Dialogue  Inter-  Religieux



Dialogue interreligieux : L'homme > La mort

Onelittleangel > L'homme > La mort
58  citations  | Page 1 / 2





Q ui saute la vie saute la peur de mourir




Divers Courants / Littérature 3772 | 
Mac beth 







A vant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.




Judaïsme 3524 | 
Ecclesiastes 12.7 







M orsque minus poenae quam mora mortis habet.
(La mort est moins cruelle que la crainte de la mort)





Philosophie 2902 | 
Héroïdes, Epître X. Ariane à Thésée 







S i quelqu'un croit qu'il est né, il ne peut pas éviter la crainte de la mort. Qu'il cherche donc s'il est jamais né, ou si le Soi, l'Atman, a fait l'objet d'une naissance. Il découvrira que le Soi existe toujours, que le corps qui a pris naissance peut se réduire finalement à une pensée et que c'est l'intervention des pensées qui est à la racine de tout ce gâchis. Il faut donc découvrir d'où jaillissent les pensées. Si vous y parvenez, vous "séjournerez" dans le Soi immortel le plus intime et vous serez libéré de l'idée de la naissance et de la crainte de la mort.




Hindouisme 1966 | 
L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972 







L es morts, en vérité, sont heureux. Ils se sont débarrassés de leur encombrante carapace: leur corps. Les morts ne pleurent pas, ce sont les survivants qui pleurent les morts. Est-ce que les hommes ont peur de dormir ? Bien au contraire, le sommeil est recherché et, à son réveil, chacun dit qu'il a bien dormi. On prépare soigneusement son lit pour bien dormir. Or le sommeil est une mort temporaire; la mort est un sommeil prolongé. Puisque l'homme meurt ainsi tandis qu'il vit, il n'a pas besoin de pleurer le décès d'autrui. Notre existence est évidente, avec ou sans corps physique, dans l'état de veille, le rêve ou le sommeil sans rêve. Alors pourquoi vouloir rester enchaîné dans le corps. Que l'homme trouve son Atman, son Soi immortel. Alors il pourra mourir, devenir immortel et heureux.




Hindouisme 1965 | 
L'Enseignement de Ramana Maharshi, trad. A. Dupuis, A. Perelli, J. Herbert, Albin Michel, 1972 







I l y a trois causes de mort : L’Ignorance, l’Amour déréglé pour le bien-être, l’Incapacité de supporter le Keugant (l’Infini).




Sagesses & Traditions / Occidentales / Celtiques 1881 | 
Triade 51 







Q ui connaît le Brahman Suprême quitte ce monde à un moment propice, à la lumière du jour et sous le signe de deva du feu, durant les quinze jours où croît la lune et les six lois où le soleil passe au septentrion. Qu'il parte la nuit, dans la fumée, durant de déclin de la lune ou dans les six mois qui voient le soleil passer au sud, qu'il atteigne l'astre lunaire, et le yogi devra encore en ce monde revenir. Il existe , selon les Vedas, deux façons de quitter ce monde; dans les ténèbres ou dans la lumière. L'une est la voie du retour, et l'autre du non-retour.




Hindouisme 1729 | 
VIII, 24-26 







Q uiconque, au trépas, l'instant même de quitter le corps, se souvient de Moi seul, atteint aussitôt Ma demeure, n'en doute pas. Car, certes, ô fils de Kuntï, ce sont les pensées, les souvenirs de l'être à l'instant de quitter le corps qui déterminent sa condition future. […] Qui, à l'instant de la mort, fixe entre les sourcils son air vital et, avec la dévotion la plus profonde, s'absorbe dans les souvenir du Seigneur Suprême, ira certes à Lui. […] Ainsi établi dans le yoga, et prononçant la syllabe sacrée om, suprême alliance de lettres, celui qui, à l'instant de quitter le corps, pense à Moi, Dieu, la Personne Suprême, celui-là, sans nul doute, atteindra les planètes spirituelles.




