Dialogue  Inter-  Religieux



Le Mal > Le Péché

44  citations  | Page 1 / 1




Y ahweh regarda Abel et son offrande ; mais il ne regarda pas Caïn et son offrande.

Caïn en fut très irrité et son visage fut abattu.

Yahweh dit à Caïn : " Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu? Si tu fais bien, ne seras-tu pas agréé? Et si tu ne fais pas bien, le péché ne se couche-t-il pas à ta porte? Son désir se tourne vers toi ; mais toi, tu dois dominer sur lui. "





Christianisme 4625 | 
La Sainte Bible, Genèse, Chapitre 4, Version Crampon 
Ajouté par Liorah

   




C ar je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.
Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.
Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.
Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi.
Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;
mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.
Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?...
Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.





Christianisme 3509 | 
Romans 7.15-25 

   




L es trois principaux péchés sont : L’Orgueil, la Cruauté, le Mensonge.




Sagesses & Traditions / Occidentales / Celtiques 1882 | 
Triade 63 

   




L e champ de bataille contre le mal, le mal cosmique, se trouve dans notre propre coeur et que l’ultime racine du péché réside dans l’orgueil... cette véritable semence de mort qui fait peser sur toute l’humanité les ténèbres du désespoir.




Christianisme / Orthodoxie 1786 | 
Archimandrite Sophrony, p. 45. 

   




M ais le bonheur né du contact des sens avec leurs objets, qui d'abord est pareil au nectar, mais à la fin prend le goût du poison, ce bonheur est dit appartenir à la passion.




Hindouisme 1743 | 
XVIII, 38 

   




C omme un vent violent balaie sur l'eau une nacelle, il suffit que l'un des sens entraîne le mental pour que l'intelligence soit emportée.




Hindouisme 1700 | 
II, 67 

   




Q uand nous parlons du plaisir comme d’un but essentiel, nous ne parlons pas des plaisirs du noceur irrécupérable ou de celui qui a la jouissance pour résidence permanente — comme se l’imaginent certaines personnes peu au courant et réticentes, ou victimes d’une fausse interprétation — mais d’en arriver au stade oµ l’on ne souffre pas du corps et ou l’on n’est pas perturbé de l’âme. Car ni les beuveries, ni les festins continuels, ni les jeunes garçons ou les femmes dont on jouit, ni la délectation des poissons et de tout ce que peut porter une table fastueuse ne sont à la source de la vie heureuse




Philosophie / Epicurisme 1664 | 
Lettre à Ménécée 

   




S i je résiste à une belle femme qui est prête à m'accorder ses faveurs, je me dis à moi- même : Voilà qui va bien, Épictète, cela vaut mieux que d'avoir réfuté le sophisme le plus subtil. Si je résiste à ses avances et que je repousse ses caresses, je puis me glorifier de cette victoire bien plus que d'avoir triomphé de tous les syllogismes les plus embarrassants... Mais comment résister à une tentation si pressante ? Il ne faut pour cela que vouloir te plaire à toi-même, et être beau aux yeux des dieux. Il ne faut que vouloir conserver la pureté du corps et de l'âme.




Philosophie / Stoïcisme 1652 | 
Entretiens, livre II, XLVI, Traduction André Dacier 

   




S i ton imagination te présente l'image de quelque volupté, alors, comme toujours, veille sur toi, de peur qu'elle ne t'entraîne. Que cette volupté t'attende un peu, et obtiens de toi-même quelque délai. Ensuite compare les deux moments, celui de la jouissance et celui du repentir qui la suivra, et des reproches que tu te feras à toi-même, et oppose-leur la satisfaction que tu goûteras et les louanges que tu te donneras si tu résistes. Si tu trouves qu'il soit temps pour toi de jouir de ce plaisir, prends bien garde que ses amorces et ses attraits ne te désarment et ne te séduisent, et oppose-leur ce plaisir plus grand encore de pouvoir te rendre le témoignage que tu les as vaincus.




Philosophie / Stoïcisme 1640 | 
Pensées, Chap.I, 28, Traduction André Dacier 

   




L es démons proposent ces couleuvres que sont les choses du monde. Ils présentent ses joies comme étant éternelles, en quelque sorte.




