Dialogue  Inter-  Religieux



Dialogue interreligieux : Le Détachement > Définitions

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L ’homme qui a des désirs ne s’attache qu’au Yeou (?), celui qui n’a pas de désirs s’attache en outre au wou (?), (Lao Tseu) écrit donc un premier hiuan (?) pour rejeter ces deux liens. Puis il craint que l’adepte ne s’attache à ce hiuan. S’il dit encore hiuan, il repousse à nouveau la seconde maladie. Ainsi, non seulement il n’y aura pas d’attachement, mais il n’y aura pas d’attachement au non-attachement. C’est là le rejet des deux extrêmes. Aussi dit-il huian et encore hiuan.




Taoisme 3029 | 
commentaire du D.D.J., 1, trad. I. Robinet, 1977, p.110. 







J e désirais l’enseigner, espérant qu’il deviendrait un saint ; je pensais qu’en tout cas il serait facile de communiquer le principe à qui en possédait déjà les dispositions. L’ayant pris à part, je lui donnais des explications et le surveillais. Au bout de trois jours, il put évacuer (??) le monde (??) de sa conscience (1) : je continuais à le surveiller ; au bout de sept jours, il put en évacuer (??) les choses (?) proches (2) ; je continuais à le surveiller : au bout de neuf jours, il put évacuer (??) sa propre existence (?) (3), il vit une aurore l’illuminer (??) (4). Quand il fut illuminé par l’aurore, il eut la vision unitive (?) (5) ; après avoir eu la vision unitive, il n’eut plus ni passé ni présent ; quand il n’eut plus ni passé ni présent, il entra dans le domaine où il n’y a ni vie ni mort.




Taoisme 2995 | 
Zhuangzi, chap.6, trad. Kaltermark, 1965, p.112 







T u dois aussi t'abstenir de manger jusqu'au moment où tu auras vaincu le désir des aliments, qui sont les liens qui enserrent l'âme.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1908 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE IV : LE NATIF DE L'ESPACE 







C elui qui ne renonce pas à son père ou à sa mère ne pourra pas être mon disciple. Celui qui ne renonce pas à ses frères et sœurs, et ne porte pas sa croix comme je la porte ne sera pas digne de moi.




Christianisme 1825 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 55 







S es disciples dirent à Jésus : « Quand te manifesteras-tu à nous et quel jour te verrons-nous ? Jésus leur répondit : « Lorsque vous délaisserez votre honte et prendrez vos vêtements, les déposerez à vos pieds, comme font les petits enfants, les piétinerez, alors vous contemplerez le Fils du Vivant et vous n’aurez pas peur.




Christianisme 1817 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 37 







S i vous ne jeûnez pas au monde, vous ne découvrirez pas le Royaume.




Christianisme 1815 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 27 







T ous ceux qui espèrent fermement en Dieu sont élevés vers lui et illuminés par la clarté de la lumière éternelle. Si l'homme délaisse ses propres affaires pour l'amour de Dieu et pour faire le bien, sachant que Dieu ne l'abandonnera pas, son espérance est sage et vraie. Mais si l'homme s’occupe lui-même de ses affaires et se tourne vers Dieu seulement quand il lui arrive malheur et qu'il voit qu'il ne peut s'en sortir par ses propres moyens - un tel espoir est factice et vain.




Christianisme / Orthodoxie 1789 | 
Instructions spirituelles, dans Irina Goraïnoff, Séraphim de Sarov, Éditions Abbaye de Bellefontaine et Desclée de Brouwer, 1995. 







