Patrimoine  Mondial  des religions, traditions et courants de pensée



Citations spirituelles et philosophiques
de la religion confucéenne

78  citations  | Page 2 / 4




S eul l'homme, recevant le meilleur, possède la plus haute intelligence. Une fois qu'il a pris corps, son esprit développe une conscience. Les cinq éléments de sa nature réagissent et agissent : ainsi apparaît la distinction entre bon et mauvais, ainsi se manifestent les dix mille activités humaines.[...]
L'homme de bien les cultive [les cinq éléments de sa nature]et connaît bonne fortune, l'homme de peu les enfreint et ne connaît qu'infortune.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°570 | 
Taijitu shuo (Explication du Diagramme du Faîte suprême) par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; les citations du dernier paragraphe sont tirées du Shuogua (Explication des figures) 2 et du Grand Commentaire aux Mutations (Xici A 4) 





S on étude portait sur le Dao qui mène à la sainteté. Est-il possible de devenir un saint par l'étude? Oui. En quoi consiste ce Dao? De tous les concentrés d'énergie du Ciel-Terre, celui qui reçoit le meilleur des Cinq Agents, c'est l'homme. La racine de son être n'est qu'authenticité et quiétude. Tant qu'elle ne s'est pas développée, sa nature morale est complète dans ses cinq aspects : sens de l'humain, du juste, des rites, discernement et bonne foi. Quand sa forme corporelle apparaît et entre en contact avec les choses extérieures, il est ébranlé en lui-même. De cet ébranlement naissent les sept émotions : joie, colère, tristesse, plaisir, amour, haine, désir. Quand les émotions gagnent en force et en violence, la nature morale est altérée. L'être éveillé canalise ses émotions de manière à les accorder avec le Milieu, rectifie son esprit et nourrit sa nature. Aussi dit-on qu'il rend naturelles ses émotions. Quant à l'être obtus, ne sachant comment les contrôler, il leur laisse libre cours jusqu'à la dépravation, au point qu'elles entravent sa nature et finissent par la détruire. Aussi dit-on qu'il rend émotionnelle sa nature.




Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°548 | 
Yanzi suohao hexue lun (Ce que Maître Yan aimait apprendre), in Yichuan wenji (OEuvres de Cheng Yi) 4, in Er Cheng ji, P. 577-578, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; Cheng Yi aurait composé cet essai en 1056, alors qu'il étudiait à la capitale sous la direction de Hu Yuan, qui avait donné ce sujet à traiter à ses étudiants et qui fut impressionné par la copie de Cheng Yi. La citation à la fin de ce passage provient de L'Invariable Milieu 21 





L a constitution originelle de l'esprit, c'est la nature. La nature ne comportant rien de mauvais, l'esprit dans sa constitution originelle n'est rien que rectitude. D'où vient alors qu'il faille faire effort pour restaurer l'esprit dans sa rectitude ? L'esprit dans sa constitution originelle est bel et bien rectitude ; dès que se mettent en oeuvre l'intention et la pensée apparaît la déviance. Celui qui veut restaurer son esprit dans sa rectitude ne peut le faire qu'en rapport avec les opérations de l'intention et de la pensée. Chaque fois qu'apparaît une bonne pensée, qu'il s'y attache comme il s'attacherait à une belle couleur ; chaque fois qu'il en apparaît une mauvaise, qu'il la repousse comme il repousserait une mauvaise odeur : alors seulement son intention sera pure authenticité, et son esprit pourra retrouver sa rectitude.




Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°514 | 
Daxue wen (Questionnement sur la Grande Étude), in Wang Yangming quanji 26, p.971, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997. 





L e Maître dit :
Ne crains point de rester méconnu des hommes,
mais bien plutôt de les méconnaître toi-même.





Confucianisme Citation n°497 | 
Entretiens de Confucius, Livre I, 16, traduit du Chinois par Anne Cheng, collections Points 





L ' homme de bien est impartial et vise à l'universel,...




Confucianisme Citation n°494 | 
Entretiens de Confucius, Livre II, 14, traduit du Chinois par Anne Cheng, collections Points 





A pprendre quelque chose pour pouvoir le vivre à tout moment,
n'est ce pas là source de grand plaisir ?