Christianisme / Catholicisme 1633 | 
Le château intérieur, deuxièmes Demeures, paragraphes 3-5 

   




C 'est pourquoi le Serpent met en avant le fruit mauvais du péché, mais sans mettre au grand jour le mal tel qu'il est par nature : l'homme ne serait pas trompé par le mal, s'il éclatait à ses yeux ; mais le démon, faisant briller la grâce extérieure des apparences et, comme un charlatan, charmant notre goût par quelque plaisir des sens, apparaît à la femme digne de confiance, ainsi que dit l'Écriture : « Et la femme vit que le fruit était bon à manger et agréable à voir et agréable à contempler. Ayant pris du fruit, elle en mangea » [7]. Cette nourriture est pour les hommes la mère de la mort. Et cela est précisément le mélange des fruits que porte l'arbre, l'Écriture voulant indiquer clairement le sens selon lequel elle déclare ce bois capable de faire connaître le bien et le mal : il a la malice de ces poisons qui sont préparés avec du miel : selon qu'ils flattent le sens, ils paraissent bons ; selon qu'ils font périr celui qui les prend, ils sont le dernier des maux. Lors donc que ce poison funeste eut produit ses effets sur la vie humaine, alors l'homme, dont la création et le nom sont pleins de grandeur, cette image de la nature divine, devint semblable, comme dit le Prophète [8], aux créatures frivoles. Et ainsi l'image ne réside plus que dans les parties les plus sublimes de notre être ; les tristesses et les misères de la vie présente n'ont rien à voir avec notre ressemblance divine.




Christianisme 1547 | 
La création de l'homme - chapitre 20, traduction Jean Laplace (Sources chrétiennes 6, 1943, (c) Le Cerf 
1. Gen. III, 6. 2. ps. CXLIII, 4.

   




P eut-être la raison en est-elle que le mal ne se présente jamais dans sa nudité, tel qu'il est réellement. Le vice serait sans efficacité, s'il ne se colorait de quelque beauté excitant le désir chez celui qui se laisse tromper. En tout cas, à nous, le mal se présente toujours sous forme de mélange : dans ses profondeurs, il tient la mort comme un piège caché ; mais par une apparence trompeuse, il fait paraître une image du bien : la belle couleur de l'argent semble un bien pour les avares, ce qui n'empêche pas l'avarice d'être la racine de tous les maux. Glisserait-on vers le bourbier infect de la licence, si le plaisir n'était un bien désirable pour celui qui par cet appât se laisse entraîner vers les passions [1] ? Ainsi des autres fautes : leur action corruptrice est cachée. Dès l'abord elles semblent désirables et sont recherchées comme un bien à la suite d'une tromperie par ceux qui n'y regardent pas de près.




Christianisme 1545 | 
La création de l'homme - chapitre 20, traduction Jean Laplace (Sources chrétiennes 6, 1943, (c) Le Cerf 
(1) Le péché représenté comme une erreur, l'image du bourbier pour figurer le vice sont les platoniciens (Phaedr., 246 A).

   




C 'est ainsi que la cupidité fait irruption par des portes grandes ouvertes dans la vie humaine, et que les vices tels que la mollesse, l'orgueil, la vanité et la débauche sous toutes ses formes poussent comme des rejets et des branches mortes sur nos besoins nécessaires, lorsque l'appétit franchit les limites du besoin et s'élargit aux envies superflues. En effet, qu'a de commun avec l'utilité de la nourriture l'argent ciselé incrusté d'or et de pierres ? Et pourquoi le manteau a-t-il besoin de fil d'or, de pourpre éclatante et de dessins brodés […], alors qu'alliée à ce luxe naît la maladie de la cupidité ? C'est que, pour obtenir l'équipement et les ressources que ce luxe requiert, ils tirent de leur cupidité la matière de leurs désirs. Mais la cupidité a ouvert la voie à l'insatiabilité qui est, selon Salomon (Prov. 23,27), “le tonneau percé" qui déçoit toujours ceux qui le trouvent vide en venant y puiser. Par conséquent, ce n'est pas le corps qui est l'origine des malheurs, mais le choix qui pervertit le but du besoin en désirs déplacés.