Hindouisme 1722 | 
VIII, 5-6 & 10 & 13 







A l'instant de la mort, l'âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu'elle est passée, dans le précédent, de l'enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle.




Hindouisme 1690 | 
II, 13 







Q uand nous sommes, la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas !




Philosophie / Epicurisme 1663 | 
Lettre à Ménécée 







F amiliarise-toi avec l’idée que la mort n’est rien pour nous, puisque tout bien et tout mal résident dans la sensation, et que la mort est l’éradication de nos sensations. Dès lors, la juste prise de conscience que la mort ne nous est rien autorise à jouir du caractère mortel de la vie : non pas en lui conférant une durée infinie, mais en l’amputant du désir d’immortalité.




Philosophie / Epicurisme 1662 | 
Lettre à Ménécée 







Q u’y a-t-il donc d’atroce dans le départ des personnes qui nous sont chères ? Rien, si ce n’est que l’on trouve triste qu’ils passent à la vie dépourvue de passions et de troubles, cette vie qui n’a à supporter la douleur d’aucun coup, qui ne craint pas la menace du feu, ni les blessures du fer, ni les malheurs des séismes, […] cette vie où nul ne s’enfle de vain orgueil ni n’est écrasé sous l’humiliation, où nul ne devient sauvage à force d’audace, ni n’est paralysé par la lâcheté, où nul ne se gonfle de colère en bouillant sous l’effet du courroux et de la furie, ni n’est pourchassé par la peur lorsqu’il ne peut résister à l’assaut du plus fort; cette vie où l’on ne se soucie plus de savoir quelles sont les mœurs des rois, quelles sont les lois, quelle est l’humeur des magistrats, quel est le contenu des décrets, à combien se monte l’impôt annuel, si une pluie abondante a inondé de façon excessive les terres cultivées, si les espoirs des paysans ont été anéantis par la grêle, ou si la sécheresse dominante a desséché toute la végétation; quant au reste des malheurs de la vie, cette vie-là en est entièrement à l’abri. Car la sombre douleur de l’orphelinat ne vient pas l’attrister; le malheur du veuvage n’y a pas de place; même les mille et unes faiblesses du corps n’y ont aucune influence; la jalousie à l’égard des hommes heureux, le mépris des malchanceux et tous les sentiments de ce genre en ont été bannis; une égalité dans la parole et devant les lois règne dans la paix et en toute liberté sur le peuple des âmes, chacun ayant ce que, de son propre choix, il se sera lui-même préparé; si au bien quelqu’un a par irréflexion préféré quelque mal, la mort n’en sera pas responsable, puisque la volonté a choisi librement ce qui lui semblait bon (1).




Christianisme 1628 | 
Discours sur les morts , PREMIERE PARTIE : RECHERCHE DU VRAI BIEN, 34, traduction Guillaume Bady 
(1) Cf. Platon, République X 617e : “La responsabilité [du mal] incombe à celui qui choisit ; Dieu n’est pas responsable ”.







A l'instant de la mort, l'âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu'elle est passée, dans le précédent, de l'enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle.




Hindouisme 1568 | 
II.13 







U ne fois la nature passée à une condition plus divine, l'homme prend la forme que lui donnent ses traits moraux [1], sans que son essence soit différente de son apparence, mais il est connu tel qu'il est : tempérant, juste, doux, pur, aimant, pieux (cf. 2 Tim. 3,4) ou encore, dans ces vertus, doté de tous les biens, ou paré d'un seul, ou bien de la plupart, ou inférieur en celui-ci, mais supérieur en tel autre. C’est selon les propriétés de ce genre, qui manifestent la supériorité morale ou son contraire, que les individus sont répartis en diverses formes qui les distinguent les uns des autres.




