Patrimoine  Mondial  des religions, traditions et courants de pensée



Citations spirituelles et philosophiques
Philosophie

218  citations  | Page 8 / 9




S OCRATE : «[...] La vertu ne saurait ni venir par nature ni s'enseigner, mais elle serait présente comme une faveur divine, dépourvue d'intelligence, chez les hommes où elle se trouve.»




Philosophie / Platonisme Citation n°947 | 
Ménon [99e, trad. M. Canto-Sperber, coll. GF, Flammarion, 1993] 





C e que précisément on nomme mort, c'est une déliaison et une séparation de l'âme d'avec le corps.




Philosophie / Platonisme Citation n°946 | 
Phédon [67d, trad. M. Dixsaut, coll. GF, Flammarion, 1991] 





S OCRATE : «[...] Qu'est-ce, en effet, que craindre la mort, citoyens, sinon se prétendre en possession d'un savoir que l'on n'a point ? En définitive, cela revient à prétendre savoir ce que l'on ne sait point. Car personne ne sait ce qu'est la mort, ni même si elle ne se trouve pas être pour l'homme le plus grand des biens, et pourtant les gens la craignent comme s'ils savaient parfaitement qu'il s'agit du plus grand des malheurs.»




Philosophie / Platonisme Citation n°945 | 
Apologie de Socrate [38a, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997] 





S ocrate. - Je ne suis pas encore capable, comme le demande l'inscription de Delphes, de me connaître moi-même; dès lors, je trouve qu'il serait ridicule de me lancer, moi à qui fait encore défaut cette connaissance, dans l'examen de ce qui m'est étranger.




Philosophie / Platonisme Citation n°944 | 
Phèdre [229e, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1989] 





Q uiconque éprouve le désir de quelque chose, désire ce dont il ne dispose pas et ce qui n'est pas présent; et ce qu'il n'a pas, ce qu'il n'est pas lui-même, ce dont il manque, tel est le genre de choses vers quoi vont son désir et son amour.




Philosophie / Platonisme Citation n°943 | 
Le Banquet [200e, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 2000] 





T ant que nous aurons le corps, et qu'un mal de cette sorte restera mêlé à la pâte de notre âme, il est impossible que nous possédions jamais en suffisance ce à quoi nous aspirons; et, nous l'affirmons, ce à quoi nous aspirons, c'est le vrai.




Philosophie / Platonisme Citation n°942 | 
Phédon [65b, trad. M. Dixsaut, coll. GF, Flammarion, 1991 





S OCRATE : «[...] J'ajoute que, pour un homme, le bien le plus grand c'est de s'entretenir tous les jours de la vertu et de tout ce dont vous m'entendez discuter, lorsque je soumets les autres et moi-même à cet examen, et que je vais jusqu'à dire qu'une vie à laquelle cet examen ferait défaut ne mériterait pas d'être vécue.»




Philosophie / Platonisme Citation n°941 | 
Apologie de Socrate [ 38a, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997] 





S OCRATE : «[...] Ma seule affaire est d'aller et de venir pour vous persuader, jeunes et vieux, de n'avoir point pour votre corps et pour votre fortune de souci supérieur ou égal à celui que vous devez avoir concernant la façon de rendre votre âme la meilleure possible, et de vous dire : "Ce n'est pas des richesses que vient la vertu, mais c'est de la vertu que viennent les richesses et tous les autres biens, pour les particuliers comme pour l'État."»




Philosophie / Platonisme Citation n°940 | 
Apologie de Socrate [ 30a-b, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997] 





C 'est une chose [...] que connaissent bien ceux qui aspirent à apprendre : au moment où la philosophie a pris possession de leur âme, elle était, cette âme, tout bonnement enchaînée à l'intérieur d'un corps, agrippée à lui, contrainte aussi d'examiner tous les êtres à travers lui comme à travers les barreaux d'une prison au lieu de le faire elle-même et par elle seule, - vautrée enfin dans l'ignorance la plus totale.
1]





Philosophie / Platonisme Citation n°939 | 
Phédon [67e, trad. M. Dixsaut, coll. GF, Flammarion, 199 





P uisque ni le corps ni l'ensemble n'est l'homme, je crois qu'il reste que l'homme n'est rien ou bien, s'il est quelque chose, il faut reconnaître que ce ne peut être rien d'autre que l'âme.




Philosophie / Platonisme Citation n°937 | 
Alcibiade [130c, trad. C. Marboeuf et J.-F. Pradeau, coll. GF, Flammarion, 2000] 





L e corps est le tombeau de l'âme.




Philosophie / Platonisme Citation n°934 | 
Extrait de Cratyle 





L 'homme est la mesure de toute chose.