C elui qui se repent vraiment est prêt a supporter toutes sortes de souffrances : faim et dénuement, froid et chaleur, maladie et pauvreté, mépris et persécution, injustice et calomnie, - car son âme s'élance vers le Seigneur dans une prière pure, oubliant ce qui est sur terre. Mais celui qui est attaché à ses biens et à l'argent ne pourra jamais avoir l'esprit pure en Dieu




Christianisme / Orthodoxie 1756 | 
Archimandrite Sophrony, Starets Silouane : Moine du Mont Athos. Vie - Doctrine - Écrits, Éditions Présence, Sisteron, 1995 







L e Seigneur Bienheureux dit: Abandonner les fruits de toute actes, voilà ce qu'entendent les sages par ce mot, "renoncement" [tyâga]. Et ce que les grands érudits nomment "sannyâsa ", c'est l'état même de l'homme qui pratique ce renoncement. […] L'homme d'intelligence, établi dans la vertu, qui ne hait l'action défavorable ni s'attache à l'action propice, n'éprouve aucun doute quant à l'agir. Impossible, en vérité, est, pour l'être incarné, le renoncement à tout acte. Et donc, le vrai renoncement, on dira que le pratique celui qui renonce aux fruits de l'acte. […] L'homme peut goûter les fruits de renoncement par la simple maîtrise de soi, le détachement des choses de ce monde et le désintérêt à l'égard des plaisirs matériels. Là réside en fait la plus haute perfection du renoncement.




Hindouisme 1742 | 
XVIII, 2, 10-11, 49 







D e même que l'eau ne mouille pas les feuilles de lotus, le péché n'affecte pas celui qui, sans attachement, s'acquitte de son devoir, en offrant les fruits au Seigneur Suprême. Brisant ses attachements, le yogï n'agit avec son corps, son mental, son intelligence et ses sens même, qu'à une seule fin: se purifier.




Hindouisme 1709 | 
V, 10-11 







C e n'est pas simplement en s'abstenant d'agir que l'on peut se libérer des chaînes du Karma; le renoncement seul ne suffit pas atteindre la perfection. Inéluctablement, l'homme se voit contraint d'agir par l'influence des trois gunas, et ne peut demeurer inactif, mêle pour un instant. Celui qui retient ses sens et ses organes d'action, mais dont le mental s'attache encore aux objets des sens, se berce certes d'illusions, et n'est qu'un simulateur.




Hindouisme 1701 | 
III, 4-6 







A bandonnant le rituel, indifférent au blâme et à la louange, il marche au hasard sur la route comme fait l'ascète-mendiant.
Qu'on l'invite ou qu'on le repousse, cela n'est rien pour lui ; il n'a plus besoin de mantra, ni de yoga, ni de bhakti.
L'invisible n'est rien pour lui, ni, non plus, le visible ; plus de « moi » ni de « toi » pour lui : l'univers même a disparu !
Mendiant, ferme en son vœu, il va, désormais sans demeure, dédaignant l'or et les regards des filles, ne cherchant plus à dominer quiconque !
Car un ascète avide d'or, se détache de l'Absolu ; s'il le touche, il devient démon, et tue son âme s'il le prend !
Le Parama-hamsa, ne doit donc ni vouloir de l'or, ni toucher l'or, ni s'en saisir, mais chasser de son cœur tous les désirs





Hindouisme 1685 | 
Parama-Hamsa Upanishad, III, dans « Sept Upanishads », Collections « Points Sagesses », le Seuil, 1999 traduction Jean Varenne 







S ouviens-toi que tu dois te conduire dans la vie comme dans un festin. Un plat est-il venu jusqu'à toi ? étendant ta main avec décence, prends-en modestement. Le retire-t-on ? ne le retiens point. N'est-il point encore venu ? n'étends pas au loin ton désir, mais attends que le plat arrive enfin de ton côté. Uses-en ainsi avec des enfants, avec une femme, avec les charges et les dignités, avec les richesses, et tu seras digne d'être admis à la table même des dieux. Et si tu ne prends pas ce qu'on t'offre, mais le rejettes et le méprises, alors tu ne seras pas seulement le convive des dieux, mais leur égal, et tu régneras avec eux. C'est en agissant ainsi que Diogène, Héraclite et quelques autres ont mérité d'être appelés des hommes divins, comme ils l'étaient en effet.