Christianisme 1540 | 
Discours sur les morts, TROISIEME PARTIE : DÉFENSE DU CORPS, 58, traduction Guillaume Bady 

   




I l est donc vain, comme nous venons de le démontrer, d'être hostile à la nature de la chair; car ce n'est pas d'elle qu'a dépendu la cause des maux [1] (sinon, elle dominerait de façon égale tous ceux qui ont eu pour sort la vie corporelle). Au contraire, chacun de ceux dont on garde en mémoire la vertu vivait dans la chair, sans vivre pour autant dans le vice : c'est là une preuve évidente que ce n'est pas le corps qui est la cause des passions, mais le choix qui produit les passions [2]. Car le corps se meut conformément à sa nature propre, et se dirige par sa propre impulsion vers ce qui lui permet de conserver sa cohésion et sa permanence.




Christianisme 1539 | 
Discours sur les morts, TROISIEME PARTIE : DÉFENSE DU CORPS, 58, traduction Guillaume Bady 
[1] En insistant sur l'idée que le corps n'est pas la cause du mal, Grégoire s'oppose à Plotin et, plus encore, à l’ascétisme outrancier et à l’encratisme. Cf. In Eccl. PG 44, 733C=GNO V, 426-428 et 741, Or. dom. PG 44, 1169=GNO VII-2, 51-52 et De an. et res. PG 46, 61A; voir aussi H. von Balthasar, Présence et pensée., p. 49 et 51 et J. Daniélou, “L'origine du mal chez Grégoire de Nysse”, p. 40-44. [2] De même que c'est le choix de l'homme qui a provoqué le mal, c'est de même le mauvais usage des passions qui est la véritable cause du mal. Le mot “ passions ” est cependant ambigu : d'une part, Grégoire les définit comme la perversion des besoins biologiques et vitaux, et c'est ce sens négatif qui domine très largement dans le texte (ici elles sont clairement assimilées au mal); d'autre part, elles désignent ou ces besoins eux-mêmes ou les élans de l'homme, vers le bien comme vers le mal; le seul emploi positif du mot désigne le désir de l'insatiabilité spirituelle (p. 61). Ce sens permet néanmoins de comprendre ce que Grégoire entend par “ impassibilité ”, et qu'il est nécessaire de préciser ici : ce n'est pas la suppression des passions (entendues comme les "tendances naturelles" de l'homme), mais leur bon usage, conformément à la ressemblance à Dieu par laquelle l'impassibilité divine est donnée ou restituée à l'homme.

   




C ar le désir de ce qui est étranger ne reste pas éternellement présent dans la nature : chacun est rassasié jusqu'au dégoût de ce qui ne lui est pas propre, dont à l'origine la nature n'en avait en elle-même aucune part, tandis que seul ce qui est de même origine et de même provenance demeure continuellement désirable et aimable, tant que la nature reste inchangée en elle-même; toutefois, si elle est détournée par un mauvais choix, alors en elle vient le désir de ce qui lui est étranger, dont la jouissance charme non pas elle, mais sa passion. Une fois celle-ci disparue, le désir des biens contraires à la nature disparaît aussi et ce qui lui est familier lui redevient désirable et convenable, à savoir la pureté, l'immatérialité et l'incorporéité, et l'on ne se trompera pas en disant qu'elles sont le propre de la Divinité qui est au-dessus de tout.




Christianisme 1538 | 
Discours sur les morts, TROISIEME PARTIE : DÉFENSE DU CORPS, 57, traduction Guillaume Bady 

   




L a volonté plaçée dans le désir du boire et du manger est terrestre et est séparée de Dieu. Mais la volonté qui s'échappe du feu terrestre, brûle dans le feu intérieur et est divine. La volonté qui s'échappe du désir terrestre ne s'élève pas du feu terrestre. Non, elle est la volonté du feu de l'âme, qui a été capturée et cachée par le désir terrestre. Elle ne désire pas rester dans le désir terrestre, mais veut retourner dans son Unité, en Dieu, de laquelle elle trouva originellement sa source. Mais si celle-ci est gardée prisonnière du désir terrestre, elle sera enfermée dans la mort et souffrira l'agonie. Voici comment comprendre le péché.




