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Dialogue interreligieux : De l'Extase
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Ceux qui ont déjà commencé à faire oraison ont compris l'importances pour eux, de ne pas en rester aux premières Demeures. Mais, souvent, ils ne sont pas encore assez déterminés à ne pas y rester, ils ne s'éloignent pas encore des occasions, ce qui est fort dangereux.




Citation n° 1632 : , (Ávila, 1515 — Alba de Tormes, 1582), Religieuse espagnole, réformatrice du Carmel, Christianisme, Catholicisme
Source : Le château intérieur, deuxièmes Demeures, paragraphes 2-3  
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Si elle [la vie humaine] s'abandonne au désir de l'essence, elle brûlera dans l'angoisse, dans le feu des ténèbres. Mais si elle s'abandonne à un néant, elle sera sans désir et tombera dans le feu de la lumière; et ainsi brûlera sans douleur; car elle n'apporte à son feu aucun combustible qui pourrait alimenter un feu. Comme il n'y a aucune douleur en elle, ni que la vie ne reçoit pas de souffrance, car elle (la vie) n'en contient aucune en elle-même; elle (la vie humaine) tombera dans la Magia première, qui est Dieu dans sa triade.




Citation n° 1618 : , (1575-1624), Gnostique Chrétien, Christianisme
Source : SEX PUNCTA MYSTICA OU UNE COURTE EXPLICATION DE SIX POINTS MYSTIQUES, Le deuxième point. De l'élection de la grâce. Du bien et du mal, 6- 18, traduction "Quatuor Coronati", Collège de New York  
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Pourquoi le Bienheureux ne révèle-t-il pas seulement le véhicule unique, demande Mahamati.
Et le Bouddha répond : Si j'enseigne les trois véhicules, c'est à l'intention des Auditeurs et des bouddha-pour-soi, afin qu'ils se dégagent de l'ivresse des samadhi et s'éveillent au domaine étranger à tout flux.




Citation n° 1604 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : pp. 133-134, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.87-89  
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Celui qui s'adonne au vide et ne jouit pas [du monde] par des organes purifiés est comme une corneille qui, s'envolant d'une barque, décrit des cercles au-dessus d'elle et y retombe.

Ne t'attache pas au vide, considère comme semblables "ceci " et "cela". En vérité même la balle [minuscule] de la graine de sésame cause inévitablement tout autant de douleur qu'une épine.




Citation n° 1588 :  Saraha , (début du VIIe siècle), co-fondateur de l'école tantrique Sahajiya, Hindouisme, Tantrisme
Source : Dohakosa de Saraha, sq. 70 & 75, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337  
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L'extase emplit de joie celui qui cherche en elle son repos, mais quand Dieu est présent disparaît l'extase. Mon extase m'avait emplie de joie, mais ce que je trouvais au cœur de l'extase m'a captivé au point de me détourner de la vue même de l'extase.




Citation n° 280 : , mort en 910, philosophe et mystique musulman, Islam, Soufisme
Source : "Kitab al - ta' arruf", chap. 53 p 82/83  
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Le bodhisattva connaît distinctement ces portes de samadhi, il sait comment entrer en samadhi, demeurer en samadhi et sortir du samadhi. Il ne s'attache pas au samadhi, ne le savoure pas et ne s'y appuie pas... Il joue en maître avec toutes les extases et tous les recueillements.




Citation n° 279 : , (né dans l'Inde du Sud, IIe s. apr. J.-C.)., fondateur de l'école Madhyamaka, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : Mahaprajnaparamitasastra, p. 1197-1198, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.100  
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Le premier pas vers l'unification est la totale suppression du tafrid (premier etat spirituel dans la typologie spirituelle).




Citation n° 278 :  Hujwiri , philosophe et mystique musulman, Islam, Soufisme
Source : "Kashf al mahjub ", trad. Nicholson, p 281  
Remarque : Déjà, les feux du tajrid enivrent (cf. Massignon, Passions p 868), mais s'y laisser prendre enferme en soi même. Pour qui atteint le tafrid et y demeure, l'unicité divine, le tawhid, reste une unicité isolante, la fulguration d'une transcendance imparticipée et imparticipable, et non point une unification en Dieu et pour Dieu. On voit combien Hallaj avait raison, qui demandait malgré l'aide que pouvait apporter tajrid et tafrid au dépouillement de l'âme, la renonciation humble de l'esseulement, pour un au-delà, pour que l'âme, esseulée cette fois par Dieu, entre en la solitude divine. Renoncer à la plénitude isolante, pour un dialogue d'amour, une union d'amour avec Dieu, une inhabitation divine qui est un pur don de grâce.
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Chaque fois que tu vois les degrés spirituels
déployer leur éclat
Écarte-toi, comme nous nous en sommes écartés !




