Dialogue  Inter-  Religieux


L'homme > Le Soi
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Deviens ce que tu es, fais ce que toi seul peut faire.





2804 |  Philosophie
Source : La volonté de puissance  








Dans le sommeil profond, vous existez. Au réveil, vous existez toujours. C'est le même Soi, Atman, dans les deux états. La seule différence c'est qu'il y a, dans un cas,  inconscience du monde extérieur et dans l'autre, conscience de ce monde. Le monde surgit en même temps que le mental et disparaît avec lui. Ce qui apparaît et disparaît n'est pas le Soi, l'Atman. Le Soi est autre chose; c'est lui qui fait naître le mental, le soutient et le résorbe. Donc le Soi est le principe sous-jacent.





1967 |  Hindouisme
Source : L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972  








Si quelqu'un croit qu'il est né, il ne peut pas éviter la crainte de la mort. Qu'il cherche donc s'il est jamais né, ou si le Soi, l'Atman, a fait l'objet d'une naissance. Il découvrira que le Soi existe toujours, que le corps qui a pris naissance peut se réduire finalement à une pensée et que c'est l'intervention des pensées qui est à la racine de tout ce gâchis. Il faut donc découvrir d'où jaillissent les pensées. Si vous y parvenez, vous "séjournerez" dans le Soi immortel le plus intime et vous serez libéré de l'idée de la naissance et de la crainte de la mort.





1966 |  Hindouisme
Source : L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972  








Sache que ta nature est triple en Un; physique, astrale et mentale. […] Au dessus et au-delà de la nature trinitaire de l'homme se trouve le royaume du Soi Spirituel. Ce "Je" supérieur possède quatre qualités qui rayonnent dans chaque plan de l'existence.





1946 |  Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes
Source : Tables d'Emeraude, TABLETTE XV : LE SECRET DES SECRETS  








Avant de connaître Dieu, connaissez votre propre Soi
Regardez à l'intérieur de votre Soi. La réalisation du Soi est la réalisation de Dieu.





1367 |  Hindouisme, Kriya Yoga
Source : Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.41  








Ce qui est né doit périr.
Mais qui est né?
Êtes-vous jamais né?
Si vous dites que vous êtes né, de la naissance de qui parlez-vous ?
En quoi la naissance ou la disparition du corps physique peut-elle affecter le Soi éternel ? "





386 |  Hindouisme
Source : L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 179-180  








Par la parfaite sapience le mystique voit tout dharma tel qu'il est - que ce soit choses, sentiments, perceptions, tendances, états de conscience, il a la certitude : ce n'est pas moi, je ne suis pas cela, ce n'est pas un Soi.





385 |  Bouddhisme
Source : Majjhimanikaya (les Moyens Discours), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules) , III, 19, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.65  








Dans la vacuité immaculée, les Bouddha, grâce à l'acquisition du Soi éminent sans individualité,
accèdent à la gloire du Soi puisqu'ils ont obtenu le Soi très pur.





384 |  Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 23, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.258  
Remarque : Selon la glose, le Soi suprême (paramatman) des Bouddhas réside dans le domaine sans flux car il a pour soi le nairatmya, totale élimination de la croyance au moi sans laquelle on ne pourrait atteindre le Soi en sa pureté - la bouddhéité même - et jouir de la grandeur du Soi. Ayant reconnu la pureté de son propre soi, le bodhisattva peut reconnaître la pureté de tous les êtres, étant donné l'identité de pureté dans l'Ainsité immaculée. " Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.258 Tandis que le Soi des philosophes brahmaniques est en relation avec l'objectivité et l'extériorité, soumis à la dualité et aux spéculations, pour les bouddhistes " l'embryon de bouddha qui échappe aux logiciens " (S., st. 746) relève de la pure intériorité (adhyatma, pratyatma). En effet, on ne découvre ce Soi immaculé, nommé encore " grand Soi ", que par expérience mystique dans l'intime de l'être et nulle part ailleurs, car il se confond avec la pure conscience. L'erreur, c'est d'attribuer au Soi extériorité et objectivité, de le soumettre à la dualité et de le chercher dans les agrégats ou à l'extérieur " comme on s'efforce de trouver une pierre précieuse dans l'eau ou dans la terre " (S., st. 758).








