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Laozi



Citations spirituelles et philosophiques de Laozi

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31  citations  | Page 1 / 1





S ans franchir sa porte connaître le monde entier ! Sans regarder par la fenêtre voir le Tao céleste (??) ! Plus on voit loin, moins on connaît. C’est pourquoi le Saint connaît sans bouger, Identifie sans voir, accomplit sans faire.




Taoisme 3038 | 
chap.37, trad. Kaltermark, 1965, p.64 







A bandonne l'étude (?le xué confucéen) et par là le souci. En quoi différent oui et non? En quoi diffèrent bien et mal ? Ce qui effraie autrui, dois-je m'en effrayer ? Quelle insondable absurdité !




Taoisme 2997 | 
chap.20, trad. François Houang et Pierre Leyris, 1979 







Q ui connaît les autres est avisé, qui se connaît lui-même est éclairé. (? : ming).




Taoisme 2992 | 
chap.33 







P eux-tu faire à ton âme embrasser l'Un
Dans une union indissoluble?





Taoisme 767 | 
Tao-tê-king, § 10, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







L e Sage équarrit sans blesser
Incline sans porter atteinte
Rectifie sans faire violence
Et resplendit sans aveugler.





Taoisme 741 | 
Tao-tê-king, chapitre 58, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







A tteins Suprême Vacuité
Et maintiens-toi en Quiétude
Face à l'agitation fourmillante des choses
Je contemplerai leur Retour
Car toute chose après avoir fleuri
Retourne à sa racine
Retour à la racine a nom Quiétude
A nom Retour à Destinée
Retour à Destinée a nom Constant
Connaître le Constant, Illumination
Ne pas connaître le Constant
C'est courir aveugle au malheur
Qui connaît le Constant
Embrasse et saisit tout
Quiconque embrasse et saisit tout, il sera juste
Étant juste, sera royal
Étant royal, sera céleste
Étant céleste, fera un avec la Voie
Et faisant un avec la Voie persistera
Toute sa vie durant il échappe au péril.





Taoisme 739 | 
Tao-tê-king, chapitre 16, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







P eux-tu faire à ton âme embrasser l'Un
Dans une union indissoluble?
Peux-tu, en concentrant ton souffle (1), devenir
Aussi souple qu'un nouveau-né?
Peux-tu purifier ta vision interne
Jusqu'à la rendre immaculée?
Peux-tu chérir le peuple et gouverner l'État
Sans user de subtilité?
Peux-tu ouvrir et clore les battants du Ciel (2)
En jouant le rôle féminin?
Peux-tu tout voir et tout connaître
En cultivant le non-agir?

Élève les êtres, nourris-les
Sans chercher à les asservir
Oeuvre sans rien revendiquer
Sois un guide et non pas un maître
Voilà la Vertu mystérieuse.





Taoisme 738 | 
Tao-tê-king, chapitre 10, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 
(1) Tchi (Qi) signifie l'air vital, le pneuma qui circule dans l'être humain tout entier et le sustente. La technique respiratoire des taoïstes concentre le souffle en supprimant toute agitation extérieure pour atteindre à une quiétude qui ressortit à la mystique. (2) Soit le couple Yin-Yang, soit la bouche et les narines







L e sage gouverne par le non-faire
Il enseigne par le non-dire
Il ne refuse rien à la foule des êtres
Mais il nourrit chacun sans se l'approprier
Il accomplit sa tâche, sans s'en prévaloir
Il achève son oeuvre sans s'y attacher
Et comme il ne s'y attache pas
Il se maintient.





Taoisme 722 | 
Tao-tê-king, chapitre 2, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







A tteins suprême vacuité
Maintiens en toi quiétude
Dans la manifestation foisonnante des choses
Je contemple leur retour
Car toute chose après avoir fleuri
Retourne à sa racine
Retour à la racine a nom quiétude
- Retour à destinée
Retour à destinée a nom Constant
Connaître le Constant a nom illumination.





Taoisme 720 | 
Tao-tê-king, § 16, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7. 
Remarque : Toute forme de spiritualité commence par un " lâcher prise ", un renoncement au moi limité et limitatif. On pourrait qualifier le retour dont parle le Laozi (Lao Tzeu) d'expérience mystique, à cette nuance près qu'au lieu de s'efforcer d'aller au-delà de l'expérience vécue, par-delà le Bien et le Mal, il s'efforce de revenir en deçà, jusqu'à absorption complète de l'il-y-a dans l'il-n'y-a-vas.







