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La philosophie de l'école théravadine

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L 'ignorance voile le monde, la torpeur et le manque font obstacle à la claire vision; le bavardage de la pensée le souille, l'instabilité en est la grande angoisse.




Bouddhisme / Theravada 886 | 
Suttanipata, 1033, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 







C elui qui considère ce monde comme on considère une bulle d'air,
comme on considère un mirage,
le roi de la mort ne le voit point.





Bouddhisme / Theravada 875 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 170, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73. 







L e sage doit vivre dans le village comme l'abeille qui, sans altérer la couleur et le parfum des fleurs, s'envole en emportant leur suc.




Bouddhisme / Theravada 736 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 49, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







I ls ne font pas de réserves, ceux qui savent exactement ce qu'est la nourriture ; comme celle des oiseaux dans l'espace, le voie est difficile à suivre, eux qui ont pour pacage: Vacuité, Incondition, Libération. Il n'a pas d'attachement pour ce qui entretient l'existence, celui dont les flux sont taris; comme celle des oiseaux dans l'espace, sa trace est difficile à suivre, lui qui a pour pacage : Vacuité, Incondition, Libération.




Bouddhisme / Theravada 731 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi) , VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 92 et 93, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.71 







L e vénérable Sona, après avoir reçu l'ordination, vivait dans le bois de Sitavana. Un jour qu'il s'était blessé les pieds, il lui vint à l'esprit que, n'étant pas parvenu à se libérer des désirs, mieux valait pour lui profiter des richesses dont sa maison regorgeait et accomplir des oeuvres méritoires.
Le Bouddha lui donna ce conseil: " N'étais-tu pas habile joueur de vina quand tu appartenais au monde?"
- Oui, Seigneur.
- Que penses-tu, Sona, si les cordes de ta vina étaient trop tendues, ta vina donnait-elle le juste ton ?
- Non, Seigneur.
- Et si les cordes de ta vina n'étaient ni trop tendues ni trop lâches mais gardaient la juste mesure, ta vina donnait-elle le ton juste et était-elle prête à être jouée ?
- Oui, Seigneur.
- De même, Sona, les forces trop tendues tombent dans l'agitation stérile, et trop lâches, elles tombent dans l'indolence. Ainsi donc, Sona, réaliser l'équilibre de tes forces et chercher sans répit l'équilibre de tes facultés spirituelles, tel doit être l'objet de tes pensées.
- Il en sera ainsi, Seigneur, dit Sona qui suivit le conseil du Bienheureux.





Bouddhisme / Theravada 705 | 
Mahavagga, V, I, 15-16, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.49 







V oici encore, ô moines, la vérité mystique sur le chemin qui conduit à l'arrêt de la douleur : c'est le chemin mystique à huit membres qui s'appelle vue juste, intention juste, parole juste, action juste, mode de vie juste, effort juste, vigilance ardente et juste, et juste samadhi.




Bouddhisme / Theravada 615 | 
Mahavagga, I, 6, 19 sqq, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.36 







A l'ignorance se rattachent les plus nocives des méprises : prendre pour permanent ce qui est impermanent, pour heureux ce qui est douloureux, et pour un soi ce qui est dépourvu de soi.




Bouddhisme / Theravada 613 | 
Suttanipata, 756, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 







N âgasena, pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas semblables ?
Pourquoi ont-ils une vie longue ou brève?
Pourquoi sont-ils vigoureux ou maladifs, beaux ou laids, influents ou impuissants, riches ou pauvres, de haute naissance ou de basse extraction, intelligents ou sots ?
- Et pourquoi, grand roi, toutes les plantes ne sont-elles pas semblables ? Pourquoi sont-elles, suivant leur espèce, aigres, salées, amères, acides, astringentes ou douces ?
- En raison de la différence des graines, je suppose.

