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Dialogue interreligieux : Omniscience
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En savoir + : Omniscience : Définition et Iconographie
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Lorsque l'amour de toutes choses apparaît comme une expression de Dieu, la conscience de l'homme atteint enfin son expansion dans l'omniprésence.




Citation n° 1393 : , philosophe et mystique indien, Hindouisme, Kriya Yoga
Source : Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.89  
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Mais d'autres rugissent leur omniscience comme des lions et exposent ainsi le nirvana : l'extinction c'est de s'éveiller à la seule existence de sa propre conscience, à l'absence d'attachement aux choses externes - qu'elles existent ou non - par rejet des tétralemmes et grâce à la vision du domaine de la Réalité telle qu'elle est. Qu'on reconnaisse sa propre conscience où l'on ne différencie plus ni preneur ni pris, où l'on considère avec indifférence la saisie de la Réalité en raison de la confusion qu'elle implique, où en réalisant la mystique de l'intériorité on s'éveille à la double impersonnalité, les inclinations n'opérant plus et les voiles, dissipés; là où les terres de bodhisattva ont été franchies l'une à la suite de l'autre jusqu'à la terre de Bouddha, là où sont acquis tous les samadhi en commençant par celui dans lequel tout apparaît comme une illusion tandis que ne fonctionnent plus conscience empirique, pensée et conscience mentale, c'est là, disent-ils, l' extinction.




Citation n° 825 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : chap. II, p. 184-185, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.251  
Remarque : Le profane voit uniquement le samsara ; le bouddha-pour-soi tend au nirvana ; le bodhisattva s'efforce de les égaliser en faisant pénétrer le nirvana dans le samsara, et la paix inonde alors le devenir; puis, quand le samsara pénètre dans le nirvana, l'univers flotte dans la paix. L'égalisation achevée, nirvana et samsara s'identifient dans la connaissance de miroir, à tel point qu'il n 'y a plus ni samsara ni nirvana, mais la seule et inexprimable Ainsité.
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Inépuisable est cette perfection de sapience puisque d'une part elle ne peut être détruite, comme l'espace, et que d'autre part rien ne peut être produit ou détruit. Comment un bodhisattva doit ravir la perfection de sapience ? En ne détruisant pas la forme, l'ignorance, les conceptions, les impressions, les tendances... sans détruire non plus soif, devenir, naissance, chagrin, douleur, désespoir... Telle est la vision qu'un bodhisattva a de la production en dépendance en sorte qu'il évite la dualité des deux extrêmes (destruction et production), il n'y voit ni commencement ni milieu ni fin. Une telle vision est le dharma propre à un bodhisattva installé au pavillon de l'Éveil... Percevant de cette manière la production en dépendance, il a la connaissance omnisciente. Car un bodhisattva adonné à la perfection de sapience, ayant ainsi ravi la non-destruction et contemplant ainsi cette production en dépendance, n'est plus au niveau d'un Auditeur ou d'un bouddha-pour-soi, mais à celui d'un omniscient.




Citation n° 819 :  Astasahasrika Prajnaparamita , (-Ie au IIe siècle), recueil de textes sur la perfection de la sapience, Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 468-469, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.212  
Remarque : Tous les traités du Mahayana reviennent sans cesse à l'attitude subtile fondamentale qui distingue le mystique du philosophe : ne pas s'approprier, ne pas s'attacher au détail, à la démarche, au limité, au but ; ne pas s'appesantir ni arrêter la pensée ou discerner un signe ; mais au contraire aller droit à l'essentiel; ainsi pourra-t-on " ravir" comme en se jouant, avec légèreté et vivacité, la perfection de sapience ou l'omniscience.
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Le Tathagata n'est ni vérité ni mensonge ni sortie ni entrée, ni allée ni venue : il est la coupure de tout discours et de toute pratique. […] Le Tathagata n'est ni vu ni entendu ni pensé ni connu. [ …] Il a réalisé l'égalité avec le savoir omniscient. Il a obtenu la non-dualité de tous les êtres et atteint l'indifférenciation de toutes les choses.




Citation n° 818 : , bodhisattva laïc indien, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : Vimalakirtinirdesa, p. 358-359, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.118  
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Dès qu'il accède à l'ultime pratique mystique le bodhisattva reçoit l'onction : sacré [par les Bouddha], il entre dans le samadhi de diamant appelé tel car aucune différenciation ne l'entame. Pour lui ainsi dégagé des souillures propres aux voiles obscurcissants, le renversement du support parvient à son apogée.