Philosophie / Platonisme Citation n°933 | 
Extrait de Théétète 





L e plus grand mal, à part l'injustice, serait que l'auteur de l'injustice ne paie pas la peine de sa faute.




Philosophie / Platonisme Citation n°932 | 
Extrait de Gorgias 





L 'opinion est quelque chose d'intermédiaire entre la connaissance et l'ignorance.




Philosophie / Platonisme Citation n°931 | 
Extrait de La république 





C ela montre quel effort s'impose : d'ici-bas vers là-haut s'évader au plus vite. L'évasion, c'est de s'assimiler à Dieu dans la mesure du possible : or on s'assimile en devenant juste et saint dans la clarté de l'esprit.




Philosophie / Platonisme Citation n°773 | 
Théétète, 176b (traduction Auguste Diès 1926). 





V oyons-le comme un avec nous mêmes ;
voyons-le comme étant nous-mêmes.





Philosophie / Néo-platonisme Citation n°771 | 
Ennéades, V.8.11, cité par Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.27, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " ; cf. aussi VI. 8.12 





Q ui devient homme cesse d'être le tout...
qui revient au tout crée le tout.





Philosophie / Néo-platonisme Citation n°770 | 
Ennéades, V.8.7, cité par Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.27, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie ". 
Cependant, le thème de l'assimilation à Dieu dans la mesure du possible, thème capital dans le dialogue Platonicien, devient chez Plotin impératif de l'union totale et intime avec l'Un. L'idée de l'épanouissement de l'âme qui participe à l'Un dans son ipséité commande le dépassement même de l'intellectualité. L'intellectualité est importante, mais son rôle n'est que préparatoire (VI.7.15 ; V.3.8), l'intelligence étant toujours participation (VI.4.11), établissement des rapports. Si le bonheur que connaît l'âme contemplative est grand, il ne peut pas être une satisfaction définitive. Il y a dans l'intelligence une altérité (II.4.5), une spécialisation (VI.7.9) qui n'est pas contraire à la nature (VI.7.7), mais qui empêche la délivrance totale. Après l'activité intellective c'est donc la nescience qui rend l'âme capable d'accueillir son hôte recherché. Ce retranchement de l'intelligible (V.5.6) est un nouveau changement d'optique, une nouvelle manière de voir. L'esprit n'est pas ainsi anéanti, mais dépassé (VI.7.36). Le changement s'effectue non pas sur des ruines, mais par la transcendance. C'est cette nouvelle étape qui préserve la doctrine plotinienne du solipsisme. Le troisième moment de l'acheminement de l'âme vers l'Un est un processus sentimental (1) par lequel s'effectue la mutation de la contemplation en vision. " Enfuyons-nous ", recommande Plotin. " dans notre chère patrie... Il faut cesser de regarder, et, fermant les yeux, échanger cette manière de voir pour une autre " (I.6.8). Plotin, qui met dans l'unité le haut degré de valeur ontologique que Parménide a mis dans l'être et Platon dans l'intelligible, enseigne que la fin du voyage de l'âme en quête de son Principe (V.7.37) n'est pas une symbiose, mais une concentration intérieure, une union supralogique (VI.9.10), dans laquelle on fait coïncider son propre centre avec le centre universel. Dans l'extase l'âme et Dieu ne font plus deux, mais deux en un (VI.7.37). " Voyons-le comme un avec nous mêmes ; voyons-le comme étant nous-mêmes ", nous dit Plotin (Enn. V. 8. 11, cf. VI. 8.12). L'union extatique prouve donc la certitude mystique de la parenté ontologique de l'âme avec le divin (2) Le caractère affirmatif de l'union professée par Plotin est prouvé, entre autres, par deux idées qui nous intéressent ici plus particulièrement : la perte de l'altérité n'est pas suppression de la singularité ; aucun être réel, dit Plotin (VI.7.34), ne périt. l'Un n'étant point le néant, mais la plénitude, l'Universel - sans être aucune des choses dont il est la puissance - l'union n'est pas la démolition de l'homme. L'âme simplifiée perd l'individualité qui la barricadait dans ses limites, l'identifiait à la gamme de ses déterminations ; elle écarte " une manière restrictive de vivre ", selon l'expression de Trouillard". Lorsque toute essence est refusée, toute altérité surmontée, après le refus organique, l'abandon du sentiment de soi en tant que différence, l'âme est singulière, sans être singulière (VI.4.16), parce qu'elle coïncide avec l'Universel. " Qui devient homme cesse d'être le tout... qui revient au tout crée le tout " (V.8.7) (1) Anna Kélessidou, L'extase plotinienne et la problématique de la personne humaine, REG LXXIV, n° 401-403, juillet-décembre 1971, 384-397. (2) Cf. H. Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, PUE 1963, 271





I l faut se garder de fonder sa vie sur une base d'appétits trop étroite ; car, à s'abstenir des joies que comportent situations, honneurs, corps constitués, voluptés, commodités, arts, un jour peut venir où l'on s'aperçoit qu'au lieu de la sagesse, c'est le dégoût de vivre que l'on s'est donné pour voisin par ce renoncement.