- De même, les hommes différent en raison de la différence des actes. Le Bienheureux (le Bouddha) a dit : "Les êtres ont pour patrimoine leur karma, ils sont les héritiers, les descendants, les parents, les vassaux de leur karma : c'est le karma qui partage les hommes en supérieurs et en inférieure. "





Bouddhisme / Theravada 572 | 
Milinda-panha (Les Questions de Milanda) rédigé en pali (le texte original parle de kamma, terme pâli pour le sanscrit karma), voir la traduction de Louis FINOT, datée de 1923, republiée dans la coll. " Connaissance de l'Orient ", Paris, Gallimard, 1992, p. 111. 112. 
Remarque : L'image des graines deviendra classique pour décrire le processus karmique dans lequel les bonnes ou mauvaises renaissances ne sont pas des récompenses ou des châtiments, mais simplement les résultats naturels de certains types d'actions. L'apport du bouddhisme dans la théorie du karma est d'avoir mis l'accent, non sur l'acte lui-même dans sa factualité, mais sur l'intentionnalité dont l'acte n'est que la manifestation. C'est l'intention, l'impulsion psychologique qui est génératrice de karma, amorçant ainsi un enchaînement de causes aboutissant au fruit. Voilà Pourquoi le bouddhisme vise d'abord à éradiquer l'intentionnalité, la perpétuelle tension vers, bref le désir perçu comme dukkha. Ce terme désigne l'état d'insatisfaction, de mal-être permanents qui caractérisent la condition de tout être attaché et asservi à la roue du samsâra (de la racine sar-, qui signifie " s'écouler" et qui évoque la " perpétuelle, errance ", le flux constant et universel des existences). La croyance dans la transmigration, profondément enracinée dans la culture indienne, correspond au sentiment du manque, lié à n état conditionné, de plénitude et de permanence dans la perfection Comme le dit si bien Thérèse d'Avila : " Notre désir est sans remède. " Toute existence est duhkha en ce qu,elle est impermanence. Notre plus grande illusion - et c'est l'intuition centrale du bouddhisme - est la conviction que nous avons de constituer chacun un "moi" permanent : là réside l'obstacle majeur à l'atteinte de l'Absolu. Selon la théorie du " non-moi " (an-âtman), l'être humain se réduit à cinq agrégats (skandha) de purs phénomènes (corps matériel, sentiments, perceptions, formations mentales, actes de conscience) qui constituent la matière première de ce que le sens commun appelle " individualité ". L'illusion consiste à surimposer à ces agrégats de phénomènes la notion d'un " moi " qui leur confère un semblant d'unité et de permanence, mais qui ne fait que nous attacher à la roue des existences. Le but ultime est de mettre fin à l'engrenage du désir : une fois le désir éteint, tout karma cesse de se produire et le cycle des renaissances prend fin, signe que le nirvâna a été atteint. Plus que de sortir de la roue du samsâra, il s'agit d'en gagner le milieu, le moyeu, espace vide infini qui seul échappe au tournoiement perpétuel de la roue.







A la question du roi Milinda : " Le but de votre sortie du monde, à vous bouddhistes, étant de mettre fin à la douleur présente et d'empêcher qu'une autre ne naisse, cela est-il dû à un effort antérieur ou à un effort présent? ",
Nagasena répond:
"L'effort présent, Maharaja, est inopérant [pour cette vie] : c'est l'effort passé qui est efficace.
- Donne-moi une comparaison.
- Si tu avais soif, est-ce alors seulement que tu ferais creuser une citerne ou un bassin pour boire ? Si tu avais faim, est-ce alors seulement que tu ferais labourer un champ, semer du riz, récolter du grain ?...
- Non, Vénérable.
- De même, l'effort présent est inopérant, c'est celui du passé qui est efficace. "





Bouddhisme / Theravada 569 | 
Milinda-panha (Les Questions de Milanda) rédigé en pali (le texte original parle de kamma, terme pâli pour le sanscrit karma), voir la traduction de Louis FINOT, datée de 1923, republiée dans la coll. " Connaissance de l'Orient ", Paris, Gallimard, 1992, p. 115-116. 







C e feu dévore le monde entier, la destruction n'a pas de fin parce que le combustible est toujours nouveau, les flammes toujours nouvelles, et pourtant on dit que le feu demeure.
Il en est ainsi de la personne dont le combustible - sensations, sentiments - est toujours différent, dont la flamme est la soif.





Bouddhisme / Theravada 556 | 
Mahavagga, I, 21, 1-4, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 







T outes les tendances fabricatrices sont évanescentes...
Tout ce qui est évanescent s'achève dans la douleur.
Tout ce qui est douleur est exempt de Soi et ce qui est exempt de Soi est vide.





Bouddhisme / Theravada 555 | 
Udana Vagga, III, 5-8, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 







A lors qu'il cueille des fleurs, l'homme dont l'esprit s'attache au plaisir, la mort l'emporte comme un torrent impétueux un village endormi.