Christianisme / Protestantisme 1478 | 
SEX PUNCTA MYSTICA OU UNE COURTE EXPLICATION DE SIX POINTS MYSTIQUES, Le troisième point, Du péché, 28-32, traduction "Quatuor Coronati", Collège de New York 

   




E t nous comprenons aussi que l'orgueil est péché, car celui-ci tendra à devenir sa chose propre, en se séparant de soi-même de Dieu, comme de l'Unité. Car tout ce qui réside en Dieu doit se mouvoir en Lui, dans Sa volonté. Nous voyons donc que nous sommes tous en Dieu, comme une unité répartie en de nombreux membres; il va donc à l'encontre de Dieu, celui qui se sépare des autres, en se faisant lui-même un seigneur, comme l'orgueil peut le faire. L'orgueil se fera un seigneur, et Dieu est le seul Seigneur. Il y aura donc deux seigneurs, l'un se séparant de l'autre. C'est pourquoi nous devons cultiver, en-dehors de l'opposition, une volonté neuve, qui s'abandonnera de nouveau dans l'Unité simple; et l'opposition devra être brisée et tuée.




Christianisme / Protestantisme 1477 | 
SEX PUNCTA MYSTICA OU UNE COURTE EXPLICATION DE SIX POINTS MYSTIQUES, Le troisième point, Du péché, 20-22, traduction "Quatuor Coronati", Collège de New York 

   




E t voici comment on peut savoir ce qui est péché, et pourquoi c'est péché. Lorsqu'un être humain veut se séparer lui-même de Dieu, en une existence propre, il éveille son propre Soi et brûle de son propre feu, qui n'a pas la capacité du feu divin.Car toute chose que la volonté pénétrera et dont elle prendra possession sera devenue étrangère à la volonté Une de Dieu. Car tout appartient à Dieu et rien n'appartient à la volonté de l'homme. Mais si celle-ci réside en Dieu, alors tout lui appartient aussi. Donc, nous reconnaissons que le désir est péché. Car celui-ci est une attirance d'une séparation de l'Unité vers le multiple et l'introduction du multiple dans l'Unité. Il voudra posséder, et pourtant devrait être sans volonté. C'est par le désir que se cherche la substance, et c'est dans la substance que le désir allume un feu. Chaque feu particulier brûle selon le caractère de son être propre; et voici comment naissent la séparation et l'inimitié. Car le Christ a dit: "Celui qui n'est pas avec moi, est contre moi; et celui qui n'amasse point avec moi, dissipe au lieu d'amasser." (Luc XI,23) Car celui-ci amasse sans Christ; et tout ce qui n'est pas en Lui, est en-dehors de Dieu.




Christianisme / Protestantisme 1476 | 
SEX PUNCTA MYSTICA OU UNE COURTE EXPLICATION DE SIX POINTS MYSTIQUES, Le troisième point, Du péché, 16-18, traduction "Quatuor Coronati", Collège de New York 

   




P itié pour moi, Dieu, en Ta bonté,
en Ta grande tendresse efface mon péché,
lave-moi tout entier de mon mal
et de ma faute purifie-moi.

Car mon péché, moi, je le connais,
ma faute est devant moi sans relâche;
contre Toi, Toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.





Judaïsme 1458 | 
Psaume 51 3-6 

   




B ien que promettant le bonheur, le péché conduit au malheur.




Hindouisme / Kriya Yoga 1396 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.91 

   




O n parla du plaisir, et l'ermite prouva que c'est un présent de la Divinité : " Car, dit-il, l'homme ne peut se donner ni sensations ni idées, il reçoit tout ; la peine et le plaisir lui viennent d'ailleurs, comme son être. "




Divers Courants / Littérature 1244 | 
Zadig, chap. L'ERMITE 

   




O n parla des passions. "Ah ! qu'elles sont funestes ! disait Zadig. - Ce sont les vents qui enflent les voiles du vaisseau, repartit l'ermite ; elles le submergent quelquefois ; mais sans elles il ne pourrait voguer. La bile rend colère et malade ; mais sans la bile l'homme ne saurait vivre. Tout est dangereux ici-bas, et tout est nécessaire. "




Divers Courants / Littérature 1243 | 
Zadig, chap. L'ERMITE 

   




L es habitudes de la vanité, où tout le monde est engagé, corrompent toutes choses ! La foi est si morte que nous préférons ce que nous voyons à ce qu'elle nous dit. A la vérité, nous ne voyons pourtant qu'infortunes chez ceux qui poursuivent ces choses visibles. C'est le fait de ces choses venimeuses dont nous avons parlé ; comme celui que mord une vipère est tout entier empoisonné, enflé, il en est de même ici-bas, et nous ne nous en préservons pas. Évidemment, de nombreux traitements seront nécessaires pour guérir, et c'est déjà une fort grande faveur de Dieu que de n'en pas mourir.




