Dialogue  Inter-  Religieux



Dialogue interreligieux : Le Saint > Unions divines

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S i l’on va au bout de soi-même, le Souffle Originel est le commencement de soi. Quand on s’origine dans le souffle originel, on naît avant le Ciel (Terre) et existe dans l’après Ciel (Terre), on parcourt les six vides (six horizons) et se déploie jusqu’au huit confins, s’étend sur la terre et communique avec le Ciel (…)




Taoisme 3034 | 
251.16b-17a, trad. I. Robinet, 1996, p.105 







L e saint vide son cœur-mental (?), et le Tao suprême s’amasse en son sein.




Taoisme 3031 | 
5.10a, trad. I. Robinet, 1996, p.223 







O n retourne au Vide du Non-manifesté (…) Si on réduit jusqu'à l’épuisement, on aboutit alors à l’extrême qui s’appelle l’UN.




Taoisme 3028 | 
commentaire D.D.J., 48, trad. I. Robinet, 1977,p.66-67 







A u sein de la Ténèbre obscure (l’Origine), mille harmonies et dix mille unions, et la Vérité se parachève spontanément.




Taoisme 3024 | 
251.16b-17a, trad. I. Robinet, 1996, p.105 







L ’homme de bien rejette les désirs et délaisse vision et ouie, voit le Sans-forme, entend le sans-nom. Quiet et paisible, parfaitement pur, son corps est en harmonie avec la pureté de l’esprit. Vide et désert, il oublie son corps et s’unit à l’essence suprême. C’est ce qui s’appelle « retourner à l’Ancêtre », revenir à l’union avec le Tao.




Taoisme 3022 | 
Dz1052.54a-b, trad. I. Robinet, 1996, p.274 







C elui qu’on appelle l’Homme véritable en sa nature est uni au Tao. […] Il demeure dans l’Unité et ne connaît pas la dualité, gouverne son être intérieur et ignore l’extérieur.




Taoisme 3021 | 
chap.7, trad. I. Robinet, 1996, p.184 







M aintenez-vous constamment dans l’origine du Tao et vous deviendrez naturellement un saint, le souffle communiquera avec l’esprit, et l’esprit communiquera avec la nature profonde et la sagesse.




Taoisme 3020 | 
JQQ 32,12a-b 







L es dix milles êtres font retour à leur source à l’intérieur d’eux mêmes et ne dépendent pas du dehors.




Taoisme 3019 | 
3.47b, trad. I. Robinet, 1996, p.222 







A u commencement de l’Origine, les dix milles êtres sont issus du Fait suprême Un. A la fin du Retour, les dix milles êtres retournent au Fait suprême Un. […] Le saint incorpore l’Origine et retourne à la racine, revient à son destin, et fait retour au commencement de sa nature profonde.




Taoisme 3018 | 
251.16b-17a, trad. I. Robinet, 1996, p.105 







L e saint ignare, franchit les millénaires. Et Un (?), se fait pur. (?)




Taoisme 3017 | 
Zhuangzi, chap.2, trad. J.C Pastor, 1990, p.47 







L es dix milles êtres avec moi sont un. (?)




Taoisme 3016 | 
Zhuangzi, chap.2, trad. J.C Pastor, 1990, p.43 







O ù as tu entendu cela ? Je l’ai appris de fils d’Ecriture, ce dernier du petit-fils de Récitation, qui l’a appris de Regard illuminé (??), qui lui l’avait appris de Murmure-Accorde, qui l’avait appris de Chant Joyeux, ce dernier l’ayant appris de l’Obscurité noire (??), qui l’avait appris de Union du Vide (??), elle même l’ayant appris d’Origine Evanescente (??).




Taoisme 3015 | 
Zhuangzi, chap.5, trad. modifiée de J.C. Pastor, 1990, p.81 







C oncentrer son esprit et le faire revenir à l’Un, c’est concentrer son esprit et le geler en contemplation ; c’est ce a quoi on pratique quand on débute.