Bouddhisme / Theravada 553 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 3, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 







P ris au filet du désir aveugle...,
les ignorants sont retenus dans les liens comme des poissons dans la nasse.





Bouddhisme / Theravada 552 | 
Udana Vagga, III, 3, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 







I l n'est pas de feu semblable au désir, pas de saisie semblable à l'aversion,
Pas de filet pareil à l'erreur, pas de fleuve comparable à la soif.
De la soif naît le chagrin, de la soif naît la crainte.
Pour celui qui est complètement délivré de la soif, il n'est plus de chagrin;
d'où lui viendrait la crainte ?





Bouddhisme / Theravada 551 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 251, 216, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 







C hez l'homme qui ne veille pas sur sa conduite, la soif s'étend comme une liane... Celui qui ici-bas secoue le joug très difficile à secouer de la soif, comme des gouttes d'eau roulant sur une feuille de lotus, la douleur se détache peu à peu de lui.




Bouddhisme / Theravada 543 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sqq. 334 et 336, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.72 







C ette fois-là, le Bienheureux qui venait d'atteindre le parfait et complet Éveil était à Uruvela, au nord de la rivière Neranjarà, au pied de l'arbre de la bodhi.

"Le Bienheureux resta alors assis continûment jambes croisées pendant sept jours, dans la béatitude de la libération.

" Durant la première veille de la nuit, le Bienheureux considéra dans son esprit la production conditionnée, dans l'ordre naturel puis dans l'ordre inverse : conditionnées par l'ignorance sont les tendances fabricatrices, conditionnée par les tendances est la conscience, conditionnés par la conscience sont les phénomènes qui ont nom et forme, conditionnés par les phénomènes qui ont nom et forme sont les six domaines sensoriels, conditionné par les six domaines est le contact, conditionnée par le contact est la sensation, conditionnée par la sensation est la soif du désir, conditionné par la soif du désir est l'attachement, conditionné par l'attachement est le processus de devenir, conditionnée par le processus de devenir est la naissance, conditionnées par la naissance se produisent la vieillesse et la mort avec le chagrin, les lamentations, la douleur, la peine, le désespoir. Telle en l' origine de toute cette masse de souffrance.

" L'extinction et la suppression totales de l'ignorance conditionnent la suppression des tendances fabricatrices, la suppression des tendances conditionne celle de la conscience, la suppression de la conscience conditionne celle des phénomènes qui ont nom et forme, la suppression des phénomènes qui ont nom et forme conditionne celle des six domaines sensoriels, la suppression des six domaines conditionne celle du contact, la suppression de contact conditionne celle de la sensation, la suppression de la sensation conditionne celle de la soif du désir, la suppression de la soif conditionne celle de l'attachement, la suppression de l'attachement conditionne celle du processus de devenir, la suppression du processus de devenir conditionne celle de la naissance, avec la suppression de la naissance disparaissent la vieillesse et la mort avec le chagrin, les lamentations, la douleur, la peine, le désespoir. C'est ainsi qu'est supprimée toute cette masse de souffrance."





Bouddhisme / Theravada 541 | 
(V, I, § 1), traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 







V oici, ô moines, la vérité mystique sur la douleur : la naissance est douleur, la maladie est douleur, la mort en douleur, l'union avec ce qu'on déteste est douleur, la séparation d'avec ce qu'on aime est douleur, l'impuissance à obtenir ce que l'on désire est douleur. En résumé, les cinq agrégats d'appropriation sont douleur. Voici encore, ô moines, la vérité mystique sur l'origine de la douleur : c'est la soif qui conduit de naissance en naissance, accompagnée de jouissance et d'attraction [raga], qui cherche satisfaction ici et là : soif des plaisirs des sens, soif de l'existence, soif du devenir et soif du non-devenir.




Bouddhisme / Theravada 530 | 
Mahavagga, I, 6, 19 sqq, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.36 







C elui qui vit les regards tournés vers les plaisirs, qui ne maîtrise pas ses sens, dont les appétits sont sans mesure, indolent, dépourvu d'énergie, cet être-là, en vérité, Mara (le roi de la mort) le plie à son pouvoir, comme le vent un arbre frêle.

Celui qui vit les regards détournés des plaisirs, les sens-bien maîtrisés, modéré dans ses appétits, fervent, plein d'énergie, cet être-là, en vérité, Mara ne le plie pas à son pouvoir, non plus que le vent une montagne de roc."