Confucianisme Citation n°492 | 
Livre I,1, traduit du Chinois par Anne Cheng, collections Points 





Z izhang demande à Confucius qu'est ce que le ren :
Confucius dit : " se rendre capable de pratiquer cinq choses sous le ciel, voilà le ren. Qu'elles sont-elles ? Déférence, grandeur d'âme, honnêteté, diligence et générosité… "





Confucianisme Citation n°491 | 
Livre XVII, 6, traduit du Chinois par Anne Cheng, collections Points 





C e que tu ne voudrais pas que l'on te fasse,
ne l'inflige pas aux autres.…





Confucianisme Citation n°490 | 
Entretiens de Confucius, Livre XII,2, collections Points. Traduit du Chinois par Anne Cheng 





A pprendre, s'enquérir, réfléchir, débattre, agir constituent autant d'aspects de l'étude. Étudier sans qu'il y ait action, cela ne se peut. Prenons l'étude de la piété filiale : il faut prendre sur soi le labeur de ses parents et se mettre à leur entière disposition, bref pratiquer le dao filial en payant de sa personne avant de considérer qu'on l'a " étudié " ; comment l'étude de la piété filiale pourrait-elle se borner à en parler en l'air? Il en va de même pour l'étude du tir à l'arc : il faut empoigner l'arc, fixer la flèche dessus, le bander et viser la cible. Pour apprendre à calligraphier, il faut étaler le papier, saisir le pinceau et en tremper la pointe dans l'encrier. De tout temps et en tout lieu, rien n'a jamais pu s'appeler " étude " qui n'ait impliqué de l'action. Se mettre à étudier, c'est déjà agir.




Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°486 | 
Chuanxi lu II, in Wang Yangming quanji, p. 92, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; "Apprendre, S'enquérir, réfléchir, débattre, agir " fait référence à L'Invariable Milieu, chap.20 





L e Vide suprême, c'est ce qui emplit le Ciel [...] et l'esprit. [ ...]
Le Vide est la source du sens de l'humain. [...]
A la racine du bon est la quiétude,
à la racine de la quiétude est le Vide. [...]
Le Ciel-Terre trouve sa vertu dans le Vide,
le comble du bien étant le Vide.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°482 | 
Zhangzi yulu (Propos rapportés de Maître Zhang), 21 partie, in Zhang Zai ji p.324-326., cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 





C 'est un qi immense et vigoureux. S'il est nourri de droiture sans subir de dommage, il emplit tout l'espace entre Ciel et Terre. C'est le qi par lequel sont mis en adéquation le sens moral et le Dao, faute de quoi il dépérit. Il naît de la pratique cumulative du sens moral et non d'actes ponctuels. Pour peu que le comportement ne soit pas en accord avec le cœur, il dépérit.




Confucianisme Citation n°481 | 
Mengzi, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.6, p162 





P our peu que l'on soit " résolu à apprendre ",
on pourra vaincre [les défauts de] son qi et ses mauvaises habitudes.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°478 | 
Zhangzi yulu (Propos rapportés de Maître Zhang), 31 partie, in Zhang Zai ji, p. 330, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; l'expression " résolu à apprendre " fait référence aux Entretiens de Confucius II, 4. 





S i [le qi] est nourri par la droiture sans être affecté d'aucune une manière, il remplira tout l'espace entre Ciel et Terre.




Confucianisme Citation n°477 | 
Mengzi Il A 2, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap. 6, " Physiologie morale " 





A quinze ans, je résolus d'apprendre. A trente ans, j'étais debout dans la voie.
A quarante ans, je n'éprouvais plus aucun doute.
A cinquante ans, je connaissais le décret du ciel.
A soixante ans, j'avais une oreille parfaitement accordée.
A soixante-dix ans, j'agissais selon mon cœur, sans pour autant transgresser aucune règle.





Confucianisme Citation n°447 | 
Livre II, 4, traduit du Chinois par Anne Cheng, collections Points 





L orsque [le qi] se disperse, il retourne au Vide suprême, retrouvant sa constitution originelle de fusion, sans qu'il y ait disparition ni destruction.
Lorsqu'il se condense, il donne vie à toutes sortes d'êtres, procédant de sa nature constante de fusion, sans qu'il s'agisse d'une création illusoire.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°422 | 
Zhangzi Zhengmeng zhu (Commentaire sur l'" Initiation correcte " de Maître Zhang), chap.1, p. 9282, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 





A u plus fort de l'hiver, c'est le qi glacé qui l'emporte, et l'eau se fige en glace. Au printemps, le qi tiédit, et la glace fond en eau. La vie de l'homme entre Ciel et Terre est à l'image de la glace : les qi Yin et se coagulent en un être humain qui, arrivé à la fin de ses jours, meurt pour redevenir qi indifférencié.