Christianisme 1542 | 
Discours sur les morts, QUATRIEME PARTIE : LA RÉSURRECTION DU CORPS, 65, traduction Guillaume Bady 
[1] Cf. Plotin, Enn. IV 4,5. La forme, ou plutôt l'aspect du corps ressuscité changera : cette fois-ci, Grégoire reprend les arguments origéniens sur l'absence d'identité extérieure du corps, de même que l'idée d'une "forme" constante, principe d'existence et de personnalisation du corps, permettant de le reconnaître malgré les changements dus au temps, à la maladie ou à la résurrection. Après celle-ci néanmoins, cette forme, et c'est là ce par quoi le texte est unique dans l'œuvre du Nyssène comme dans celles de l'ensemble des Pères de l'Église, ne sera plus déterminée par les éléments du corps, mais c'est ceux-ci qui seront déterminés par les qualités morales de l'âme, mauvaises ou bonnes; il ne s'agit pas, bien sûr, de l'information aristotélicienne du corps par l'âme, car l'âme n'est pas ici une pure forme, mais une réalité substantielle indépendante du corps; l'important, c'est que l'apparence corporelle, tout comme un visage expressif, soit entièrement conformée à l'essence spirituelle.







C omme le dit la parole divine, que “si la tente où nous demeurons sur la terre vient à être détruite”, alors nous la trouverons changée en un “édifice construit de la main de Dieu et non de celle de l'homme, une demeure éternelle dans les cieux” (2 Cor. 5,1), digne d'être elle-même pour Dieu une “habitation dans l'Esprit” (Éph. 2,22). […] La Parole dit [aussi] qu'après la transformation de la nature en tous ceux qui sont revenus à la vie grâce à la résurrection, “nous serons emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur” (1 Thes. 4,17). Si, par conséquent, le corps des êtres transformés n'a plus de poids, mais que se meuvent dans les régions célestes avec la nature incorporelle ceux dont les éléments ont été recomposés en une condition plus divine, forcément le reste des [63] propriétés du corps sont également changées en attributs plus divins : ainsi la couleur, la forme, le contour et toutes ses propriétés prises individuellement.




Christianisme 1541 | 
Discours sur les morts, QUATRIEME PARTIE : LA RÉSURRECTION DU CORPS, 62, traduction Guillaume Bady 







P ourquoi donc être dépaysés par la mort, alors qu'il a été démontré que la vie charnelle est préparation continuelle et exercice de la mort ? Et si l'on parle du sommeil et de la veille, c'est une autre forme d'union de la mort et de la vie dont on parle : les sens s'éteignent quand on dort et, à l'inverse, le réveil accomplit pour nous en lui-même la résurrection espérée [1].




Christianisme 1536 | 
Discours sur les morts, TROISIEME PARTIE : DÉFENSE DU CORPS, 52, traduction Guillaume Bady 
[1] Sur la métaphore de la mort comme sommeil, cf. Homère, Iliade XIV 231 et XVI 672; Héraclite, fragment 22B 88 D.-K.6 et les parallèles dans l’In Cant. PG 44, 992=GNO VI, 311 et l’In sanct. Pascha PG 46, 672D=GNO IX, 262-263. Voir aussi J. Daniélou, Platonisme et théologie mystique, p. 300-301. Sur la métaphore de la résurrection comme réveil, cf. Athénagore, De res. 17; Méthode, De res. I 37 et 53; cf. aussi In sanct. Pascha PG 46, 661=GNO IX, 252-253