Bouddhisme / Theravada 529 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 7 et 8, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.72 







C elui qui considère ce monde comme on considère une bulle d'air,
comme on considère un mirage,
le roi de la mort ne le voit point.





Bouddhisme / Theravada 528 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 170, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







D e même qu'un archer ajuste sa flèche, de même l'homme intelligent ajuste sa conscience vacillante, tremblante, qu'il est difficile de contenir et de maîtriser.




Bouddhisme / Theravada 516 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 33, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.67 







C eux qui le savent parfaitement et qui ont appris à être vigilants - ceux-là se réjouissent de leur vigilance en marchant avec bonheur sur les traces des mystiques.




Bouddhisme / Theravada 515 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 22, cite et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.67 







L a vigilance est le chemin qui mène au royaume immortel,
la négligence celui qui conduit à la mort.
Les hommes vigilants ne meurent pas.
Les négligents sont déjà morts.





Bouddhisme / Theravada 513 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 21, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.67 







L es haines, ici-bas, ne s'apaisent jamais au moyen de la haine,
c'est par la non-haine qu'elles s'apaisent; telle est la Loi éternelle.





Bouddhisme / Theravada 512 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 5, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







I l y a un non-né, un non-produit, un non-fait, un inconditionné.
Et puisqu'il existe un non-né, un non-produit, un non-fait, un non-composé, il existe une issue pour ce qui est né, produit, fait, composé.





Bouddhisme / Theravada 432 | 
Udana Vagga, VIII, P.80, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.67/68 







L e corps, la sensation, les notions, les tendances fabricatrices, la conscience ne sont pas le Soi. S'ils étaient le Soi ils ne seraient pas sujets à l'évanescence et l'on pourrait dire : que mon corps soit ainsi et ainsi.
Ce corps, ces sensations... sont périssables, et ce qui est périssable engendre le tourment; on ne peut dire de ce qui est périssable, source de tourment, sujet au changement : ceci est mien, je suis cela, cela est mon atman.





Bouddhisme / Theravada 382 | 
Mahavagga, I, 6, 38-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 
Remarque : Où pourrait-on voir un Soi absolu dans cette évanescence ? Cet atman, compris comme un être éternel par rapport au Soi construit par les actes sacrificiels que prônaient les Brahmana, n'était pour un Yajnavalkya que pure intériorité - découverte mystyque (1). Mais de la vie intérieure on allait bientôt faire un objet et un objet des plus nocifs. C'est pourquoi le Buddha refuse de poser quoi que ce soit, substance, entité, essence, susceptible de constituer le fondement ou l'origine ou la justification de la conception du Soi et bannit l'emploi du terme. Toute notion de Soi servirait d'alibi et ferait obstacle au total détachement sans lequel il n'est point d'extinction. " (1) Cf. Lilian Silburn : Instant et cause : le discontinu dans la pensée philosophique de l'Inde, p. 97-116, 148-153, sur le problème que pose la croyance en la transmigration malgré le refus du Soi, et p. 117 quant à Yajnavalkya, qui joue un rôle éminent dans la Brhadaranyakopanisad.







L 'homme qui est resté longtemps absent et qui revient de loin sain et sauf, ses parents, ses amis, ses alliés lui souhaitent la bienvenue quand il arrive.
Il en est de même de l'être qui a fait le bien; lorsqu'il s'en est allé de ce monde dans l'autre, ses mérites l'accueillent comme des parents un être cher à son retour.





Bouddhisme / Theravada 375 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sqq. 219 et 220, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







T ous, sages ou fous, tombent sous le pouvoir de la mort. De nulle manière les êtres soumis à la naissance ne peuvent éviter la mort. Après la vieillesse vient la mort : telle est la loi des vivants.




Bouddhisme / Theravada 370 | 
Suttanipata, 575, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.39 







B ientôt, hélas! Telle une bûche de bois délaissée, ce corps sera gisant à terre, vide, inconscient.




Bouddhisme / Theravada 369 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 41, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 







V agabonde, solitaire et incorporelle, la conscience prend pour asile les replis du cœur. Ceux qui la maîtrisent sont délivrés des liens de la mort.