De cette manière, il atteint l'omniscience en tous genres, le royaume incomparable où il prend l'initiative pour le bien de tous les êtres en leur montrant le parfait Éveil et le nirvana parachevé.




Citation n° 817 : , (fin IVe siècle), fondateur de l'école Yogacara, Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasutralamkara d' Asanga, XIV, st. 44-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.237  
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En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole (demeure perpétuellement en la conscience Christique), il ne verra jamais la mort. (Jean, VIII, 51)

Par ces paroles, le Christ n'entendait pas la vie immortelle dans le corps physique, emprisonnement interminable que l'on ne souhaiterait pas à un pécheur, encore moins à un Saint ! L'homme illuminé dont parle le Christ est celui qui c'est réveillé du sommeil mortel de l'ignorance et est devenu conscient de la vie éternelle.

La nature essentielle de l'homme est l'esprit omniprésent et sans formes. La contrainte, le confinement karmique dans un corps résulte de l'avidya, l'ignorance. Les écritures de l'Inde enseignent que la mort, tout comme la vie, est œuvre de Maya, l'illusion cosmique. Ces deux états ne relèvent que du monde de la relativité.




Citation n° 816 : , philosophe et mystique indien, Hindouisme, Kriya Yoga
Source : Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946  
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L'omniscience elle-même ne peut être appropriée, car on ne peut la saisir à partir d'un signe distinctif, sinon Srenika, le moine errant, n'aurait pas eu foi en cette connaissance de toutes les modalités : étant entré dans une connaissance limitée, il ne s'appropria pas la forme et autres contingences, et ne prit pas cette connaissance pour une joie et une félicité …, car il avait pour norme l'essence même des choses ; il ne s'appropria aucune chose ni n'en appréhenda aucune qu'il eût pu saisir ou laisser; il n'eut même aucune considération pour l'extinction... Qu'il ne s'approprie pas la forme et les autres contingences, et n'entre pas dans le nirvana à mi-chemin …, voici ce qu'il faut reconnaître comme la perfection de sapience d'un bodhisattva.




Citation n° 803 :  Astasahasrika Prajnaparamita , (-Ie au IIe siècle), recueil de textes sur la perfection de la sapience, Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 8, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.211  
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Dans la nature inférieure, le supramental se manifeste plus particulièrement sous forme d'intuition.
La pensée supramentale est une forme de la connaissance par identité.




Citation n° 328 : , (Calcutta, 1872 — Pondichéry, 1950), philosophe et mystique hindou, Hindouisme
Source : La Synthèse des Yogas: III. Le Yoga de la perfection de soi, trad. La Mère, 1977 / 1995, Editions Buchet-Chastel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 34-36  
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L'absence de pensée, c'est la pensée instantanée;
la pensée instantanée, c'est l'omniscience.




Citation n° 248 :  Chen-houei du Ho-tso , (668-760), moine et philosophe chinois, Bouddhisme, Mahayana, Zen
Source : Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 74, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 461  
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Nous savons ainsi que je suis autrui, et qu'autrui est moi, moi et autrui étant l'un comme l'autre des choses.
C'est parce que nous pouvons nous servir des yeux du monde comme de nos propres yeux qu'il n'y a rien que nos yeux ne puissent observer.




Citation n° 67 : , (1012-1077), philosophe chinois, Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : HJJSS 6, p. 26b., cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  
(1) La dernière phrase est une citation du Grand Commentaire aux Mutations, cf. Xici B3. À bien des égards, le passage sur le thème du miroir a tout l'air de commenter et développer le passage du Zhuangzi 13, éd. Zhuangzi jishi, ZZJC, p. 204.
Remarque : La conscience apparaît ici comme un continuum qui part de la perception sensorielle ordinaire pour aboutir à un état d'union mystique. On peut y distinguer trois stades qui tendent à effacer de plus en plus la distinction sujet/objet et qui correspondent aux trois stades de structuration de la réalité distingués plus haut : le premier niveau est celui de l'appréhension des objets par les sens; vient ensuite la contemplation des choses par l'esprit; enfin, la fusion totale avec les choses dans le principe constitue la " vraie connaissance " (que les bouddhistes appellent " vérité absolue ") où sujet et objet ne font plus qu'un.
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L'homme a une double origine, l'une céleste, l'autre terrestre; l'une, naturelle, l'autre, surnaturelle. L'homme accompli est la fusion de l'une et de l'autre dans sa conscience.




Citation n° 37 : , (1896 - 1988), mystique et philosophe allemand , Divers Courants / New Age
Source : L'Homme et sa double origine, trad. C. de Bose, Le Cerf, 1976 /Albin Michel, 1996, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 80-82  
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