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Bouddha



Citations spirituelles et philosophiques
du Bouddha

48  citations  | Page 1 / 2




L 'être puéril saisit l'extrémité du doigt et non la lune [que le doigt signale]. Ainsi ceux qui s'attachent à la lettre ne connaissent pas ma Réalité. La conscience danse comme une ballerine, la pensée fait office de jongleur. La conscience mentale avec les cinq consciences [sensorielles] forge un monde visible et constitue la scène du théâtre.




Bouddhisme Citation n°870 | 
Stances attribuées au Bouddha Sakyamuni, dans le Lankavatarasutra (texte du milieu du Ve siècle) p. 222-224, St. 1, 3, 4, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.225 





L a naissance est apparente, sa disparition est apparente,
l'hétérogénéité de sa durée est apparente.





Bouddhisme Citation n°869 | 
Anguttaranikaya (Le Livre des Discours Graduels), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules), I, p.151, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





O moine, vide cette barque. Vidée, elle voguera légère. Passion et haine en toi anéanties, tu parviendras à l'extinction.




Bouddhisme Citation n°829 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 369, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 





Q uand il pénètre dans l'arrêt de la perception et du sentiment grâce à sa sapience, ses flux impurs sont complètement taris. Ce sont là des états plus élevés et plus parfaits que connaissance et vision. Il a découvert la sève de l'arbre puissant et stable [ ... ], il sait que c'est là la sève, il connaît l'inébranlable liberté du cœur; tel est le but, la sève, le point culminant.

Ainsi, à partir du premier dhyana, le moine va d'étape en étape jusqu'à ce qu'il atteigne la cime de la conscience et, parvenu à la cime, il lui vient à l'esprit : orienter sa pensée est un état inférieur, mieux serait ne pas le faire; si je continue à le faire, ces idées, ces états de conscience atteints par moi s'évanouiront et d'autres plus grossiers pourront surgir. Ainsi je n'orienterai plus ma pensée ni n'imaginerai [...]. C'est ainsi, Potthapada, qu'on atteint la cessation degré par degré des perceptions. As-tu jamais entendu parler auparavant de ce ravissement bien éveillé dans la cessation de toute perception que l'on obtient par degrés (1) ?

Maintenant (2), Ananda, quand un moine s'immerge dans ces états libérateurs selon cet ordre puis dans l'ordre opposé, et des deux manières successivement, il y plonge et en émerge à sa guise, au moment et à l'endroit qu'il désire, aussi longtemps qu'il le veut, alors, sitôt que cesse tout flux impur, il accède à la liberté du cœur et à celle de sapience après les avoir reconnues et réalisées par lui-même ici-bas. Alors, Ananda, ce moine est libéré d'une double manière [par le cœur et par la sapience], et il n'y a pas de plus haute ni de plus noble libération.





Bouddhisme Citation n°811 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, 204-205, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.55 
(1) Cf. Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules), IX, p. 184. (2) Cf. Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules), XV, § 36.





P REMIER RAVISSEMENT.
- "A nouveau le moine, dépassant entièrement la perception des formes, mettant fin à la perception des réactions [sensorielles], sans activité mentale (1) s'écrie : " Infini est l'espace !" Il pénètre et demeure dans la sphère de l'infinité spatiale. A ce moment, la conscience des formes qu'il avait précédemment s'évanouit, et surgit en lui la bienheureuse conscience subtile de son être que concerne seulement l'infinité spatiale.

DEUXIÈME RAVISSEMENT.
- " A nouveau, Potthapada, le moine, dépassant entièrement la conscience de l'infinité spatiale, s'écrie : "Infinie est la conscience !" Il pénètre et demeure dans la sphère où l'esprit ne s'intéresse qu'à l'infinité de la conscience. […] Alors l'infinité spatiale disparaît, et surgit la conscience subtile que tout repose dans le domaine de l'infinité de la conscience.


