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Dialogue interreligieux : Role et Emotions
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Seigneur lama, je vous salue !
Bénissez le mendiant, qu'il vive au désert.
Tu t'affliges, ma sœur, de la confusion du monde,
Les joies et les peines pourtant sont éphémères.
Ta souffrance actuelle pourrait se transformer,
Devenir certainement un bonheur durable.
Aussi, écoute le chant de ton frère aîné !
Avec gratitude pour tous les êtres qui sont mes parents
Je pratique la doctrine en ce lieu.
Si je regardais mon repaire
Je le prendrais pour celui d'une bête sauvage,
D'autres s'ils le voyaient s'en indigneraient.
Si je regardais ma nourriture
Elle conviendrait mieux aux chiens ou aux porcs,
D'autres à la voir seraient pris de nausées.
Je pourrais regarder mon corps réduit à un squelette,
Même un ennemi à sa vue en pleurerait
Je pourrais prendre ma conduite pour celle d'un fou,
Ma sœur en ressent honte et déception.
Je verrais en mon esprit matière à l'éveil,
Le Victorieux se réjouirait de me regarder.
La chair transpercée sur mon lit de pierres froides,
J'ai fait montre d'endurance.
Dedans, dehors, j'ai pris la nature de l'ortie,
La couleur verte ne s'altère pas.
Dans les grottes désertes Il n'y a rien pour dissiper mon chagrin,
Mais mon cœur ne se sépare jamais
Du lama, bouddha passé, présent et futur.
Par la force de la méditation assidue
Je ne doute pas de créer des expériences et des réalisations.
Si vraiment elles apparaissent,
Survient fortuitement le bonheur en cette vie,
Et le parfait éveil dans la suivante.
Ainsi, ma chère sœur Péta,
N'exagère pas ta peine mi ta douleur,
Je te prie d'accepter les privations pour la doctrine.




Citation n° 2070 : , (1040-1021), Bouddhisme, Mahayana
Source : Extraits de La Vie, de Milarepa, Coll. Points, série Sagesses, Ed. Le Seuil, 2001  
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Les trois craintes d’un sage : La crainte d’offenser Dieu, la crainte d’agir envers un homme contrairement à la charité, la crainte des richesses et de la prospérité excessives. Autrement dit la crainte de Dieu, la crainte du péché et la crainte d’une trop grande prospérité.




Citation n° 1879 :  Triades Bardiques , Sagesses & Traditions, Occidentales, Celtiques
Source : Triade 42  
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Le moine doit combattre ses passions et les vaincre avec l’aide de Dieu. Parfois le moine est bienheureux en Dieu, comme s’il était au Paradis ; souvent il pleure et prie pour l’humanité entière, animé par le désir que tous soient sauvés... Tu diras peut-être qu’ils n’existent plus de nos jours ces moines qui prient pour tous les hommes ; mais je te dis que de grands malheurs et la destruction même de l’univers surviendraient s’il n’y avait plus de priants dans ce monde




Citation n° 1772 : , (1866 - 1938), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Silouane, Écrits spirituels, p.58, Abbaye de Bellefontaine, 1974.  
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Si la grâce de l’Esprit Saint habite le coeur d’un homme, même en une mesure infime, cet homme pleure pour tous les hommes ; il a plus encore pitié de ceux qui ne connaissent pas Dieu ou qui lui résistent. Il prie pour eux jour et nuit afin qu’ils se convertissent et reconnaissent Dieu.




Citation n° 1771 : , (1866 - 1938), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Silouane, Écrits spirituels, p.8, Abbaye de Bellefontaine, 1974.  
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Le moine prie avec des larmes pour le monde entier et c’est en ceci que consiste son oeuvre principale. Et qu’est-ce qui le pousse à prier et à pleurer pour le monde entier ? Jésus, le Fils de Dieu, donne au moine dans le Saint Esprit : l’Amour ; et son âme sent une continuelle angoisse pour les hommes car ils ne cherchent pas le salut de leur âme.




Citation n° 1770 : , (1866 - 1938), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Silouane, Écrits spirituels, p. 56, Abbaye de Bellefontaine, 1974.  
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O peuples de la terre ! C'est avec des larmes que j'écris ces lignes. Mon âme désire que vous connaissiez le Seigneur et que vous contempliez sa miséricorde et sa Gloire. J'ai soixante-douze ans ; je vais bientôt mourir et j'écris pour vous sur la miséricorde de Dieu que le Seigneur m'a donné de connaître par le Saint-Esprit ; et le Saint Esprit m'a appris à aimer tous les hommes. Oh ! Que je voudrais vous placer sur une haute montagne pour que, de son sommet, vous, puissiez voir le Visage doux et miséricordieux du Seigneur, et que vos coeurs exultent de joie. Je vous dis la vérité : je ne trouve rien de bon en moi et j’ai commis de nombreux péchés, mais la grâce du Saint-Esprit les a effacés. Et je sais qu'à ceux qui luttent avec le péché, le Seigneur accorde non seulement le pardon, mais encore, la grâce du Saint-Esprit lui réjouit l'âme et lui donne une paix douce et profonde.




