Patrimoine  Mondial  des religions, traditions et courants de pensée



Citations spirituelles et philosophiques
Madhyamaka

83  citations  | Page 2 / 4




J e travaille dans le but d'édifier pour tous les êtres le royaume de l'incomparable Connaissance. Ce n'est pas à ma propre délivrance que tendent mes initiatives, car ce sont tous les êtres en vérité que je dois sauver du flot du devenir quasi infranchissable, à l'aide de la nef qu'est un cœur omniscient. je dois les tirer du profond ravin des calamités, leur faire traverser le flot du devenir. je dois moi-même mettre fin aux innombrables douleurs des êtres.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°732 | 
(Citation du noble Vajradhvajasutra) dans le Siksasamuccaya, XVI, p. 280-281, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.145 





C ette vacuité de tous les actes est appelée action correcte. Les bodhisattvas qui pénètrent l'égalité de tous les actes ne considèrent pas l'acte mauvais comme mauvais et ne considèrent pas l'action correcte comme bonne... Établi dans un savoir exempt de vains bavardages, le bodhisattva ne choisit pas la manière de vivre correcte et ne rejette pas la mauvaise manière de vivre. Il ne s'appuie ni sur la Loi correcte ni sur la mauvaise loi, mais il demeure toujours dans le savoir pur. Pénétrant dans cette manière de vivre correcte qu'est l'égalité il ne voit pas la vie et il ne voit pas la non-vie. Pratiquer cette véritable sagesse, c'est ce qu'on appelle [chez le bodhisattva] la manière de vivre correcte.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°725 | 
(Yuan Kiue King), t. III, p. 1207, traduit par E. Lamotte, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.445 





H ommage à Toi, Incomparable, à Toi qui sais qu'il n'y a pas de nature propre, Toi dont l'ardeur se dépense pour le bien de ce monde égaré par les visions qui l'abusent. En vérité, Tu ne vois rien de ton oeil d'Éveillé ; et sans pareille, ô Seigneur, est ta vision qui perçoit ce qui est.
Au regard de l'ultime vérité, ici-bas point de sujet qui connaisse, point d'objet à connaître.

Ah! Tu es, Toi, l'Eveillé qui connaît l'essence suprêmement difficile à connaître! Tu ne produis aucune des choses, Tu n'en détruis aucune. A Toi, pour la seule vue de [leur] égalité, la dignité incomparable !
Tu n'as pas eu à repousser le devenir pour atteindre l'extinction. Puisque, Seigneur, Tu ne considères pas le samsara, tienne est la paix!
Tu sais et de l'impureté et de la purification la saveur unique. Puisqu'il n'y a pas de différenciation dans le domaine absolu, Tu demeures de toutes parts immaculé! Aucune syllabe Tu n'as proféré, Omniprésent, et pourtant la pluie de la Doctrine les a pleinement rassasiés, tous ceux qui attendaient Ta parole. Tu ne t'attaches ni aux agrégats ni aux éléments ni aux sphères sensorielles, Toi, Conscience comparable à l'infinité spatiale, qui ne repose sur rien.

