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L' éthique confucéenne
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L' éthique confucéenne
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Confucianisme : L' éthique confucéenne

Dans la société chinoise en décomposition et en proie aux conflits armés entre princes rivaux, Confucius, qui cherchait le secret de la société idéale, croyait lui aussi aux splendeurs mythiques de l'Antiquité chinoise. Respectueux des traditions, de la légitimité du pouvoir, et de la hiérarchie sociale, il pensait que la morale était la base de la politique, et c'est à partir de ce concept qu'il a élaboré son système de pensée.Pour Confucius, le souverain l'«étoile Polaire» autour de laquelle tournent les autres astres gouverne grâce à un décret, un mandat qu'il a reçu du Ciel. Mais le prince est tenu de se comporter comme un homme de qualité, un sage (junzi), en montrant sans cesse l'exemple, car c'est par sa conduite d'homme vertueux qu'il mènera à terme la transformation bénéfique des «hommes de peu» (xiaoren). Ainsi, son mandat céleste l'oblige à devenir un éducateur.Toutefois, pour bien former les individus, il est nécessaire d'être éduqué soi-même. Or, pour Confucius, c'est par l'étude et la pratique du bon gouvernement que l'on se forme à l'image du junzi. en définitive, gouverner par la vertu ne peut qu'apporter la vertu: «Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l'État? Mais celui qui ne sait pas se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres? Au seigneur Ji Kang lui demandant s'il fallait punir les individus, Confucius aurait répondu: «Pour gouverner le peuple, avez-vous besoin de la peine de mort? Soyez vous-même vertueux et votre peuple sera vertueux.Ainsi le sens du devoir et l'exemplarité sont-ils des notions primordiales pour Confucius. Mais un prince, aussi puissant et cultivé soit-il, n'est pas forcément un junzi, car les seuls à cultiver la vraie vertu sont les sages (sheng), dont l'Antiquité a donné les modèles. Chacun peut toutefois s'essayer à la sagesse et devenir un homme de bien en cultivant les vertus cardinales: l'altruisme, l'humanité (ren) et le respect d'autrui (yi). Il convient aussi de respecter les rites et les conventions sociales (li). C'est par de telles qualités – bienveillance, équité, respect, droiture, piété filiale – que l'on peut enfin accéder à la vertu (de) et atteindre la Voie de la nature (dao).Fondant ses principes de gouvernement sur sa théorie de la nature humaine, Confucius est ainsi un théoricien de l'éthique sociale: il propose une morale appliquée à la science politique qui se confond avec la science de la nature.

  
  
  






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