L e Dao trouve sa constance dans le non-agir
Or par lui tout s'accomplit
Si seulement rois et seigneurs s'y tenaient
Les dix mille êtres d'eux-mêmes se transmueraient
Pour peu que mutation devienne velléité d'agir
Simplicité-sans-nom saurait l'assagir
Car simplicité-sans-nom est aussi sans-désir
Le sans-désir s'atteint par la quiétude
Et le monde se détermine alors de lui-même.





Taoisme 719 | 
Tao-tê-king, § 37, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7. 







C elui qui agit détruira
Celui qui saisit perdra
Le Saint, n'agissant sur rien, ne détruit rien
Ne s'emparant de rien, il n'a rien à perdre.





Taoisme 717 | 
Tao-tê-king, § 64, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7. 







P arle peu
Laisse aller
Un grand vent ne va pas plus loin que le matin
Une averse on en voit la fin avec le jour
Mais qui donc fait averse et vent? C'est Ciel-et-Terre
Si l'ouvrage de Ciel-et-Terre est sans durée
Que dire de celui des hommes ?
Qui cultive la Voie fait un avec la Voie
Qui cultive la Vertu, un avec la Vertu
Qui courtise la Perte, un de même avec elle
Or qui fait un avec la Voie, la Voie tout aussitôt l'accueille
Qui fait un avec la Vertu, la Vertu lui ouvre les bras
Et qui fait un avec la Perte, alors la Perte le reçoit
Manque de foi appelle Manque de foi.





Taoisme 624 | 
Tao-tê-king, chapitre 23, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







N e cherche pas à primer par les armes
Car Primer par les armes appelle à la riposte.





Taoisme 577 | 
Tao-tê-king, § 30, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







J e l'enseigne après d'autres " Au violent mort violente "
Que l'homme de ce dire soit mon maître !





Taoisme 575 | 
Tao-tê-king, chapitre 42, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







I l est un être formé dans le chaos
Né avant Ciel et Terre
Silence! Vacuité!
Il se tient seul, inaltérable
Circulant partout sans s'épuiser
On peut y voir la Mère du monde
Ne connaissant pas son nom, je l'appelle Dao
À défaut d'autre nom, je le dirais grand
Grand pour dire qu'il s'écoule
S'écoulant, il s'étend au loin
À l'extrême lointain, il fait retour.





Taoisme 438 | 
Tao-tê-king, § 25, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







L e retour,
c'est le mouvement même du Dao.





Taoisme 437 | 
Tao-tê-king, § 40, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







A tteins Suprême Vacuité
Et maintiens-toi en Quiétude
Face à l'agitation fourmillante des choses
Je contemplerai leur Retour
Car toute chose après avoir fleuri
Retourne à sa racine
Retour à la racine a nom Quiétude
A nom Retour à Destinée
Retour à Destinée a nom Constant
Connaître le Constant, c'est Illumination
Ne pas connaître le Constant
C'est courir aveugle au malheur
Qui connaît le Constant
Embrasse et saisit tout
Quiconque embrasse et saisit tout, il sera juste
Étant juste, sera royal
Étant royal, il sera céleste
Étant céleste, il fera un avec la Voie
Et faisant un avec la Voie il persistera
Toute sa vie durant, il échappe au péril.





Taoisme 435 | 
Tao-tê-king, chapitre 16, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 
Remarque : Retour au naturel : Ne pas agir, c'est donc s'abstenir de toute action qui soit intentionnelle, dirigée, en vertu du principe qu'une action ne peut être vraiment efficace que si elle va dans le sens du naturel. Le thème central du non-agir conduit ainsi à celui du retour à la nature originelle.







L e Dao engendre l'Un
Un engendre Deux
Deux engendre Trois
Trois les dix mille êtres
Les dix mille êtres portent le Yin sur le dos et le Yang dans les bras
Mêlant leurs souffles (chongqi) ils réalisent l'harmonie.