Philosophie / Stoïcisme 1638 | 
Pensées, Chap.I, 23, Traduction André Dacier 







I l est très utile […] que chacun, selon son état, tâche de se dégager des choses et des affaires qui ne sont pas nécessaires. C'est d'une importance telle que j'estime impossible qu'on accède jamais à la Demeure principale sans commencer par là.




Christianisme / Catholicisme 1631 | 
Le château intérieur, premières Demeures, chapitre II,14 







T iens-toi à l'écart de tous les hommes, ne te laisse troubler par aucune impression reçue, rends-toi libre de tout ce qui pourrait donner à ton être une participation étrangère, te lier au terrestre et t'apporter des soucis, et dirige toujours ton esprit vers une contemplation salutaire : dans laquelle tu portes Dieu dans ton coeur, comme l'objet devant lequel ton regard ne vacillera jamais !




Christianisme 1622 | 
Oeuvres, Gallimard 1987 







L e vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger. Rien ne rend l'homme plus semblable à Dieu que ce détachement impassible. Car que Dieu est Dieu, cela repose sur son détachement impassible : de là découle sa pureté, sa simplicité et son immutabilité.




Christianisme 1621 | 
Oeuvres, Gallimard 1987 







L e samsara, [...] c'est l'esprit affligé et obscurci par d'innombrables constructions mentales, vacillant tel l'éclair dans la tempête, et recouvert par la souillure tenace de l'attachement et des autres passions. L'excellent nirvana, lui, est lumineux et libre de toute construction mentale,
Débarrassé de la souillure de l'attachement et des autres passions.





Hindouisme / Tantrisme 1613 | 
Prajopayaviniscayasiddhi, IV section : la contemplation de la Réalité, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.298 







L a pratique qui est absence de pratique, c'est le passage sur l'autre rive.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 1606 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463 







N e te concentre pas sur toi-même sans respirer, ô yogin planté là comme un pieu! Ne fixe pas le bout de ton nez. Insensé, jouis du Spontané et abandonne [ces] liens qui ont relent de devenir!

Là, l'intelligence se défait, la pensée succombe, l'orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l'illusion. Pourquoi s'y lier par la méditation ?





Hindouisme / Tantrisme 1586 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 44 & 53, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 







U n chercheur doit combattre ses sens pour obtenir la victoire spirituelle.




Hindouisme / Kriya Yoga 1397 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.91 







T outes les routes menant à la libération ultime sont fermées, que notre travail soit vertueux ou non, tant que notre sensation du corps, du mental, de l'intellect et de l'ego ne s'atrophie complètement et ne meurt dans l'essence infinie.




Hindouisme / Kriya Yoga 1375 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.55 







L 'attachement est un obstacle. S'il n'y a pas d'attachement,
il n'y a alors aucun obstacle.





Hindouisme / Kriya Yoga 1357 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.36 







L a vie du monde est un feu qui couve et qui peut etre
éteint en maintenant le détachement intérieur tout en
accomplissant les tâches quotidiennes.





Hindouisme / Kriya Yoga 1345 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.32 







A bandonnant tout à Dieu, celui qui suit la voie récolte
des dividendes instantanément.





Hindouisme / Kriya Yoga 1344 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.32 







S i nous sommes pleins du péché, Dieu ne peut nous remplir, car Dieu lui-même ne peut remplir ce qui est plein. Voilà pourquoi nous avons besoin du pardon : nous nous vidons, et Dieu nous remplit de lui-même.




Christianisme / Catholicisme 1327 | 
Extrait de La joie du don 







L e détachement des objets terrestres donne de ces objets mêmes une connaissance plus claire, qui permet d'en bien juger tant naturellement que surnaturellement. Enfin, il met à même d'en jouir d'une manière tout autre que ne le fait celui qui y est attaché. L'homme détaché a sur celui qui ne l'est pas de manifestes supériorités. Il goûte les objets terrestres selon ce qu'ils ont de véritable ; l'autre, selon ce qu'ils ont de mensonger ; le premier, selon ce qu'il ont de meilleur ; l'autre, selon ce qu'ils ont de pire ; le premier les juge selon la substance, le second, en y attachant ses sens, les juge selon l'accident. Les sens, en effet, ne peuvent atteindre et pénétrer que l'accident ; l'esprit, au contraire, dépassant les nuages de l'accident, pénètre la vérité et la valeur des choses, ce qui est son objet propre.




