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Dialogue interreligieux : La mort
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En savoir + : La mort : Définition et Iconographie
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Qui saute la vie saute la peur de mourir




Citation n° 3772 : , (Stratford-on-Avon, 1564 — id., 1616)., Poète dramatique anglais , Divers Courants / Littérature
Source : Mac beth  
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Avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.




Citation n° 3524 : , Judaïsme
Source : Ecclesiastes 12.7  
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Morsque minus poenae quam mora mortis habet.
(La mort est moins cruelle que la crainte de la mort)




Citation n° 2902 :  Ovide , Philosophie
Source : Héroïdes, Epître X. Ariane à Thésée  
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Si quelqu'un croit qu'il est né, il ne peut pas éviter la crainte de la mort. Qu'il cherche donc s'il est jamais né, ou si le Soi, l'Atman, a fait l'objet d'une naissance. Il découvrira que le Soi existe toujours, que le corps qui a pris naissance peut se réduire finalement à une pensée et que c'est l'intervention des pensées qui est à la racine de tout ce gâchis. Il faut donc découvrir d'où jaillissent les pensées. Si vous y parvenez, vous "séjournerez" dans le Soi immortel le plus intime et vous serez libéré de l'idée de la naissance et de la crainte de la mort.




Citation n° 1966 : , (1879-1950), philosophe et mystique hindou, Hindouisme
Source : L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972  
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Les morts, en vérité, sont heureux. Ils se sont débarrassés de leur encombrante carapace: leur corps. Les morts ne pleurent pas, ce sont les survivants qui pleurent les morts. Est-ce que les hommes ont peur de dormir ? Bien au contraire, le sommeil est recherché et, à son réveil, chacun dit qu'il a bien dormi. On prépare soigneusement son lit pour bien dormir. Or le sommeil est une mort temporaire; la mort est un sommeil prolongé. Puisque l'homme meurt ainsi tandis qu'il vit, il n'a pas besoin de pleurer le décès d'autrui. Notre existence est évidente, avec ou sans corps physique, dans l'état de veille, le rêve ou le sommeil sans rêve. Alors pourquoi vouloir rester enchaîné dans le corps. Que l'homme trouve son Atman, son Soi immortel. Alors il pourra mourir, devenir immortel et heureux.




Citation n° 1965 : , (1879-1950), philosophe et mystique hindou, Hindouisme
Source : L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972  
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Il y a trois causes de mort : L’Ignorance, l’Amour déréglé pour le bien-être, l’Incapacité de supporter le Keugant (l’Infini).




Citation n° 1881 :  Triades Bardiques , Sagesses & Traditions, Occidentales, Celtiques
Source : Triade 51  
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Qui connaît le Brahman Suprême quitte ce monde à un moment propice, à la lumière du jour et sous le signe de deva du feu, durant les quinze jours où croît la lune et les six lois où le soleil passe au septentrion. Qu'il parte la nuit, dans la fumée, durant de déclin de la lune ou dans les six mois qui voient le soleil passer au sud, qu'il atteigne l'astre lunaire, et le yogi devra encore en ce monde revenir. Il existe , selon les Vedas, deux façons de quitter ce monde; dans les ténèbres ou dans la lumière. L'une est la voie du retour, et l'autre du non-retour.




Citation n° 1729 : , Hindouisme
Source : VIII, 24-26  
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Quiconque, au trépas, l'instant même de quitter le corps, se souvient de Moi seul, atteint aussitôt Ma demeure, n'en doute pas. Car, certes, ô fils de Kuntï, ce sont les pensées, les souvenirs de l'être à l'instant de quitter le corps qui déterminent sa condition future. […] Qui, à l'instant de la mort, fixe entre les sourcils son air vital et, avec la dévotion la plus profonde, s'absorbe dans les souvenir du Seigneur Suprême, ira certes à Lui. […] Ainsi établi dans le yoga, et prononçant la syllabe sacrée om, suprême alliance de lettres, celui qui, à l'instant de quitter le corps, pense à Moi, Dieu, la Personne Suprême, celui-là, sans nul doute, atteindra les planètes spirituelles.