Taoisme 405 | 
Tao-tê-king, § 42, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 
Remarque : Constant et Un ne sont pas transcendants par rapport au changeant et au multiple. Bien au contraire: la réalité dans toute sa multiplicité en découle directement, organiquement, dans un rapport d'engendrement, et non dans un acte de création ex nihilo. (sur ce sujet, cf. R.P. PEERENBOOM, " Cosmogony, the Taoist Way ", Journal of Chinese Philosophy, 17 (1990), p. 157-174).[...] À partir de la relation ternaire (1), en effet, tout devient possible : le trois ouvre sur le multiple à l'infini. Dans le passage du Dao aux dix mille êtres, on assiste au déploiement de l'Un dans le multiple, processus dans lequel on peut voir le souffle originel, de qualité infiniment subtile, se subdiviser, se diversifier en qi de qualité de plus en plus grossière, dense et compacte. Cette aspiration d'un retour à l'unité perdue se retrouve dans d'autres cultures, mais ce qui reste spécifique à la pensée chinoise est la continuité assurée par le va-et-vient constant entre l'il-n'y-a-pas et l'il-y-a, l'invisible et le visible. La difficulté à désigner l'indésignable, ce qui est à la fois Un et multiple, à la fois indicible et dicible, est un thème récurrent dans le Laozi (Lao Tzeu) (1) Sur cette triade, cf. Anne CHENG, De la place de l'homme dans l'univers: la conception de la triade Ciel-Terre-Homme à la fin de l'antiquité chinoise ", Extrême-Orient, Extrême-Occident, 3 (1983), p. 11-22. Selon le Taipingiing (Livre de la Grande Paix), texte taoïste du IIe - IIIe siècle (sur lequel voir plus bas chap. 12, note 67): " Tout être est issu du souffle originel. ( ... ) Le souffle originel d'abord confus se concentra spontanément pour former l'Un, qui eut nom Ciel; puis il se divisa pour donner naissance au Yin qui donna la Terre, ce qui eut nom Deux; puis montant vers le Ciel et descendant vers la Terre, le Yin et le Yang se mêlèrent et donnèrent naissance à l'Homme, ce qui eut nom Trois. "







L es dix mille êtres sous le Ciel naissent de l'il-y-a
Et l'il-y-a naît de l'il-n'y-a-pas.





Taoisme 404 | 
Tao-tê-king, § 40, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







L 'homme prend modèle sur la terre
La Terre sur le Ciel
Le Ciel sur le Dao
Et le Dao sur lui-même.





Taoisme 402 | 
Tao-tê-king, chap. 25, traduit et cité par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 







L e Dao engendre l'Un
Un engendre Deux
Deux engendre Trois
Trois les dix mille êtres
Les dix mille êtres portent le Yin sur le dos et le Yang dans les bras
Mêlant leurs souffles, ils réalisent l'harmonie.





Taoisme 397 | 
Tao-tê-king, § 42, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







L a Voie est grande
Le Ciel est grand
La Terre est grande
Et l'Homme est grand
C'est pourquoi l'Homme est l'un des quatre
Grands du monde
L'Homme suit les voies de la Terre
La Terre suit les voies du Ciel
Le Ciel suit les voies de la Voie
Et la Voie suit ses propres voies.





Taoisme 292 | 
Tao-tê-king, chapitre 25, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







L e Ciel dure, la Terre persiste
Qu'est-ce donc qui les fait persister et durer?
C'est qu'ils ne vivent pas pour eux-mêmes
Voilà ce qui les fait vivre pour l'éternité
De même le Saint met sa personne en retrait
Elle se retrouve au premier rang
Il la met au-dehors
C'est ainsi qu'elle est préservée
N'est-ce pas qu'il est sans moi propre ?
Par là même son moi s'accomplit.





Taoisme 238 | 
Tao-tê-king, § 7, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







P oint de crime plus grand que d'exciter l'envie Point de plus grand malheur que d'être insatiable Point de pire fléau que l'esprit d'appétit Qui s'estime content sera content sans cesse.




Taoisme 216 | 
Tao-tê-king, chapitre 46, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







L e malheur porte le bonheur
Le bonheur sous-tend le malheur
Dira-t-on que vus de très haut
Marcher droit et dévier demeurent?
Le normal se fait monstrueux
Le bénéfique maléfique
C'est dans la nuit des temps que l'homme
A commencé de s'égarer.