Bouddhisme / Theravada 336 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 37, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.67 







L 'être qui a reconnu que le corps est semblable à l'écume et comprend pleinement qu'il est, par nature, un mirage, cet être a mis en pièces les flèches fleuries de Mara, il atteindra le domaine où les regards du roi de la mort ne pénètrent pas.




Bouddhisme / Theravada 334 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 46, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







N i le fait d'aller nu, ni le chignon tressé, ni la boue, ni le jeune, non plus que se coucher à même le sol ou s'enduire de poussière, ou faire effort pour se tenir accroupi, ne purifient l'être qui ne s'est pas affranchi du doute.




Bouddhisme / Theravada 210 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 141, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







E st d'une très pure sapience le sage qui, exempt de désir, a mis fin aux tendances fabricatrices, lui qui a surmonté le temps dans le passé et dans l'avenir.




Bouddhisme / Theravada 207 | 
Suttanipata, 372-373, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.43 







A h! vivons heureux sans haïr ceux qui nous haïssent.
Parmi ceux qui nous haïssent, demeurons sans haine.
Ah ! vivons heureux sans désir parmi les êtres de désir.
Parmi les hommes de désir, demeurons sans désir.





Bouddhisme / Theravada 206 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sqq. 197-198, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







C e n'est pas dans le désir des jouissances célestes elles-mêmes mais dans l'élimination du désir qu'il place son bonheur, le disciple parvenu à l'Éveil.




Bouddhisme / Theravada 204 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 187, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.72 







O brahmane, libre de tourment, va de l'avant, bannis le désir, car, brahmane, dès que tu as compris la destruction des tendances fabricatrices tu es le non-fait.




Bouddhisme / Theravada 203 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 383, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.43 







O n ne mesure pas le dhamma (1) à l'abondance de la parole ni à la science traditionnelle mais à la réalisation.




Bouddhisme / Theravada 163 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 259, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.70 
(1) Il s'agit du dhamma que l'on vit de tout son être [kaya], que l'on ressent par le cœur.







P our ce qui est né, causé, produit, pour ce qui ne se lasse pas de chercher son plaisir, la paisible issue est au-delà du raisonnement, stable, non née, non produite, sans souci; c'est le domaine immaculé, la cessation des afflictions, l'apaisement des tendances fabricatrices, le bonheur.




Bouddhisme / Theravada 111 | 
Itivuttaka, II, 6, -IIIe siecle au Ie siecle, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.68 







V oici encore, ô moines, la vérité mystique sur la suppression de la douleur : c'est l'arrêt complet de cette soif, la non-attraction, le renoncement, la délivrance, le détachement [analaya].




Bouddhisme / Theravada 107 | 
Mahavagga, I, 6, 19 sqq, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.36 







L e plus grand des tourments ce sont les samkhara, et sachant cela comme il convient, le nibbana devient suprême bonheur.




Bouddhisme / Theravada 56 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 203, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.43 







L e monde est conduit par la conscience [citta], est manœuvré par la conscience, tout obéit à une seule chose, la conscience.




Bouddhisme / Theravada 33 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi) ,1, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.218 
Remarque : "Selon l'école Yogacara (ou Vijnanavada), la conscience (vijnanamatra) appartient à toutes les formes de vie, à tous les aspects de l'expérience. Sans elle rien ne peut être expliqué : le monde dans lequel vivent les êtres est le fruit de leur conscience à tous les niveaux. La conscience impure des mondains fabrique un monde morcelé, confiés, tandis que pour la conscience immaculée du bodhisattva le samsara ne se distingue pas du nirvana. […] La Conscience, en soi pure et unique, indifférenciée, lumineuse par elle-même, est identique au domaine absolu, vide de tout ce qu'on lui surimpose ; mais en raison de leur soif les êtres prisonniers d'une saisie limitée s'en détournent et, ne percevant plus la conscience unique, sont le jouet de diverses consciences dont l'école fait une fine analyse : la conscience de tréfonds ou réservoir d'imprégnations subconscientes, la pensée (manas), la conscience mentale et les cinq consciences sensorielles En fait la conscience renferme toutes les modalités conscientes et inconscientes sans en être affectée, et les textes bouddhiques ne se lasse pas de la comparer à l'espace ou à un ciel immuable qui n'a ni substance ni forme, immensité vide qui contient toutes les formes sans jamais être contaminée par elles. C'est là le huitième vijnana, dit immaculé (amalavijnana), et qu'on nomme conscience de tréfonds (alayavijnana) quand il est pollué."





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