Pour Toi, Seigneur, [jamais] d'aucune façon la notion d'être ne se déploie, et pourtant Tu n'es que surabondante compassion pour les êtres dans l'infortune et la douloureuse agitation. Ô Tout-Puissant! Ton intelligence ne s'attache pas aux innombrables pensées dualisantes : plaisir et douleur, soi et non-soi, permanent et impermanent. Ta certitude : les choses ne vont ni ne viennent et nulle part ne s'assemblent en agrégats. Ainsi donc Tu es celui qui connaît la Réalité ultime. Partout Tu es présent et nulle part Tu n'apparais, Toi qui restes inconcevable quant au corps et aux attributs de la naissance, ô grand Silencieux! Semblable à l'écho, sans unité ni multiplicité, sans changement ni destruction, tel Tu perçois le monde, ô Toi, l'Irréprochable ! Ni permanent ni impermanent, sans signe distinctif ni objet signifié, c'est ainsi que tu perçois le devenir tels un rêve, une magie, ô Puissant ! Toutes les inclinaisons impures qui ont pour racine les imprégnations du passé ont étés subjuguées par Toi, Immaculé, Et de la nature même des inclinaisons, tu as extrait l'ambroisie immortelle.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°724 | 
Hymne à l'Incomparable, sqq. 1 à 51, Catuhstava, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.198 à 200 
Cet hymne est entièrement articulé sur des contradictions apparentes que résout la distinction entre vérité empirique et vérité ultime, d'où son allure paradoxale. Le Bouddha a pleine conscience que les êtres n'ont aucune nature propre, et pourtant il se consacre à les libérer de tous leurs points de vue (1). Puis, autre paradoxe portant sur la connaissance : de cet oeil de Bouddha qui s'ouvrant à la Réalité fit de lui l'Eveillé, il ne voit rien du monde tel que nous le percevons. Néanmoins sa vision n'a pas d'égale, car de cet oeil il voit l'essence même des choses (2-3). Cette essence échappant à la dualité sujet-objet demeure donc inaccessible à la connaissance ordinaire, car l'intelligence de la Réalité est la Réalité même (4). Sans rien susciter ni faire disparaître, il suffit au Bouddha de saisir l'égalité pour que se présente à lui l'état suprême. Cette égalité est la saveur unique de l'impureté et de la Purification, du devenir et de l'extinction : êtres et choses baignant dans une éternelle quiescence (6). Face au devenir où le vulgaire ne voit qu'agitation, le Bouddha n'éprouve qu'infinie quiétude. C'est pourquoi la paix lui échoit en partage [abhigata], l'envahit comme par hasard, avant même qu'il la cherche. Pour se trouver soudain en plein absolu il n'a pas eu à mettre fin au flux du devenir (5). L'auteur insiste alors sur le paradoxe du silence et de la doctrine : le Bouddha ne pouvait parler de l'ineffable Réalité et pourtant l'averse de son enseignement assouvit les êtres susceptibles de l'accueillir (7). Si le Bouddha prêche spontanément en demeurant silencieux, c'est que par la puissance du samadhi il peut agir d'une ineffable manière sur la conscience des fidèles et leur faire comprendre de profondes doctrines qu'ils seraient incapables de concevoir par eux-mêmes. La suite de l'hymne développe la nature de cette activité en faveur des êtres, remplie, elle aussi, de paradoxes : elle est sans attachement, sans appui (8), sans notion d'être, mais toute de compassion (9). Cette omnipuissante activité dans le devenir multiple est affranchie des contraires comme le plaisir et la douleur qui caractérisent le multiple, en effet le Bouddha réside dans la claire vision de la très simple et lumineuse Réalité libérée de ses voiles, là où les choses n'ont ni allée ni venue en raison de leur parfait isolement.(10-11) Les stances suivantes traitent de la personne du Bouddha : inconcevable, inexprimable, elle connaît le monde pour ce qu'il est : un écho, une magie et qui, lui aussi, échappe à toute expression (13-14) ; c'est que les inclinations enracinées dans les imprégnations du passé ont été dominées et que, nouveau paradoxe, le Bouddha a extrait de ces imprégnations l'élixir qui rend immortel (15).





A insi tous les profanes à l'esprit puéril ne discernent pas que [les deux extrêmes se rejoignent], l'extrême du désir et l'extrême du non-désir : effrayés par l'extrême du désir, ils cherchent l'évasion dans l'extrême du non-désir; et de même pour l'aversion et l'erreur.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°703 | 
Mulamadhyamikakarikavrtti (ou Prasanapada), I, p. 464, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.183 





