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La philosophie confucéenne
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L e sens moral et le principe tels qu'ils résident dans l'esprit humain sont conférés par le Ciel et ne peuvent donc être éliminés. Si certains se laissent obnubiler par les choses extérieures au point de contrevenir au principe et d'enfreindre le sens moral, c'est tout simplement qu'ils ne réfléchissent pas. Pour peu qu'ils soient en mesure de faire un vrai retour sur eux-mêmes et un effort de réflexion, leur capacité de distinguer bon et mauvais et de choisir en conséquence aura la mobilité de l'invisible, la clarté de la lumière et la netteté de la certitude.




1432 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Lu Jiuyuan ji 32 et 35, p. 376 et 444, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; la citation de Mencius est tirée VII A 1, voir plus haut chap. 6, " Nature et destin "  








C 'est en s'accoutumant à se défaire de son moi que la lumière se fera d'elle-même.




904 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Jingxue liku, in Zhang Zai ji, p.285, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








L e Saint est capable avec son seul esprit de contempler dix mille esprits, par sa seule personne d'en contempler dix mille, de sa seule génération d'en contempler dix mille. Et aussi parce qu'il est capable, par son esprit, de manifester les intentions du Ciel, par sa bouche les paroles, par sa main les oeuvres, par sa personne les activités. Il est encore capable, en haut, de connaître les saisons du Ciel, en bas, d'explorer à, fond les principes de la Terre, au milieu, de prendre pleinement conscience des caractères particuliers des choses, et d'éclairer dans leur ensemble les activités des hommes. Enfin, il est capable d'ordonnancer le Ciel-Terre, d'imiter le processus créatif, d'évaluer présent et passé, et de situer les hommes et les êtres.




778 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : HJJSS 5, p.5a-6a., cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








E n élargissant son esprit, il est possible de faire corps avec les choses de l'univers. Tant que l'on n'a pas fait corps avec toute chose, il restera quelque chose d'extérieur à l'esprit. L'esprit des hommes ordinaires se limite aux bornes étroites de ce qu'ils voient et entendent. Le Saint réalise pleinement sa nature et ne laisse pas entraver son esprit par ce qu'il voit et entend. Dans le regard qu'il porte sur l'univers, il n'est pas une chose qui ne soit sienne. C'est ce que voulait dire Mencius : " Épuiser le potentiel de son esprit, c'est connaître sa nature comme c'est connaître le Ciel. "




769 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Zhengmeng 7, in Zhang Zai ji, P.24, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; pour la citation de Mencius, cf. Mengzi VII, A1.  








L e Ciel n'est que le qi unique en mouvement; il " met en branle les dix mille êtres " et par là leur donne naissance, mais il n'a pas de cœur pour compatir avec eux. Écrasé de soucis, le Saint ne saurait être à l'image du Ciel. " Le Ciel-Terre établit les positions, le Saint réalise les potentialités. " C'est le Saint qui ordonne les choses du Ciel-Terre et " son discernement s'étend aux dix mille êtres, sa voie apporte la paix à l'univers. "




737 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Explication du Grand Commentaire dans le Yishuo, in Zhang Zai ji, p. 185, cité et cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; les citations sont du Xici A 5, B 9 et A 4  








C e que le Ciel destine à l'homme, c'est sa nature, suivre sa nature, c'est le Dao; cultiver le Dao, c'est l'enseignement.
Le Dao ne saurait être quitté un seul instant; s'il pouvait l'être, ce ne serait plus le Dao. Aussi l'homme de bien est-il aux aguets même pour ce qu'il ne voit pas, sur le qui-vive même pour ce qu'il n'entend pas : il n'est rien de plus visible que ce qui est caché, rien de plus manifeste que ce qui est latent. Voilà pourquoi l'homme de bien reste si vigilant lorsqu'il est seul avec lui-même.





716 |   Zhongyong, Confucianisme
Source : §1, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.6, p171  








S eul l'homme, recevant le meilleur, possède la plus haute intelligence. Une fois qu'il a pris corps, son esprit développe une conscience. Les cinq éléments de sa nature réagissent et agissent : ainsi apparaît la distinction entre bon et mauvais, ainsi se manifestent les dix mille activités humaines.