Citation n° 1722 : , Hindouisme
Source : VIII, 5-6 & 10 & 13  
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A l'instant de la mort, l'âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu'elle est passée, dans le précédent, de l'enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle.




Citation n° 1690 : , Hindouisme
Source : II, 13  
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Quand nous sommes, la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas !




Citation n° 1663 : , (341 — 270 av. J.-C.)., Philosophe grec, Philosophie, Epicurisme
Source : Lettre à Ménécée  
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Familiarise-toi avec l’idée que la mort n’est rien pour nous, puisque tout bien et tout mal résident dans la sensation, et que la mort est l’éradication de nos sensations. Dès lors, la juste prise de conscience que la mort ne nous est rien autorise à jouir du caractère mortel de la vie : non pas en lui conférant une durée infinie, mais en l’amputant du désir d’immortalité.




Citation n° 1662 : , (341 — 270 av. J.-C.)., Philosophe grec, Philosophie, Epicurisme
Source : Lettre à Ménécée  
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Qu’y a-t-il donc d’atroce dans le départ des personnes qui nous sont chères ? Rien, si ce n’est que l’on trouve triste qu’ils passent à la vie dépourvue de passions et de troubles, cette vie qui n’a à supporter la douleur d’aucun coup, qui ne craint pas la menace du feu, ni les blessures du fer, ni les malheurs des séismes, […] cette vie où nul ne s’enfle de vain orgueil ni n’est écrasé sous l’humiliation, où nul ne devient sauvage à force d’audace, ni n’est paralysé par la lâcheté, où nul ne se gonfle de colère en bouillant sous l’effet du courroux et de la furie, ni n’est pourchassé par la peur lorsqu’il ne peut résister à l’assaut du plus fort; cette vie où l’on ne se soucie plus de savoir quelles sont les mœurs des rois, quelles sont les lois, quelle est l’humeur des magistrats, quel est le contenu des décrets, à combien se monte l’impôt annuel, si une pluie abondante a inondé de façon excessive les terres cultivées, si les espoirs des paysans ont été anéantis par la grêle, ou si la sécheresse dominante a desséché toute la végétation; quant au reste des malheurs de la vie, cette vie-là en est entièrement à l’abri. Car la sombre douleur de l’orphelinat ne vient pas l’attrister; le malheur du veuvage n’y a pas de place; même les mille et unes faiblesses du corps n’y ont aucune influence; la jalousie à l’égard des hommes heureux, le mépris des malchanceux et tous les sentiments de ce genre en ont été bannis; une égalité dans la parole et devant les lois règne dans la paix et en toute liberté sur le peuple des âmes, chacun ayant ce que, de son propre choix, il se sera lui-même préparé; si au bien quelqu’un a par irréflexion préféré quelque mal, la mort n’en sera pas responsable, puisque la volonté a choisi librement ce qui lui semblait bon (1).




Source : Discours sur les morts , PREMIERE PARTIE : RECHERCHE DU VRAI BIEN, 34, traduction Guillaume Bady  
(1) Cf. Platon, République X 617e : “La responsabilité [du mal] incombe à celui qui choisit ; Dieu n’est pas responsable ”.
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A l'instant de la mort, l'âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu'elle est passée, dans le précédent, de l'enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle.




Citation n° 1568 : , Hindouisme
Source : II.13  
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Une fois la nature passée à une condition plus divine, l'homme prend la forme que lui donnent ses traits moraux [1], sans que son essence soit différente de son apparence, mais il est connu tel qu'il est : tempérant, juste, doux, pur, aimant, pieux (cf. 2 Tim. 3,4) ou encore, dans ces vertus, doté de tous les biens, ou paré d'un seul, ou bien de la plupart, ou inférieur en celui-ci, mais supérieur en tel autre. C’est selon les propriétés de ce genre, qui manifestent la supériorité morale ou son contraire, que les individus sont répartis en diverses formes qui les distinguent les uns des autres.