Confucianisme Citation n°421 | 
traduit et cité par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, La pensée Cosmologique 
Le rythme binaire Ying/Yang est le rythme fondamental qui anime le principe vital : le qi qui se meut, s'ouvre, s'étend est Yang ; quand il revient à la quiétude et se replie sur lui-même, il est Yin. Lorsqu'un être advient à l'existence, son qi se meut vers le dehors dans sa phase Yang, puis se stabilise dans la phase de recueillement Yin pour se fixer dans une forme durable. En d'autres termes Yin et Yang ne désignent pas deux forces opposées qui s'appliqueraient au qi conçu comme matière inerte, l'une la mettant en mouvement et l'autre au repos, ils sont deux phases du qi constamment en circulation, en expansion/contraction.





L e qi, à son origine dans le Vide, est pur, un et sans formes ; sous l'effet de la stimulation, il donne naissance [au Yin/Yang], et ce faisant se condense en figures visibles.
Le qi fluctuant s'agite et se déplace en tous sens, en se concentrant il se constitue en matière et engendre ainsi la multiplicité différenciée des hommes et des choses. Dans leur cycle sans fin, les deux fondements du Yin et du Yang établissent la grande norme du Ciel-Terre.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°420 | 
Zhengmeng 1, in Zhang Zaiji, p. 10 et 9., cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 
C'est en terme d'énergie vitale (qi) que Zhang Zai rend compte de la réalité tout entière, c'est-à-dire du Dao. Pour lui, le principe unifiant qui permet de rendre compte de l'infinie multiplicité, c'est le qi. Comme chez Wang Bi, il est le fond indifférencié (wu), vide (xu) qui rend possible l'émergence de toute chose mais en même temps, il est, comme chez Guo Xiang, tout " ce qu'il y a " (you). En somme, le qi est la totalité du Dao. […] Sur ce thème, cf. HUANG Siu-chi, " Chang Tsai's Concept of Ch'i ", East and West 18 (1968), p. 247-260; et " The Moral Point of View of Chan g Tsai T, Philosophy East and West 21 (1971), p. 141-156. Cf. également T'ANG chun-yi Chang Tsai's Theory of Mind and its Metaphysical Basis ", Philosophy East and West 6 (1956), p. 113-136; Anne D. BIRDWHISTELL, "The Concept of Knowledge in the Thought of Chang Tsai ", Philosophy East and West 35 (l985), P37-60. Toute réalité, matérielle ou spirituelle, relève du qi et de ses infinies transformations. Pour Zhang Zai, la réalité est animée dans son entier par un double processus fondamental, une sorte de respiration vitale en deux temps : inspiration/expiration, expansion/contraction, dispersion/condensation. Selon ce rythme binaire propre à la bipolarité complémentaire du Yin (condensation) et du Yang (dispersion), le qi indifférencié se cristallise dans les formes visibles, puis se dissout de nouveau, comme l'eau qui se solidifie en gelant puis se répand en fondant. (cf. Zhengmeng 2, in Zhang Zaiji, p. 12 ; les références sont au Zhuangzi 22 et au Lunheng 61)





C eux qui parlent d'extinction (les bouddhistes) conçoivent un départ sans retour, ceux qui s'en tiennent à la vie et s'accrochent à l'existant (les taoïstes) croient les choses immuables. Malgré leurs différences, tous se rejoignent dans leur incompréhension du Dao, Que [le qi] soit condensé ou dissous, c'est toujours ce qui me constitue. On ne peut parler de la nature humaine qu'avec celui qui a compris que la mort n'est pas annihilation.