Citation n° 277 : , (près de Mascara, auj. Muaskar, v. 1807 — Damas, 1883), émir algérien, Islam, Soufisme
Source : Extraits de Écrits spirituels (Kitab al Mawaqif), Mawqif 18, présentés et traduits de l'arabe par Michel Chodkiewicz, Paris, Seuil, 1988.  
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Comme un éléphant profondément immergé dans la boue ne peut plus se mouvoir, les Auditeurs profondément immergés dans le miel du samadhi stagnent, immobiles.




Citation n° 275 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : Sagathakam, st. 451, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.98  
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Celui qu'Allah a gratifié de Sa miséricorde en Se faisant connaître à lui et en lui faisant connaître la réalité essentielle du monde supérieur et du monde inférieur, si, en dépit de cela, il se met à désirer la vision du monde de l'occultation, de l'Imagination absolue, et de tout ce qui échappe à la perception sensible en fait de formes illusoires, de pures relations dépourvues d'existence objective et qui n'ont d'autre réalité que celle de l'Être véritable -car elles ne sont rien d'autre que Ses manifestations, Ses attributions, Ses relations objectivement non existantes - celui-là est dans l'erreur et contrevient aux convenances spirituelles.




Citation n° 274 : , (près de Mascara, auj. Muaskar, v. 1807 — Damas, 1883), émir algérien, Islam, Soufisme
Source : Extraits de Écrits spirituels (Kitab al Mawaqif), Mawqif 18, présentés et traduits de l'arabe par Michel Chodkiewicz, Paris, Seuil, 1988.  
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L'absorption des mondains n'a qu'une félicité mineure; comme elle adhère à la croyance erronée en la personnalité, elle disparaît complètement. Celle des Auditeurs et des bouddha-pour-soi consiste en une félicité personnelle, elle adhère au nirvana mais elle s'épuise puisqu'elle s'achève au nirvana-sans-résidus. Ces absorptions s'accompagnent d'erreur, qu'elle soit souillée ou non. Par contre l'absorption des bodhisattva renferme une abondante félicité à la fois personnelle et altruiste ; elle n'adhère à rien, ne disparaît pas, ne s'épuise pas et ne comporte aucune erreur.




Citation n° 273 : , (fin IVe siècle), fondateur de l'école Yogacara, Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasutralamkara d' Asanga, XVI, 50, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.97  
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Ils [les Auditeurs] ne sortent pas du flux, enivrés qu'ils sont par la liqueur du samadhi.




Citation n° 272 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 135, st. 208, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.98  
Remarque : La félicité n'est pas sans danger : ainsi, même s'ils accèdent à l'intériorité de la vie mystique, les Auditeurs conservent des imprégnations de la dualité et se laissent prendre au bonheur des extases.
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Envahis de pitié, les compatissants n'installent pas leur pensée dans une paix immobile [celle du nirvana]. Dès lors, comment auraient-ils de l'amour pour les joies de ce monde ou pour leur propre vie ?




Citation n° 271 : , (fin IVe siècle), fondateur de l'école Yogacara, Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasutralamkara d' Asanga, XVIII, 42, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.146  
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O Kasyapa, ceux qui s'emparent de la vacuité, prennent refuge dans la vacuité, ceux-là, je les déclare perdus, pervertis. Certes Kasyapa, mieux vaut une vue de la personnalité aussi haute que le mont Sumeru qu'une vue de la vacuité chez celui qui s'attache au non-être. Pour quelle raison? C'est que, Kasyapa, la vacuité sert à échapper à tous les points de vue, par contre celui qui a pour point de vue cette vacuité je le déclare inguérissable.




Citation n° 270 : , (né dans l'Inde du Sud, IIe s. apr. J.-C.)., fondateur de l'école Madhyamaka, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : Ratnakutesutra, cité dans le Madhyamakakarika ou (Madhyamakasastra), p. 248, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.177  
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Si l'on s'installe fermement dans la terre sans recul des bodhisattva,
C'est du fait même qu'on ne s'y installe pas.




