The Kitáb-i-Aqdas / Le Très-saint-livre
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Traduction Maison d’éditions bahá’íes
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1. 0  
Au nom de celui qui est le maître suprême de tout ce qui a été et de tout ce qui sera.

1. 1  
Le premier devoir que Dieu prescrit à ses serviteurs est de reconnaître celui qui est l’Aurore de sa révélation, la Fontaine de ses lois, et qui représente la Divinité à la fois dans le royaume de sa cause et dans le monde de la création. Quiconque accomplit ce devoir atteint au bien souverain et quiconque s’en prive s’égare, même s’il accomplit toutes les bonnes actions possibles. Il convient à tous ceux qui atteignent ce rang sublime, cette cime de gloire transcendante, d’observer chaque ordonnance de celui qui est le Désir du monde. Ces devoirs jumeaux sont inséparables. L’un est inacceptable sans l’autre. Ainsi en décide celui qui est la Source de l’inspiration divine.

1. 2  
Ceux que Dieu a dotés de discernement reconnaîtront volontiers que les préceptes qu’il a établis constituent les moyens suprêmes pour maintenir l’ordre dans le monde et assurer la sécurité des peuples. Celui qui s’en détourne est compté parmi les êtres misérables, les insensés. En vérité, nous vous commandons de ne pas céder aux impulsions de vos passions mauvaises, de vos désirs corrompus et de ne pas dépasser les limites fixées par la Plume du Très-Haut, car elles sont le souffle de vie pour toutes choses créées. Les océans de la sagesse et de la parole divine s’agitent sous le souffle de la brise du Très-Miséricordieux. Hâtez-vous d’étancher votre soif, ô hommes d’entendement. Ceux qui rompent l’alliance de Dieu en violant ses commandements et qui tournent les talons se trompent gravement aux yeux de Dieu, le Possesseur de toutes choses, le Sublime.

1. 3  
Ô peuples du monde, sachez avec certitude que mes commandements sont les lampes de ma sollicitude parmi mes serviteurs, les clés de ma miséricorde pour mes créatures. Ainsi vous sont-ils envoyés du ciel de la volonté de votre Seigneur, le Seigneur de la révélation. Si un homme goûtait à la douceur des paroles que les lèvres du Très-Miséricordieux décident de prononcer, il renoncerait à tous les trésors de la terre, s’il les possédait, pour pouvoir défendre la vérité d’un seul de ses commandements qui brillent à l’orient de sa généreuse sollicitude et de sa tendre bonté.

1. 4  
Dis : De mes lois, s’élève le doux parfum de mon vêtement et, grâce à elles, les étendards de la victoire seront plantés sur les cimes les plus élevées. Du ciel de ma gloire omnipotente, la Langue de mon pouvoir adresse ces paroles à ma création : « Observez mes commandements pour l’amour de ma beauté ». Heureux l’amant qui respire le divin parfum de son Bien-Aimé dans ces paroles imprégnées de l’arôme d’une grâce qu’aucune langue ne peut décrire. Par ma vie ! celui qui boit le vin choisi de l’équité, offert des mains de ma généreuse faveur, gravitera autour de mes commandements qui brillent à l’aurore de ma création.

1. 5  
Ne croyez pas que nous vous révélons un simple code de lois. Nous décachetons plutôt, avec les doigts du pouvoir, le vin de choix. De ceci porte témoignage ce que dévoile la Plume de la révélation. Méditez cela, ô hommes perspicaces.

1. 6  
Nous vous enjoignons de réciter une prière prescrite, accompagnée de neuf rak’at, et de l’offrir à Dieu, le Révélateur des versets, le midi ainsi que le matin et le soir. Nous vous en dispensons d’un plus grand nombre comme l’ordonne le Livre de Dieu. Il est, en vérité, l’Ordonnateur, l’Omnipotent, l’Indépendant. Lorsque vous voulez faire cette prière, tournez-vous vers la Cour de ma très sainte présence, ce Lieu sacré dont Dieu fait le centre autour duquel circule l’Assemblée céleste et qu’il décrète être le Point d’adoration pour les habitants des cités de l’éternité, la Source du commandement pour tous ceux qui sont au ciel et sur la terre. Et lorsque le Soleil de vérité et de la parole se couchera, tournez vos visages vers ce Lieu que nous établissons pour vous. Il est, en vérité, le Tout-Puissant et l’Omniscient.