TROISIÈME RAVISSEMENT.
- "Dépassant entièrement l'infinité de la conscience le moine s'écrie : "Vraiment, il n'y a rien ! " et il atteint la sphère de la non-existence de quoi que soit, où la pensée n'a d'égard qu'à l'irréalité des choses. Le sentiment de chose qui se trouve dans la sphère de la conscience infinie qu'il vient d'avoir s'évanouit, et il a la conscience subtile de la non-réalité de l'objet de sa pensée. "

QUATRIÈME RAVISSEMENT.
- " Et à nouveau, dépassant entièrement la sphère du rien, il pénètre et demeure dans la sphère qui n'est ni perception ni non-perception, il entre et demeure dans le nirodha, ravissement d'arrêt où cessent perception et sentiment.(2)"





Bouddhisme Citation n°809 | 
Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), I, IX, p. 183-184, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.54-55; voir aussi Potthapadasutta, I, 71, et XV,36 
(1) Il n'accomplit aucun acte portant sur la perception de la diversité Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules), XV, 36 (2) Cf. aussi Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules), XV, 36 et II, 72





P REMIER DHYANA.
- "Alors détaché des désirs, détaché des mauvaises dispositions, il pénètre et demeure dans la joie, absorption, munie d'attention et d'analyse, née du détachement, faite de joie et de bonheur. Et de ce bonheur accompagné de joie, né du détachement, il inonde complètement, il remplit, il imprègne son être, et il n'est aucun point de son être qui n'en soit touché, […] "

DEUXIÈME DHYANA.
- " Ensuite, ô Roi, éliminant attention et analyse, le moine pénètre et demeure dans la seconde absorption, parfaite quiétude intérieure, plein bond du cœur, car non associée à l'attention et à l'analyse, faite de joie et de bonheur puisque née du samadhi. Et de ce bonheur accompagné de joie, né du samadhi, le moine inonde alors tout son être [ ... ] "

TROISIÈME DHYANA.
- " Ensuite, ô grand Roi, se détournant de la joie, le moine devient impassible ; alors, vigilant, attentif, il éprouve en tout son être ce bonheur auquel font allusion les mystiques quand ils s'écrient : " Impassible, vigilant, il séjourne dans le bonheur ". Ainsi pénètre-t-il et demeure-t-il dans la troisième absorption. Il inonde, remplit tout son être de ce bonheur dépouillé de la joie […] "

QUATRIÈME DHYANA
- " Ensuite, ô grand Roi, après avoir éliminé bonheur et douleur, aboli aise et malaise qu'il éprouvait précédemment, le moine pénètre et demeure dans la quatrième absorption, pureté totale, vigilance et impassibilité où il n'éprouve ni douleur ni bonheur. Il s'installe en cet état, et d'un cœur très pur, immaculé, il imprègne son être, et il n'en est aucun point qui ne soit touché par ce cœur bien purifié, immaculé."





Bouddhisme Citation n°808 | 
Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), III, p71-76, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.51 
A la cime de tous les ravissements, la nirodhasamapatti (1) est la cessation totale des perceptions et des sensations; en ce ravissement lucide, on " touche " le nirvana de tout son être (kaya), seule demeure la conscience ineffable (2) en sa suprême nudité. [...] Les dhyana, pour les bouddhistes, couvrent toute la carrière du bodhisattva et ne constituent pas uniquement le palier du samadhi comme ils le feront dans les Yogasutra de Patanjali. Ils ont lieu à même l'univers sensible et l'on peut demeurer en état d'absorption tout en vaquant à des occupations ordinaires. Le dhyana est l'état de conscience de fond sur lequel peuvent se détacher ravissements et samadhi. C'est cet état dont se souvient Gotama quand, insatisfait de la pratique de ses premiers maîtres, il retrouve l'expérience qu'il avait faite spontanément sous l'arbre du jardin de son père. Parmi les degrés de dhyana, le dernier, le quatrième, a toujours été considéré comme le meilleur des états mystiques. En lui, Gotama réside quand il devient un Éveillé - car point d'Éveil sans équanimité; à partir de lui aussi, au moment de mourir, il entre en parinirvana. Les ravissements (samapatti) sont nettement distincts des absorptions et des samadhi. Sortes d'échappées hors du temps, ils correspondent aux extases des mystiques occidentaux. De durée nettement déterminée mais variable (on peut y demeurer un jour entier), ils plongent dans un bonheur où selon Buddhaghosa ne subsiste que la fine pointe de la conscience (ekaggacitta). L'arhat pour qui ont cessé impressions et notions peut être ravi une semaine entière dans le ravissement d'arrêt où il demeure inconscient du monde externe, sans intention (acitta), tout à sa félicité intérieure. (1) Mais comme des tendances inconscientes (samskara) peuvent encore demeurer assoupies dans ce samadhi d'arrêt, il ne faut pas le confondre avec le nirvana qui n'en comporte pas. (2) Cf. la conscience indifférenciée des Vijnanavadin.