Source : Discours sur les morts, QUATRIEME PARTIE : LA RÉSURRECTION DU CORPS, 65, traduction Guillaume Bady  
[1] Cf. Plotin, Enn. IV 4,5. La forme, ou plutôt l'aspect du corps ressuscité changera : cette fois-ci, Grégoire reprend les arguments origéniens sur l'absence d'identité extérieure du corps, de même que l'idée d'une "forme" constante, principe d'existence et de personnalisation du corps, permettant de le reconnaître malgré les changements dus au temps, à la maladie ou à la résurrection. Après celle-ci néanmoins, cette forme, et c'est là ce par quoi le texte est unique dans l'œuvre du Nyssène comme dans celles de l'ensemble des Pères de l'Église, ne sera plus déterminée par les éléments du corps, mais c'est ceux-ci qui seront déterminés par les qualités morales de l'âme, mauvaises ou bonnes; il ne s'agit pas, bien sûr, de l'information aristotélicienne du corps par l'âme, car l'âme n'est pas ici une pure forme, mais une réalité substantielle indépendante du corps; l'important, c'est que l'apparence corporelle, tout comme un visage expressif, soit entièrement conformée à l'essence spirituelle.
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Comme le dit la parole divine, que “si la tente où nous demeurons sur la terre vient à être détruite”, alors nous la trouverons changée en un “édifice construit de la main de Dieu et non de celle de l'homme, une demeure éternelle dans les cieux” (2 Cor. 5,1), digne d'être elle-même pour Dieu une “habitation dans l'Esprit” (Éph. 2,22). […] La Parole dit [aussi] qu'après la transformation de la nature en tous ceux qui sont revenus à la vie grâce à la résurrection, “nous serons emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur” (1 Thes. 4,17). Si, par conséquent, le corps des êtres transformés n'a plus de poids, mais que se meuvent dans les régions célestes avec la nature incorporelle ceux dont les éléments ont été recomposés en une condition plus divine, forcément le reste des [63] propriétés du corps sont également changées en attributs plus divins : ainsi la couleur, la forme, le contour et toutes ses propriétés prises individuellement.




Source : Discours sur les morts, QUATRIEME PARTIE : LA RÉSURRECTION DU CORPS, 62, traduction Guillaume Bady  
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Pourquoi donc être dépaysés par la mort, alors qu'il a été démontré que la vie charnelle est préparation continuelle et exercice de la mort ? Et si l'on parle du sommeil et de la veille, c'est une autre forme d'union de la mort et de la vie dont on parle : les sens s'éteignent quand on dort et, à l'inverse, le réveil accomplit pour nous en lui-même la résurrection espérée [1].




Source : Discours sur les morts, TROISIEME PARTIE : DÉFENSE DU CORPS, 52, traduction Guillaume Bady  
[1] Sur la métaphore de la mort comme sommeil, cf. Homère, Iliade XIV 231 et XVI 672; Héraclite, fragment 22B 88 D.-K.6 et les parallèles dans l’In Cant. PG 44, 992=GNO VI, 311 et l’In sanct. Pascha PG 46, 672D=GNO IX, 262-263. Voir aussi J. Daniélou, Platonisme et théologie mystique, p. 300-301. Sur la métaphore de la résurrection comme réveil, cf. Athénagore, De res. 17; Méthode, De res. I 37 et 53; cf. aussi In sanct. Pascha PG 46, 661=GNO IX, 252-253
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Car lorsque le douloureux "enfantement de la mort" (Act. 2,24; cf. Rom. 8,22) fait naître les hommes à une autre vie, ils expérimentent alors, en s’avançant vers cette lumière et en aspirant le souffle pur, quelle différence il y a entre cette vie-là et la nôtre; en revanche, ceux qu’ils ont laissés à cette vie humide et molle, en vérité, sont des embryons et non des hommes, lorsqu’ils se lamentent sur celui qui, avant eux, est sorti des attaches qui nous enserrent, comme s’il avait perdu un bien; mais ils ne savent pas que son œil s’ouvre comme celui d’un nouveau-né en quittant les attaches de la vie présente (il faut, certes, entendre par là l’œil de l’âme (cf. Éph. 1,18), grâce auquel elle discerne la vérité des êtres), ni que s’éveille son sens acoustique, par lequel il entend les paroles ineffables “qu’il n’est pas permis à un homme de dire”, comme dit l’Apôtre (2 Cor. 12,4), ni que sa bouche s’ouvre et aspire le souffle pur et immatériel, qui le tend vers la voix intelligible et la Parole de vérité, lorsqu’il a été uni à l’écho du chœur des saints en fête; de même lui est accordé un goût divin, par lequel il sait, comme il est écrit dans le Psaume, que “le Seigneur est bon” (Ps. 33,9); grâce à son odorat il perçoit “la bonne odeur du Christ” (2 Cor. 2,15; cf. Éph. 5,2), et en recevant en outre le toucher, son âme tâte la vérité et “touche le Verbe”, comme en témoigne Jean (1 Jn 1,1) (1) .