1. 7  
Tout ce qui est, existe par son décret irrésistible. Toutes les fois que mes lois apparaissent au ciel de ma parole, tel le soleil, elles doivent être fidèlement obéies de tous, même si mon décret devait fendre le ciel de toutes les religions. Il fait ce qu’il lui plaît. Il choisit, et nul ne peut discuter son choix. En vérité est aimé tout ce que lui, le Bien-Aimé, ordonne. Le Seigneur de toute la création en témoigne. Quiconque respire le parfum suave du Très-Miséricordieux et reconnaît la source de cette parole, verra arriver avec joie les flèches de l’ennemi afin d’établir la vérité des lois de Dieu parmi les hommes. Heureux qui se tourne vers elles et comprend le sens de son décret péremptoire.

1. 8  
Nous avons exposé les détails de la prière prescrite dans une autre tablette. Heureux qui observe ce que lui ordonne celui qui règne sur toute l’humanité. Dans la prière pour les défunts, Dieu, le Révélateur des versets, a envoyé six invocations précises. Que celui qui sait lire récite ce qui est révélé pour précéder ces invocations ; quant à celui qui en est incapable, Dieu le dispense de cette exigence. Il est, en vérité, le Puissant, l’Indulgent.

1. 9  
La fourrure n’invalide pas votre prière, ni rien de ce que l’esprit a quitté, comme les os par exemple. Vous êtes libres de porter de la fourrure de zibeline, comme vous porteriez celle de castor, d’écureuil et d’autres animaux. La prohibition de son usage ne vient pas du Coran mais d’une idée fausse des religieux. Il est, en vérité, le Très-Glorieux, l’Omniscient.

1. 10  
Nous vous ordonnons de prier et de jeûner dès le début de la maturité ; c’est un ordre de Dieu, votre Seigneur et le Seigneur de vos ancêtres. Par la grâce de sa présence, il en exempte les personnes qui sont affaiblies par la maladie ou par l’âge. Il est l’Indulgent, le Généreux. Dieu vous laisse libres de vous prosterner sur toute surface propre, car nous avons supprimé les limites fixées à ce sujet dans le Livre. Certes, Dieu sait ce dont vous ne savez rien. Que celui qui ne trouve pas d’eau pour les ablutions répète cinq fois les mots « Au nom de Dieu, le Très-Pur, le Très-Pur », et qu’ensuite il se livre à ses dévotions. Tel est l’ordre du Seigneur de tous les mondes. Dans les régions où les jours et les nuits s’allongent, que l’heure de la prière soit déterminée par les horloges ou par d’autres instruments qui marquent le passage des heures. Il est, en vérité, l’Interprète, le Sage.

1. 11  
Nous vous dispensons de l’exigence d’accomplir la prière des signes. En cas d’événements naturels effrayants, pensez à la puissance et à la majesté de votre Seigneur, celui qui entend et qui voit tout, et dites : « La souveraineté est à Dieu, le Seigneur du visible et de l’invisible, le Seigneur de la création. »

1. 12  
Il est ordonné que chacun individuellement accomplisse la prière prescrite. À l’exception de la prière pour les défunts, la pratique collective de la prière est abrogée. Il est, en vérité, Celui qui ordonne, le Très-Sage.

1. 13  
Dieu exempte les femmes qui ont leurs règles de la prière prescrite et du jeûne. Qu’elles louent plutôt Dieu après leurs ablutions, en répétant quatre-vingt-quinze fois entre le midi d’un jour et le suivant : « Glorifié soit Dieu, le Seigneur de splendeur et de beauté ». Ainsi en est-il décrété dans le Livre, si vous êtes de ceux qui comprennent.