Le corps, la sensation, les notions, les tendances fabricatrices, la conscience ne sont pas le Soi. S'ils étaient le Soi ils ne seraient pas sujets à l'évanescence et l'on pourrait dire : que mon corps soit ainsi et ainsi.
Ce corps, ces sensations... sont périssables, et ce qui est périssable engendre le tourment; on ne peut dire de ce qui est périssable, source de tourment, sujet au changement : ceci est mien, je suis cela, cela est mon atman.





382 |   Vinaya Pitaka, Bouddhisme, Theravada
Source : Mahavagga, I, 6, 38-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40  
Remarque : Où pourrait-on voir un Soi absolu dans cette évanescence ? Cet atman, compris comme un être éternel par rapport au Soi construit par les actes sacrificiels que prônaient les Brahmana, n'était pour un Yajnavalkya que pure intériorité - découverte mystyque (1). Mais de la vie intérieure on allait bientôt faire un objet et un objet des plus nocifs. C'est pourquoi le Buddha refuse de poser quoi que ce soit, substance, entité, essence, susceptible de constituer le fondement ou l'origine ou la justification de la conception du Soi et bannit l'emploi du terme. Toute notion de Soi servirait d'alibi et ferait obstacle au total détachement sans lequel il n'est point d'extinction. " (1) Cf. Lilian Silburn : Instant et cause : le discontinu dans la pensée philosophique de l'Inde, p. 97-116, 148-153, sur le problème que pose la croyance en la transmigration malgré le refus du Soi, et p. 117 quant à Yajnavalkya, qui joue un rôle éminent dans la Brhadaranyakopanisad.








Si je dis qu'il y a un Soi, on l'imaginera comme éternel;
et si je dis qu'il n'y a pas de soi,
on s'imaginera qu'à la mort on périt complètement.





381 |  Bouddhisme
Source : Samyuttanikaya (the Books of the Kindred Saying), IV, 398, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.50  








En ce temps-là, Mahamati-Grand-Être dit au Bienheureux :
" Le germe de bouddha que mentionne le Bienheureux dans un sutra canonique [le Tathagatagarbha], Tu le dépeins en vérité comme originellement resplendissant, très pur, sans tache, muni des trente-deux marques, immanent au corps de tous les êtres. Telle une pierre de grand prix couverte d'ordures, il est couvert des vêtements des agrégats, des éléments, des sphères sensorielles et dominé par les impuretés des attractions, de la répulsion et de la confusion... Pourtant le Bienheureux le dépeint comme éternel, stable et permanent. Ce germe de bouddha ne ressemble-t-il pas Soi substantiel tel que le conçoivent les philosophes ? Car, Bienheureux, le Soi qu'ils enseignent est permanent, non agent, éternel, dépourvu de toute qualité, omniprésent et impérissable. "

A cela, le Bienheureux répond que son enseignement est intentionnel :

"Non, Mahamati, mon enseignement portant sur le tathagatagarbha ne ressemble nullement à la doctrine du Soi des philosophes, parce que l'embryon de bouddha enseigné par les Tathagata est vacuité, limite de l'existence, extinction [nirvana]. Il n'a ni naissance ni signe ni prise en considération. Si les Tathagata, saints et complètement Éveillés, donnent un enseignement qui débouche sur le germe de bouddha, c'est pour que les esprits puérils n'aient plus la terreur de l'absence de soi et que leur devienne accessible le domaine indifférencié et sans représentation (sous forme d'embryon de bouddha). Je désire, Mahamati, que les bodhisattva présents et à venir n'adhèrent pas au Soi. Tout comme un potier par son habileté fabrique des pots très variés à partir d'une même argile, en se servant de bâton, d'eau, de corde, de même les Tathagata enseignent ou bien l'insubstantialité des choses, ou bien l'embryon de bouddha en tout être afin de mettre un terme au fonctionnement de la totalité des différenciations; et comme le potier, grâce à l'habileté en moyens dus à la sapience..., à l'aide d'expressions, de suggestions et de synonymes appropriés, ils répandent leur enseignement mystique. C'est ainsi que la doctrine du germe de bouddha sert à tirer les philosophes de leur adhésion au Soi et à les éveiller à la complète illumination."





309 |   Lankavatara Sutra, Bouddhisme, Mahayana
Source : p. 77-79, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.114 et 115  






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