Citation n° 1755 : , (1866 - 1938), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Archimandrite Sophrony, Starets Silouane : Moine du Mont Athos. Vie - Doctrine - Écrits, Éditions Présence, Sisteron, 1995  
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Moi aussi, j'ai perdu la grâce Et, d'une seule voix, je crie avec Adam :" Sois miséricordieux envers moi, Seigneur. Donne-moi un esprit d'humilité et d'amour. "Ô amour du Seigneur! Celui qui t'a connu, sans se lasser te cherche jour et nuit, et s'écrie : " Je te désire, Seigneur, et je te cherche avec des larmes. Comment pourrai je ne pas te chercher ? Tu m'as donné de te connaître par le Saint-Esprit, Et cette connaissance divine entraîne mon âme à te chercher en pleurant. "
Adam pleurait: " Il n'y a point de douceur pour moi dans le désert. Il n'y en a point dans les hautes montagnes, ni dans les prairies, Ni dans les forêts, ni dans le chant des oiseaux ; Rien ne m'est doux. Mon âme est dans une profonde affliction, car j'ai offensé mon Dieu. Et si le Seigneur me prenait à nouveau dans le Paradis, même là, je souffrais et pleurerais Pourquoi ai-je offensé le Dieu que j'aime ? "




Citation n° 1750 : , (1866 - 1938), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Les Lamentations d'Adam  
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Adam languissait sur terre et sanglotait amèrement. La terre ne lui était pas douce, Et il soupirait après Dieu en clamant: " Mon âme languit après le Seigneur, et je le cherche avec larmes. Comment ne le chercherais-je pas ? Quand j'étais avec lui, mon âme était joyeuse et sereine, Et l'Ennemi n'avait point d'accès auprès de moi. Mais, à présent, l'esprit mauvais a pris pouvoir sur moi, Agite et fait souffrir mon âme. C'est pourquoi mon âme désire à en mourir le Seigneur; Mon esprit s'élève vers Dieu, et rien sur terre ne peut me réjouir. Rien ne peut consoler mon âme, Mais elle désire de nouveau voir le Seigneur, et être comblée par lui. Je ne puis l'oublier un seul instant, et mon âme languit après lui ; Ma peine est si grande que je pleure en gémissant : Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de ta créature tombée.




Citation n° 1749 : , (1866 - 1938), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Les Lamentations d'Adam  
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L’homme qui porte en lui le Saint-Esprit, même si ce n’est pas en plénitude, souffre pour tous les hommes jour et nuit ; son cœur est plein de compassion pour toute créature de Dieu et surtout pour les hommes qui ne connaissent pas Dieu ou s’opposent à lui, et qui, pour cette raison, iront dans le feu des tourments. Il prie pour eux jour et nuit, plus que pour lui-même, afin que tous se repentent et connaissent le Seigneur. […]
Le Seigneur m’a appris l’amour des ennemis. Privés de la grâce divine, nous ne pouvons pas aimer les ennemis, mais l’Esprit Saint apprend à aimer ; et alors on aura de la compassion même pour les démons, car ils se sont détachés du bien, ils ont perdu l’humilité et l’amour de Dieu.




Citation n° 1746 : , (1866 - 1938), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Archimandrite Sophrony, Starets Silouane : Moine du Mont Athos. Vie - Doctrine - Écrits, Éditions Présence, Sisteron, 1995  
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Tourne-moi vers ton enseignement
Car j'ai cherché à me détourner
Et j'ai vu que je m'appauvrissais,
Car l'âme n'est riche que dans le commerce avec toi.
Gloire à ta méditation !
Toujours, quand j'ai médité sur toi
J'ai reçu de toi un trésor
Et là où je t'ai contemplé
Une source a coulé de toi
Et j'ai puisé tant que j'ai pu.
Gloire à ta source !
Elle est cachée, ô mon Seigneur, ta source,
A qui n'a pas soif de toi,
Et vide, la salle de ton trésor,
Pour qui te hait :
La charité est le trésorier.
De ton trésor céleste.
Quand je m'éloigne de ta compagnie,
Ta beauté excite mon désir,
Et quand j'accompagne ta Majesté,
Ta gloire me remplit de crainte :
Que je m'éloigne ou que j'approche,
Je suis le vaincu, de toutes façons.
[...]
J'ai médité, et j'ai parlé de toi,
Non que je t'aie compris ;
Puis j'ai succombé, et je me suis tu à nouveau, Non que je t'aie perdu.
Je me suis perdu en toi, et je suis resté sans voix :
Gloire à toi, Etre caché."