Taoisme 3014 | 
Dz. 1039,4a-7b et 11b, trad. I. Robinet, 1996, p.268 







J e désirais l’enseigner, espérant qu’il deviendrait un saint ; je pensais qu’en tout cas il serait facile de communiquer le principe à qui en possédait déjà les dispositions. L’ayant pris à part, je lui donnais des explications et le surveillais. Au bout de trois jours, il put évacuer (??) le monde (??) de sa conscience (1) : je continuais à le surveiller ; au bout de sept jours, il put en évacuer (??) les choses (?) proches (2) ; je continuais à le surveiller : au bout de neuf jours, il put évacuer (??) sa propre existence (?) (3), il vit une aurore l’illuminer (??) (4). Quand il fut illuminé par l’aurore, il eut la vision unitive (?) (5) ; après avoir eu la vision unitive, il n’eut plus ni passé ni présent ; quand il n’eut plus ni passé ni présent, il entra dans le domaine où il n’y a ni vie ni mort.




Taoisme 2995 | 
Zhuangzi, chap.6, trad. Kaltermark, 1965, p.112 







A u delà du bien faire et du mal faire existe un espace. C'est là que je te rencontrerais.




Islam / Soufisme 2877 | 
"Poèmes" 







C elui qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit ().




Christianisme 1774 | 
I Co 6, 17 







C e n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi.




Christianisme 1773 | 
Galates 2, 20. 







I l faut que l'esprit s'élève au-dessus de tout nombre, qu'il perce toute multiplicité, et alors Dieu perce également en lui. Et autant Dieu perce en moi, autant moi je perce en Lui. Dieu conduit cet esprit dans le Désert, dans l'unité de Lui-même, là où il est un Un pur jaillissant en Lui-même. Un tel esprit est sans pourquoi ; s'il devait encore avoir un pourquoi, l'unité aussi devrait avoir un pourquoi. Un tel esprit est dans l'unité et la liberté.




Christianisme 1676 | 
Oeuvres, Sermon n° 29, Traduit par Alain de Libera 







L orsque survient l'extinction (fana')- que l'on nomme aussi l'Union" (ittihad) chez les hommes de la Voie, l'adorateur et l'Adoré, le Seigneur et le serviteur disparaissent ensemble: s'il n'y a pas d'adorateur, il n'y a pas d'Adoré; et s'il n'y a pas de serviteur, il n'y a pas de Seigneur. Car, lorsque deux termes sont corrélatifs, la disparition de l'un entraîne nécessairement celle de l'autre et ils disparaissent donc ensemble.




Islam / Soufisme 1552 | 
Extraits de Écrits spirituels (Kitab al Mawaqif), Mawqif 215, présentés et traduits de l'arabe par Michel Chodkiewicz, Paris, Seuil, 1988). 







D e même, la pluralité du corps doit être brisée, et celle-ci doit périr et se détacher de la volonté naissante, alors la volonté naissante connaitra une nouvelle naissance. Car dans l'Unité, celle-ci réabsorbe tout en soi-même, non avec un propre désir, mais avec son propre amour - un amour qui est uni à Dieu -, afin que Dieu soit entièrement en tout, et que Sa Volonté soit la volonté de toute chose; car en Dieu n'existe qu'une seule volonté.




Christianisme 1474 | 
SEX PUNCTA MYSTICA OU UNE COURTE EXPLICATION DE SIX POINTS MYSTIQUES, Le troisième point, Du péché, 25, traduction "Quatuor Coronati", Collège de New York 







M on Dieu, si je n'existais pas,
vous non plus n'existeriez pas
puisque moi, c'est vous,
avec ce besoin que vous avez de moi