Quand on a compris que l'espace vide n'est que qi, alors l'il-y-a et l'il-n'y-a-pas, le latent et le manifeste, l'esprit et les transformations, nature humaine et le destin ne forment plus qu'un et non pas deux. Celui qui, contemplant condensation et dissolution, avènement et résorption, forme et non-forme, est capable de remonter à leur source première celui-là a saisi le sens profond des Mutations. [...] La condensation et la dissolution du qi sont au Vide suprême ce que le gel sont à l'eau. Comprendre que le Vide suprême, c'est le qi, c'est comprendre qu'il n'y a pas d'il-n'y-a-pas.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°419 | 
Zhengmeng 1, in Zhang Zai ji, p.7-8, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 
Selon les bouddhistes, le fait que les choses apparaissent et disparaissent au monde de l'existant est une preuve de leur caractère illusoire. Pour Zhang Zai ce phénomène alternatif s'explique par le va-et-vient entre qi potentiel indifférencié et qi matériel différencié, différents états d'un seul et même qi qui, lui, reste toujours réel. La mort, dans cette perspective, n'est ni extinction ni même disparition, elle est seulement transformation du qi : le qi d'un être se dissout à sa mort pour retourner à l'état indifférencié de Vide suprême, et le qi indifférencié en se condensant donne forme à un autre être. En soulignant la réalité éternelle et indestructible du qi, Zhang Zai s'oppose à l'idée bouddhique du " tout est illusion ", quitte à s'attirer les soupçons de Zhu Xi qui y voit la porte ouverte à l'idée tout aussi bouddhique de transmigration !





A partir du qi unique de l'Harmonie suprême commencent à se scinder Yin et Yang dans leur transformation; dans le Yin il y a du Yang, dans le Yang il y a du Yin, leur origine étant l'unité du Faîte suprême. Aussi longtemps que le Yin et le Yang ne se sont pas séparés, il y a reproduction à l'identique. Le Yin seul n'accomplit rien, le Yang seul n'engendre rien. Dans l'engendrement et l'accomplissement, Yin et Yang se différencient dans leur constitution. Dans le domaine humain, le ferme et le souple s'entraident, sens du juste et sens du profit s'équilibrent, Dao et objets concrets se complètent : ils réalisent ainsi le principe des dix mille changements dans l'interaction tout en fusionnant dans l'unité.




Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°407 | 
Zhangzi Zhengmeng zhu, chap. 2, p9311, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 





S ans Faîte et pourtant Faîte suprême! Le Faîte suprême dans le mouvement donne naissance au Yang, le mouvement parvenu à son comble devient quiétude, dans la quiétude prend naissance le Yin, la quiétude parvenue à son comble fait retour au mouvement. Mouvement et quiétude alternent, prenant racine l'un dans l'autre. Un Yin, un Yang, de leur partage surgissent les deux modèles. De la transformation du Yang et de son union avec le Yin naissent eau, feu, bois, métal, terre. Lorsque ces cinq énergies agissent dans une succession harmonieuse, les quatre saisons suivent leur cours.

Un cycle des Cinq Agents correspond à une alternance du Yin et du Yang. Le Yin et le Yang se fondent dans le Faite suprême. Le Faîte suprême trouve sa racine dans le Sans Faite. Les Cinq Agents naissent chacun avec sa nature propre. Le Sans Faite dans sa vérité, le Yin/Yang et les Cinq Agents dans leur quintessence, mystérieusement s'unissent et se condensent. Le Dao du qian se fait masculin, le Dao du kun se fait féminin (1). Ces deux énergies en interaction engendrent et transforment les dix mille êtres. Les dix mille êtres se reproduisent et prolifèrent, et leurs transformations n'ont pas de fin. […]

Grand est le Livre des Mutations! Voilà ce qu'il contient de meilleure !





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°399 | 
Taijitu shuo (Explication du Diagramme du Faîte suprême) par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; les citations du dernier paragraphe sont tirées du Shuogua (Explication des figures) 2 et du Grand Commentaire aux Mutations (Xici A 4) 
(1) Qian et kun sont les noms des deux premiers hexagrammes des Mutations, entièrement constitués de traits Yang et de traits Yin et associés respectivement au Ciel et à la Terre.





L 'Harmonie suprême est ce qui s'appelle Dao. En elle est contenue la nature [de tous les processus] : flotter/sombrer, monter/descendre, mouvement/repos, stimulation mutuelle. C'est en elle que [les processus] trouvent leur origine : génération, interaction, vaincre/être vaincu, contraction/expansion. À son avènement, elle est infime et subtile, " aisée et simple ", mais à son achèvement, elle est vaste et grande, ferme et solide. [ ... ]

Ce qui se disperse, se différencie et peut prendre figure visible est énergie vitale (qi) ; ce qui est pur, pénètre partout et ne peut prendre de forme visible est puissance spirituelle (shen) (1). À moins d'être comme du qi en mouvement, les forces génératrices [du Ciel-Terre] ne sauraient être considérées comme en Harmonie suprême.