1. 14  
Lorsqu’en voyage, vous vous arrêtez et vous vous reposez en quelque lieu sûr, prosternez-vous, hommes ou femmes, une seule fois pour chaque prière prescrite omise et dites en vous prosternant : « Glorifié soit Dieu, le Seigneur de puissance et de majesté, de grâce et de bonté ». Si vous ne pouvez le faire, dites seulement : « Glorifié soit Dieu » ; assurément cela vous suffira. Il est, en vérité, Celui qui suffit, l’Éternel, Celui qui pardonne, le Compatissant. Après vous être prosternés asseyez-vous en tailleur, hommes ou femmes, et répétez dix-huit fois : « Glorifié soit Dieu, le Seigneur des royaumes de la terre et du ciel ». Ainsi le Seigneur rend évidentes les voies de la vérité, les voies à suivre qui conduisent à une seule voie qui est ce sentier droit. Remerciez Dieu pour cette très gracieuse faveur ; offrez-lui vos louanges pour cette générosité qui embrasse les cieux et la terre, exaltez-le pour sa compassion qui pénètre toute la création.

1. 15  
Dis : Dieu a fait de mon amour caché la clé du Trésor, si vous pouviez le percevoir ! Sans cette clé, le Trésor resterait à jamais caché, si vous pouviez le croire ! Dis : Voici la Source de la révélation, l’Orient de la splendeur, dont l’éclat illumine les horizons du monde. Si vous pouviez le comprendre ! C’est, en vérité, ce décret immuable par lequel chaque décret irrévocable est établi.

1. 16  
Ô Plume du Très-Haut ! Dis : Ô peuple du monde, nous vous prescrivons de jeûner durant une brève période à l’issue de laquelle nous avons conçu pour vous la fête du Naw-Rúz. Ainsi le Soleil de la parole brille au-dessus de l’horizon du Livre comme le décrète le Seigneur du commencement et de la fin. Que les jours en surplus des mois soient placés avant le mois du jeûne. Nous décrétons que, de tous les jours et de toutes les nuits, ils sont les manifestations de la lettre Há, et c’est ainsi qu’ils ne sont pas comptés dans l’année et ses mois. Au cours de ces journées, il incombe au peuple de Bahá de faire bonne chère ; qu’ils partagent avec leur famille et, plus largement, avec les pauvres et les indigents, puis invoquent et glorifient leur Seigneur, chantent ses louanges et magnifient son nom dans la joie et l’allégresse. Et lorsque finissent ces jours de générosité qui précèdent la période d’abstinence, que pour eux commence le jeûne. Ainsi l’ordonne le Seigneur de toute l’humanité. Le voyageur, le malade, la femme enceinte ou qui allaite, ne sont pas tenus de jeûner ; Dieu les en dispense en signe de sa grâce. Il est, en vérité, le Tout-Puissant, le Très-Généreux.

1. 17  
Telles sont les ordonnances de Dieu inscrites par sa Plume très exaltée dans les Livres et les Tablettes. Attachez-vous fermement à ses lois et à ses commandements, et ne soyez pas de ceux qui, en suivant leurs idées futiles et leurs vaines imaginations, s’accrochent aux règles qu’ils se sont eux-mêmes fixées, rejetant celles établies par Dieu. Abstenez-vous de nourriture et de boisson du lever au coucher du soleil et prenez garde à ce que le désir ne vous prive de cette grâce qui est prescrite dans le Livre.

1. 18  
Il est ordonné à chaque croyant en Dieu, le Seigneur du jugement, de répéter chaque jour quatre-vingtquinze fois Alláh-u-Abhá en se tournant vers lui et en s’asseyant après s’être lavé les mains, puis le visage. Tel fut le décret du Créateur des cieux lorsqu’il s’installa, en majesté et puissance, sur le trône de ses noms. Faites les mêmes ablutions pour la prière prescrite, c’est le commandement de Dieu, l’Incomparable, l’Indépendant.