Philosophie Citation n°708 | 
Humain, trop humain II ; § 337. Danger qui guette les abstinents. - traduit par Robert Rovini - Folio Essais. 





D eux choses remplissent le cœur d'une admiration et d'une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi.




Philosophie / Kantisme Citation n°702 | 
Critique de la raison pratique - II, Conclusion - page 173 de l'édition Quadrige PUF. 





L a morale n'est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre digne du bonheur. C'est seulement lorsque la religion s'y ajoute, qu'entre en nous l'espérance de participer un jour au bonheur dans la mesure où nous avons essayé de n'en être pas indignes.




Philosophie / Kantisme Citation n°701 | 
Critique de la raison pratique - I, II, V - page 139 de l'édition Quadrige PUF. 





L a morale, dans la mesure où elle condamne dans l'absolu, et non au regard de la vie, par égard pour la vie, ou en regard des intentions de la vie, est une erreur intrinsèque, qui ne doit inspirer aucune pitié et relève d'une idiosyncrasie de dégénéré qui a déjà fait un mal infini !…




Philosophie Citation n°700 | 
Crépuscule des idoles - La morale une Anti-nature, §6 - Traduction J.C. Hémery - Folio Essais. 





Q ue ce soit, en conséquence, à une vie d'ordre et à l'amour de la sagesse que conduit le triomphe de ce qu'il y a de meilleur dans l'esprit : bienheureuse et pleine d'harmonie est l'existence qu'ils passent ici-bas, puisqu'ils ont la maîtrise d'eux-mêmes et le souci de la mesure ; puisqu'ils ont réduit à l'esclavage ce qui faisait naître le vice et l'âme et donné, au contraire, la liberté à ce qui y produisait la vertu.




Philosophie / Platonisme Citation n°672 | 
Phèdre 256b, traduction L. Robin 





T out ce qui naît, naît nécessairement par l'action d'une cause,
car il est impossible que quoi que ce soit puisse naître sans cause.





Philosophie / Platonisme Citation n°558 | 
Timée - 28a (traduction Rivaud 1985). 





L e bien pour une nature est d'être à elle-même et d'être elle-même .




Philosophie / Néo-platonisme Citation n°524 | 
Ennéades, VI.5.1 
La quête du vrai est pour le philosophe (Plotin) semblable au travail du sculpteur qui " gratte... enlève le superflu... nettoie ce qui est-sombre pour le rendre brillant " (I.6.9). Suivant donc Platon, pour qui l'homme est l'homme de son âme, Plotin dit que celui qui arrive à faire dominer en lui la partie la plus maîtresse, qui est l'homme même (IV.7. 1), use de son corps comme le musicien de son instrument (cf. I.4.16). Briser le corps est interdit, mais il est également interdit de faire renverser les valeurs, de substituer l'instrument au maître ; l'instrument n'est qu'un cadeau au début, car il faut à temps savoir chanter sans son aide. […] Le mythe Platonicien de la montée de l'âme à la région céleste est remplacé dans la pensée de Plotin par l'idée du recueillement (I.2.5). " Le bien pour une nature est d'être à elle-même et d'être elle-même " (Enn. VI.5.1). La recherche de l'unité est donc ontogénique. La séparation de l'âme et du corps, enseignée par Platon dans le Phédon (80d, 81b-c) et l'évasion professée dans le Théétète (176a-b), le mépris du sensible sont des thèmes que Plotin adopte et exprime avec les mêmes termes que " le divin Platon " (IV.8.1) ; Plotin se réfère au Gorgias 439a, au Cratyle 400b-c, à la République 514a, au Phèdre 246c et ailleurs dans la même perspective intellectualiste (I.2.5). Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.28-29, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " Pour Plotin, qui conçoit le mal comme manque, déficience, comme étant par rapport au bien ce qu'est l'image par rapport à la réalité (III.2.5), le réel ne réside que dans ce qui est simple (II.4.2) et authentique.





I l n'y a rien qui soit ni un bien, ni un mal ;
tandis qu'il existe deux choses, dont l'une est un bien, le savoir,
et l'autre un mal, la sotte ignorance.





Philosophie / Platonisme Citation n°521 | 
Euthydème - 281e (traduction Léon Robin). 



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