R évérend Maitreya, au moment où tu arriveras à la suprême et parfaite illumination, à ce moment tous les êtres, eux aussi arriveront à cette même illumination. Pourquoi?
Parce que cette illumination est déjà acquise par tous les êtres.
Révérend Maitreya, au moment où tu seras dans le nirvana complet, à ce moment tous les êtres seront eux aussi dans le nirvana complet. Pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas un seul être qui ne soit déjà parinirvan. […] Voyant que tous les êtres sont originellement apaisés le Bouddha a dit que la vraie manière d'être, c'est le parinirvana.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°644 | 
Vimalakirtinirdesa, III, § 51-52, p.193-198, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.103 





C onsidérés comme vides, les sept membres de I'Eveil ou ailes de illumination [bodhipaksa] prennent un sens plus profond que le Véhicule des Anciens. En voici une brève énumération :

1. Ne pas penser à quoi que ce soit, c'est la vigilance.
2. Ne rien trouver dans les divers dharma., bons, mauvais, indifférent, c'est là leur discernement.
3. Réduire en pièces les caractères de tous les mondes, c'est l'énergie.
4. Ne s'attacher ni au bonheur ni au chagrin ni à la joie vis-à-vis tendances fabricatrices, c'est mettre sa joie dans la véritable sapience.
5. Eliminer la tension corporelle puis la tension mentale, ensuite les caractères des choses et obtenir ainsi un bien-être qui remplit corps et conscience, voilà ce que l'on nomme détente.
6. Savoir que tous les dharma sont toujours recueillis et non tantôt distraits, tantôt recueillis, voilà le membre de l'Éveil nommé samadhi.
7. Ne prendre aucun dharma pour support, ne pas le voir ni s'y attacher, c'est la conscience d'équanimité où le Bodhisattva rejette tout examen sur la douleur, le vide, l'impermanence, tous ces vains déploiements du discours. C'est en un tel apaisement que consiste le véritable caractère des choses. Avec joie, détente et équanimité les sept membres de l'Éveil ont atteint leur perfection.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°628 | 
Mahaprajnaparamitasastra (traité de la Grande Vertu de Sagesse (recueil de textes traitant de la prajnaparamita : perfection de la sapience)), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules), p. 1200-1203, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.101 





O btenir la noble et vraie sagesse, détruire le poison de l'ignorance, connaître le Vrai caractère des dharma, acquérir la sagesse de l'Impermanence, de la Douleur, du Vide, et du Non-moi, [puis] rejeter sans s'y attacher, enfin, pouvoir supporter une telle doctrine : voilà ce qu'on appelle patience relative à la Loi.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°612 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 915-916 et 924-926, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.156 





L a doctrine merveilleuse réalisée par ces gens de bien doit être dégagée des quatre maladies. Quelles ces quatre maladies ?

1. La maladie de l'action : si quelqu'un se dit " J'applique mon esprit à toutes sortes d'actions pour rechercher l'Eveil parfait ", cela est une maladie, car la nature de l'Éveil parfait ne peut être atteinte par l'action.

2. La maladie du laisser-faire : si quelqu'un se dit " Maintenant, je n'abandonne pas le devenir et ne recherche pas l'extinction, car ni dans l'un ni dans l'autre ne se trouvent de pensées qui s'élèvent et disparaissent, je me conforme à la nature de toutes choses dans le désir de rechercher l'Éveil parfait", cela est une maladie, car la nature de l'Éveil parfait ne participe pas du laisser-faire.

3. La maladie d'arrêt : si quelqu'un se dit " Maintenant, j'ai éteint en ma conscience toutes les pensées et j'ai obtenu l'égalité et l'apaisement de toutes les natures ", cela est une maladie, car la nature de l'Éveil parfait ne correspond pas à l'arrêt.

4. La maladie de l'extinction : si quelqu'un se dit "J'ai tranché à jamais toutes les passions, mon corps et ma pensée sont vides et inexistants, à plus forte raison les domaines irréels des organes et des domaines des sens" cela est une maladie, car la nature de l'Éveil parfait ne comporte pas la marque de l'extinction.

Celui qui est dégagé de ces quatre maladies connaît la pureté […].