Le Saint les règle par le Milieu, la rectitude, l'humanité et l'équité (le Dao du Saint n'est rien d'autre que Milieu, rectitude, humanité et équité), en prenant fondement dans la quiétude (dès lors qu'il y a absence de désirs, il y a quiétude) (1). Il porte ainsi la dimension de l'homme à son Faîte. Le Saint " participe avec le Ciel-Terre de la même puissance spirituelle, avec le soleil et la lune de la même lumière, avec les quatre saisons du même ordre de succession, avec les esprits et les divinités des mêmes fortunes ou infortunes" (2). L'homme de bien les cultive et connaît bonne fortune, l'homme de peu les enfreint et ne connaît qu'infortune.

Voilà pourquoi il est dit: " Établir, comme Dao du Ciel, Yin et Yang ; comme Dao de la Terre, Souple et Ferme ; comme Dao de l'Homme, humanité et juste. "
Il est dit aussi : " Suivre l'évolution de l'origine à l'aboutissement, c'est connaître ce qui peut se dire sur la mort et la vie. "





715 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Taijitu shuo (Explication du Diagramme du Faîte suprême) par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; les citations du dernier paragraphe sont tirées du Shuogua (Explication des figures) 2 et du Grand Commentaire aux Mutations (Xici A 4)  
(1) Les annotations entre parenthèses sont de Zhou Dunyi (2) Citation du commentaire sur le premier hexagramme qian








L 'authenticité parfaite jamais ne s'arrête. Ne s'arrêtant jamais, elle dure éternellement. Étant éternelle, elle fait apparaître ses effets. Manifestant ses effets, elle se propage à l'infini. Se propageant à l'infini, elle est large et profonde. Dans sa largeur et sa profondeur, elle est élevée et lumineuse.
Large et profonde, elle soutient les êtres. Élevée et lumineuse, elle les recouvre. Infinie et éternelle, elle les accomplit. Large et profonde à l'image de la Terre, élevée et lumineuse à l'image du Ciel, d'une étendue et d'une durée sans limite, elle se manifeste sans se faire voir, elle se transforme sans se mouvoir, elle accomplit dans le non-agir.





714 |   Zhongyong, Confucianisme
Source : §26, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.6, p174 - 175  








L a sainteté n'est rien d'autre qu'authenticité.




713 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Tongshu, § 2, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








L 'authenticité, c'est ce qui s'accomplit de soi-même. La Voie, c'est ce qui est en marche de soi-même. L'authenticité est la fin et le commencement de toute chose; sans elle, il ne peut rien y avoir. Voilà pourquoi l'homme de bien a tant à cœur de se rendre authentique. L'authenticité ne consiste pas seulement à s'accomplir soi-même, c'est par elle que s'accomplit toute chose. S'accomplir soi-même, c'est humanité; permettre aux choses de s'accomplir, c'est sagesse. Telles sont les vertus propres à la nature qui constituent la Voie unissant l'extérieur et l'intérieur. C'est ainsi que, mises en oeuvre en temps opportun, elles tombent toujours juste.




712 |   Zhongyong, Confucianisme
Source : §25, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.6, p174  
Remarque : Le grand mot est lâché : l'authenticité n'est autre que le Dao lui-même, dans sa capacité infinie de donner vie aux êtres, de les transformer, de les harmoniser. Le Saint, en étant pleinement authentique - en réalisant sa propre humanité autant qu'il permet aux autres de la réaliser -, ne fait que participer du processus créatif du Ciel. Aucun autre texte n'a célébré avec autant de force la participation pleine et entière de l'homme au processus cosmique, évoqué avec autant de lyrisme l'émerveillement originel devant le foisonnement infini et la parfaite harmonie des choses de la nature : tout est déjà là, et il n'y a pas lieu de chercher ailleurs une quelconque vérité.








S eule sous le Ciel l'authenticité parfaite est capable d'aller au bout de la nature. Être capable d'aller au bout de la nature, c'est être capable d'aller au bout de celle de l'homme, ce qui signifie aller au bout de celle de tout être. Celui qui en est capable est à même de participer du processus génératif du Ciel-Terre; participer de ce processus, c'est former une triade avec le Ciel et la Terre.




