Dialogue  Inter-  Religieux



L'homme > Esprit, Ame & corps

43  citations  | Page 1 / 1




M ais quelqu'un dira: Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils?
Insensé! ce que tu sèmes ne reprend point vie, s'il ne meurt.
Et ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps qui naîtra; c'est un simple grain, de blé peut-être, ou de quelque autre semence;
puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre.
Toute chair n'est pas la même chair; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons.
Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres; mais autre est l'éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres.





Christianisme 3508 | 
1 Corinthians 15.35-44 

   




S i grande est la faiblesse d'une âme, dont la raison est partie!




Philosophie / Stoïcisme 2759 | 
De la constance du sage p.43 

   




I l n'en est pas de même de l'âme : nous ne la connaissons point par son idée ; nous ne la voyons point en Dieu ; nous ne la connaissons que par conscience, et c'est pour cela que la connaissance que nous en avons est imparfaite ; nous ne savons de notre âme que ce que nous sentons se passer en nous. Si nous n'avions jamais senti de douleur, de chaleur, de lumière, etc., nous ne pourrions savoir si notre âme en serait capable, parce que nous ne la connaissons point par son idée. Mais si nous voyions en Dieu l'idée qui répond à notre âme, nous connaîtrions en même temps ou nous pourrions connaître toutes les propriétés dont elle est capable ; comme nous connaissons ou nous pouvons connaître toutes les propriétés dont l'étendue est capable, parce que nous connaissons l'étendue par son idée.
Il est vrai que nous connaissons assez par notre conscience ou par le sentiment intérieur que nous avons de nous-mêmes que notre âme est quelque chose de grand, mais il se peut faire que ce que nous en connaissons ne soit presque rien de ce qu'elle est en elle-même. Si on ne connaissait de la matière que vingt ou trente figures dont elle aurait été modifiée, certainement on n'en connaîtrait presque rien, en comparaison de ce que l'on en connaît par l'idée qui la représente. Il ne suffit donc pas pour connaître parfaitement l'âme de savoir ce que nous en savons par le sentiment intérieur, puisque la conscience que nous avons de nous-mêmes ne nous montre peut-être que la moindre partie de notre être.





Philosophie 2064 | 
De la Recherche de la vérité, Livre III, 2ème partie, VII 

   




L a nature m'enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire, mais, outre cela, que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé, que je compose comme un seul tout avec lui. Car, si cela n'était lorsque mon corps est blessé, je ne sentirais pas pour cela de la douleur, moi qui ne suis qu'une chose qui pense, mais j'apercevrais cette blessure par le seul entendement, comme un pilote aperçoit par la vue si quelque chose se rompt dans son vaisseau ; et lorsque mon corps a besoin de boire ou de manger, je connaîtrais simplement cela même, sans en être averti par des sentiments confus de faim et de soif. Car en effet tous ces sentiments de faim, de soif, de douleur, etc., ne sont autre chose que de certaines façons confuses de penser, qui proviennent et dépendent de l'union et comme du mélange de l'esprit avec le corps.




Philosophie / Cartésianisme 2060 | 
Méditations métaphysiques, méditation sixième. 

   




P uis, examinant avec attention ce que j'étais, et voyant que je pouvais feindre que je n'avais aucun corps, et qu'il n'y avait aucun monde ni aucun lieu où je fusse ; mais que je ne pouvais pas feindre pour cela que je n'étais point ; et qu'au contraire de cela même que je pensais à douter de la vérité des autres choses, il suivait très évidemment et très certainement que j'étais ; au lieu que si j'eusse seulement cessé de penser, encore que tout le reste de ce que j'avais jamais imaginé eût été vrai, je n'avais aucune raison de croire que j'eusse été ; je connus de là que j'étais une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser, et qui pour être n'a besoin d'aucun lieu ni ne dépend d'aucune chose matérielle ; en sorte que ce moi, c'est-à-dire l'âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne laisserait pas d'être tout ce qu'elle est.




Philosophie / Cartésianisme 2058 | 
Discours de la méthode, 4ème partie 

   




M on corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix du « moi » au fond de mon être. Je suis donc un esprit  qui transcende le corps. Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps, ne peut être touché par la mort. Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.