Christianisme / Catholicisme 1196 | 
Saint Jean de la Croix, "La nuit obscure" 







P assons à la question de ce qu'est l'objet du pur détachement. Ce n'est pas ceci ou cela. Le détachement tend vers un pur néant, car il tend vers l'état le plus haut, dans lequel Dieu peut agir en nous entièrement à sa guise.




Christianisme 1189 | 
Oeuvres, Gallimard 1987 







J 'ai lu beaucoup d'écrits, tant de maîtres païens que de prophètes, de l'Ancien et du Nouveau Testament, et j'ai recherché avec tout mon sérieux et toute mon application quelle est la plus belle et la plus haute des vertus : par laquelle l'homme peut se conformer le plus étroitement à Dieu et redevenir autant que possible pareil à son modèle original, tel qu'il était en Dieu, dans lequel il n'y avait aucune différence entre lui et Dieu, jusqu'à ce que Dieu eût créé les créatures. Et quand je vais au fond de tout ce qui a été écrit là-dessus, aussi loin que peut atteindre ma raison avec son témoingage et son jugement, je n'en trouve pas d'autre que le pur détachement de toute chose créée. C'est dans ce sens que Notre-Seigneur dit à Marthe : "Une chose est nécessaire !" Ce qui veut dire : Qui veut être inaltérable et pur doit avoir une chose, le détachement.




Christianisme 1188 | 
Oeuvres, Gallimard 1987 







B eaucoup de maîtres prônent l'amour comme ce qui est le plus haut, tel saint Paul quand il dit : "Quelque tâche que j'entreprenne, si je n'ai pas l'amour je ne suis rien." Mais je mets le détachement encore au-dessus de l'amour. D'abord pour cette raison : le meilleur dans l'amour est qu'il m'oblige à aimer Dieu. Or c'est quelque chose de beaucoup plus important d'obliger Dieu à venir à moi que de m'obliger à aller à Dieu, et cela parce que ma béatitude éternelle repose sur ce que Dieu et moi devenions un. Car Dieu peut entrer en moi d'une façon plus intime et s'unir à moi mieux que je ne peux m'unir à lui. Or, que le détachement oblige Dieu à venir à moi, je le prouve ainsi : tout être se tient volontiers dans le lieu naturel qui lui est propre. Le lieu naturel de Dieu qui lui est propre par excellence est l'unité et la pureté, or celles-ci reposent sur le détachement. C'est pourquoi Dieu ne peut pas s'empêcher de se donner lui-même à un coeur détaché. La seconde raison pour laquelle je mets le détachement au-dessus de l'amour est celle-ci : si l'amour m'amène au point de tout endurer pour Dieu, le détachement m'amène au point de n'être plus réceptif que pour Dieu. Or c'est ce qui est le plus haut. Car dans la souffrance l'homme a toujours encore un regard sur la créature par laquelle il souffre; par le détachement au contraire il se tient libre et vide de toutes les créatures.




Christianisme 1174 | 
Oeuvres, Gallimard 1987 







S i quelqu'un livrait ton corps au premier venu, tu en serais indigné. Et toi, quand tu livres ton âme au premier rencontré pour qu'il la trouble et la boulverse, s'il t'injurie, tu n'as pas honte pour cela ?




Philosophie / Stoïcisme 1063 | 
Manuel d'Epictète 







R ien n'est plus doux que d'habiter les hauts lieux
fortifiés solidement par le savoir des sages,
temples de sérénité d'où l'on peut voir les autres
errer sans trêve en bas, cherchant le chemin de la vie,
rivalisant de talent, de gloire nobiliaire,
s'efforçant nuit et jour par un labeur intense
d'atteindre à l'opulence, au faîte du pouvoir.
Pitoyables esprits, coeurs aveugles des hommes !





