ceux qui considèrent tout cela comme purement imaginaire... pour ces bodhisattva libres d'imagination, l'Éveil est atteint.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 276 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 78-81, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.264  





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