A lors, moines, me sachant sujet à la naissance, connaissant le danger dans ce qui est sujet à la naissance, cherchant le non-né, l'incomparable havre, le nirvana..., je conquis la parfaite sécurité (1) , non née, non destructible, immortelle, sans douleur, immaculée, le nirvâna. Connaissance et vision surgirent en moi : inébranlable est ma liberté, c'est ma dernière naissance, je ne renaîtrai plus.




Bouddhisme Citation n°801 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, 161, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.27 
(1) Yogaksema, conserver à jamais ce que l'on a acquis, et c'est, nous dit-on, la quête mystique (ariya).





L e moine ayant atteint le ravissement d'arrêt où cessent perception et impression, et l'ayant vu par la sapience, ses flux sont taris et il ne s'imagine plus être quelqu'un, quelque part ou en quelque chose que ce soit.




Bouddhisme Citation n°800 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), III, 45, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.65 





A vec son cœur ainsi recueilli..., il incline sa conscience vers des pouvoirs surnaturels, il éprouve en lui-même tel ou tel pouvoir, étant un il devient multiple et de multiple redevient un, il devient invisible, visible, franchit les murs, s'immerge dans la terre et en émerge comme dans l'eau, marche sur les eaux sans qu'elles s'ouvrent, vole dans les airs [ ... ].

Ou encore avec ce même cœur ainsi recueilli il pénètre le cœur d'autrui [ ... ], et quand il a pénétré avec son cœur dans le cœur des autres êtres, il reconnaît comme une conscience pleine d'attraction, et ainsi de suite... [ ... ].

Alors avec son cœur ainsi recueilli [ ... ] il incline sa conscience vers la connaissance des souvenirs de ses vies antérieures... et se dit : " En ce temps-là, tels étaient mon nom, ma lignée, ma caste, mon bonheur et ma douleur ", tout comme on va de village en village, et on revient à son propre village, et on se souvient de ce que l'on a fait et dit. "

[ ... ] Il voit de l'œil divin, pur, les êtres mourir et renaître, heureux ou malheureux, en vertu de leurs actes passés, comme un homme installé sur une terrasse au milieu d'une place voit les gens entrer dans une maison et en sortir, parcourir la rue ou s'asseoir... [...]





Bouddhisme Citation n°786 | 
Samannaphalasutta, I, II, p. 77-85, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.56-57 





T elle étant la libération, Le Bouddha a veillé avec un soin jaloux à empêcher ses disciples de s'enliser dans le marécage des discussions stériles, de s'enfermer dans des conceptions hypothétiques et vaines et il a opposé un refus célèbre de répondre à certaines questions très débattues à l'époque. L'une d'elles concerne l'après-mort du délivré. Ce refus est un " discours délectable " selon Upavama qui, se tenant derrière le Bouddha, l'éventait, et s'en émerveillait :

"Il se peut, dit le Bouddha, que des moines errants ayant d'autres doctrines que les nôtres se disent : Un Tathagata existe t-il après la mort ou n'existe-t-il pas ?... Il faut leur répondre : Frères, ceci n'a pas été révélé par le Bouddha..., parce que cela ne mène pas au bien, à la véritable Doctrine ni à l'absence de passion ni au calme, à la paix, à la sapience, à l'Éveil, au nirvana... Ce qui est révélé ce sont les quatre vérités sur la douleur, sa cessation, la voie qui y mène."





Bouddhisme Citation n°743 | 
Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), III, 135, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.70 ; 
une même réponse est proposée quant à l'âme, au monde, à leur éternité, à leur commencement





P uisqu'un Tathagata, même présent, est incompréhensible, il est absurde de dire de lui qui a atteint le supramondain ... qu'après sa mort il est ou il n'est pas...




Bouddhisme Citation n°742 | 
Samyuttanikaya (the Books of the Kindred Saying), III, 118, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.71 





L ibéré de l'appellation de conscience..., le Tathagata est profond, incommensurable, insondable comme le grand océan : surgir, ne pas surgir, ni les deux à la fois ni leur négation ne s'appliquent au Tathagata.