C ar lorsque le douloureux "enfantement de la mort" (Act. 2,24; cf. Rom. 8,22) fait naître les hommes à une autre vie, ils expérimentent alors, en s’avançant vers cette lumière et en aspirant le souffle pur, quelle différence il y a entre cette vie-là et la nôtre; en revanche, ceux qu’ils ont laissés à cette vie humide et molle, en vérité, sont des embryons et non des hommes, lorsqu’ils se lamentent sur celui qui, avant eux, est sorti des attaches qui nous enserrent, comme s’il avait perdu un bien; mais ils ne savent pas que son œil s’ouvre comme celui d’un nouveau-né en quittant les attaches de la vie présente (il faut, certes, entendre par là l’œil de l’âme (cf. Éph. 1,18), grâce auquel elle discerne la vérité des êtres), ni que s’éveille son sens acoustique, par lequel il entend les paroles ineffables “qu’il n’est pas permis à un homme de dire”, comme dit l’Apôtre (2 Cor. 12,4), ni que sa bouche s’ouvre et aspire le souffle pur et immatériel, qui le tend vers la voix intelligible et la Parole de vérité, lorsqu’il a été uni à l’écho du chœur des saints en fête; de même lui est accordé un goût divin, par lequel il sait, comme il est écrit dans le Psaume, que “le Seigneur est bon” (Ps. 33,9); grâce à son odorat il perçoit “la bonne odeur du Christ” (2 Cor. 2,15; cf. Éph. 5,2), et en recevant en outre le toucher, son âme tâte la vérité et “touche le Verbe”, comme en témoigne Jean (1 Jn 1,1) (1) .




Christianisme 1534 | 
Discours sur les morts, DEUXIEME PARTIE : EXHORTATION À LA CONNAISSANCE DE LA VIE INCORPORELLE, L'incorporéité est la vraie nature de l'homme, 47, traduction Guillaume Bady 
(1) Sur l’éveil des sens spirituels, ce passage illustre bien la différence entre Origène, pour qui cet éveil est dû à l'enthousiasme intellectuel, et Grégoire, pour qui il correspond à la présence du Christ dans l'âme et à la vie surnaturelle (voir J. Daniélou, Platonisme et théologie mystique, p. 235sq et 264).







S i le véritable bien était le corps, il nous faudrait être fâchés de l’aliénation de la chair sous le prétexte que lorsque la mort nous détache de celle-ci, nous perdons en même temps que le corps toute parenté au bien. Mais étant donné que le bien qui est au-delà de toute intelligence, et à l’image duquel nous sommes faits, est spirituel et incorporel, il serait logique de croire que, quand nous traversons la mort (cf. Jn 5,24; cf. I Jn 3,14) et devenons incorporels, nous nous approchons de cette nature qui est exempte de toute épaisseur corporelle, et qu’en ôtant comme un masque hideux notre enveloppe charnelle, nous remontons vers la beauté familière à la ressemblance de laquelle nous avons été formés au commencement, nous qui sommes faits à l’image du modèle. Or une telle pensée devrait être un sujet d’allégresse et non d'abattement, si l’on croit qu’après avoir rempli cette charge nécessaire, l’homme ne vit plus dans une chair étrangère : après avoir rendu à chacun des éléments la propriété qu’il avait quêtée auprès d’eux, il est retourné dans son foyer familier et naturel, qui est pur et incorporel.




Christianisme 1532 | 
Discours sur les morts, DEUXIEME PARTIE : EXHORTATION À LA CONNAISSANCE DE LA VIE INCORPORELLE, L'incorporéité est la vraie nature de l'homme, 42, traduction Guillaume Bady 







P leurer, cependant, est une passion qui, comme toute autre passion, est impossible aux défunts; étant devenus esprit et souffle, ils n'ont plus ni chair ni sang : leur nature, de ce fait, les empêche d’être vus par ceux qui sont enterrés sous l’épaisseur du corps (1), ni avertir d’eux-mêmes les hommes de leur erreur de jugement sur la réalité.




Christianisme 1529 | 
Discours sur les morts, DEUXIEME PARTIE : EXHORTATION À LA CONNAISSANCE DE LA VIE INCORPORELLE, 39, traduction Guillaume Bady 
(1) Sur ce thème platonicien (cf. Gorgias 493a et Phèdre 250c), voir P. Courcelle, “Le corps-tombeau”, dans REA 68, 1966, p. 101-122.