Hindouisme 1968 | 
L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972 

   




S ache que ta nature est triple en Un; physique, astrale et mentale. Chacune de ces trois dimensions comporte trois qualités; pour un total de neuf. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

Dans le physique se trouvent des canaux qui transportent le sang dans un mouvement vertical. Il réagit au battements du cœur. Le sang est propulsé par battement. Dans le système nerveux le magnétisme se déplace pour rejoindre et nourrir les cellules et les tissus. Il y a aussi des canaux subtils qui véhiculent l'Akasa. Ces canaux sont subtils mais néanmoins physiques. Chacune de ces trois dimensions est reliée aux autres, chacune affectant la vie du corps. Finalement, il y a l'éther qui se propage à partir du système osseux. Le secret de la vie dans le corps repose sur la maîtrise de ces forces. L'adepte renonce à utiliser ces forces lorsqu'il arrive au point où le but de sa vie est accompli.

L'astral qui est le médiateur entre le haut et le bas est triple de nature. Il n'est pas physique, il n'est pas spirituel mais capable de se mouvoir de l'un à l'autre.

Le mental est également triple. Il transporte le vouloir de Grand UN. Dans cette vie, c'est lui qui arbitre les rapports entre la cause et l'effet





Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1945 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE XV : LE SECRET DES SECRETS 

   




S ache, Ô homme, que tu n'es qu'esprit et pensée. Le corps n'est rien sinon une sensation dans laquelle se dissimulent tes intentions.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1915 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE IX : LA CLÉ DE LA LIBÉRATION DE L'ESPACE 

   




M alheureuse est la chair qui dépend de l’âme ! Malheureuse est l’âme qui dépend de la chair !




Christianisme 1838 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 112 

   




L 'âme est indestructible, éternelle et sans mesure; seules les corps matériels qu'elle emprunte sont sujets à la destruction. Fort de ce savoir, ô descendant de Bharata, engage le combat. Ignorant celui qui croit que l'âme peut tuer ou être tuée; le sage, lui, sait bien qu'elle ne tue ni ne meurt. L'âme ne connaît ni la naissance ni la mort. Vivante, elle ne cessera jamais d'être. Non née, immortelle, originelle, éternelle, elle n'eut jamais de commencement, et jamais n'aura de fin. Elle ne meurt pas avec le corps. Comment, ô Pârtha, celui qui sait l'âme non née, immuable, éternelle et indestructible, pourrait-il tuer ou faire tuer? A l'instant de la mort, l'âme revêt un corps nouveau, l'ancien de devenu inutile, de même qu'on se défait de vêtement usés pour en revêtir de neufs. Aucune arme ne peut prendre l'âme, ni le feu la brûler; l'eau ne peut la mouiller, ni le vent la dessécher L'âme est indivisible et insoluble; le feu ne l'atteint pas, elle ne peut être desséchée. Elle est immortelle et éternelle, omniprésent, inaltérable et fixe. Il est dit de l'âme qu'elle est indivisible, inconcevable et immuable. La sachant cela, tu ne devrais pas te lamenter sur le corps. Et même si tu crois l'âme sans fin reprise par la naissance et la mort, tu n'as nulle raison de t'affliger, ô Arjuna aux-bras-puissants.




Hindouisme 1691 | 
II, 18-26 

   




I l faut vénérer l'Âme qui est faite de la pensée, dont le corps est souffle, la forme lumière, l'être espace.




Hindouisme 1682 | 
Hymne à l'âtman (Shatapatha-Brâhmana : 10.6 ), sq. 2 dans « Sept Upanishads », Collections « Points Sagesses », le Seuil, 1999 traduction Jean Varenne 

   




C orps, âme, intelligence. Au corps, les sensations ; à l'âme, les impulsions ; à l'intelligence, les principes




Philosophie / Stoïcisme 1670 | 
Pensées pour moi-même, Livre III, XVI, Traduit par Mario Meunier, éditions Garnier-Flammarion, 2001. 

   




I l faut en outre retenir que l’âme est la cause principale de la sensibilité. Mais elle ne pourrait pas l’être si elle n’était pas en quelque sorte abritée par l’organisme. Celui-ci, en permettant à l’âme de produire la sensibilité, en reçoit sa part, pas cependant de toutes les propriétés qu’elle possède. C’est pourquoi il perd la sensibilité sitôt que l’âme se retire. Car le corps n’a pas acquis de lui-même cette faculté, mais c’est l’âme, née avec lui, qui la lui a procurée. Quand elle a, grâce à l’excitation, pleinement développé sa puissance, elle acquiert la sensibilité que, par suite de leur contiguïté et conformité, elle communique au corps, comme je l’ai déjà dit.