Source : Discours sur les morts, DEUXIEME PARTIE : EXHORTATION À LA CONNAISSANCE DE LA VIE INCORPORELLE, L'incorporéité est la vraie nature de l'homme, 47, traduction Guillaume Bady  
(1) Sur l’éveil des sens spirituels, ce passage illustre bien la différence entre Origène, pour qui cet éveil est dû à l'enthousiasme intellectuel, et Grégoire, pour qui il correspond à la présence du Christ dans l'âme et à la vie surnaturelle (voir J. Daniélou, Platonisme et théologie mystique, p. 235sq et 264).
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Si le véritable bien était le corps, il nous faudrait être fâchés de l’aliénation de la chair sous le prétexte que lorsque la mort nous détache de celle-ci, nous perdons en même temps que le corps toute parenté au bien. Mais étant donné que le bien qui est au-delà de toute intelligence, et à l’image duquel nous sommes faits, est spirituel et incorporel, il serait logique de croire que, quand nous traversons la mort (cf. Jn 5,24; cf. I Jn 3,14) et devenons incorporels, nous nous approchons de cette nature qui est exempte de toute épaisseur corporelle, et qu’en ôtant comme un masque hideux notre enveloppe charnelle, nous remontons vers la beauté familière à la ressemblance de laquelle nous avons été formés au commencement, nous qui sommes faits à l’image du modèle. Or une telle pensée devrait être un sujet d’allégresse et non d'abattement, si l’on croit qu’après avoir rempli cette charge nécessaire, l’homme ne vit plus dans une chair étrangère : après avoir rendu à chacun des éléments la propriété qu’il avait quêtée auprès d’eux, il est retourné dans son foyer familier et naturel, qui est pur et incorporel.




Source : Discours sur les morts, DEUXIEME PARTIE : EXHORTATION À LA CONNAISSANCE DE LA VIE INCORPORELLE, L'incorporéité est la vraie nature de l'homme, 42, traduction Guillaume Bady  
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Pleurer, cependant, est une passion qui, comme toute autre passion, est impossible aux défunts; étant devenus esprit et souffle, ils n'ont plus ni chair ni sang : leur nature, de ce fait, les empêche d’être vus par ceux qui sont enterrés sous l’épaisseur du corps (1), ni avertir d’eux-mêmes les hommes de leur erreur de jugement sur la réalité.