L ’âme humaine passe donc de la vie charnelle à ce bien, échangeant ainsi l’existence présente contre une autre condition de vie. […] [Dans cet autre condition de vie], rien en l’âme n’est amoindri par un vide ni accablé d’une charge; loin de subir les désagréments de l’air (je veux dire le froid et la chaleur), et débarrassée de toutes les contrariétés pensables, elle demeure en un lieu où la vie est libérée et déchargée de toute peine contraignante : plus de terre à travailler, de mers à traverser, […]. Menant, comme le dit Paul, “une vie calme et paisible” (1 Tim. 2,2) […] : exemptée et libérée de tout souci […], elle n’a ni ne crée aucune difficulté; servitude ou souveraineté, misère ou richesse, noble ou basse naissance, humble condition du simple particulier ou puissance des dignitaires, aucune inégalité de ce type n’a de place dans cette vie : son absence de besoin et son immatérialité enlèvent à tous les désagréments de ce genre leur nécessité; […]. La jouissance de ces biens ne change pas comme celle des biens de cette vie, selon que nous les possédons ou non, ou selon que nous les acceptons ou les rejetons, mais est toujours pleine, et même la satiété ne vient jamais circonscrire sa plénitude [1]. Car le bien-être spirituel [2] ne connaît ni poids ni satiété, il déborde à chaque fois les désirs de ceux qui en jouissent, sans jamais les combler. C’est pourquoi cette vie est bienheureuse et pure : les plaisirs des sens ne l’induisent plus en erreur dans le jugement du bien.




Christianisme 1528 | 
Discours sur les morts , PREMIERE PARTIE : RECHERCHE DU VRAI BIEN, 34, traduction Guillaume Bady 
[1] Grégoire prend clairement ici, par une idée qui lui est chère, le contrepied de l’origénisme (cf. Traité des principes II 8,3) : voir M. Harl, “Recherches sur l'origénisme d'Origène : la satiété (koros) de la contemplation comme motif de la chute des âmes”, dans SP VIII=TU 93, Berlin 1966, p. 373-405. C’est le cas aussi dans ses autres œuvres : De vita Moys. PG 44, 404-405=GNO VII-1, 114 et 117, In inscr. Psalm. PG 44, 452BC=GNO V, 40, In Eccl. PG 44, 648D-649A=GNO V, 313, In Cant. PG 44, 777BD et 876C=GNO VI, 31-32 et 159, De an. et res. PG 46, 96C-97A et 113B. Voir également J. Daniélou, Platonisme et théologie mystique, p. 291-292. [2] Spiritualisé, le plaisir est très important pour Grégoire : cf. De hom. op. PG 44, 196D ; voir aussi H. von Balthasar, op. cit., p. 71







L oué sois-tu, mon Seigneur,
pour notre soeur la Mort corporelle
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel,
heureux ceux qu'elle surprendra faisant ta volonté,
car la seconde mort ne pourra leur nuire.












L a mort ne veut rien dire pour celui qui est fort
spirituellement.





Hindouisme / Kriya Yoga 1388 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.87 







L a mort ne veut rien dire pour celui qui est fort spirituellement.




Hindouisme / Kriya Yoga 1387 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.87 







L e corps périt mais le Soi suprême sans fin et éternel qui vit au même titre en tous ne périt jamais.
L'ignorant et le non réalisé appellent cela la mort.





Hindouisme / Kriya Yoga 1371 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.52 







L ’âme est un cercle dont la circonférence n’est nulle part (c’est à dire qu’elle n’a pas de limites), mais dont le centre est dans un corps. La mort n’est qu’un changement de centre. Dieu est un cercle dont la circonférence n’est nulle part et dont le centre est partout. Quand nous pourrons sortir de ce centre limité qu’est le corps, nous réaliserons Dieu, notre vrai moi.




Hindouisme 1138 | 
Œuvres complètes, Volume V, article intitulé « Jnana Yoga, notes d’une causerie » 







S i l'Eternel ne m'eût été en secours, mon âme eût été dans peu logée dans le [lieu du] silence.