Quelqu'un qui considère la famille des autres comme ses propres parents a la conscience unifiée et il a éliminé toutes les maladies, ainsi que les dharma de haine, d'amour de soi et d'autrui […]





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°610 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.435 





S ache, ô bodhisattva Éveil parfait,
que tous les êtres en quête de la voie suprême
doivent d'abord choisir l'une des trois périodes de retraite (1)
et se confesser de leur karman sans âge.
Au bout de trois semaines, ils obtiendront la recherche juste.
Mais ils ne devront pas se saisir
des états dont ils n'auront pas entendu parler.
Le samatha est suprême quiétude,
la samapatti juste recueillement,
le dhyana le compte (2) :
telles sont les trois contemplations pures.
Ceux qui les pratiquent assidûment
sont des Tathagata manifestés en ce monde.
Les êtres aux faibles racines de bien qui n'ont pas encore réussi
doivent diligemment se confesser de leurs fautes sans âge.
Si tous les obstacles sont détruits
la bouddhéité survient.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°609 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.436 





R évérend Mahakatyayana, dit Vimalakirti, absolument rien n'a été produit, n'est produit et ne sera produit; absolument rien n'a disparu, ne disparaît et ne disparaîtra : tel est le sens du mot
" impermanent".
Comprendre que les cinq agrégats sont absolument vides de nature propre et, par conséquent, sans naissance : tel est le sens du mot " douloureux " [duhkha]
Savoir que le moi [atman] et le non-moi ne constituent pas une dualité : tel est le sens du mot "impersonnel " [anatman].
Ce qui est sans nature propre et sans nature étrangère ne s'enflamme pas, et ce qui ne s'enflamme pas ne s'éteint pas : tel est le sens du mot " calme " [Santa] " .





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°586 | 
Vimalakirtinirdesa, III, § 26, p. 166-167, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.170 





L a Loi du Bouddha est très profonde, pure et subtile; elle s'est exprimée dans d'innombrables prédications de tous genres. Y adhérer de tout son esprit, sans hésitation ni repentir, constitue la patience relative à la Loi. Comme le Bouddha l'a dit, les dharma, quoique vides, ne sont ni tranchés ni détruits. Nés d'une série de causes et de conditions, ils ne sont pas éternels. Bien que les dharma soient impersonnels, on n'échappe pas au péché ni au mérite. La pensée ne dure qu'un instant; les dharma matériels, les sens, l'intelligence périssent sans arrêt; sans atteindre le moment postérieur, ils naissent et périssent toujours à nouveau; toutefois on n'échappe pas aux actes qui sont causes et conditions d'innombrables existences. Bien que les agrégats, les éléments et les bases de la connaissance [qui composent les êtres] soient vides et impersonnels, les êtres errent dans les cinq destinées et subissent la transmigration.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°584 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 915-916 et 924-926, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.156 





D e toute éternité, tous les êtres errent dans le devenir par suite de toutes sortes d'attractions et de désirs. Les différentes natures, celles nées de l'œuf, du chorion, de l'humidité ou par apparition, viennent à la vie à cause du désir sexuel. Sachez que le devenir a pour racine fondamentale le désir. Les naissances et les morts se succèdent sans fin, parce que toutes sortes de désirs stimulent l'attraction. Le désir a pour origine l'attraction et la vie a pour origine le désir. La vie et l'attraction des êtres reposent fondamentalement sur le désir. Le désir né de l'attraction est la cause, la vie issue de cette attraction le fruit. Les éléments favorables ou défavorables proviennent des différents états de désir. Si l'état est contraire à ce que l'on aime, la conscience engendre sentiments de haine et de rancune, qui créent toutes sortes d'actes karmiques. Cela entraîne une renaissance parmi les fantômes faméliques ou dans les enfers.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°550 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.426 