Divers Courants / Littérature 1336 | 
L'errant chérubinique 







Q uand on s'eveille enfin a la claire comprehension
Et que l'on sent qu'il n'y a aucune frontiere
Qu'il n'y en a jamais eu
On se rend compte quon est tout.
Les montagnes, les rivieres,
L'herbe, les, arbres, le soleil, la lune, les etoiles
Et l'univers enfin
Ne sont autres que nous-memes.
Rien ne nous distingue
Rien ne nous separe les uns des autres
L'alienation, la peur, la jalousie, la haine
Sont evanouies.
On sait en pleine lumiere
Que rien n'existe en dehors de soi
Que par consequent rien n'est a craindre.
Etre conscient de cet etat
Engendre la compassion,
Les gens et les choses
Ne sont plus separes de nous
Mais sont au contraire
Comme notre propre corps.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 1272 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.74 







O mon âme, considère la grande joie et le grand amour qu'éprouve le Père à connaître son Fils, et le Fils à connaître son Père, et l'ardeur avec laquelle le Saint-Esprit s'unit à eux, et comment aucune de ces trois Personnes ne peut se départir de cet amour ni de cette connaissance, parce qu'elles sont toutes les trois une même chose. Ces souveraines personnes se connaissent, elles s'aiment et elles sont les délices les unes des autres. De quelle utilité peut donc être mon amour ? Pourquoi le voulez-vous, ô mon Dieu, quel gain y trouvez-vous ? 0, Vous, soyez béni, soyez béni, vous, ô mon Dieu, pour toujours. Que toutes les choses chantent vos louanges, Seigneur, éternellement, car vous êtes éternel.











I l arrive que Notre Seigneur accorde à l'âme une jubilation, une oraison étrange, que l'âme ne comprend pas […] C'est, ce me semble, une union profonde des puissances, mais Notre Seigneur les laisse, avec les sens, libres de jouir de cette joie. Ils ne comprennent toutefois ni ce dont ils jouissent ni comment ils en jouissent. […]. Le bonheur de l'âme est si excessif qu'elle ne voudrait pas être seule à en jouir, mais le dire à tout le monde pour qu'elle l'aide à louer Notre Seigneur ; elle ne tend qu'à cela. Oh ! que de fêtes elle célébrerait, que de démonstrations, si elle le pouvait, pour que le monde entier conçoive sa joie ! Il lui semble s'être enfin trouvée, et comme le père de l'enfant prodigue (cf. Lc.15,22ss), elle voudrait convier tout le monde à de grandes fêtes, … car tant de joie intérieure, au plus profond de l'âme, tant de paix, et de contentement ne tendent qu'à provoquer la louange de Dieu.




Christianisme / Catholicisme 1234 | 
Le château intérieur, sixièmes Demeures, chapitre VI,10 







J e me demande si on ne pourrait pas dire que de ce brasier ardent, qui est mon Dieu, une étincelle jaillit, touche l'âme, et lui transmet sa flamme ardente. C'est insuffisant pour la brûler, mais si délectable qu'elle reste tout en peine, et il a suffi d'un contact pour susciter cet effet. Telle est, me semble-t-il, la meilleure comparaison que j'aie trouvée, car cette douleur savoureuse, qui n'est pas une douleur, ne dure pas. S'il lui arrive de persister un long moment, elle peut aussi disparaître au plus vite, selon ce que le Seigneur veut lui communiquer, car nul moyen humain ne peut l'obtenir. Aussi, bien qu'elle dure parfois un moment, elle disparaît et revient. Enfin, elle n'est jamais permanente, c'est pourquoi elle n'embrase pas l'âme tout entière. A peine l'étincelle va-t-elle l'enflammer qu'elle s'éteint, mais l'âme garde le désir de souffrir à nouveau l'amoureuse douleur qu'elle lui a causée.




Christianisme / Catholicisme 1233 | 
Le château intérieur, sixièmes Demeures, chapitre II,4 