Judaïsme 1110 | 
Psaume 94:17, Traduction David Martin 1744 







S i l'un des Dieux te disait:« Tu mourras demain ou, en tout cas, après-demain », tu n'attacherais plus une grande importance à ce que ce soit dans deux jours plutôt que demain, à moins d'être le dernier des rustres, car qu'est-ce que ce délai. De même, ne crois pas que mourir dans beaucoup d'années plutôt que demain, soit de grande importance.




Philosophie / Stoïcisme 1089 | 
Livre IV,47, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







L a perte de la vie n'est pas autre chose qu'une transformation.




Philosophie / Stoïcisme 1085 | 
Livre IX,35, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







C e qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses; ainsi la mort n'est rien d'effrayant, car Socrate lui aussi l'aurait dans ce cas trouvée telle; mais que l'on juge la mort effrayante, voilà bien l'effrayant.




Philosophie / Stoïcisme 1058 | 
Manuel (publié par Arrien) [§ V, trad. J. Pépin, in Les Stoïciens, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 1113] 







A insi celui de tous les maux qui nous donne le plus d'horreur, la mort, n'est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n'est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc, la mort n'existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu'elle n'a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus.




Philosophie / Epicurisme 1053 | 
Lettre à Ménécée, p.12, Librio no363) 







L a mort n'est rien pour nous, car ce qui est dissous est privé de sensibilité, et ce qui est privé de sensibilité n'est rien pour nous.




Philosophie / Epicurisme 1052 | 
Maximes principales [Maxime II, in Doctrines et Maximes, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







F amiliarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation; or, la mort est la privation complète de cette dernière.




Philosophie / Epicurisme 1047 | 
Lettre à Ménécée [§ 124, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







I l n'y a pas de naissance pour aucune des choses mortelles; il n'y a pas de fin par la mort funeste; il y a seulement mélange et dissociation des composants du mélange. Naissance n'est qu'un nom donné à ce fait par les hommes.




Philosophie / Ecole Pythagoricienne 1007 | 
Les penseurs grecs avant Socrate, p.122, Garnier-Flammarion no 31 







L e but de notre carrière, c'est la mort, c'est l'objet nécessaire de notre visée : si elle nous effraie, comme est-il possible d'aller un pas avant, sans fièvre ?




Divers Courants / Littérature 987 | 
Essais, 1580-1595 [livre premier, chap. XX, éd. P. Michel, coll. "Folio", Gallimard, p. 144] 







C e que précisément on nomme mort, c'est une déliaison et une séparation de l'âme d'avec le corps.




Philosophie / Platonisme 946 | 
Phédon [67d, trad. M. Dixsaut, coll. GF, Flammarion, 1991] 







S OCRATE : «[...] Qu'est-ce, en effet, que craindre la mort, citoyens, sinon se prétendre en possession d'un savoir que l'on n'a point ? En définitive, cela revient à prétendre savoir ce que l'on ne sait point. Car personne ne sait ce qu'est la mort, ni même si elle ne se trouve pas être pour l'homme le plus grand des biens, et pourtant les gens la craignent comme s'ils savaient parfaitement qu'il s'agit du plus grand des malheurs.»




Philosophie / Platonisme 945 | 
Apologie de Socrate [38a, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997] 







S i l'âme n'était pas immortelle, la mort serait un guet-apens.




Divers Courants / Littérature 920 | 
Philosophie prose, p.107, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 







C omme les matins, les demeures se succèdent
Mais la vraie mort n'advient pas.