Bouddhisme Citation n°740 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, 487-488, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.71 





A quoi bon! Ce n'est pas par ces terribles mortifications que j'atteindrai les expériences d'hommes éminents ni la Connaissance ni la vision des mystiques. N'y a-t-il pas un autre chemin vers l'Éveil ? Il me vint à l'esprit: un jour que mon père le Sakya labourait (1) , j'étais assis à l'ombre fraîche d'un jambu, détaché des désirs et des mauvaises dispositions, et j'entrai dans la première absorption avec toute la joie et le bonheur qu'elle comporte, mais non exempte d'attention et d'analyse. Fallait-il y voir le chemin de l'Éveil ? Je me demandai si je craignais ce bonheur si différent du bonheur des désirs..., et je vis que je n'avais nulle crainte de ce bonheur. Mais comme il n'en pas facile d'atteindre ce bonheur en soumettant le corps à d'extrêmes mortifications..., je pris de la nourriture.




Bouddhisme Citation n°707 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.26-27 
(1) Le roi, au moment des labours, trace le premier sillon.





A lors le Bienheureux dit à ces moines : " Ô moines, il y a deux extrêmes que doivent éviter les religieux . l'attachement aux plaisirs, avilissant, sensuel, vulgaire, sans noblesse ni profit, et l'attachement aux mortifications, douloureux, sans noblesse, associé à la douleur. "
" Ô moines, le Tathagata s'est détourné de ces deux extrêmes, il a découvert le chemin du milieu qui dessille les yeux de l'esprit, qui mène à la sapience, à l'apaisement, à la connaissance surnaturelle, à l'Éveil parfait, à l'extinction. "





Bouddhisme Citation n°704 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours) , III, p.230-231, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.49 





I l me vint à l'esprit : ce dhamma (1) que j'ai acquis est profond, difficile à comprendre, caché, paisible, excellent, au-delà du raisonnement, subtil, accessible aux [seuls] sages ; mais l'humanité prend son plaisir dans l'alaya, se réjouit dans l'alaya, se complaît dans l'alaya... [c'est-à-dire les objets du désir, " refuge " des gens ordinaires]. Il lui est donc difficile de percevoir la loi de production en dépendance ainsi que l'apaisement de toutes les énergies causales, le renoncement à l'attachement, la suppression de la convoitise, l'absence d'attraction, l'arrêt, le nibbana. Si j'enseigne ce dhamma et qu'on ne le comprenne pas, il n'y aura là pour moi qu'inutile effort et fatigue. Ce que j'ai acquis à grand-peine, à quoi bon le révéler? Ceux qu'aveuglent attraction et répulsion... ne peuvent comprendre une telle Doctrine qui s'avance à contre-courant, subtile, profonde, difficile à saisir, délicate.




Bouddhisme Citation n°661 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, 167-169, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.28 
(1) dharma en sanscrit





C omme un homme sur un rocher au faîte d'une montagne surveillerait les gens alentour, ainsi, Toi, ô Très-Intelligent, Toi qui vois tout, ayant gravi le sommet du dhamma, Toi qui t'es libéré toi-même du chagrin et qui contemples les humains tombés dans le chagrin, opprimés par naissance et vieillesse, lève-toi, héros Victorieux, conducteur de caravane, sans dette, parcours le monde ; daigne le Bienheureux enseigner la Doctrine : la réaliseront ceux qui sont aptes à comprendre.




Bouddhisme Citation n°660 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours) , cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.28 





L 'idée me vint : et si moi, sujet à la naissance à cause du soi, ayant reconnu le danger dans ce qui est également sujet à la naissance, je recherchais le non-né, le havre, le nirvana..., je recherchais ce qui échappe à la vieillesse, à la douleur, c'est-à-dire le havre, l'immaculé, le nirvâna !




Bouddhisme Citation n°636 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules) , cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.25 





S ont des Victorieux ceux qui pareil à moi ont détruit leur flux impurs.




Bouddhisme Citation n°629 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, 167-171, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.29 





L ibéré par le cœur, on est affranchi de l'attraction, de l'aversion et de la confusion.
Libéré par la sapience on comprend qu'on est parfaitement libéré.