Citation n° 1522 : , (Nisibis, aujourd'hui Nusaybin, vers 306 — Édesse, aujourd'hui Urfa, 373)., Docteur de l'Église et exégète syriaque, Christianisme
Source : Hymne de la foi 32, 1-6  
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Conduite et caractere de l'homme vulgaire : ll n'attend jamais de lui-meme profit ou dommage, mais des choses exterieures. Conduite et caractere du philosophe: il n'attend tout profit et tout dommage que de lui-meme.




Citation n° 1277 : , (Rome, 121 — Vindobona, 180), Empereur romain (161-180), Philosophie, Stoïcisme
Source : Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.93  
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Mais, ô mon Dieu, serait-il possible de trouver une âme qui, après avoir reçu de vous des faveurs si élevées, des joies si, intimes, et compris que vous mettiez en elle vos délices, vous ait offensé de nouveau, et ait oublié tant de faveurs et tant de marques de votre amour dont elle ne pouvait douter puisqu'elle en voyait les effets merveilleux ? Oui, cela est possible, je l'affirme. Il y a une âme qui vous a offensé, non pas une fois seulement, mais souvent, et cette coupable, c'est moi, ô mon Dieu. Plaise à votre Bonté, Seigneur que je sois la seule âme de cette sorte, la seule qui soit tombée dans une malice si profonde et qui ait manifesté un tel excès d'ingratitude ! Sans doute, vous avez daigné dans votre infinie Bonté en tirer quelque bien et plus ma misère a été profonde, plus aussi elle fait resplendir le trésor incomparable de vos miséricordes. Et avec combien de raison ne puis-je pas les chanter éternellement ! Je vous en supplie, ô mon Dieu, qu'il en soit ainsi, que je puisse les chanter et les chanter sans fin ! Vous avez daigné me les prodiguer avec tant de magnificence ! Ceux qui le voient en sont étonnés. Moi-même j'en suis souvent ravie, et je puis mieux alors vous adresser mes louanges ! Si une fois revenue à moi je me trouvais sans vous, ô Seigneur, je ne pourrais rien. … Ne le permettez pas, Seigneur. Ne laissez pas se perdre une âme que vous avez achetée au prix de tant de souffrances.




Citation n° 1238 : , (Ávila, 1515 — Alba de Tormes, 1582), Religieuse espagnole, réformatrice du Carmel, Christianisme, Catholicisme
Source : Autobiographie, chapitre XIV,10  
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Si on entend aujourd'hui louer quelqu'un de vivre en "sage" ou en "philosophe", cela ne veut plus dire qu'en "homme prudent qui se tient à l'écart". La sagesse semble à la populace une espèce de fuite, un moyen habile de tirer son épingle du jeu. Mais le vrai philosophe, nous semble-t-il à nous, ô mes amis, ne vit ni "en philosophe" ni "en sage", ni surtout en "homme prudent et avisé", il sent le fardeau et le devoir des cent tentatives et tentations de la vie; sans cesse il se met lui-même en jeu, il joue le mauvais jeu par excellence…