Citation n° 268 :  Astasahasrika Prajnaparamita , (-Ie au IIe siècle), recueil de textes sur la perfection de la sapience, Bouddhisme, Mahayana
Source : I, p. 8, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.279  
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Celui qui, délaissant le Spontané, se consacre au nirvana d'aucune manière n'accède au Sens ultime.
Comment en s'attachant à quelque chose obtiendra-t-on la délivrance ? Sera-t-on délivré par la méditation ? A quoi servent les lampes ? A quoi bon les offrandes, qu'accomplit-on à l'aide des formules ?
A quoi bon les austérités, à quoi bon les pèlerinages ? Peut-on atteindre la délivrance en se plongeant dans l'eau ?
Laisse là tout attachement, renonce aux contraires illusoires. Il n'y a rien d'autre que la parfaite connaissance de "Ceci". Quand la Conscience s'éveille, tout est Ceci.




Citation n° 267 :  Saraha , (début du VIIe siècle), co-fondateur de l'école tantrique Sahajiya, Hindouisme, Tantrisme
Source : Dohakosa de Saraha, sq. 13 à 16, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337  
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Quand un bodhisattva procède dans la perfection de sapience, il procède certes, mais ne cultive pas l'idée qu'il procède ou ne procède pas. Il n'approche aucune vertu, car aucune vertu ne peut être approchée ni appropriée ; il jouit alors du samadhi appelé "sans appropriation " qui est immense, suréminent, sublime, illimité, permanent et que ne partagent pas les Auditeurs et les bouddha-pour-soi. Grâce à ce samadhi où il demeure le bodhisattva obtiendra bientôt l'Éveil parfait et incomparable ainsi que l'ont prophétisé à son sujet les Tathagata passés. Mais quand il demeure dans ce samadhi, il ne pense pas qu'il se recueille, qu'il entre en samadhi ou qu'il le réalise.




Citation n° 266 :  Astasahasrika Prajnaparamita , (-Ie au IIe siècle), recueil de textes sur la perfection de la sapience, Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 13, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.212  
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Qu'est-ce que la concentration de dhyana dans le Grand Véhicule ?
La concentration de dhyana dans le Grand Véhicule consiste à ne pas se livrer aux exercices spirituels [à ne pas regarder son esprit], à ne pas regarder la pureté, à ne pas contempler la vacuité, à ne pas fixer son esprit, à ne pas le purifier, à ne pas regarder au loin, à ne pas regarder auprès. Elle consiste en absence de toute direction, en non-humiliation, en absence de peur, en absence de distinctions. Elle consiste à ne pas se plonger dans la vacuité et à ne pas demeurer dans la quiétude. Elle consiste en non-production de toutes les particularités, qui sont erreur.




Citation n° 265 :  Chen-houei du Ho-tso , (668-760), moine et philosophe chinois, Bouddhisme, Mahayana, Zen
Source : Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 78-80, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 457  
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Au point où on en arrive à être obstrué par la Voie, il y a clarté parfaite. Chez celui qui en vient à être obstrué par l'Éveil, il y a réalisation complète.




Citation n° 264 : , (1200-1253), moine et philosophe japonnais, fondateur de l'école Soto, Bouddhisme, Mahayana, Zen
Source : Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 168 , traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973  
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Subhuti dit au Bienheureux: "On qualifie un bodhisattva de grand Être s'il n'a aucun attachement et ne se trouve nullement impliqué en des prises de conscience relatives à l'Éveil, à l'omniscience, à l'absence de flux impur, à l'Inégalable..., parce que sa conscience omnisciente étant dépourvue de flux et non impliquée, le bodhisattva demeure sans attachement et non impliqué. Pour quelle raison? C'est que cette conscience n'est pas une conscience."




Citation n° 263 :  Astasahasrika Prajnaparamita , (-Ie au IIe siècle), recueil de textes sur la perfection de la sapience, Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 19, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.212  
Remarque : Comment peut-il y avoir une conscience inconsciente ? Insoluble pour qui ignore cette sorte de conscience, le problème n'en est plus un pour qui a l'expérience journalière de la non-production originelle et de l'indifférenciation. Cette conscience est absolument vide de construction mentale et donc d'une pureté absolue (atyantavisuddhi) ; elle ne peut être ni produite ni détruite, ce qui ne signifie point qu'elle n'existe pas, mais seulement qu'elle n'existe pas comme on pourrait l'imaginer au le concevoir.
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O Mahamati, dit le Bienheureux, le véhicule des Auditeurs comporte deux aspects qu'il faut distinguer: l'un éminent, l'accès mystique à l'intériorité, l'autre, l'attachement à la nature propre issue de la connaissance différenciée des choses...