Philosophie / Epicurisme 1660 | 
Lettre à Hérodote 

   




A près cela il faut reconnaître, en se référant aux sensations et aux sentiments — car en procédant ainsi on arrivera à la certitude inébranlable — que l’âme est un corps composé de particules subtiles, qui est disséminé dans tout l’agrégat constituant notre corps et qui ressemble de plus à un souffle mêlé de chaleur, se rapprochant en partie de l’un, en partie de l’autre. Mais une certaine partie de l’âme se distingue notablement de ces dernières propriétés par sa ténuité extrême et est de la sorte mêlée plus intimement à notre corps.




Philosophie / Epicurisme 1659 | 
Lettre à Hérodote 

   




N ous sommes composés de deux natures bien différentes : d'un corps qui nous est commun avec les bêtes, et d'un esprit qui nous est commun avec les dieux. Les uns penchent vers cette première parenté, s'il est permis de parler ainsi, parenté malheureuse et mortelle. Et les autres penchent vers la dernière, vers cette parenté heureuse et divine. De là vient que ceux-ci pensent noblement, et que les autres, en beaucoup plus grand nombre, n'ont que des pensées basses et indignes. -- Que suis-je, moi ? Un petit homme très malheureux ; et ces chairs, dont mon corps est bâti, sont effectivement très chétives et très misérables. -- Mais tu as en toi quelque chose de bien plus noble que ces chairs. Pourquoi, t'éloignant donc de ce principe si élevé, t'attaches-tu à ces chairs ? Voilà la pente de presque tous les hommes, et voilà pourquoi il y a parmi eux tant de monstres, tant de loups, tant de lions, tant de tigres, tant de pourceaux. Prends donc garde à toi, et tâche de ne pas augmenter le nombre de ces monstres.




Philosophie / Stoïcisme 1643 | 
Entretiens, livre I, XVII, Traduction André Dacier 

   




Q u'est-ce que c'est que la nature de l'âme. Ici faites bien attention : la dernière certitude dans l'âme c'est la nature toute simple de l'âme. Cette nature de l'âme est si délicate que l'espace la préoccupe si peu, comme si elle n'était pas du tout en lui.




Christianisme / Catholicisme 1617 | 
Oeuvres, Gallimard 1987 

   




P arlons maintenant des sens intérieurs ou des puissances supérieures de l'âme ! Nous distinguons les plus basses et les plus élevées. Les plus basses sont un moyen terme entre les puissances plus hautes et les sens extérieurs. Elles s'étendent jusque tout près de ceux-ci : ce que l'oeil voit, ce que l'oreille entend, le sens le présente tout d'abord au désir. Si ici on prend position correctement le désir le présente à son tour à la deuxième des puissances : la considération. celle-ci le mène à l'appréciation et le présente ensuite de nouveau à la faculté de discernement ou à l'intellect. Ainsi elle est décantée toujours davantage pour être reçue par les puissances supérieures. Car l'âme possède la noble faculté de dépouiller ce qu'elle reçoit de la ressemblance avec elle-même et de tout caractère sensible et de l'apporter ainsi aux puissance supérieures, où c'est conservé par la mémoire, pénétré par la raison et accompli par la volonté. Ce sont là les puissances les plus hautes de l'âme. Elles sont contenues dans une nature : tout ce que l'âme opère, c'est sa nature simple qui l'opère, et cela par le moyen des puissances.




Christianisme / Catholicisme 1616 | 
Oeuvres, Gallimard 1987 

   




L 'âme est indestructible, éternelle et sans mesure; seules les corps matériels qu'elle emprunte sont sujets à la destruction.




Hindouisme 1569 | 
II.18 

   




C ar l'âme est aussi un feu magique, et son image ou forme est créée dans la lumière (par la force de son propre feu et de sa propre lumière) émanant du feu magique; et pourtant celle-ci est une image véritable de chair et de sang, mais non pas dans son état original. […] Ainsi l'âme avec son image possède une existence, et pourtant celle-ci, l'âme, n'est qu'un feu magique, mais sa subsistance prend sa source dans sa substance. […] et de sa forme émane l'énergie divine de la nature douce de la lumière (c'est-à-dire: selon la propriété de la lumière qui est en elle); et selon la propriété du feu qui est en elle; elle est une subtilité de la transmutation. Elle peut mener toute chose à son degré le plus élevé; bien qu'elle ne soit pas un esprit vivant, mais l'entité suprême. […] Le sang et la chair de l'âme résident dans le plus haut mystère, car ils sont l'état de la substance divine. Et lorsque le sang et la chair extérieurs meurent, ils tombent dans le mystère extérieur, et le mystère extérieur tombe dans le mystère intérieur. Et chaque feu magique a son éclat et son obscurité en soi-même; ce qui cause la désignation d'un jour final de séparation: lorsque tous devront passer à travers un feu et seront éprouvés, ce qui déterminera ceux qui seront aptes, et ceux qui ne le seront pas. Alors toute chose retounera dans sa propre magie, et sera alors comme elle était depuis l'éternité.