Citation n° 1072 : , (Röcken, près de Lützen, 1844 — Weimar, 1900), philosophe et écrivain allemand, Philosophie
Source : Par-delà le bien et le mal, 1886 [6e partie, § 205, trad. H. Albert, coll. "Bouquins", Robert Laffont, pp. 651-652]  
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Je verrai la mort d'un visage aussi calme que si j'en entendais parler. Je me soumettrai à tous les travaux, si grands qu'ils soient, soutenant le corps par l'âme. Je mépriserai également les richesses, qu'elles soient présentes ou absentes, et je ne serai ni plus triste quand elles se trouvent ailleurs que chez moi, ni plus fier si elles m'environnent de leur éclat. Je ne serai pas sensible aux allées et venues de la fortune. Je considérerai toutes les terres comme miennes et les miennes comme appartenant à tous. Je vivrai comme si je savais que je suis né pour les autres et remercierai la nature d'un pareil titre, car comment aurait-elle pu mieux conduire mes affaires ? Elle m'a donné seul à tous, elle a donnée tous à moi seul. Tout ce que j'aurai, ni je le garderai d'une manière sordide ,ni je le répandrai d'une manière prodigue. Je croirai ne rien posséder mieux que ce que je donne comme il faut. J'estimerai les bienfaits ni au nombre, ni au poids, mais au prix qu'y attache celui qui les reçoit. Jamais je ne penserai donner trop à qui est digne de recevoir. Je ne ferai rien en vue de l'opinion, je ferai tout par conscience. Je croirai avoir pour témoin tout un peuple alors que j'agirai devant ma seule conscience... La limite que je m'imposerai dans le boire et le manger sera de satisfaire les besoins naturels, et non d'emplir et de vider l'estomac. Je serai agréable envers mes amis, indulgent et affable envers mes ennemis. Je serai ébranlé avant même d'être prié, et j'irrai au devant des demandes honnêtes. Je saurai que ma patrie c'est le monde, que mes chefs ce sont les dieux et qu'ils sont au-dessus de moi et autour de moi surveillant mes actes et paroles. Quand la nature me redemandera ma vie ou que ma raison la fera cesser, je m'en irai en attestant que j'ai chéri la bonne conscience et les bonnes études, et que la liberté de personne n'a été diminué de mon fait, la mienne moins que toute autre.




Citation n° 970 : , (Cordoue, espagne, v. 2 av. J.-C. — Rome, 65 apr. J.-C.)., Philosophe, homme d'État et auteur tragique romain, Philosophie, Stoïcisme
Source : De la vie heureuse : p 742 dans la Bibliothèque de la Pléiade : «Les Stoïciens» édité par Gallimard . Texte traduit par Emile Bréhier revue par L.Bourgey (Editions Le Pleiade Gallimard 1962)  
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Né à l'image du Bienheureux est cet ancien, Subhuti-le-mystique... Pourquoi cela ?
C'est que Subhuti-le-mystique, quelque doctrine qu'il enseigne, fait toujours surgir son enseignement de la vacuité.




Citation n° 747 :  Sahasrikaprajnaparamita , Bouddhisme
Source : Sahasrika P.P., XVI, 306, 309, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.110  
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En outre, le bodhisattva doit exercer la patience envers ses propres passions, mais il ne doit point en trancher les liens. Pourquoi ? Parce que, s'il tranchait ces liens, la perte serait trop grave : il tomberait au rang des arhats et ne différerait en rien d'un homme qui a perdu les sens. C'est pourquoi il arrête ses passions, ne les tranche point; en cultivant la patience, il ne suit pas ses passions.

Question. - Comment peut-il ne pas suivre ses passions, sans les avoir préalablement tranchées ?

Réponse. - Par une réflexion correcte, il parvient, tout en ayant des passions, à ne pas les suivre. Par la réflexion, il contemple le caractère vide, impermanent de toutes choses et, bien que les cinq désirs existent encore en lui subtilement, ils ne produisent plus aucun lien.




Citation n° 746 : , (né dans l'Inde du Sud, IIe s. apr. J.-C.)., fondateur de l'école Madhyamaka, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 908-910, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.154  
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En outre, par la force du savoir, il saurait trancher ses entraves; mais dans l'intérêt des êtres, il préfère demeurer longtemps dans le monde [et conserver ses passions] ; cependant, il sait que ces entraves sont des ennemis, et c'est pourquoi, tout en les supportant, il ne les suit pas. Le bodhisattva enchaîne ces passions ennemies et, sans leur permettre de se débrider, il pratique la vertu. Quand on tient un ennemi que, pour une raison ou une autre, on ne veut pas tuer, on l'enferme solidement quelque part et on vaque à ses propres affaires.
En outre, le bodhisattva qui connaît bien le caractère des dharma ne tient pas les entraves pour mauvaises et ne tient pas les qualités pour bonnes; c'est pourquoi il ne hait pas les entraves et n'affectionne pas les qualités. Par la force de ce savoir il exerce la patience.




Citation n° 744 : , (né dans l'Inde du Sud, IIe s. apr. J.-C.)., fondateur de l'école Madhyamaka, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 908-910, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.155  
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Le Sage équarrit sans blesser
Incline sans porter atteinte
Rectifie sans faire violence
Et resplendit sans aveugler.