Philosophie / Epicurisme 1056 | 
De la Nature [livre II, vers 7-14, trad. J. Kany-Turpin, coll. GF, Flammarion, 1998] 







C omme la tranquillité qu'on peut se procurer par le moyen des autres hommes ne va pas jusqu'à un certain point, il y a un art de s'en procurer une parfaite à soi-même : c'est de simplifier ses besoins, de se dégager de beaucoup de choses, et de se contenter de peu.




Philosophie / Epicurisme 1054 | 
Maximes, p.73, Librio no363 







M oins on possède, moins on désire.




Hindouisme 954 | 
Extrait des Lettres à l'Ashram 







O moine, vide cette barque. Vidée, elle voguera légère. Passion et haine en toi anéanties, tu parviendras à l'extinction.




Bouddhisme 829 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 369, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







L a sortie du monde, ce n'est pas se raser les cheveux mais produire une grande énergie pour détruire les passions de tous les êtres [ ... ], ce n'est pas observer soi-même une conduite morale, mais éliminer la moralité pure du séjour bienheureux; ce n'est pas méditer dans la solitude de la jungle, mais demeurer dans le tourbillon du samsara et utiliser la sagesse [prajna] et les moyens salvifiques pour convertir les êtres et les amener à la délivrance [ ... ], ce n'est pas se complaire dans le nirvana, mais déployer son énergie pour que les êtres remplissent tous les dharma de Buddha.




Bouddhisme / Mahayana 750 | 
Manjusrivikridita, cité en note par É. Lamotte dans le Vimalakirtinirdesa, p. 179-180. 
Remarque : Un bodhisattva doit prendre part à la vie courante, tout en demeurant dans le ravissement sans contenu mental ni affectif, ravissement du nirvâna en ce monde, car il doit garder secrète sa vie mystique et se conduire à l'extérieur comme un homme ordinaire.







R enoncer au monde pour mener une vie ascétique, en s'affranchissant de ces liens, en vidant [le] cœur des préoccupations terrestres, et en s'approchant de Dieu Très Haut par la parfaite application spirituelle (1).




Islam / Soufisme 706 | 
Ihya' 'ulim al-din, début du " troisième quart ", cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", l'expérience du Dhikr) 
(1) Himma : intention précise, avec l'idée de solitude et d'effort







T uer par la pensée tout ce qu'on aime : seule manière de mourir.




Divers Courants / New Age 217 | 
La pesanteur et la grâce, p.23, Pocket-Agora no99 







Q uel usage particulier fait-il de son esprit?
-Vie et mort sont pour lui d'égale importance :
Elles ne l'affectent en rien.
L'effondrement du monde ne l'entraîneraient pas.
Il discerne le vrai, ne dérive pas avec les choses,
Epouse leur transformation
Et s'attache au Principe Ancestral.





Taoisme 192 | 
Zhuangzi, chap.V, traduction par Isabelle Robinet 







Q ui s'attache, n'est pas bienveillant.
Qui choisît le moment, n'est pas sage.
Qui ne sait que pertes et profits sont corrélatifs,
N'est pas un homme de bien.
Qui agît par renom et se perd,
N'est pas un gentilhomme.





Taoisme 190 | 
Zhuangzi, chap.V, traduction par Isabelle Robinet 







L a pratique mystique (aryacarya)] consiste à exercer l'absence de toute pratique... [Quant aux autres pratiques], bien qu'elles ne présentent pas de défauts au moment où on les exerce, elles en auront plus tard, et les réalités qu'elles poursuivent actuellement apparaîtront toutes fausses... Pour celui qui exerce ainsi l'absence de pratique, plus rien n'existe - les méprises, les tromperies et les passions ne naissent absolument plus, car elles sont purifiées comme l'espace. Il acquiert le vrai caractère des dharma en tenant sa non-acquisition pour une acquisition... Les Bouddhas, par bienveillance et compassion envers les êtres, enseignent des pratiques pour se conformer à l'usage courant, mais il n'y a là rien d'absolu [paramartha].