Christianisme / Catholicisme 1219 | 
Le château intérieur, deuxièmes Demeures, paragraphes 3-5 

   




B ienheureux est l'homme qui endure la tentation ; car quand il aura été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment.
Quand quelqu'un est tenté, qu'il ne dise point : je suis tenté de Dieu ; car Dieu ne peut être tenté par le mal, et aussi ne tente-t-il personne.
Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise.
Puis quand la convoitise a conçu, elle enfante le péché, et le péché étant consommé, produit la mort.





Christianisme 1112 | 
Epître catholique de Saint Jacques Apôtre, Jacques 1:12-15, Traduction David Martin 1744 

   




C ar les gages du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur.




Christianisme 1093 | 
Epître de Saint Paul Apôtre aux Romains, Rom. 6:23, Traduction David Martin 1744 

   




L e désir, de sa nature, est souffrance; la satisfaction engendre bien vite la satiété; le but était illusoire; la possession lui enlève son attrait; le désir renaît sous une forme nouvelle, et avec lui le besoin; sinon, c'est le dégoût, le vide, l'ennui, ennemis plus rudes encore que le besoin.




Philosophie 1066 | 
Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [livre 4e, § 57, trad. A. Burdeau, PUF, p. 396] 

   




L e désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir; le premier est une déception reconnue, le second est une déception non encore reconnue. La satisfaction d'aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable. C'est comme l'aumône qu'on jette à un mendiant : elle lui sauve aujourd'hui la vie pour prolonger sa misère jusqu'à demain.




Philosophie 1065 | 
Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [livre 3e, § 38, trad. A. Burdeau, PUF, p. 252] 

   




T ant qu'il nous échappe, un objet convoité
semble à tous préférable et, quand nous l'obtenons,
vers un autre aussitôt va notre avidité.
Toujours béants, par la même soif de vivre obsédés !»





Philosophie / Epicurisme 1055 | 
De la Nature [livre III, vers 1082-1085, trad. J. Kany-Turpin, coll. GF, Flammarion, 1998] 

   




A propos de chaque désir il faut se poser cette question : quel avantage résultera-t-il pour moi si je le satisfais, et qu'arrivera-t-il si je ne le satisfais pas ?




Philosophie / Epicurisme 1051 | 
Sentences vaticanes [Sentence 71, in Doctrines et Maximes, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 

   




I l faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que parmi les premiers il y en a qui sont nécessaires et d'autres qui sont naturels seulement. Parmi les nécessaires, il y en a qui le sont pour le bonheur, d'autres pour la tranquillité continue du corps, d'autres enfin pour la vie même. Une théorie non erronée de ces désirs sait en effet rapporter toute préférence et toute aversion à la santé du corps et à la tranquillité de l'âme, puisque c'est là la perfection même de la vie heureuse.




Philosophie / Epicurisme 1050 | 
Lettre à Ménécée [§ 127-128, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 

   




I l y a deux tragédies dans la vie : l'une est de ne pas satisfaire son désir et l'autre de le satisfaire.




Divers Courants / Littérature 1016 | 
Extrait de L'éventail de Lady Windermere 

   




J e peux résister à tout, sauf à la tentation.




Divers Courants / Littérature 1015 | 
Extrait de L'éventail de Lady Windermere 

   




Q uiconque éprouve le désir de quelque chose, désire ce dont il ne dispose pas et ce qui n'est pas présent; et ce qu'il n'a pas, ce qu'il n'est pas lui-même, ce dont il manque, tel est le genre de choses vers quoi vont son désir et son amour.