Taoisme 563 | 
Zhuangzi, chap.V, traduction par Isabelle Robinet 







L orsque la femme de Zhuangzi mourut, Huizi (Huisi) vint présenter ses condoléances. Il trouva Zhuangzi accroupi, genoux écartés, occupé à tapé sur un pot et à chanter.
Huizi lui dit : " quand on a vécu avec une personne, élevé des enfants et vieilli avec elle, c'est déjà un comble de ne pas pleurer sa mort, mais que dire de cette façon de taper sur un pot en chantant ! "
Zhuangzi répondit : " Vous vous trompez. Au moment de sa mort, comment n'aurais-je pas senti l'immensité de sa perte ? Je me suis mis alors à remonter à son origine : il fut un temps où il n'y avait pas encore la vie. Non seulement il n'y avait pas la vie, mais il fut un temps où il n'y avait pas de forme. Non seulement il n'y avait pas de forme, mais il fut un temps où il n'y avait pas de Qi. Mêlé ensemble dans l'amorphe, quelque chose se transforma et il y eu le Qi, quelque chose dans le Qi se transforma les formes, quelque chose dans les formes se transforma et il y eu la vie.
Or maintenant, après une autre transformation, elle est allée à la mort, accompagnant ainsi le cycle des quatre saisons, printemps, été, automne, hiver. Au moment où elle se coucha pour dormir dans la plus grande des demeures, je ne pus que la pleurer, mais la pensée me vint que je ne compris rien au destin, aussi ai-je cessé de pleurer.





Taoisme 380 | 
Zhuangzi, chap.XVIII, traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap. 4 







L es sages dans l'autre vie seront, quant à leur visite de Dieu,
Rangés en deux catégories, l'une qui le visitera quand et autant de fois qu'elle le voudra ;
L'autre qui ne le visitera qu'une fois. Comment ?
- Lorsque Dieu, pour la première fois se fera voir des sages,
il leur montrera un marché ou il y a à vendre et à acheter des effigies d'hommes et de femmes, et celui (parmi les élus) qui pénétrera dans ce marché ne reviendra jamais plus visiter Dieu.
Ah ! Dieu te trompe en cette vie sur le marché, et dans l'autre, sur le marché ; tu te trouves, et pour toujours, l'esclave du marché !





Islam / Soufisme 379 | 
cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Bistami et l'ascèse du vide, p110 et suivantes 







L a mort et également le sommeil ou petite mort sont une nécessité mortelle et libèrent temporairement l'homme non éclairé de l'entrave des sens. Comme la nature essentielle de l'homme est Esprit, il reçoit, dans le sommeil et la mort un rappel vivifiant de son caractère impersonnel.




Hindouisme / Kriya Yoga 378 | 
Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946 







L es oiseaux quittent la terre avec leurs ailes, et nous, les hommes, pouvons également quitter ce monde, non pas avec des ailes mais dans l'esprit.




Sagesses & Traditions / Ameridiennes / Tribu des Sioux 376 | 
Les Rites secrets des Indiens Sioux, trad. F. Schuon, R. Allar, Payot, 1953 / Le Mail, 1992, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 113-114 







L 'homme qui est resté longtemps absent et qui revient de loin sain et sauf, ses parents, ses amis, ses alliés lui souhaitent la bienvenue quand il arrive.
Il en est de même de l'être qui a fait le bien; lorsqu'il s'en est allé de ce monde dans l'autre, ses mérites l'accueillent comme des parents un être cher à son retour.





Bouddhisme / Theravada 375 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sqq. 219 et 220, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 







I l n'existe qu'une seule vie réelle, celle qui est consacrée à chercher Dieu, et une seule mort, qui est la mort de la mort. Après cela, il n'y a plus ni naissance ni mort.




Hindouisme 374 | 
L'Enseignement de Mâ Ananda Mayî, trad. S. et J. Herbert, Albin Michel, 1974 / 1989, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 150-151 







L e développement de l'être sur terre doit aussi déterminer la direction qu'il prend après la mort.