Taoisme 193 | 
Tao-tê-king, chapitre 58, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







A bandonne l'étude (le xué confucéen) et par là le souci
En quoi différent oui et non?
En quoi diffèrent bon et mauvais?
Ce qui effraie autrui, dois-je m'en effrayer?
Quelle insondable absurdité!
Chacun s'échauffe et se dilate
Comme s'il festoyait au sacrifice du bœuf
Ou montait sur les tours du printemps
Moi seul demeure en paix, imperturbable
Comme un petit enfant qui n'a pas encore ri
Seul, détaché comme un sans-logis
Chacun amasse et thésaurise
Moi seul parais démuni
Quel innocent je fais!
Quel idiot je suis!
Chacun paraît malin malin
Moi seul me tais me tais
Fluctuant comme la mer
Je vais et viens sans cesse
À chacun quelque affaire
Moi seul je m'en abstiens
Incivil et têtu
Pourquoi si singulier?
Je sais téter ma Mère.





Taoisme 147 | 
Tao-tê-king, § 20, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7. 







L e Dao est vide
On a beau le remplir, jamais il ne déborde
De ce sans-fond, les dix mille êtres tirent leur origine
Il émousse tout tranchant
Il démêle tout nœud
Il harmonise toutes lumières
Il fait un de toutes poussières
Il est là, semble-t-il, depuis toujours
De qui est-il le fils? Je l'ignore
Avant même le Souverain d'en haut
Je crois qu'il était là.





Taoisme 95 | 
Tao-tê-king, §4, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







D eux, issus d'une même source mais portant des noms différents
Ce deux-un s'appelle mystère
Mystère au-delà du mystère
Porte de toute merveille.





Taoisme 73 | 
Tao-tê-king, § 1, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7. 







L a voie qui peut s'énoncer
N'est pas la Voie pour toujours
Le nom (1) qui peut la nommer
N'est pas le Nom pour toujours
Elle n'a pas de nom : Ciel-et-Terre en procède
Elle a un nom : Mère-de-toutes-choses
En ce toujours-n'étant considérons le Germe
En ce toujours-étant considérons le Terme
Deux noms issus de l'Un
Ce deux-un est mystère
Mystère des mystères
Porte de toute merveille.





Taoisme 64 | 
Tao-tê-king, chapitre 1, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 
"(1) le texte peut signifier soit "" le nom qui peut la nommer "", soit "" le nom qui peut être nommé "" ; mais, selon la seconde acception, la Voie serait susceptible de recevoir un nom. (2) Pour certains commentateurs, ces deux vers doivent s'entendre : "" Toujours sans désir, nous pouvons voir son secret; toujours avec désir, nous pouvons voir ses limites extérieures. "" Mais il nous semble préférable de comprendre ce "" désir "" comme un "" vouloir "" qui se rapporte à l'action du second membre de la phrase : "" voulons considérer "" = "" considérons ""."







I l est un être formé dans le chaos
Né avant Ciel et Terre Silence! Vacuité!
Il se tient seul, inaltérable
Circulant partout sans s'épuiser
On peut y voir la Mère du monde
Ne connaissant pas son nom, je l'appelle Dao
A défaut d'autre nom, je le dirais grand
Grand pour dire qu'il s'écoule
S'écoulant, il s'étend au loin
À l'extrême lointain, il fait retour.





Taoisme 60 | 
Tao-tê-king, § 25, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 
Autre traduction possible: "Un quelque chose était, non défini mais accompli Né avant Ciel-et-Terre Sans parole comme sans borne Indépendant inaltérable Se jouant partout sans fatigue En somme la Mère du monde Ne sachant pas son nom je le dénomme Voie Faute de mieux je le dis grand Grandeur signifie étendue Etendue, qu'on atteint au loin Atteindre au loin faire Retour."







L e Dao qui peut se dire n'est pas le Dao constant
Le nom qui peut le nommer n'est pas le nom constant
Sans-nom: commencement du Ciel-Terre
Ayant-nom: Mère des dix mille êtres
Ainsi dans le Sans-désir constant, considérons le germe
Dans l'Ayant-désir constant, considérons le terme.





Taoisme 58 | 
Tao-tê-king, § 1, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 
Remarque : Le Dao qui peut se dire " peut aussi se comprendre: " Le Dao dont on peut parler ", ou " Le Dao qui peut être désigné comme Dao ". D'après les quatre verset suivants, le Dao comporte un aspect indicible et un aspect dicible, un aspect " sans " (wu) et un aspect " ayant " (you). En tant qu'Origine absolue, avant de produire le Ciel-Terre, le Dao est in-nommable ; mais dans le fait même de produire le Ciel-Terre, dans l'avènement à la manifestation, il devient nommable et prend pour nom " Mère des dix mille êtres.





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En savoir + : Vie et enseignement de Laozi




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