Philosophie / Platonisme 943 | 
Le Banquet [200e, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 2000] 

   




L 'homme est quiet (jing) de naissance : c'est la nature qu'il tient du Ciel. Sous l'influence des choses, le mouvement (dong) se produit en lui ; c'est là une détérioration de sa nature. Son esprit répond aux choses qui se présentent, et ainsi sa connaissance entre en mouvement. Celle-ci le met au contact avec les choses, et ainsi naissent en lui l'amour et la haine, qui font prendre corps aux choses; et la connaissance, attirée vers l'extérieur, ne peut plus revenir à elle-même. C'est ainsi qu'est détruit en lui l'ordre céleste (tianli) Ceux qui sont initiés au Dao n'échangent pas le Ciel contre l'Homme.




Taoisme 557 | 
Traduit et cité par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap11, p270/271 

   




C e feu dévore le monde entier, la destruction n'a pas de fin parce que le combustible est toujours nouveau, les flammes toujours nouvelles, et pourtant on dit que le feu demeure.
Il en est ainsi de la personne dont le combustible - sensations, sentiments - est toujours différent, dont la flamme est la soif.





Bouddhisme / Theravada 556 | 
Mahavagga, I, 21, 1-4, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 

   




E nflammé par l'attraction [raga], affolé par la confusion [moha]
[l'homme] fait des plans qui le troublent, lui et les autres,
et il éprouve douleur et dépression.





Bouddhisme 554 | 
Anguttaranikaya (Le Livre des Discours Graduels), I, 216, 156, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 
Les tendances conditionnées par l'ignorance et devenues inconscientes déterminent à leur tour la conscience et celle-ci, émoussée et confuse, ne perçoit plus les dhamma dans leur libre discontinuité. Lorsqu'elle entre en contact avec le monde externe, elle en fait un non-moi, éprouve une impression agréable ou désagréable, devient la proie de la soif. L'illusion vitale à base de désir et d'ignorance oppose ainsi le moi à un non-moi dans lequel la conscience se projette, auquel elle s'identifie : la fatale appropriation naît. A cette conscience d'appropriation se rattache la croyance erronée en une personnalité qui dure et transmigre, c'est-à-dire en un moi permanent. Car s'il est facile de se détacher de son corps, il est très difficile de se détacher de sa conscience : "Elle est à moi, pense-t-on, c'est moi, c'est ma conscience." En réalité, la conscience est discontinue, faîte de libres instants, mais ces moments de conscience, soudés par le conditionnement que leur imposent soif et ignorance, donnent l'impression d'une durée. Si la conscience n'était pas conditionnée par les tendances fabricatrices, elle aurait l'aspect dune Connaissance qui illuminerait les choses sans les saisir ni les construire, sans que le sujet tombe sous la dépendance de l'objet. Ce serait […] conscience discriminatrice.

   




A lors qu'il cueille des fleurs, l'homme dont l'esprit s'attache au plaisir, la mort l'emporte comme un torrent impétueux un village endormi.




Bouddhisme / Theravada 553 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 3, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 

   




P ris au filet du désir aveugle...,
les ignorants sont retenus dans les liens comme des poissons dans la nasse.





Bouddhisme / Theravada 552 | 
Udana Vagga, III, 3, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 

   




I l n'est pas de feu semblable au désir, pas de saisie semblable à l'aversion,
Pas de filet pareil à l'erreur, pas de fleuve comparable à la soif.
De la soif naît le chagrin, de la soif naît la crainte.
Pour celui qui est complètement délivré de la soif, il n'est plus de chagrin;
d'où lui viendrait la crainte ?





Bouddhisme / Theravada 551 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 251, 216, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 

   




D e toute éternité, tous les êtres errent dans le devenir par suite de toutes sortes d'attractions et de désirs. Les différentes natures, celles nées de l'œuf, du chorion, de l'humidité ou par apparition, viennent à la vie à cause du désir sexuel. Sachez que le devenir a pour racine fondamentale le désir. Les naissances et les morts se succèdent sans fin, parce que toutes sortes de désirs stimulent l'attraction. Le désir a pour origine l'attraction et la vie a pour origine le désir. La vie et l'attraction des êtres reposent fondamentalement sur le désir. Le désir né de l'attraction est la cause, la vie issue de cette attraction le fruit. Les éléments favorables ou défavorables proviennent des différents états de désir. Si l'état est contraire à ce que l'on aime, la conscience engendre sentiments de haine et de rancune, qui créent toutes sortes d'actes karmiques. Cela entraîne une renaissance parmi les fantômes faméliques ou dans les enfers.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 550 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.426 