1. 19  
Il vous est interdit de commettre le meurtre ou l’adultère, de vous livrer à la médisance ou à la calomnie. Fuyez donc ce qui est prohibé dans les Tablettes et les Livres saints.

1. 20  
Nous avons divisé l’héritage en sept catégories : aux enfants, nous avons alloué neuf lots comprenant cinq cent quarante parts ; à l’épouse, huit lots comprenant quatre cent quatre-vingts parts ; au père, sept lots comprenant quatre cent vingt parts ; à la mère, six lots comprenant trois cent soixante parts ; aux frères, cinq lots, soit trois cents parts ; aux soeurs, quatre lots, soit deux cent quarante parts ; et aux éducateurs, trois lots, soit cent quatre-vingts parts. Tel était le décret de mon précurseur, qui loue mon nom au coeur de la nuit et au lever du jour. Lorsque nous entendîmes les cris des enfants à naître, nous doublâmes leur part, diminuant celles des autres. En vérité, il a pouvoir d’ordonner ce qu’il désire et fait ce qui lui plaît en vertu de son pouvoir souverain.

1. 21  
Si le défunt ne laisse pas de descendants, leurs parts reviendront à la maison de justice pour que les mandataires du Très-Miséricordieux les consacrent aux orphelins, aux veuves et à tout ce qui bénéficiera à l’ensemble des gens. Que tous ainsi remercient leur Seigneur, le Très-Clément, Celui qui pardonne !

1. 22  
Si le défunt laisse des descendants, mais aucune autre catégorie d’héritiers mentionnée dans le Livre, ils recevront deux tiers de l’héritage, et le tiers restant reviendra à la maison de justice. Ainsi l’ordonne, avec majesté et gloire, le Possesseur de toutes choses, le Très-Haut.

1. 23  
Si le défunt ne laisse aucun des héritiers spécifiés, mais compte parmi ses parents des neveux et des nièces, que ce soit du côté de son frère ou de sa soeur, ceux-ci recevront deux tiers de l’héritage ; ou, à défaut, ses oncles et ses tantes, paternels ou maternels et après eux, leurs fils et leurs filles. Le tiers restant de l’héritage reviendra dans tous les cas au siège de justice. Voilà ce qui est inscrit dans le Livre par celui qui règne sur tous les hommes.

1. 24  
Si aucun de ceux dont le nom fut inscrit par la Plume du Très-Haut ne survit au défunt, ses biens reviendront, en totalité, au siège mentionné ci-dessus afin qu’ils soient dépensés pour ce que Dieu a prescrit. Il est, en vérité, Celui qui ordonne, l’Omnipotent.

1. 25  
Nous attribuons la résidence et les vêtements personnels du défunt à la descendance masculine, et non à la descendance féminine ou aux autres héritiers. Il est, en vérité, le Munificent, le Très-Généreux.

1. 26  
Dans le cas où le fils du défunt décède du vivant de son père et laisse des enfants, ceux-ci héritent de la part de leur père, comme prescrit dans le Livre de Dieu. Que cette part soit divisée entre eux en toute justice. Ainsi s’enflent les flots de l’océan de la parole libérant les perles des lois décrétées par le Seigneur de toute l’humanité.

1. 27  
Si le défunt laisse des enfants mineurs, leur part d’héritage doit être confiée à un mandataire sûr, ou à une société, afin qu’elle soit investie en leur nom dans le commerce et les affaires jusqu’à leur majorité. En paiement de cette tâche, le mandataire devra recevoir la juste part du profit résultant de cet investissement.

1. 28  
Le partage des biens ne devrait s’effectuer qu’après avoir payé le huqúqu’lláh, remboursé toutes les dettes, couvert les frais des funérailles et d’inhumation, et constitué une provision pour que le défunt puisse être conduit à son lieu de repos avec honneur et dignité. Ainsi l’ordonne celui qui est le Seigneur du commencement et de la fin.