Bouddhisme Citation n°598 | 
Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), III, 270, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.65 





O moines, qu'est-ce que l'homme libéré de deux manières?
Ici-bas, un certain homme ayant touché de son corps les délivrances apaisées et celles transcendant les formes, il y séjourne et, ayant vu par sa sapience l'épuisement de ses flux impurs-, il n'a plus besoin de vigilance, car il ne peut plus y avoir pour lui de négligence.

Ô moines, qu'est-ce que l'homme libéré par sapience?
Un certain homme ici-bas n'a pas touché de son corps les délivrances apaisées; il voit par sa sapience l'épuisement du flux impur ; j'appelle cet homme délivré par sapience. Lui non plus n'a pas besoin de vigilance.





Bouddhisme Citation n°596 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, 421, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.66-67 





L a forme corporelle, ô moines, est impermanente. Ce qui cause et conditionne sa venue à l'existence est aussi impermanent.
Comment, ô moines, la forme corporelle qui a l'impermanence pour origine serait-elle permanente ?





Bouddhisme Citation n°589 | 
Samyuttanikaya, III, 23, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





I mpermanentes sont les tendances fabricatrices, elles ont pour nature de naître et de périr.
Une fois venues à l'existence, elles disparaissent.
Leur apaisement est bonheur.





Bouddhisme Citation n°585 | 
Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), II, 157, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 





O moines, ce qu'on appelle conscience, pensée, esprit, de jour et de nuit apparaît et disparaît en un perpétuel changement.
Tout comme un singe s'ébattant dans une forêt ou un bois saisit une branche puis la laisse échapper et en saisit une autre, ainsi ce qui est appelé conscience, pensée, esprit apparaît et disparaît de jour et de nuit en un perpétuel changement.





Bouddhisme Citation n°582 | 
Samyuttanikaya (the Books of the Kindred Saying), II, p.95, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





A seniya, ascète nu qui s'adonnait depuis longtemps à l'ascèse si difficile dite canine, mangeait à même le sol, grattait la terre, saluait en aboyant, le Buddha interrogé sur son avenir après la mort refuse d'abord à deux reprises de répondre, puis finit par lui révéler :

" Si un homme cultive pleinement et constamment une conduite de chien, une mentalité de chien, un comportement de chien, et qu'il les développe pleinement et constamment..., à la dissolution du corps, après la mort, il ira rejoindre les chiens. Ainsi je le dis : les hommes sont héritiers de leurs actes [kamma]. "

L'ascète se mit à pleurer sur ses années perdues, il renonça à ses pratiques et, ordonné moine, devint bientôt un être parfait (arhat). Et le texte conclut:

" Qui accomplit de sombres actes récoltera de sombres résultats; et qui accomplit des actes lumineux récoltera de brillants résultats : les uns et les autres renaîtront dans des mondes qui correspondent à leurs actes. "





Bouddhisme Citation n°571 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, p. 387-390, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.46 





E nflammé par l'attraction [raga], affolé par la confusion [moha]
[l'homme] fait des plans qui le troublent, lui et les autres,
et il éprouve douleur et dépression.





Bouddhisme Citation n°554 | 
Anguttaranikaya (Le Livre des Discours Graduels), I, 216, 156, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 
Les tendances conditionnées par l'ignorance et devenues inconscientes déterminent à leur tour la conscience et celle-ci, émoussée et confuse, ne perçoit plus les dhamma dans leur libre discontinuité. Lorsqu'elle entre en contact avec le monde externe, elle en fait un non-moi, éprouve une impression agréable ou désagréable, devient la proie de la soif. L'illusion vitale à base de désir et d'ignorance oppose ainsi le moi à un non-moi dans lequel la conscience se projette, auquel elle s'identifie : la fatale appropriation naît. A cette conscience d'appropriation se rattache la croyance erronée en une personnalité qui dure et transmigre, c'est-à-dire en un moi permanent. Car s'il est facile de se détacher de son corps, il est très difficile de se détacher de sa conscience : "Elle est à moi, pense-t-on, c'est moi, c'est ma conscience." En réalité, la conscience est discontinue, faîte de libres instants, mais ces moments de conscience, soudés par le conditionnement que leur imposent soif et ignorance, donnent l'impression d'une durée. Si la conscience n'était pas conditionnée par les tendances fabricatrices, elle aurait l'aspect dune Connaissance qui illuminerait les choses sans les saisir ni les construire, sans que le sujet tombe sous la dépendance de l'objet. Ce serait […] conscience discriminatrice.



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