   




P ourquoi est-il en notre pouvoir de donner aux yeux, à la langue, aux mains, les mouvements qui conviennent à leurs fonctions, quand nous avons le corps libre de tout embarras et en bonne santé, et pourquoi, en revanche, lorsqu'il s'agit d'engendrer des enfants, les organes créés n'obéissent-ils plus au gré de la volonté ? Il faut que cette passion (libido), en quelque sorte indépendante de la volonté, les excite ; et parfois elle ne le fait pas, alors que l'âme le veut, et parfois elle le fait, alors que l'âme ne le veut pas.




Christianisme 549 | 
Saint Augustin, I, ch.VI, 7 ; Œuvres, t.23, P 194, cité par Jean-Louis Vieillard-Baron, Saint Augustin, p.65, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " 
Certes, avant le péché originel, la concupiscence de la chair pouvait être soumise aux désirs de l'esprit, garder une paix admirable et obéir facilement et entièrement à la volonté de celui qui en fait usage. Or le désir physique, tel que nous le connaissons aujourd'hui, remplit l'homme de confusion, en raison d'un point qui frappe beaucoup Augustin, et qui est l'insoumission du désir sexuel. Le désir s'impose même là où il n'est pas nécessaire ; saint Paul dit bien : ce que je ne veux pas, je le fais. […] L'impuissance de la volonté par rapport aux organes sexuels est la conséquence du péché originel. Le corps d'avant le péché est le corps du paradis, corpus vitae illius, le corps d'après le péché est corpus mortis hujus.

   




S on étude portait sur le Dao qui mène à la sainteté. Est-il possible de devenir un saint par l'étude? Oui. En quoi consiste ce Dao? De tous les concentrés d'énergie du Ciel-Terre, celui qui reçoit le meilleur des Cinq Agents, c'est l'homme. La racine de son être n'est qu'authenticité et quiétude. Tant qu'elle ne s'est pas développée, sa nature morale est complète dans ses cinq aspects : sens de l'humain, du juste, des rites, discernement et bonne foi. Quand sa forme corporelle apparaît et entre en contact avec les choses extérieures, il est ébranlé en lui-même. De cet ébranlement naissent les sept émotions : joie, colère, tristesse, plaisir, amour, haine, désir. Quand les émotions gagnent en force et en violence, la nature morale est altérée. L'être éveillé canalise ses émotions de manière à les accorder avec le Milieu, rectifie son esprit et nourrit sa nature. Aussi dit-on qu'il rend naturelles ses émotions. Quant à l'être obtus, ne sachant comment les contrôler, il leur laisse libre cours jusqu'à la dépravation, au point qu'elles entravent sa nature et finissent par la détruire. Aussi dit-on qu'il rend émotionnelle sa nature.




Confucianisme / Néo-confucianisme 548 | 
Yanzi suohao hexue lun (Ce que Maître Yan aimait apprendre), in Yichuan wenji (OEuvres de Cheng Yi) 4, in Er Cheng ji, P. 577-578, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; Cheng Yi aurait composé cet essai en 1056, alors qu'il étudiait à la capitale sous la direction de Hu Yuan, qui avait donné ce sujet à traiter à ses étudiants et qui fut impressionné par la copie de Cheng Yi. La citation à la fin de ce passage provient de L'Invariable Milieu 21 

   




A insi, la félicité supra sensorielle est extrêmement aisée à atteindre.
Elle est infiniment supérieure aux plaisirs des sens, finissant toujours dans le dégoût.





Hindouisme 200 | 
cité par Paramhansa Yogananda, Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1947 

   




L 'homme à l'état de veille, déploie une somme considérable d'efforts à rechercher le plaisir des sens, lorsque tout l'appareil sensoriel est fatigué, il oublie même le plaisir qui est à sa portée et va dormir afin de se reposer dans son âme - sa nature véritable.




Hindouisme 199 | 
cité par Paramhansa Yogananda, Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946 

   


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