L e dhyana renferme un merveilleux bonheur intime, mais les êtres y renoncent pour rechercher les bonheurs extérieurs. Ils sont pareils au riche aveugle qui, ne connaissant pas et ne voyant pas les nombreux trésors qu'il possède, s'en va mendier sa nourriture; ceux qui savent ont pitié d'un homme qui, disposant personnellement d'objets si merveilleux, ne peut en connaître l'existence et va mendier près d'autrui. De même les êtres possèdent en eux-mêmes, dans leur esprit, les multiples bonheurs des dhyana et des samapatti; mais, incapables de les actualiser, ils retournent chercher les bonheurs extérieurs.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°523 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 1044 sqq, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.158 





L a discussion par le silence est la suprême discussion.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°502 | 
cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.279 





L es six perfections quant au corps:
Le rejet du corps, l'abandon du corps, l'indifférence à son égard, telle est la perfection du don [d'un bodhisattva]. […]





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°487 | 
Extrait du Sagaramatisutra, dans le Siksasamuccaya, IX, p. 187, ligne 5 sqq., cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.146 





I l n'a a pas d'Eveil graduel
Ni de moyens.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°451 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, fin du 2ième chap., Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.416 





J usqu'aux extrêmes limites de l'endurance, j'éprouverai tous les degrés de la souffrance inhérente aux malheurs que l'on rencontre dans les mondes divers. Et aucun être ne doit être privé des réserves de mes mérites.

"J'ai pris la résolution de demeurer d'innombrables périodes dans chaque destinée douloureuse. Ainsi aiderai-je tous les êtres à se libérer en quelque destinée qu'ils puissent se trouver, dans quelque monde que ce soit. Car mieux vaut que j'éprouve seul les douleurs et que tous les êtres ne soient plongés dans des états douloureux. Dans ces états, parmi les animaux, chez le roi de la mort, dans la jungle des enfers, je me livrerai en otage pour racheter le monde entier. Puissé-je éprouver en mon propre corps la multitude de toutes les douleurs pour le bien de tous les êtres.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°425 | 
(Citation du noble Vajradhvajasutra) dans le Siksasamuccaya, XVI, p. 280-281, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.145 





L es éléments favorables ou défavorables proviennent des différents états de désir. Si l'état est contraire à ce que l'on aime, la conscience engendre sentiments de haine et de rancune, qui créent toutes sortes d'actes karmiques. Cela entraîne une renaissance parmi les fantômes faméliques ou dans les enfers.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°424 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.426 





D ans tous les enfers annexés à d'inconcevables champs de Bouddha,
ils [les bodhisattvas] se rendent volontairement pour se faire le bien des êtres.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°423 | 
Enseignement de Vimalakirti, VII, 6, p. 298-299, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.165 





E veil et sensible sont identiques,
on n'y appréhende aucune différence.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°417 | 
Madhyamakakarika ou (Madhyamakasastra), p. 472, § 1 à 4, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.105 





L e nirvana opère par extinction, le nirvana ne peut être saisi...
Tous les dharma par nature sont semblables et identiques au nirvana.
Le savent les êtres qui excellent à l'issue et se vouent à l'Éveil du Bouddha.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°416 | 
Madhyamakakarika ou (Madhyamakasastra), p. 472, § 5 et 6, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.105 





L 'illusion que nous enseignons est un antidote à la croyance obstinée à la réalité du monde; mais les mystiques n'ont pas besoin d'un tel antidote, eux qui ayant atteint le but n'appréhendent rien qui puisse être une illusion ou son absence. Il n'y a donc plus pour eux ni action ni devenir. Mais si la réalité des choses n'est qu'illusion, celle-ci peut néanmoins produire souillure et purification comme l'apparition magique d'une belle femme inspire le désir à qui n'a pu réaliser sa nature, ou comme l'apparition évoquée par le Bouddha purifie ceux qui s'adonnent aux racines de vertu.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°415 | 
Mulamadhyamikakarikavrtti (ou Prasanapada), I, p. 44-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.183 