1. 29  
Dis : Ceci est le savoir caché qui ne changera jamais, car il commence par le chiffre neuf, symbole qui représente le nom caché et manifeste, inviolable et incommensurablement exalté. Quant à ce que nous accordons aux enfants, c’est une faveur que leur confère Dieu afin qu’ils puissent remercier leur Seigneur, le Compatissant, le Clément. Ce sont, en vérité, les lois de Dieu ; ne les transgressez pas en suivant vos désirs égoïstes et vils. Suivez les injonctions que vous impose celui qui est l’Orient de la parole. Ceux qui parmi ses serviteurs sont sincères, considéreront les préceptes énoncés par Dieu comme l’eau de la vie pour les fidèles de toutes les croyances, et la lampe de sagesse et d’affectueuse providence pour tous les habitants de la terre et du ciel.

1. 30  
Le Seigneur ordonne qu’en chaque ville soit établie une maison de justice où se réuniront des conseillers au nombre de Bahá, et peu importe que ce nombre soit dépassé. Ils devraient avoir le sentiment d’entrer en la cour de la présence de Dieu, le Suprême, le Très-Haut, et de contempler celui qui est l’Invisible. Il leur incombe d’être les gens de confiance du Miséricordieux parmi les hommes et de se considérer comme les protecteurs désignés par Dieu de tous ceux qui demeurent sur la terre. Ils sont tenus de se consulter et de prendre soin, par amour pour Lui, des intérêts des serviteurs de Dieu, comme ils le font pour leurs propres intérêts, et de faire les choix appropriés et convenables. C’est ainsi que vous l’ordonne le Seigneur, votre Dieu. Prenez garde de vous écarter de ce qui est clairement révélé dans sa Tablette. Craignez Dieu, ô vous qui comprenez.

1. 31  
Ô peuple du monde ! édifiez dans tous les pays des maisons d’adoration au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les religions. Faites-les aussi parfaites qu’il est possible ici-bas et ornez-les de ce qui leur convient, sans image ni effigie. Puis, d’une joie radieuse, célébrez-y les louanges de votre Seigneur, le Très-Compatissant. En vérité, son souvenir réjouit les yeux et illumine le coeur.

1. 32  
Le Seigneur ordonne à ceux qui le peuvent, de se rendre en pèlerinage à la Maison sacrée. Dans sa miséricorde, il en a exempté les femmes. Il est vraiment le Très-Bienfaisant, le Très-Généreux.

1. 33  
Ô peuple de Bahá ! il incombe à chacun de vous de s’engager dans une occupation telle que l’artisanat, le commerce ou toute autre activité. Nous élevons votre engagement dans un tel travail au rang de l’adoration du seul vrai Dieu. Réfléchissez, ô peuple, à la grâce et aux bénédictions de votre Seigneur, et remerciez-le soir et matin. Ne gaspillez pas vos heures dans l’oisiveté et la paresse, mais consacrez-vous à ce qui vous profitera, à vous et aux autres. C’est ce qui est décrété dans cette Tablette à l’horizon de laquelle brille le soleil de la sagesse et de la parole. Aux yeux de Dieu, les hommes les plus méprisables sont ceux qui s’assoient pour mendier. Tenez-vous fermement à la corde des ressources et placez votre confiance en Dieu, celui qui pourvoit à tout.

1. 34  
Baiser la main est interdit dans le Livre. Cette pratique est prohibée par Dieu, le Seigneur de gloire et de commandement. Il n’est permis à personne de chercher l’absolution auprès d’un autre. Que le repentir soit entre vous-même et Dieu ! En vérité, il est Celui qui pardonne, le Bienfaisant, le Clément, celui qui absout le repentant.

1. 35  
Ô serviteurs du Miséricordieux ! Levez-vous pour servir la cause de Dieu, en sorte que les soucis et les chagrins causés par ceux qui n’ont pas cru en l’Aurore des signes de Dieu ne vous affligent. Au temps où la promesse fut accomplie et le Promis rendu manifeste, des différends s’élevèrent au sein des phratries de la terre, et chaque peuple suivit sa fantaisie et ses vaines imaginations.