F réquemment, lorsque la personne est distraite, sans même qu'elle songe à Dieu, il arrive que Sa Majesté l'éveille, brusquement, comme passe une étoile filante, ou comme éclate un coup de tonnerre, mais elle n'entend aucun bruit : l'âme comprend toutefois fort bien que Dieu l'a appelée. Elle le comprend même si bien que parfois, surtout au début, elle frémit et gémit, quoique rien ne lui fasse mal. Elle ressent les effets d'une blessure infiniment savoureuse, sans déceler toutefois comment elle fut blessée, ni par qui. Elle reconnaît bien que c'est une chose précieuse et voudrait ne jamais guérir de cette blessure. Elle se plaint à son Époux, parfois même à voix haute, avec des mots d'amour qu'elle ne peut retenir. Elle comprend qu'il est présent, mais qu'il ne veut pas se manifester ni lui permettre de jouir de sa compagnie. C'est une peine bien grande, mais savoureuse et douce. L'âme ne peut se refuser à la ressentir, jamais même elle n'y consentirait. Elle y puise de bien plus grandes satisfactions que dans le savoureux anéantissement, libre de toute peine, qu'est l'oraison de quiétude.




Christianisme / Catholicisme 1232 | 
Le château intérieur, sixièmes Demeures, chapitre II,2 







N ous pouvons très bien atteindre à la véritable union, avec la faveur de Notre Seigneur, si nous nous efforçons de l'obtenir en n'ayant d'autre volonté que celle de nous attacher en tout à la volonté de Dieu. […]. Oh quelle union à désirer ! Heureuse l'âme qui l'a obtenue, elle vivra en paix en cette vie, et également dans l'autre, car aucun des événements de la terre ne l'affligera, sauf de se trouver en quelque danger de perdre Dieu, ou de voir qu'on l'offense, mais ni la maladie, ni la pauvreté, ni mille morts, .…




Christianisme / Catholicisme 1230 | 
Le château intérieur, cinquièmes Demeures, chapitre III,3 







E lle ne voit rien, n'entend ni ne comprend rien le temps que dure cet état, temps bref, mais il lui semble à elle, plus bref encore qu'il ne l'est. Dieu se fixe dans cette âme de telle façon que lorsqu'elle revient à elle, elle ne peut absolument pas douter qu'elle fut en Dieu, et Dieu en elle. Cette vérité s'affirme si fortement que même si des années se passent sans que Dieu lui fasse à nouveau cette faveur, elle ne peut l'oublier, ni douter de l'avoir reçue. C'est ce qu'il y a de plus important. … Vous me direz donc : " Comment l'a-t-elle vu ou compris puisqu'elle ne voit ni ne comprend ? " Je ne dis pas quelle l'ait vu dans l'instant, mais qu’elle le voit clairement après coup. Ce n'est pourtant pas une vision, mais une certitude que Dieu seul peut donner à l'âme.




Christianisme / Catholicisme 1229 | 
Le château intérieur, cinquièmes Demeures, chapitre I,9-10 







E ssayez de réaliser qu'il y a au-dedans de vous un palais d'un prix infini, tout bâti d'or et de pierres précieuses, digne, enfin, d'un si grand Seigneur, et croyez, car c'est la vérité, que vous pouvez beaucoup pour que l'édifice soit d'un prix très élevé : y a-t-il plus bel édifice qu'une âme pure et pleine de vertus ? Plus celles-ci sont grandes, plus les pierres resplendissent. Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a daigné être votre Père, et qu'il se tient sur un trône du plus haut prix : votre cœur. Mais quoi de plus merveilleux que de voir celui qui remplirait mille mondes de sa grandeur s'enfermer dans une si petite chose ! C'est ainsi qu'il a voulu demeurer dans le ventre de sa Très Sainte Mère, Comme il est le Seigneur, il porte en lui la liberté, et comme il nous aime, il se fait à notre mesure. Quand une âme commence dans cette voie, il ne se fait pas connaître, de peur qu'elle ne se trouble en se voyant si petite pour contenir quelque chose de si grand, mais, petit à petit, tout doucement, il élargit cette âme à la mesure de ce qu'il met en elle. C'est pourquoi je dis qu'il porte en lui la liberté, car il a le pouvoir d'agrandir ce palais.