Citation n° 741 : , (v. VIe s. av. J.-C.), fondateur présumé du Taoïsme, Taoisme
Source : Tao-tê-king, chapitre 58, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris.  
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Atteins Suprême Vacuité
Et maintiens-toi en Quiétude
Face à l'agitation fourmillante des choses
Je contemplerai leur Retour
Car toute chose après avoir fleuri
Retourne à sa racine
Retour à la racine a nom Quiétude
A nom Retour à Destinée
Retour à Destinée a nom Constant
Connaître le Constant, Illumination
Ne pas connaître le Constant
C'est courir aveugle au malheur
Qui connaît le Constant
Embrasse et saisit tout
Quiconque embrasse et saisit tout, il sera juste
Étant juste, sera royal
Étant royal, sera céleste
Étant céleste, fera un avec la Voie
Et faisant un avec la Voie persistera
Toute sa vie durant il échappe au péril.




Citation n° 739 : , (v. VIe s. av. J.-C.), fondateur présumé du Taoïsme, Taoisme
Source : Tao-tê-king, chapitre 16, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris.  
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Peux-tu faire à ton âme embrasser l'Un
Dans une union indissoluble?
Peux-tu, en concentrant ton souffle (1), devenir
Aussi souple qu'un nouveau-né?
Peux-tu purifier ta vision interne
Jusqu'à la rendre immaculée?
Peux-tu chérir le peuple et gouverner l'État
Sans user de subtilité?
Peux-tu ouvrir et clore les battants du Ciel (2)
En jouant le rôle féminin?
Peux-tu tout voir et tout connaître
En cultivant le non-agir?

Élève les êtres, nourris-les
Sans chercher à les asservir
Oeuvre sans rien revendiquer
Sois un guide et non pas un maître
Voilà la Vertu mystérieuse.




Citation n° 738 : , (v. VIe s. av. J.-C.), fondateur présumé du Taoïsme, Taoisme
Source : Tao-tê-king, chapitre 10, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris.  
(1) Tchi (Qi) signifie l'air vital, le pneuma qui circule dans l'être humain tout entier et le sustente. La technique respiratoire des taoïstes concentre le souffle en supprimant toute agitation extérieure pour atteindre à une quiétude qui ressortit à la mystique. (2) Soit le couple Yin-Yang, soit la bouche et les narines
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Le Ciel n'est que le qi unique en mouvement; il " met en branle les dix mille êtres " et par là leur donne naissance, mais il n'a pas de cœur pour compatir avec eux. Écrasé de soucis, le Saint ne saurait être à l'image du Ciel. " Le Ciel-Terre établit les positions, le Saint réalise les potentialités. " C'est le Saint qui ordonne les choses du Ciel-Terre et " son discernement s'étend aux dix mille êtres, sa voie apporte la paix à l'univers. "




Citation n° 737 : , (1020-1078), philosophe chinois, Confucianisme, Néo-confucianisme
Source : Explication du Grand Commentaire dans le Yishuo, in Zhang Zai ji, p. 185, cité et cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; les citations sont du Xici A 5, B 9 et A 4  
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Le sage doit vivre dans le village comme l'abeille qui, sans altérer la couleur et le parfum des fleurs, s'envole en emportant leur suc.




Citation n° 736 :  Khuddaka Nikaya , ensemble de livres appartenant au Sutta Pitaka et traitant des enseignements du Bouddha, Bouddhisme, Theravada
Source : Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 49, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73  
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En considérant que le monde est douleur, il souffre, et il sait bien ce qu'il en est, et aussi comment on y échappe, et il ne se lasse pas, le compatissant.




Citation n° 734 : , (fin IVe siècle), fondateur de l'école Yogacara, Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasutralamkara d' Asanga, XVII, 33, traduction S. Lévi.  
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Sacrifice de son propre corps ainsi que de son abondante perfection dans la restriction morale ; patience à l'égard des êtres faibles, absence de considération pour son corps, sa vie ; mise en œuvre de l'énergie, refus de jouir de la béatitude des absorptions mystiques ; indifférenciation dans la sapience, voici le prodige des contemplatifs.




Citation n° 733 : , (fin IVe siècle), fondateur de l'école Yogacara, Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasutralamkara d' Asanga, XIX, 1-2, Murielle Moullec, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.135  
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Je travaille dans le but d'édifier pour tous les êtres le royaume de l'incomparable Connaissance. Ce n'est pas à ma propre délivrance que tendent mes initiatives, car ce sont tous les êtres en vérité que je dois sauver du flot du devenir quasi infranchissable, à l'aide de la nef qu'est un cœur omniscient. je dois les tirer du profond ravin des calamités, leur faire traverser le flot du devenir. je dois moi-même mettre fin aux innombrables douleurs des êtres.




Citation n° 732 :  Santideva , (VIIe siècle), philosophe et mystique bouddhiste, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : (Citation du noble Vajradhvajasutra) dans le Siksasamuccaya, XVI, p. 280-281, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.145  
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