1. 36  
Parmi les hommes, il y a celui qui s’assied près de la porte, au milieu des sandales, alors qu’en son coeur, il convoite la place d’honneur. Dis : Quelle sorte d’homme es-tu, être vain et inconscient qui veut paraître différent de ce que tu es ? Et parmi les hommes, il y a celui qui prétend à la connaissance intérieure, et même à une connaissance plus profonde cachée dans celle-ci. Dis : Tu mens ! Par Dieu, tu ne possèdes que les restes que nous t’avons laissés, comme on abandonne des os aux chiens. Par la justice du seul vrai Dieu ! s’il se trouvait quelqu’un pour laver les pieds de tous les hommes, pour adorer Dieu dans les forêts et les vallées, sur les collines, les montagnes et les pics élevés, prenant à témoin de son adoration les rochers, les arbres, les mottes de terre, et si, malgré cela, cette personne n’exhalait point les parfums de mon bon plaisir, ses oeuvres ne seraient jamais acceptables aux yeux de Dieu. Ainsi en décrète celui qui est le Seigneur de tous. Combien d’hommes vivent reclus dans les régions de l’Inde, se refusant les choses que Dieu a décrétées licites, s’imposant austérités et mortifications, et dont Dieu, le Révélateur des versets, ne se souvient point ? Ne faites pas de vos actes des nasses pour piéger l’objet de votre aspiration et ne vous privez pas de cet objectif ultime qui est toujours le désir de tous ceux qui s’approchent de Dieu. Dis : L’existence même de tout acte est mon bon plaisir et tout dépend de mon acceptation. Lisez les Tablettes afin de connaître les intentions que traduisent les Livres de Dieu, le Très-Glorieux, l’éternel Bienfaisant. Celui qui gagne mon amour méritera un trône d’or et s’y assoira en majesté, dominant le monde entier ; quant à celui qui en est privé, même s’il s’assied dans la poussière, c’est la poussière qui cherchera refuge en Dieu, le Seigneur de toutes les religions.

1. 37  
Quiconque prétend à une révélation directe de Dieu avant l’expiration de mille ans révolus est, assurément, un imposteur et un menteur. Nous prions Dieu de l’aider par sa grâce à se rétracter et à désavouer pareille prétention. S’il se repent, Dieu lui pardonnera sans nul doute. Si toutefois il s’obstine dans son erreur, Dieu enverra certainement celui qui le traitera sans miséricorde. Certes, Dieu est terrible dans son châtiment. Quiconque donne à ce verset une signification autre que celle qu’il offre de toute évidence est privé de l’Esprit de Dieu et de sa miséricorde qui embrasse toutes choses créées. Craignez Dieu et ne suivez pas vos vaines imaginations. Suivez plutôt le commandement de votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-Sage. Avant longtemps s’élèveront de partout des clameurs. Évitez-les, ô mon peuple, et ne suivez ni les iniques ni les malveillants. C’est de cela que nous vous avions averti, lorsque nous résidions en Irak puis, plus tard, lorsque nous étions en Terre du mystère et maintenant depuis ce lieu resplendissant.

1. 38  
Ô peuples du monde ! ne soyez pas désemparés quand se couchera l’Astre de ma beauté et que le ciel de mon tabernacle se dérobera à vos yeux. Levez-vous pour faire avancer ma cause et pour exalter ma parole parmi les hommes. Nous sommes en tout temps avec vous et nous vous fortifierons par le pouvoir de la vérité. Nous sommes, en vérité, tout puissant. Quiconque m’a reconnu se lèvera et me servira avec une telle résolution que les forces de la terre et du ciel seront incapables de faire échouer son dessein.