Christianisme / Catholicisme 1211 | 
Le chemin de perfection XXVIII,9-11 texte Escorial, numérotation Valladolid 







V oyons à présent comment il peut se faire que cette lumière de contemplation, si suave et si charmante que l'âme ne peut rien désirer au-delà - car, nous l'avons dit, c'est à elle que l'âme doit s'unir, c'est en elle qu'elle trouvera tous les biens dans l'état de perfection auquel elle aspire -, voyons, dis-je, pourquoi son arrivée dans l'âme produit des effets si douloureux et si cruels. Il est facile de répondre à cette question, et nous y avons déjà en partie répondu. Il n'y a de la part de la contemplation et de l'infusion divine rien qui puisse faire souffrir, elle n'apporte là où elle entre que suavités et délices, et par le fait elle les apportera un jour. La souffrance vient de la faiblesse et de l'imperfection dont l'âme est maintenant entachée et des dispositions où elle se trouve, dispositions qui sont opposées à la suavité et aux délices qui dérivent de la lumière divine. Celle-ci, en l'investissant, rencontre ces oppositions. Il est donc inévitable que l'âme endure tout ce que nous venons de dire.




Christianisme / Catholicisme 1206 | 
Saint Jean de la Croix, "La nuit obscure" 







C ette nuit obscure dispose et achemine à l'union dont nous parlons. L'âme alors doit être pleine et ornée d'une certaine magnificence glorieuse pour entrer en relation avec Dieu, car il renferme en lui des biens innombrables et des délices en si grande abondance qu'elle ne peut les posséder naturellement. Elle est en effet faible et impure. Comme Isaïe l'a bien dit : L'oeil de l'homme n'a pas vu, son oreile n'a pas entendu, et son coeur n'a pas goûté ce que Dieu réserve à ceux qui l'aiment (Is 64,3). Il convient donc d'abord que l'âme soit mise dans le vide et la pauvreté d'esprit, purifiée de tout appui, de toute consolation et appréhension naturelle à l'égard des choses d'en haut et d'ici-bas. Vide, elle est pauvre d'esprit et dépouillée du viel homme. Elle peut alors vivre de cette nouvelle et bienheureuse vie qui s'obtient par le moyen de cette nuit. C'est l'état d'union avec Dieu.




Christianisme / Catholicisme 1205 | 
Saint Jean de la Croix, "La nuit obscure" 







C omme l'amour qui lui sera départi dans l'union divine sera un amour divin, par conséquent très subtil, très exquis et très intime, un amour qui surpasse toutes les affections et tous les sentiments forcément imparfaits de la volonté, comme aussi tous les appétits de cette puissance, il faut pour qu'elle soit rendue capable de goûter par union d'amour une si divine affection, une délectation si sublime, il faut, dis-je, qu'elle soit d'abord purifiée, anéantie en toutes ses affections et en tous ses sentiments, et à cet effet laissée en proie à l'angoisse et à la sérecheresse. Cet état se prolongera autant qu'il sera nécessaire, vu l'habitus des affections naturelles qui est en elle, tant à l'égard des choses divines qu'à l'égard des choses humaines. L'âme ainsi exténuée, desséchée, dégagée, dans le feu de cette obscure contemplation, de tous les genres de démons, comme le coeur du poisson que Tobie plaça sur les charbons (Tb 6,17-18; 8,2), elle se trouvera dans une disposition toute nouvelle de pureté et de simplicité. Alors, toutes les contrariétés actuelles et habituelles dont elle était encore entachée, comme nous l'avons dit, ayant disparu, elle sera capable des touches sublimes et extraordinaires du divin amour, dans lequel elle se verra transformée.




Christianisme / Catholicisme 1204 | 
Saint Jean de la Croix, "La nuit obscure" 







E lle demeurera en cet état jusqu'à ce que sont esprit soit assoupli, humilié, purifié, jusqu'à ce qu'il soit devenu assez subtil, assez simple, assez dégagé, pour ne faire qu'un avec l'esprit de Dieu, selon le degré d'union d'amour dont sa miséricorde a résolu de la gratifier. A proportion de ce degré d'union, la purification sera plus ou moins forte et durera plus ou moins longtemps.