Christianisme / Protestantisme 1469 | 
SEX PUNCTA MYSTICA OU UNE COURTE EXPLICATION DE SIX POINTS MYSTIQUES, Le premier point: Du Sang et de l'Eau de l'Ame, traduction "Quatuor Coronati", Collège de New York 

   




C ar l'âme est aussi un feu magique, et son image ou forme est créée dans la lumière (par la force de son propre feu et de sa propre lumière) émanant du feu magique; et pourtant celle-ci est une image véritable de chair et de sang, mais non pas dans son état original.




Christianisme / Protestantisme 1468 | 
SEX PUNCTA MYSTICA OU UNE COURTE EXPLICATION DE SIX POINTS MYSTIQUES, Le premier point: Du Sang et de l'Eau de l'Ame, 2 (extrait) 

   




L e corps est un tombeau pour l'ame pour celui qui ne sait s'ouvrir.




Philosophie / Platonisme 1284 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.115 

   




C omme celui qui, pénétrant en un lieu où le ciel entre abondamment, aurait, sur les yeux, de la boue qui l'empêcherait de les ouvrir. La pièce est claire, mais il n'en jouit pas, il est gêné, et des choses comme ces fauves et ces bêtes l'obligent à fermer les yeux et à ne voir qu'elles. Telle me semble la situation d'une âme, qui, bien qu'elle ne soit pas en mauvais état, est si mêlée aux choses mondaines, si imbue de richesses, ou d'honneurs, ou d'affaires, que, bien qu'elle souhaiterait voir sa beauté et en jouir, elle n'y a pas accès.




Christianisme / Catholicisme 1217 | 
Le château intérieur, premières Demeures, chapitre II,14 

   




D ieu a établi l'âme dans la libre détermination d'elle-même, en sorte qu'il ne veut rien lui imposer au-dessus de sa libre volonté, ni exiger d'elle quelque chose qu'elle ne veut pas.




Christianisme / Catholicisme 1176 | 
Extrait de De la colère de l'âme et de son vrai bien 

   




L ’Esprit se réfléchit dans le mental et dans tout. C’est la lumière de l’esprit qui rend le mental sensible. Tout est expression de l’Esprit; les entendements sont autant de miroirs. Ce que vous appelez amour, crainte, haine, vertu et vice ne sont que des réflexions de l’Esprit. Lorsque le miroir est défectueux, l’image est mauvaise.




Hindouisme 1144 | 
Œuvres complètes, Volume V, article intitulé « Jnana Yoga, notes d’une causerie » 

   




L ’âme est un cercle dont la circonférence n’est nulle part (c’est à dire qu’elle n’a pas de limites), mais dont le centre est dans un corps. La mort n’est qu’un changement de centre. Dieu est un cercle dont la circonférence n’est nulle part et dont le centre est partout. Quand nous pourrons sortir de ce centre limité qu’est le corps, nous réaliserons Dieu, notre vrai moi.




Hindouisme 1138 | 
Œuvres complètes, Volume V, article intitulé « Jnana Yoga, notes d’une causerie » 

   




C ar l'âme est très incitatrice au mal




Islam 1121 | 
Sourate 12 intitulée Joseph, Yûsuf, verset 53. 

   




T ous ces sentiments de faim, de soif, de douleur, etc., ne sont autre chose que de certaines façons confuses de penser, qui proviennent et dépendent de l'union et comme du mélange de l'esprit avec le corps.




Philosophie / Cartésianisme 1027 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 6e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 326] 

   




L a nature m'enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire, mais, outre cela, que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé, que je compose comme un seul tout avec lui.




Philosophie / Cartésianisme 1026 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 6e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 326] 

   




E n sorte que ce moi, c'est-à-dire l'âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne laisserait pas d'être tout ce qu'elle est.




Philosophie / Cartésianisme 1025 | 
Discours de la méthode, 1637 [4e partie, Bibliothèque de la Pléiade, p. 148] 

   




R ien, si ce n'est les sens, ne peut guérir l'âme, de même que rien, si ne n'est l'âme, ne peut guérir les sens.