711 |   Zhongyong, Confucianisme
Source : §22, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, sur Zhou Dunyi  
autre traduction possible : Seul sous le Ciel le sage qui a atteint la suprême authenticité est capable de réaliser pleinement sa nature. Étant capable de cela, il peut amener autrui à réaliser pleinement sa propre nature. Étant capable de cela, il peut amener toute chose à réaliser pleinement sa nature. Étant capable de cela, il est à même de participer du processus transformateur et nourricier du Ciel-Terre. Étant à même de faire cela il l'est alors de former une triade avec le Ciel-Terre.
Remarque : L'appréhension du Ciel par l'homme ne se fait pas ailleurs qu'en l'homme lui-même. Le Ciel n'est donc pas un au-delà de l'homme, un ailleurs accessible uniquement par un grand saut (la mort ou la grâce) : le Ciel est la part la plus authentique de l'homme en tant qu'être capable de se transcender lui-même toujours davantage dans sa propre humanité. Cela [cette citation] fait écho à Mencius pour qui est " authentique " celui qui réalise pleinement son humanité, ayant pris conscience que son existence est en étroite interdépendance et interaction avec l'ensemble de toutes les autres : " Mencius dit: " Les dix mille êtres sont présents dans leur totalité en moi. Y a-t-il joie plus grande que de voir, en m'examinant moi-même, que je suis authentique ? Peut-on être plus proche du but dans sa quête d'humanité que lorsqu'on s'efforce à la mansuétude ? " (Mencius, VII A 4)








L 'authenticité, c'est le Dao du Ciel. Se rendre authentique, c'est le Dao de l'Homme. L'authenticité reste au Milieu sans se forcer, elle parvient au but sans même y penser. Cheminer tout à son aise en restant dans le Dao du Milieu, voilà le propre du Saint. Se rendre authentique, c'est choisir le bien pour ne plus le lâcher.




710 |   Zhongyong, Confucianisme
Source : §20, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.6, p173  
Remarque : Dans ce passage inaugural est célébrée l'unité du Ciel et de l'homme, la nature du second étant issue du premier. En réalisant en lui-même le Milieu et l'harmonie, l'homme retrouve sa part céleste que le Zhongyong, à la suite de Mencius (IV A 12), nomme " cheng ". Il semble préférable de comprendre ce terme, généralement traduit par " sincérité ", en terme d'" authenticité ", dans le sens de l'idéal taoïste de l'" homme vrai " (zhenren). Composé du radical de la parole et de l'élément signifiant " réaliser ", " accomplir "), " cheng " désigne - bien plus qu'une " sincérité " au sens trop étroitement psychologique - la réalisation,l'accomplissement de la part céleste en chaque être humain.








T ant que plaisir, colère, tristesse et joie ne se sont pas manifestés, c'est le Milieu. Lorsqu'ils se manifestent sans dépasser la juste mesure, c'est l'harmonie. Le Milieu est le grand fondement de l'univers, l'harmonie en est le Dao universel. Que le Milieu et l'harmonie soient portés à leur comble, et le Ciel-Terre trouvera sa place et les dix mille êtres leurs ressources.




709 |   Zhongyong, Confucianisme
Source : §1, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.6, p172  








L e ren, s'est aimer les autres.




698 |  Confucianisme
Source : Livre XII, 22, traduit du Chinois par Anne Cheng, collections Points  








L a voie du Maître se ramène à ceci:
exigence envers soi-même, mansuétude pour les autres.





692 |  Confucianisme
Source : Entretiens de Confucius, Livre IV,15, collections Points. Traduit du Chinois par Anne Cheng  








S i mon enseignement diffère des autres, c'est que chez moi tout est spontané. J'ai beau avoir tenu des milliers de propos, ils n'expriment que ce qui est en moi sans y ajouter aucune fioriture. Quelqu'un disait de moi récemment : " A part cette seul phrase (de Mencius que Lu se plaît à citer à tout bout de champ), " commence par consolider ce qu'il y a de grand en toi ", il n'a pas d'autre tour dans son sac. " Quand on me l'a raconté, j'ai dit : " Il n'y a rien de plus vrai ! ".




668 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Lu Jiuyuan ji 34, p. 400, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








S aisir les principes dans leur essence, c'est en épuiser le sens. Entrer dans la dimension spirituelle (shen), c'est réaliser pleinement la nature pour arriver au destin. " Pénétrer à fond le principe, réaliser pleinement sa nature pour accomplir son destin " - ne s'agit-il que de cela ? Le but n'est rien moins que de " mettre en oeuvre la pratique ". Prenons l'exemple de l'eau : savoir comment on flotte et comment on coule, épuiser toutes les transformations possibles de l'eau et avoir les moyens d'y répondre, c'est saisir les principes dans leur essence. Savoir comment flotter ou couler dans l'eau au point de ne faire plus qu'un avec elle, sans avoir même conscience que c'est de l'eau, c'est entrer dans la dimension spirituelle. Celui qui flotte et coule dans l'eau et ne fait plus qu'un avec elle sans même être conscient qu'il est dans l'eau excellera forcément à la nage, et plus encore au maniement d'un bateau ! C'est là " mettre en oeuvre la pratique ". Lorsqu'un bon nageur manie un bateau, il a l'esprit libre et le corps détendu. Pourquoi ? C'est que sa pratique est efficace et sa personne en sécurité. Lorsque j'en arrive au point de me sentir en sécurité, rien ne peut venir me contrôler et j'y gagne en vertu.