L e samsara - océan de l'existence - se réduit à un flot d'imaginations
Où les esprits puérils se noient.
Comme un peintre que terrifie l'effroyable monstre qu'il est en train de peindre, le vulgaire est épouvanté par le samsara.
Comme un être stupide tombe dans le bourbier qu'il a lui-même préparé,
Les êtres plongent dans le bourbier des imaginations sans consistance
Qu'ils ont eux-mêmes préparé et ne peuvent le traverser.
Au contraire, ceux qui perçoivent le monde comme vide et dépourvu de commencement, De milieu et de fin voient qu'il n'y a ni samsara ni nirvana, mais quelque chose d'indicible, Sans souillure, sans changement et qui resplendit au commencement, au milieu et à la fin.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°412 | 
Mayanavimsika, st. 9,10,15, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.175 
Nagarjuna n'est nullement un nihiliste, un sceptique ou un relativiste. Sa dialectique n'a de sens qu'en fonction de l'expérience ineffable de la Réalité absolue. Et cette Réalité on ne peut la suggérer qu'au moyen de paradoxes ou encore en affirmant hautement ce qu 'elle n'est pas; telle est justement l'œuvre de la dialectique de Nagarjuna. Selon la belle formule de Candrakirti: "La Réalité absolue est le silence des mystiques. Dès lors comment pourrait-on en discourir avec eux ? " (Candrakirti (fin VIe siècle), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules), école Madhyamaka (école de la voie du milieu), Mulamadhyamikakarikavrtti (ou Prasanapada) , p. 57) Parler de sa transcendance ou de son immanence par rapport aux choses relève d'une vue occidentale issue de la pensée dualisante. On ne décèle ici aucune transcendance. Il ne convient d'ailleurs pas de séparer pensée et être : ce n'est pas seulement notre pensée qui nous empêche de reconnaître la Réalité, mais toute notre personne mue par la tendance à double pôle - prendre ou rejeter. La Réalité ne transcende pas les choses puisqu'il n'y a qu'elle, mais nous la percevons à travers un tissu d'illusions. Samsara et nirvana se ramènent à deux façons de vivre une même chose. La Réalité doit être reconnue dans le monde mais par intériorité. On ne l'approche que par la connaissance mystique (aryajnana) et jamais par la pensée discursive ou par l'intuition intellectuelle qui, toutes deux, appartiennent à la vérité mondaine " de surface " ; ce voile loin de manifester la nature réelle des choses, ne fait que l'obscurcir. L'absolu n'est pas tel que la pensée le forge : tout ce que l'homme affirme ou nie à son égard n'a aucun fondement, dépend de son imagination et n'échappe donc pas au samsara.[…]. Il n'existe donc pas de passage ni de progression du contingent à l'absolu puisqu'il n'y a qu'une Réalité, et seul y conduit la voie du milieu où l'on s'enfonce au cœur de l'intériorité. La voie du milieu est celle du vide entre les deux pôles de toutes nos conceptions dualisantes : être et non-être, samsara et nirvâna..., celle du complet silence de nos idées, de nos imaginations et de nos sentiments. C'est aussi celle de l'intériorité, ce royaume où rien ne naît ni ne meurt et qui est donc celui de l'ineffable. C'est pourquoi il faut s'établir dans le vide et la non-saisie des choses, et savoir que toute conception est fausse conception, y compris celles qui portent sur le nirvana et le Bouddha (cf. Nagarjuna (milieu du IIIe siècle), Mahaprajnaparamitasastra (traité de la Grande Vertu de Sagesse (recueil de textes traitant de la prajnaparamita : perfection de la sapience)), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules), p 1203) […] On comprend dès lors que la dialectique nagarjunienne n'a pas de valeur intrinsèque et constitue un simple moyen pour déblayer la voie de l'expérience mystique. L'absolu n'est pas le vide, il est uniquement vide de dualité, de pluralité comme d'unité, en un mot de tout concept. Nagarjuna ne soutient jamais l'annihilation, le rien, l'inexistence en en soi, mais seulement l'inexistence des constructions que nous surimposons à la Réalité. Seul celui qui se libère des dichotomies et des limites conceptuelles perçoit les choses telles qu'elles sont.