Christianisme / Catholicisme 1203 | 
Saint Jean de la Croix, "La nuit obscure" 







L 'âme donc, en proie à l'indigence, au délaissement, à la privation de toute connaissance, se plaint de l'obscurité de son entendement, de l'angoisse de sa volonté, de l'affliction de sa mémoire ; elle se déclare plongée dans les ténèbres de la pure foi, qui est une nuit pour ces puissances naturelles. Ma volonté, dit-elle, saisie de douleur et altérée de l'amour de son Dieu, est sortie d'elle-même, de sa basse manière d'entendre, de sa faible manière d'aimer, de son étroite et misérable manière de goûter Dieu, et sa sortie n'a été entravée ni par la sensualité ni par le démon. Pour mon bonheur et par un heureux sort, tandis que mes puissances, mes passions, mes appétits, mes affections, qui me faisaient connaître et goûter Dieu si bassement, se trouvaient anéantis et dans le repos, je suis sortie de l'étroite relation et opération humaine pour passer à une relation et opération divine. En d'autres termes, mon entendement est sorti de lui-même. D'humain et de naturel il est devenu divin, parce que, s'étant uni à Dieu par le moyen de cette purification, il ne connaît plus désormais par sa capacité naturelle, mais par la divine Sagesse à laquelle il est uni. Ma volonté est sortie d'elle-même et est devenue divine, parce qu'unie au divin amour, elle n'aime plus bassement et selon sa capacité naturelle, mais par la vigueur et la pauvreté de l'Esprit Saint, en sorte qu'elle ne se porte plus vers Dieu d'une façon humaine. Ma mémoire de même s'est transformée, elle s'est remplie de notions éternelles et glorieuses. Ainsi, grâce à cette nuit et à cette purification du vieil homme, toutes les énergies et toutes les affections de l'âme se sont renouvelées et imprégnées de délices divines.




Christianisme / Catholicisme 1201 | 
Saint Jean de la Croix, "La nuit obscure" 







P lus l'âme est purifiée dans sa substance et ses facultés, plus aussi la substance divine l'absorbe d'une manière profonde, subtile et élevée dans sa divine flamme. Durant l'absorption de l'âme dans la Sagesse, l'Esprit-Saint met en mouvement les vibrations glorieuses de sa flamme. L'âme resplendit au dedans des splendeurs de Dieu. Les mouvements de cette flamme divine sont des vibrations, des jets de flamme que l'âme transformée en flammes n'est pas seule à produire. Elle le fait conjointement à l'Esprit-Saint. La délicatesse des délices que l'âme éprouve est impossible à décrire…




Christianisme / Catholicisme 1193 | 
Saint Jean de la Croix, "La nuit obscure" 







O mon âme,
sors ! Dieu, entre !
Sombre tout mon être,
en Dieu qui est non-être,
sombre en ce fleuve sans fond !
Si je te fuis,
Tu viens à moi.
Si je me perds
Toi, je Te trouve,
Ô Bien suressentiel !





Christianisme 1173 | 
Oeuvres, GRANUM SINAPIS, VIII 







E t maintenant je suis Toi-même, Ton existence c'est la mienne, et c'est aussi mon vouloir.




Islam / Soufisme 866 | 
in Louis Massignon, Le Diwan d'al-Hallâj 







O ù donc est Ton essence, hors de moi, pour que j' y voie clair?
Mais déjà mon essence s'élucide, au point qu'elle n'a plus de lieu.





Islam / Soufisme 865 | 
in Louis Massignon, Le Diwan d'al-Hallâj 







A h !", est-ce moi, est-ce Toi ? Cela ferait deux dieux. Loin de moi, loin de moi la pensée d'affirmer "deux"!




Islam / Soufisme 864 | 
in Louis Massignon, Le Diwan d'al-Hallâj 







J e suis devenu Celui que j'aime, et Celui que j'aime est devenu moi ! Nous sommes deux esprits, infondus en un (seul) corps !




Islam / Soufisme 863 | 
in Louis Massignon, Le Diwan d'al-Hallâj 







A ussi, me voir, c'est Le voir, et Le voir, c'est nous voir.