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 128 | 
(Yuan Kiue King), t. II, p. 1112, traduit par E. Lamotte, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.413 







T ant que l'on ne possède pas l'union avec la bodhi, d'où pourrait-on obtenir la délivrance ?
Ce n'est certes pas en restant accroupi [assis en posture de méditation].





Bouddhisme / Mahayana / Zen 126 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 57, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 460 







I l faut se déraciner.
Couper l'arbre et en faire une croix, et ensuite la porter tous les jours.





Divers Courants / New Age 110 | 
La pesanteur et la grâce, p.50, Pocket-Agora no99 







J 'ai progressé! dit Yan Hui.
- Que veux-tu dire? répondit Confucius.
- J'ai oublié la bienveillance et le devoir.
- Fort bien, mais tu n'y es pas encore! "
- Un autre jour, Yan Hui revit Confucius " J'ai progressé! lui dit-il.
- Que veux-tu dire?, répondit Confucius. - Je m'assieds dans l'oubli.
Qu'entends-tu par t'asseoir dans l'oubli? " Demanda Confucius, très surpris.
" J'abandonne mon corps, rejette ma perception, m'éloigne de ma forme, me sépare de mon intelligence. Et m'unis à la Grande Interaction. Voilà ce que j'entends par m'asseoir dans l'oubli.
- Unifié, tu n'es pas partial. En transformation, tu ignores la fixation. De fait, tu es un Sage! Je demande à être ton disciple ", dit Confucius.





Taoisme 109 | 
Zhuangzi, chap.V, traduction par Isabelle Robinet 







V oici encore, ô moines, la vérité mystique sur la suppression de la douleur : c'est l'arrêt complet de cette soif, la non-attraction, le renoncement, la délivrance, le détachement [analaya].




Bouddhisme / Theravada 107 | 
Mahavagga, I, 6, 19 sqq, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.36 







C omment, par la méthode de non-résidence, assure-t-il cette plénitude ? En évitant cinq espèces de résidences. En effet :
1. il évite de résider dans la croyance au moi des hérétiques.
2. Il évite de résider dans les concepts des bodhisattva qui n'ont pas vu la réalité.
3. Il évite de résider dans les deux extrêmes que sont le samsara et le nirvana.
4. Il évite la résidence qui consiste à se contenter uniquement de couper l'obstacle en passions.
5. Il évite de résider dans l'élément-nirvana-sans-reste au mépris de l'intérêt des êtres.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 105 | 
Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), p. 253-254, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.267 







J adis on disait: " Le Très-Haut dénoue les entraves.
Quand on ne peut se libérer,
C'est que les choses nous lient.
Or, depuis toujours,
Les choses n'ont jamais triomphé du Ciel. "





Taoisme 103 | 
Zhuangzi, chap.V, traduction par Isabelle Robinet 







J e vous en prie, essayez de lâcher prise! Lâchez donc prise pour voir!




Bouddhisme / Mahayana / Zen 102 | 
Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 165 , traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973 







O n se dépouille du corps et de l'esprit et on abandonne complètement [les deux notions] d'erreur et d'Eveil.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 101 | 
Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 170-171 , traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973 







S i votre esprit est dépourvu du bleu, du jaune, du rouge et du blanc [c'est-à-dire de tout caractère sensible], s'il est sans sortie ni entrée, sans allée ni venue, sans éloignement ni proximité, sans antériorité ni postériorité, sans activité de l'esprit [manaskara] et sans non activité de l'esprit, s'il est ainsi, c'est l'union. Mais, s'il y a sortie de concentration, entrée en concentration, si votre esprit est pourvu de tous les objets de la connaissance, tout cela, bien ou mal, ne se sépare pas de l'esprit d'erreur. S'il y a quelque chose que l'on peut atteindre, c'est encore du fabriqué et ce n'est absolument pas l'union [avec le principe absolu].




Bouddhisme / Mahayana / Zen 100 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 56-57, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 460 





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