1. 39  
Les peuples du monde sont profondément endormis. S’ils sortaient de leur léthargie, ils s’empresseraient avec ardeur vers Dieu, l’Omniscient, le Très-Sage. Ils rejetteraient tout ce qu’ils possèdent, fut-ce même tous les trésors de la terre, afin que leur Seigneur se souvienne d’eux au point de leur adresser ne seraitce qu’un mot. Tel est le conseil que vous donne celui qui possède la connaissance des choses cachées dans une tablette que l’oeil de la création n’a point vue et qui n’est révélée à personne d’autre qu’à son propre Soi, l’omnipotent Protecteur de tous les mondes. Ils sont si désorientés par l’ivresse de leurs désirs mauvais qu’ils sont impuissants à reconnaître le Seigneur de tout être, dont la voix clame de toutes parts : « Il n’est d’autre Dieu que moi, le Puissant, le Très-Sage ».

1. 40  
Dis : Ne vous réjouissez pas des choses que vous possédez. Ce soir, elles sont à vous ; demain, d’autres les posséderont. Ainsi vous en avertit l’Omniscient, celui qui est informé de tout. Dis : Pouvez-vous affirmer que vos possessions sont durables ou en sécurité ? Non ! Par moi-même, le TrèsMiséricordieux, vous ne le pouvez, si vous êtes de ceux qui jugent équitablement. Les jours de votre vie s’enfuient comme un souffle de vent, et toute votre pompe et votre gloire seront réduites à néant comme l’ont été la pompe et la gloire de ceux qui vous ont précédés. Réfléchissez, ô peuple ! Qu’est-il advenu de vos jours passés et de vos siècles perdus ? Heureux les jours consacrés au souvenir de Dieu, et bénies les heures passées à louer celui qui est le Très-Sage. Par ma vie ! ni la pompe du puissant ni la fortune du riche ni même l’ascendant pris par l’impie ne dureront. Sur un mot de lui, tous périront. Il est, en vérité, l’Omnipotent, l’Irrésistible, le Tout-Puissant. Quel avantage retirent les hommes des choses terrestres qu’ils possèdent ? Ce qui leur profitera, ils l’ont complètement négligé. D’ici peu, ils sortiront de leur sommeil et se découvriront incapables d’obtenir ce qui leur a échappé aux jours de leur Seigneur, l’Omnipotent, le Magnifié. Si seulement ils le savaient, ils renonceraient à tout leur avoir pour que leurs noms soient mentionnés devant son trône. En vérité, ils sont comptés parmi les morts.

1. 41  
Parmi les hommes, il y a celui qui s’enorgueillit de son savoir, ce qui l’a privé de reconnaître mon nom, l’Absolu, et celui qui, entendant le bruit des pas qui le suivent, s’enfle de sa propre estime plus encore que Nemrod. Dis : Ô toi l’éconduis ! Où demeure-t-il maintenant ? Par Dieu, dans le feu des enfers. Dis : Ô assemblée de religieux ! N’entendez-vous point le crissement aigu de ma Plume sublime ? Ne voyez-vous point ce Soleil brillant d’un éclat resplendissant au-dessus du très glorieux horizon ? Jusqu’à quand adorerez-vous les idoles de vos passions mauvaises ? Abandonnez vos vaines imaginations et tournez-vous vers Dieu, votre Seigneur éternel.

1. 42  
Les dotations consacrées aux oeuvres de bienfaisance reviennent à Dieu, le Révélateur des signes. Nul n’a le droit d’en disposer sans la permission de celui qui est l’Orient de la révélation. Après lui, cette autorité passera aux Aghsán et, après eux, à la Maison de Justice - si elle est alors établie dans le monde - afin qu’ils puissent en user au profit des lieux qui sont exaltés dans cette cause, et pour tout ce que leur enjoint celui qui est le Dieu de puissance et de pouvoir. Sinon, les dotations reviendront au peuple de Bahá, ceux qui ne parlent qu’avec sa permission, et qui ne jugent qu’en accord avec ce que Dieu décrète dans cette Tablette - voyez, ils sont les champions de la victoire entre ciel et terre - afin qu’ils en usent de la manière indiquée dans le Livre par Dieu, le Puissant, le Généreux.