Divers Courants / Littérature 1014 | 
Le portrait de Dorian Gray, Livre de poche no 569 

   




C 'est une chose [...] que connaissent bien ceux qui aspirent à apprendre : au moment où la philosophie a pris possession de leur âme, elle était, cette âme, tout bonnement enchaînée à l'intérieur d'un corps, agrippée à lui, contrainte aussi d'examiner tous les êtres à travers lui comme à travers les barreaux d'une prison au lieu de le faire elle-même et par elle seule, - vautrée enfin dans l'ignorance la plus totale.
1]





Philosophie / Platonisme 939 | 
Phédon [67e, trad. M. Dixsaut, coll. GF, Flammarion, 199 

   




L e corps est le tombeau de l'âme.




Philosophie / Platonisme 934 | 
Extrait de Cratyle 

   




S i l'âme n'était pas immortelle, la mort serait un guet-apens.




Divers Courants / Littérature 920 | 
Philosophie prose, p.107, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 

   




L 'instinct, c'est l'âme à quatre pattes ; la pensée, c'est l'esprit debout.




Divers Courants / Littérature 919 | 
Philosophie prose, p.100, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 

   




D ans une lumière pure, nous étions purs nous ne portions pas la marque de ce tombeau que sous le nom de "corps" nous promenons à présent avec nous, attachés à lui comme l'huître à sa coquille.




Philosophie / Platonisme 335 | 
Phèdre 250c, traduit par L. Brisson, o.c. 124. Cf. Pierre Courcelle, Tombeau de l'âme (Gorgias 493a, Cratyle 400c, Phèdre 250c) dans Connais toi toi-même, II, Paris, Études Augustiniennes 1975, 394-414. 

   




L 'être qui a reconnu que le corps est semblable à l'écume et comprend pleinement qu'il est, par nature, un mirage, cet être a mis en pièces les flèches fleuries de Mara, il atteindra le domaine où les regards du roi de la mort ne pénètrent pas.




Bouddhisme / Theravada 334 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 46, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 

   




L e corps de l'homme,
qui paraît le chef d'œuvre de la nature,
n'est point comparable à sa pensée





Christianisme / Catholicisme 332 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit.,I, 2, p.42 

   




P enser,
c'est unifier des représentations en une conscience.





Philosophie / Kantisme 331 | 
Prolégomènes à toute métaphysique future -§22 - (page 73 de l'édition Vrin). 

   




L 'esprit (1),
c'est ce qui régit la nature et les émotions.





Confucianisme / Néo-confucianisme 329 | 
Xingli shiyi (Fragments sur la nature et le principe), in Zhang Zai ji, p. 374, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 
(1) (xin) esprit ou coeur, à la fois en tant qu'organe et siège de la pensée. Il peut être pris dans le sens de conscience psychologique, entendement, intelligence, etc. (cf. Isabelle Robinet, Zhuangzi)

   




L 'âme est dite immortelle, mais dans une certaine mesure seulement, car cette immortalité est faite de béatitude, et l'âme peut être malheureuse.




Christianisme 326 | 
Saint Augustin, XIV, ch. IV, 6, cité par Jean-Louis Vieillard-Baron, Saint Augustin, p.61, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " 

   




L 'homme est composé de trois corps : physique, astral (1) et causal (2). L'âme humaine est essentiellement causale, elle sert de matrice aux 35 idées forces (3) du corps causal tandis que le corps subtil astral n'est composé que de 19 éléments et le corps physique grossier de 16.


Les 19 éléments du corps astral se divisent en 3 groupes principaux : mental, affectif et pranique (4). Leurs 19 composants sont respectivement : l'intelligence, l'ego, le sentiment, l'esprit (conscience des sens) ; 5 instruments de connaissances, subtiles répliques des sens physiques (vue, ouie, odorat, goût, toucher) ; 5 instruments d'activité : procréation, excrétion, parole, marche, et habileté manuelle. Enfin, 5 instruments de force vitale correspondant aux différentes fonctions du corps : cristallisation, assimilation, élimination, métabolisation, et circulation. Ce tissu de 19 éléments survit à la mort du corps physique, lequel n'est composé que de 16 éléments grossiers, métaux ou métalloïdes.