Le Vide suprême n'a a pas de formes : c' est la constitution originelle du qi. La condensation et la dissolution [du qi] sont des formes temporaires dues aux changements et aux transformations. Bien que le qi du Ciel-Terre se condense et se disperse, repousse et recueille de cent façons, en tant que principe (LI) il opère selon un ordre infaillible. Le qi est une chose qui se dissout pour revenir au sans-forme en se maintenant dans sa constitution, et qui se condense pour donner des figures sans s'écarter de sa constante.

Le Vide suprême ne peut être que qi, le qi ne peut que se condenser pour donner les dix mille êtres, les dix mille êtres ne peuvent que se dissoudre pour revenir au Vide suprême. Avènement et résorption alternent en un cycle universellement nécessaire. […] Le Vide suprême est pur, étant pur il est sans obstruction, étant sans obstruction il est spirituel (shen). Le contraire du pur est le trouble ; le trouble est obstruction, et l'obstruction donne les formes.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°398 | 
Zhengmeng 1, in Zhang Zai ji, p. 7-9, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 
(1) " Spirituel " (shen) qualifierait donc le qi un et indifférencié du Vide suprême, alors qu'il ne s'est pas encore condensé et diversifié dans les formes sensibles. Le qi est donc la totalité du Dao, dans son aspect invisible aussi bien que visible.





Q ue la vie ne soit pas plus création que la mort n'est destruction,
c'est le principe naturel du Yin et du Yang.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°367 | 
Zhouyi neizhuan (Commentaire interne sur les Mutations) de 1685, juan 5, in Chuanshan yishu quanji, t. 1, p. 511, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 





T ant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie,
comment peut-on savoir ce qu'est la mort ?





Confucianisme Citation n°361 | 
Entretiens de Confucius, Livre XI,11, collections Points. Traduit du Chinois par Anne Cheng 





L 'esprit (1),
c'est ce qui régit la nature et les émotions.





Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°329 | 
Xingli shiyi (Fragments sur la nature et le principe), in Zhang Zai ji, p. 374, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 
(1) (xin) esprit ou coeur, à la fois en tant qu'organe et siège de la pensée. Il peut être pris dans le sens de conscience psychologique, entendement, intelligence, etc. (cf. Isabelle Robinet, Zhuangzi)





L e Ciel, c'est mon père; la Terre, c'est ma mère. Et moi, être insignifiant, je trouve ma place au milieu d'eux. Ce qui remplit le Ciel-Terre fait corps avec moi, ce qui régit le Ciel-Terre participe de la même nature que Moi (1). Tout homme est mon frère, tout être mon compagnon (2).




Confucianisme / Néo-confucianisme Citation n°320 | 
Ximing (" Inscription de l'ouest (3) " : il s'agit du tout début du chap. 17 du Zhengmeng), in Zhang Zaiji, p. 62-63, cité et cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 
(1) Ce qui " remplit le Ciel-Terre " et qui constitue également mon corps, c'est le qi ; ce qui " régit le Ciel-Terre " et qui est également ma nature, c'est la bipolarité Yin/Yang Cf. Mengzi Il A 2 : " Si [le qi] est nourri par la droiture sans être affecté d'aucune une manière, il remplira tout l'espace entre Ciel et Terre " (cité au chap. 6, " Physiologie morale "). (2) Allusion aux Entretiens de Confucius, XII, 5: " Entre les Quatre Mers, tous les sont frères " (cité au chap. 2) (3) Deux passages du dernier chapitre du Zhengmeng, que Zhang Zai avait inscrits sur les murs est et ouest de son étude, furent rebaptisés " Inscription de l'est " et " Inscription de l'ouest " par son neveu Cheng Yi qui considérait cette dernière comme une " vision encore jamais atteinte depuis Mencius ". Il semble toutefois que l'" inscription de l'ouest " ait été à peu près le seul écrit de Zhang Zai à trouver grâce aux yeux des frères Cheng.



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