1. 43  
Ne vous lamentez pas dans vos heures d’épreuves ; ne vous en réjouissez pas non plus. Cherchez le juste milieu, qui est de se souvenir de moi en période d’afflictions et de réfléchir à ce qui peut vous arriver dans l’avenir. Ainsi vous en avertit celui qui est l’Omniscient, Celui qui sait.

1. 44  
Ne vous rasez pas la tête ; Dieu l’a ornée de cheveux. En cela il y a des signes du Seigneur de la création pour ceux qui réfléchissent aux exigences de la nature. Il est, en vérité, le Dieu de force et de sagesse. Néanmoins, il n’est pas convenable de laisser les cheveux dépasser la limite des oreilles. Ainsi le décrète le Seigneur de tous les mondes.

1. 45  
Exil et emprisonnement sont décrétés pour le voleur et, au troisième délit, placez une marque sur son front afin qu’ainsi identifié, il ne soit admis ni dans les villes ni dans les pays de Dieu. Prenez garde que la compassion ne vous rende négligents dans l’application des dispositions de la religion de Dieu ; faites ce qui vous est commandé par celui qui est compatissant et miséricordieux. Nous vous éduquons par la verge de la sagesse et des lois, comme le père éduque son fils, pour rien d’autre que la protection de votre être propre et l’élévation de votre état. Par ma vie, si vous découvriez ce que nous avons désiré pour vous en révélant nos saintes lois, vous offririez jusqu’à vos âmes pour cette foi sacrée, puissante et très élevée.

1. 46  
Qui souhaite se servir de vaisselle d’argent ou d’or est libre de le faire. Gardez-vous, en partageant de la nourriture, de plonger les mains dans les plats. Adoptez les usages les plus raffinés. Il désire vraiment voir en vous les manières des habitants du paradis dans son royaume puissant et sublime. En toutes circonstances, soyez raffinés ; que vos yeux soient préservés de ce qui est répugnant, tant pour vous que pour les habitants du paradis. Si quelqu’un s’en écarte, alors son acte deviendra vain ; pourtant, s’il a de bonnes raisons, Dieu l’excusera. Il est, en vérité, le Clément, le Très-Bienfaisant.

1. 47  
Lui qui est l’Orient de la cause de Dieu n’a pas de partenaire dans la Très-Grande-Infaillibilité. C’est lui qui est dans le royaume de la création la manifestation de « Il fait tout ce qu’il veut ». Dieu a réservé cette distinction à son propre Soi, et il a ordonné que personne ne partage un rang si transcendant et si sublime. C’est le décret de Dieu, caché jusqu’ici sous le voile d’impénétrable mystère. Nous le divulguons dans cette révélation, déchirant ainsi les voiles de ceux qui n’ont pas su reconnaître ce qui est écrit dans le Livre de Dieu, et qui sont comptés parmi les négligents.

1. 48  
À chaque père, il est enjoint d’instruire son fils et sa fille dans l’art de lire et d’écrire et dans tout ce qui est prescrit en la sainte Tablette. S’il néglige de faire ce qui lui est commandé, les mandataires devront, s’il est riche, lui retirer ce qui est nécessaire à cette instruction et, s’il ne l’est pas, la question reviendra à la maison de justice. En vérité, nous en avons fait un abri pour les pauvres et les indigents. Celui qui élève son fils ou le fils d’un autre, c’est comme s’il avait élevé l’un de mes fils ; sur lui reposent ma gloire, mon affectueuse bonté et ma miséricorde qui enveloppent le monde.

1. 49  
Dieu impose à celui ou à celle qui commet l’adultère une amende à payer à la maison de justice : neuf mithqál d’or, à doubler en cas de récidive. Telle est la sanction que celui qui est le Seigneur des noms leur a fixée dans ce monde ; et, dans le monde à venir, il a ordonné pour eux un tourment humiliant. Si quelqu’un est affligé d’un péché, il convient qu’il s’en repente et revienne vers son Seigneur. En vérité, il pardonne à qui il veut, et nul ne peut contester ce qu’il lui plaît d’ordonner. Il est vraiment Celui qui toujours pardonne, le Tout-Puissant, le Très-Loué.



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