Ainsi, Dieu créa l'homme en puisant au sein des 35 catégories de pensées (3) du corps causal, 19 éléments complexes du corps astral et 16 du corps physique, en créant d'abord le premier puis le second. Suivant le principe de relativité suivant lequel l'unité première s'est scindée en une infinité de formes, le cosmos causal et le corps causal différent du cosmos et du corps astral, le cosmos et le corps physique se distinguent dans la même mesure des autres formes de création. (5) Une âme, indivisible par nature, ne peut être mise en évidence que par la présence d'un corps, laquelle montre qu'il existe encore des désirs inassouvis. Lorsque la mort brise le réceptacle physique grossier, les deux autres enveloppes astrale et causale, subsistent encore, empêchant l'âme de réaliser l'union définitive, consciente avec le Divin. Lorsque la sagesse l'aura définitivement purifiée de tous désirs, elle pourra désintégrer à leur tour les deux derniers réceptacles : l'âme humaine émerge alors, enfin libre, pour se fondre dans l'Absolue.[...] Lorsque l'âme s'est enfin arrachée de l'illusion des trois corps, elle devient Une avec l'Absolu, sans rien perdre de son individualité (6).

Sur terre, à l'état de veille, l'homme est plus ou moins conscient de ces trois véhicules de l'âme. Lorsqu'il reçoit des impressions visuelles, auditives, olfactives, gustatives ou tactiles, c'est le corps physique qui est principalement en jeu. La visualisation ou l'acte de volonté proviennent du corps astral, tandis que l'enveloppe causale s'exprime dans la pensée ou dans l'introspection et la méditation " divine ".

Un homme s'identifie à son corps physique 16 heures par jour environ. Pendant le sommeil avec rêves, il émigre dans le corps astral, créant sans efforts les objets, à la manière de l'être astral. Dans le sommeil profond, dépourvu de songes, il transporte le centre de sa conscience, ou sens du moi, dans le corps causal.

La vie et la mort sont des relativités de la pensée. Le Védanta enseigne que seul Dieu est réel, toute la création, toute existence séparée, est Maya, illusion. C'est Shankara, dans ses commentaires des Upanishads, qui a le mieux exprimé cette philosophie moniste."





Hindouisme / Kriya Yoga 325 | 
Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946, chapXLIII, la résurection de Sri Yukteswar, p 402 à 418 
(1) corps de lumière (Yogananda 'Man's Eternal thought " p271-72) (2) corps de pensée (Yogananda 'Man's Eternal thought " p271-72) (3) " Thoughtrons", c'est à dire les idées premières des 19 éléments du corps astral et des 16 du corps physique grossier soit 35 idées premières. (4)" Biotrons" (Lifetron en anglais), éléments praniques c'est à dire composé de prana. (5) Selon Yogananda, les cellules du corps humains dérivent des molécules, les molécules des atomes, les atomes des " Lifetrons " ou biotrons, et les biotrons des " Thoughtrons " selon un model d'affinement du prana jusqu'à son état quintessenciel : le Thoughtrons. Dans l'ordre de la création, les " Thoughtrons " sont donc la première forme de manifestation issue de L'Aum, la Vibration Cosmique. (Voir Yogananda 'Man's Eternal thought ' p 261-263 et 360-363.)Voir à ce propos l'étude de U. Libbrecht, " Prâna =Penuma = Qi ? " Wilt L Idema et Erik Zurcher, Tought and law in Qin and Han China, Leyde, Brill, 1990, p42_62.) et la remarque de A. Cheng sur le Qi dans " Histoire de la pensée Chinoise ", édition du Seuil, 1997, p 127 à 130. (6) Nous rappelons, voir ci dessus, que l'âme est alors dépourvu de l'ego, d'intellect, etc. , comme de tout élément contenu dans les corps astral, physique ou causal.

   




I l faut sans doute qu'un être supérieur à ces deux natures si diverses (pensée et le corps), et qui les renferme toutes deux dans son infini, les ait jointes dans mon âme, et m'ait donné l'idée d'une nature toute différente de celle qui pense en moi.




Christianisme / Catholicisme 323 | 
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, pp 61-62 

   




I l faut renverser nos idées au sujet de la mémoire : c'est là que réside la principale tentation de croire à une " âme " capable de reproduire, de reconnaître, etc., en dehors du temps. Mais le vécu survit " dans la mémoire " ; qu'il " revienne ", je n'y peux rien, le vouloir n'intervient pas, pas plus que dans la venue d'aucune pensée. Il arrive une chose dont je prends conscience : maintenant une chose analogue arrive - qui l'appelle ? qui l'éveille ?




Philosophie 322 | 
" Volonté de puissance I, livre premier §93 - traduction Geneviève Bianquis - TEL Gallimard 

   


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