Islam / Soufisme 862 | 
in Louis Massignon, Le Diwan d'al-Hallâj 







Q ue l'on Te touche, on me touche; ainsi, Toi, c'est moi, plus de séparation.




Islam / Soufisme 861 | 
in Louis Massignon, Le Diwan d'al-Hallâj 







T on Esprit s'est emmêlé à mon esprit, comme l'ambre s'allie au musc odorant.




Islam / Soufisme 860 | 
in Louis Massignon, Le Diwan d'al-Hallâj 







L 'homme disparaît de lui-même, il ne sait rien des apparences extérieures de ses membres, ni du monde extérieur, ni de ce qui se passe en lui, il disparaît de tout cela, et tout cela disparaît de lui, fuyant vers Dieu d'abord, en Dieu ensuite.




Islam / Soufisme 777 | 
cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Dhikr de l'intime, p226 et suivantes 







C ertes Moi, avec vous deux, J'écoute et Je vois (Cor. 20: 46),
ce qui signifie "par vous deux J'entends et par vous deux Je vois, car Ma compagnie a subjugué vos deux êtres. Il n'y a ici que Moi, il n'y a plus de "vous" si ce n'est sous le rapport de la forme apparente". Cette station spirituelle est connue chez les initiés- qu'Allah soit satisfait d'eux !- sous le nom de "Proximité par les oeuvres obligatoires" et elle consiste dans la manifestation du Seigneur et l'occultation du serviteur.





Islam / Soufisme 776 | 
Extraits de Écrits spirituels (Kitab al Mawaqif), Mawqif 132, présentés et traduits de l'arabe par Michel Chodkiewicz, Paris, Seuil, 1988. 







P eux-tu faire à ton âme embrasser l'Un
Dans une union indissoluble?





Taoisme 767 | 
Tao-tê-king, § 10, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







M ais tous les bouddhas ne sont que l'espace d'une seule Pensée, ... en la Grande Union, ce n'est qu'une même saveur :
Soyons de ce fait bénis, toi et moi, de manière à ne point faire deux!





Bouddhisme / Mahayana 766 | 
Vie et Chants de 'Brug-pa Kun-legs, le yogin, traduit du tibétain par R.A. Stein, Paris, G.-P. Maisonneuve et Larose, 1972, p. 187 







A insi, ce qu'il aimait était Un,
Ce qu'il n'aimait pas était Un,
Ce qui en lui était unifié était Un,
Ce qui en lui ne l'était pas était Un,
Étant unifié, il était le compagnon du Ciel,
Ne l'étant pas, il était le compagnon de l'homme.
Quand Ciel et homme ne rivalisent pas,
C'est là qu'apparaît l'homme Véritable.





Taoisme 765 | 
Zhuangzi, chap.V, traduction par Isabelle Robinet 







S on Verbe a préexisté éternellement à toutes choses existantes,
Mais elles le voilent avec sagesse à qui ne comprend pas.
En lui, mon esprit s'est éperdu de sorte qu'ils se sont mêlés tous deux intimement, mais ce n'est pas un corps qui est entré dans un corps…





Islam / Soufisme 763 | 
" l'Eloge du Vin ", " Kamriyga " sur le Verbe préexistant,cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", p 61 







I l n'y a plus entre moi et Dieu d'explication,
ni preuve, ni signes pour me convaincre.
Voici que s'irradie l'apparition de Dieu, flamboyante,
Qui resplendit en son scintillement souverain. […]
Telle est mon existence (2), et mon évidence, et ma conviction,
telle est l'unification (divine) de ma proclamation de son Unité et de ma foi !





Islam / Soufisme 665 | 
Kitab al - ta' arruf, cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", la connaissance de Dieu, p 129 et suivantes 
(1) cf. Saint Augustin " Personne ne connaît, s'il ne se fait connaître. " (2) " wadj " qui a aussi un sens d' " extase " (3) ma' rifa : les connaissances intuitives et savoureuses concernant Dieu





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