Source : Discours sur les morts, DEUXIEME PARTIE : EXHORTATION À LA CONNAISSANCE DE LA VIE INCORPORELLE, 39, traduction Guillaume Bady  
(1) Sur ce thème platonicien (cf. Gorgias 493a et Phèdre 250c), voir P. Courcelle, “Le corps-tombeau”, dans REA 68, 1966, p. 101-122.
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L’âme humaine passe donc de la vie charnelle à ce bien, échangeant ainsi l’existence présente contre une autre condition de vie. […] [Dans cet autre condition de vie], rien en l’âme n’est amoindri par un vide ni accablé d’une charge; loin de subir les désagréments de l’air (je veux dire le froid et la chaleur), et débarrassée de toutes les contrariétés pensables, elle demeure en un lieu où la vie est libérée et déchargée de toute peine contraignante : plus de terre à travailler, de mers à traverser, […]. Menant, comme le dit Paul, “une vie calme et paisible” (1 Tim. 2,2) […] : exemptée et libérée de tout souci […], elle n’a ni ne crée aucune difficulté; servitude ou souveraineté, misère ou richesse, noble ou basse naissance, humble condition du simple particulier ou puissance des dignitaires, aucune inégalité de ce type n’a de place dans cette vie : son absence de besoin et son immatérialité enlèvent à tous les désagréments de ce genre leur nécessité; […]. La jouissance de ces biens ne change pas comme celle des biens de cette vie, selon que nous les possédons ou non, ou selon que nous les acceptons ou les rejetons, mais est toujours pleine, et même la satiété ne vient jamais circonscrire sa plénitude [1]. Car le bien-être spirituel [2] ne connaît ni poids ni satiété, il déborde à chaque fois les désirs de ceux qui en jouissent, sans jamais les combler. C’est pourquoi cette vie est bienheureuse et pure : les plaisirs des sens ne l’induisent plus en erreur dans le jugement du bien.




Source : Discours sur les morts , PREMIERE PARTIE : RECHERCHE DU VRAI BIEN, 34, traduction Guillaume Bady  
[1] Grégoire prend clairement ici, par une idée qui lui est chère, le contrepied de l’origénisme (cf. Traité des principes II 8,3) : voir M. Harl, “Recherches sur l'origénisme d'Origène : la satiété (koros) de la contemplation comme motif de la chute des âmes”, dans SP VIII=TU 93, Berlin 1966, p. 373-405. C’est le cas aussi dans ses autres œuvres : De vita Moys. PG 44, 404-405=GNO VII-1, 114 et 117, In inscr. Psalm. PG 44, 452BC=GNO V, 40, In Eccl. PG 44, 648D-649A=GNO V, 313, In Cant. PG 44, 777BD et 876C=GNO VI, 31-32 et 159, De an. et res. PG 46, 96C-97A et 113B. Voir également J. Daniélou, Platonisme et théologie mystique, p. 291-292. [2] Spiritualisé, le plaisir est très important pour Grégoire : cf. De hom. op. PG 44, 196D ; voir aussi H. von Balthasar, op. cit., p. 71
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Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour notre soeur la Mort corporelle
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel,
heureux ceux qu'elle surprendra faisant ta volonté,
car la seconde mort ne pourra leur nuire.




Citation n° 1504 : , (Assise, v. 1182 — id., 1226)., Religieux italien, Christianisme, Catholicisme
Source : Cantique au Soleil  
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La mort ne veut rien dire pour celui qui est fort
spirituellement.




Citation n° 1388 : , philosophe et mystique indien, Hindouisme, Kriya Yoga
Source : Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.87  
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La mort ne veut rien dire pour celui qui est fort spirituellement.




Citation n° 1387 : , philosophe et mystique indien, Hindouisme, Kriya Yoga
Source : Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.87  
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Le corps périt mais le Soi suprême sans fin et éternel qui vit au même titre en tous ne périt jamais.
L'ignorant et le non réalisé appellent cela la mort.




Citation n° 1371 : , (1855 - 1936), Hindouisme, Kriya Yoga
Source : Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.52  
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L’âme est un cercle dont la circonférence n’est nulle part (c’est à dire qu’elle n’a pas de limites), mais dont le centre est dans un corps. La mort n’est qu’un changement de centre. Dieu est un cercle dont la circonférence n’est nulle part et dont le centre est partout. Quand nous pourrons sortir de ce centre limité qu’est le corps, nous réaliserons Dieu, notre vrai moi.




Citation n° 1138 : , (Calcutta, 1862 — id., 1902), Philosophe et instructeur spirituel, Hindouisme
Source : Œuvres complètes, Volume V, article intitulé « Jnana Yoga, notes d’une causerie »  
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