Le premier est la conscience de la parfaite Connaissance de la Réalité telle qu'elle est, c'est l'entrée en samadhi grâce à la vacuité, à l'impersonnalité, à la douleur, à l'impermanence, à l'apaisement et à l'absence de désir dès que sont anéanties les conceptions relatives aux choses externes, aux notions d'individu et de genre. Ainsi l'Auditeur en samadhi parvient au séjour de la félicité qui est accès à l'intériorité réalisée par soi-même et où la délivrance dépend de l'absorption, du chemin et du fruit du samadhi. C'est aussi la libération propre aux ravissements. Mais ne sont pas éliminées en cet Auditeur les imprégnations ni l'imperceptible évolution de la mort.

Au contraire, ayant atteint la félicité de l'intériorité, celle-là même qu'obtient l'Auditeur, le bodhisattva doit se souvenir de ses anciens vœux en faveur des êtres et ne pas réaliser effectivement la félicité de l'arrêt définitif, la félicité du samadhi. Qu'il ne s'y livre donc pas, aussi sublime et éminente que soit l'intériorité atteinte.




Citation n° 262 :  Lankavatara Sutra , (milieu Ve siècle), Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 58, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.98  
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Au moment où le bodhisattva demeure dans le samadhi de la vacuité, il doit demeurer dans le samadhi de l'absence de signe, mais se garder de réaliser cette absence. Pourquoi ? C'est que, nanti du dharma des racines de bien auxquelles il accède ainsi, il considère que le temps est venu de mûrir les êtres et non le temps de la réalisation. Ayant saisi la perfection de sapience, il ne réalise pas la limite. […]

Ainsi le bodhisattva accomplit ce qu'il y a de plus difficile à accomplir en demeurant dans le samadhi du vide sans atteindre le nirvana, protégé qu'il est par son habileté en moyens salvifiques. L'élévation de son cœur vers l'Éveil parfait et inégalable consiste précisément à ne pas abandonner les êtres, et c'est là le signe assuré qu' un tel bodhisattva ne régressera plus, il atteindra le complet Eveil sans jamais retomber au niveau du bouddha-pour-soi.




Citation n° 261 :  Astasahasrika Prajnaparamita , (-Ie au IIe siècle), recueil de textes sur la perfection de la sapience, Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 370-371 et 378-379, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.207  
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A la question de Sakra, roi des dieux : Comment l'aspiration du cœur à l'Éveil [bodhicitta] peut-elle devenir source d'attachement ?
Subhuti répond: On s'y attache quand on se dit que c'est la première aspiration à l'Éveil et qu'on la transforme en complet Éveil tout en demeurant conscient de le faire, étant donné qu'on ne peut transformer la nature originelle de la conscience. Selon le Bienheureux, il existe encore de plus subtils attachements : autant de signes distinctifs, autant d'attachements, … car c'est des signes que procèdent les attachements...L'essence des choses ne peut être passée, présente ou future, elle transcende les trois époques et ne peut être transformée, ne peut être traitée comme un signe ni comme un point d'appui; elle ne peut être vue ni entendue ni pensée ni reconnue... Profonde est la nature originelle des choses parce qu'elle est absolue [vivikta]. Profonde est la nature de la perfection de sapience... car sa nature originelle est absolue…




Citation n° 104 :  Astasahasrika Prajnaparamita , (-Ie au IIe siècle), recueil de textes sur la perfection de la sapience, Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 384, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.210-211  
Remarque : Au sommet de sa carrière aussi bien qu'à tous les précédé, le secret de la réussite du bodhisattva consiste à ne rien s'approprier ; à ne pas saisir par la pensée, à ne pas concevoir, à ne pas s'attacher ni au moi ni aux choses ni aux vérités mystiques, ni aux mystiques ni même aux attributs du Bouddha. Comment saisirait-t-il l'insaisissable ? Il n'y a rien à saisir pour qui acquiesce à la non-production, la pureté des choses tenant précisément à leur caractère insaisissable. C'est pourquoi perfection de sapience, Éveil s'évanouissent dès qu'on cherche à s'en emparer. Rien ne peut devenir " objet " de pensée, de perception d'Éveil, car s'attacher, c'est croire que les choses sont produites, s'attacher, c'est objectiver, et tout doit rester intériorisé.
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