631 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Commentaire de la phrase du Shuogua (Explication des figures) : " Pénétrer à fond le principe, réaliser pleinement sa nature pour accomplir son destin ", in Su Shi Yizhuan, 8, p.177, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








L e Dao de l'étude ne consiste en rien d'autre qu'à rectifier son esprit et nourrir sa nature. Être authentique en restant droit dans le Milieu, tel est le Saint. L'homme de bien qui veut apprendre doit d'abord être clair dans son esprit et savoir ce qui est à nourrir, puis mettre toutes ses forces pour parvenir au but, c'est ce qui s'appelle " partir de la clarté pour parvenir à l'authenticité".




621 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Yanzi suohao hexue lun (Ce que Maître Yan aimait apprendre), in Yichuan wenji (OEuvres de Cheng Yi) 4, in Er Cheng ji, P. 577-578, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ;  
Cheng Yi aurait composé cet essai en 1056, alors qu'il étudiait à la capitale sous la direction de Hu Yuan, qui avait donné ce sujet à traiter à ses étudiants et qui fut impressionné par la copie de Cheng Yi. La citation à la fin de ce passage provient de L'Invariable Milieu 21.








P ratiquer le ren, c'est commencer par soi-même : vouloir établir les autres autant que l'on veut s'établir soi-même, et souhaiter leur accomplissement autant qu'on souhaite le sien propre. Puise en toi l'idée de ce que tu peux faire pour les autres, voilà qui te mettra dans le sens du ren.




605 |  Confucianisme
Source : Livre VI, 28, traduit du Chinois par Anne Cheng, collections Points  








E n mouvement quand elles ne sont pas quiètes, en quiétude quand elles ne se meuvent pas, telles sont les choses. En mouvement tout en ne l'étant pas, en quiétude tout en ne l'étant pas, telle est la puissance spirituelle (shen) Ce qui ne signifie nullement qu'elle n'est ni mouvement ni quiétude : alors qu'il est impossible aux choses de s'inter pénétrer, le spirituel opère des merveilles dans les dix mille choses. " Quiet et sans mouvement ", tel est l'authentique (cheng) " Incité et par là en communication universelle ", tel est le spirituel. Mis en mouvement sans avoir encore de formes physiques, à la limite entre l'étant et le non-étant, tel est l'infime. L'authentique, étant quintessentiel, irradie sa lumière. Le spirituel, se laissant émouvoir, fait des merveilles. L'infime étant infiniment subtil, reste mystérieux. Celui qui allie l'authentique, le spirituel et l'infime, c'est le Saint".




594 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Tongshu (Livre qui permet de comprendre les Mutations), § 16 et 4, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








U ne seule chose avec une double constitution, tel est le qi.
En ce qu'il est un, il est spirituel (shen) en ce qu'il est deux, il est transformation (hua).





593 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Zhengmeng 2, in Zhang Zai ji, p.10, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








U ne seule chose avec une double constitution, tel est le qi. [...]
Cette constitution double est vide et plein, mouvement et repos, condensation et dispersion, clair et trouble, mais foncièrement elle est une.





592 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Propos sur le Shuogua (Explication sur les figures) dans le Yishuo, in Zhang Zai ji, p.233, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








L a mutation est une chose unique mais elle réunit les trois puissances cosmiques : Ciel, Terre et Homme ne font qu'un. Yin/Yang est leur qi, dur-souple leur forme, humanité-moralité leur nature.




591 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Propos sur le Shuogua (Explication des figures) dans le Yishuo, in Zhang Zai ji, p. 235, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








L a fusion [du Yin et du Yang] est l'état originel de l'Harmonie suprême qui n'est pas encore divisée. L'interaction [du Yin et du Yang] est l'effet nécessaire du principe et de la tendance dominante [de l'Harmonie suprême].




590 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Zhangzi Zhengmeng zhu, chap. 1, p9277, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  








C 'est à travers leurs transformations que le principe des êtres devient visible.




587 |  Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Du Sishu daquan shuo (Lecture de la " Grande Somme sur les Quatre Livres "), daté de 1665, juan 10, in Chuanshan yishu quanji, t. 13, p.6983, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997  






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