N agarjuna : Le Bouddha, qui est-il durant son existence ? Existe-t-il ou n'existe-t-il pas ? C'est inconcevable. Ou bien est-il à la fois existant et inexistant ou ni l'un ni l'autre ?
Inconcevable à nouveau ! C'est pourquoi : Il n'y a pas la moindre distinction entre nirvana et samsara. Il n'y a pas la moindre distinction entre samsara et nirvana.
La limite du nirvana est la limite même du samsara. Entre les deux, on ne trouve pas la plus subtile dissemblance. On ne peut imaginer le Bienheureux existant ici-bas, ni non plus l'imaginer comme existant sous forme de complètement éteint, ainsi il n'y a pas la moindre différence entre le monde ordinaire et l'absolu. Le monde ordinaire étant l'absolu même, on ne peut donc lui assigner ni commencement ni fin.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°411 | 
Madhyamakakarika ou (Madhyamakasastra), chap XXV, sqq 18 à 20, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.192 





L orsqu'on adopte l'impression du vide et qu'on s'en imprègne, [celle de l'existence disparaît]. Ensuite, s'exerçant à l'idée de l'universelle inexistence, l'impression du vide elle aussi se trouve éliminée.

Quand on n'appréhende plus une existence que l'on puisse nier, comment alors se présenterait à la pensée la non-existence, démunie qu'elle est désormais de tout support?

Et quand ni existence ni non-existence ne surgissent plus dans la pensée, alors celle-ci, privée d'alternative et dépourvue de point d'appui, s'apaise.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°353 | 
Bodhicaryavatara, IX, 33-35, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.177 



Page:  1 |2 | 3 | 4



En savoir + : Histoire et dogmes du Madhyamaka




Partager cette page sur les réseaux sociaux








Home




Options de lecture

En vous inscrivant gratuitement avec le lien ci-dessous vous pourrez :

A la lecture des livres sacrés :
- Bookmark Ajouter un marque page à tout moment pour retrouver votre dernière page de lecture.
- Cut/paste Copier/coller et enregistrer en quelques clics les passages qui vous plaisent dans votre collection de citation.
- Reading Plan Enregistrer votre plan de lecture

A la lecture des citations :
- Ajouter vos citations favorites à votre collection
- Voter pour vos citations préférées
- Vous envoyer par email une citation
- Bookmark Partager vos pensées, croyances, lectures en rajoutant des citations

Mais aussi
- Conserver vos préférences de lecture (style de caractère, background, taille de caractère, etc.

S'inscrire gratuitement





Livres sacrés des Religions du Monde

Le Dhammapada
Le sutra du Diamand et le sutra du Coeur
La sainte Bible
Corpus Hermetica
La Bhagavad Gita
Les Upanishads (extraits)
Les Lois de Manu
Le saint Coran
L'Avesta
Ecrits de Bahá’u’lláh
Le Livre des morts Tibétain
Sepher Ha Zohar




Citations par livres sacrés






Citations par auteurs






Citations par courants de pensée






Citations par thèmes






Recherche de citations par mots-clefs

:

:





La bibliomancie :
une divination gratuite à la portée de tous !


La bibliomancie est une forme de voyance dans laquelle on tire des conclusions à une question à travers une phrase (ici une citation) tirée au hasard parmis des livres sacrés ou les écrits des saints.

Vous êtes prêts ?

- Ecrivez votre question ci-dessous, choissisez la source des réponses puis cliquez sur Envoyer.




Autres outils

♠ Nouvelles versions de l'application Android à télécharger sur Google Play



Chronologie des Religions du Monde

Bibliothèque d'images sacrées des Religions du Monde

Best Of des Citations

♥ Notre projet ♥ ⇄ ♥ Votre projet ♥

♥ Suivez les citations du Jour sur