Hindouisme 373 | 
La Vie divine, vol. III, trad. C. Rao, S. Forgues, J. Herbert, P. Coat, 1955/ 1959/1992, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 34-36 







V otre état d'esprit au moment de la mort détermine la forme que vous recevrez […]
Pensez à Dieu au moment de la mort et vous Le réaliserez. "





Hindouisme 372 | 
L'Enseignement de Mâ Ananda Mayî, trad. S. et J. Herbert, Albin Michel, 1974 / 1989, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 150-151 







A l'approche de la mort : Le Bouddha a dit :
Assez de pleurs et de lamentations, Ananda, n'ai-je pas prêché pour prémunir contre la séparation, la privation, l'éloignement de tout ce qui nous est cher et qui nous enchante ? Comment serait-il donc possible que ce qui est né, devenu, composé, qui a pour nature de disparaître ne se dissolve pas ? Cela ne se peut voir. Longtemps, Ananda, tu étais très proche du Tathagata par tes paroles, actes et pensées d'amour, de bonté et de joie qui ne se démentaient pas et dépassaient toute mesure. Tu as fait ce qu'il fallait, Ananda, tu seras bientôt libre des flots impurs [c'est-à-dire un arhant].





Bouddhisme 371 | 
Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules), II, p. 143-144, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.32 







T ous, sages ou fous, tombent sous le pouvoir de la mort. De nulle manière les êtres soumis à la naissance ne peuvent éviter la mort. Après la vieillesse vient la mort : telle est la loi des vivants.




Bouddhisme / Theravada 370 | 
Suttanipata, 575, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.39 







B ientôt, hélas! Telle une bûche de bois délaissée, ce corps sera gisant à terre, vide, inconscient.




Bouddhisme / Theravada 369 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 41, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 







Q uestion: Notre part d'énergie vitale (qi) s'épuise dans cette vie: lorsque celle-ci arrive à son terme, l'énergie se dissout pour se fondre dans le non-existant (wu). L'esprit (shen) a beau être une chose subtile, c'est le résultat des transformations du Yin et du Yang. Ceux-ci en se transformant donnent la vie, en se transformant encore ils donnent la mort. Leur condensation est commencement, leur dispersion est fin. Il est donc certain que l'esprit et le corps évoluent ensemble, suivant un seul et même fil dès l'origine. Le subtil et le grossier ne sont qu'un seul qi et demeurent à jamais ensemble. Tant que la demeure est intacte, le qi reste condensé et il y a de l'esprit; mais dès que la demeure est détruite, le qi se disperse et la lumière s'éteint. À la dispersion, ce qui a été reçu retourne à la racine céleste; l'extinction, c'est le retour au non-existant. Ce retour à l'extinction finale est déterminé par le processus naturel. Y aurait-il quelqu'un pour faire qu'il en soit ainsi ?

Mais même à supposer que corps et esprit soient à l'origine distincts, que ce soient des qi différents qui, à force de s'unir, finiraient par se transformer ensemble, il resterait que l'esprit réside dans le corps. De la même façon, le feu réside dans le bois : tant que le corps est en vie, l'esprit se maintient, mais dès que le corps est détruit, l'esprit s'éteint. Lorsque le corps se désintègre, l'esprit se disperse, faute de demeure; lorsque le bois se putréfie, le feu s'éteint, faute de support. Tel est le principe interne des choses (LI). [ ... ]

Réponse [de Huiyuan] : Qu'est-ce donc que l'esprit? C'est la quintessence [du qi] affinée au point de devenir spirituelle. [ ... ] Zhuangzi a émis des paroles profondes sur la grande Origine: " La grande motte (c'est-à-dire l'univers) me met en peine durant la vie, me met au repos à la mort. " Il dit aussi que la vie est une entrave pour l'homme, alors que la mort est retour à l'authentique. Nous savons ainsi que la vie est la plus grande des calamités, alors que la non-vie est retour à la racine.
Wenzi rapporte ainsi les propos de l'Empereur jaune - " Le corps connaît la destruction, mais l'esprit ne change pas. Dans son immutabilité, il chevauche les mutations et ses transformations n'ont pas de fin. " Zhuangzi dit aussi : " Avoir atteint la forme humaine est une joie. Mais quand bien même elle se transformerait de dix mille façons, elle serait encore loin de la complétude. " Nous savons ainsi que la vie ne s'épuise pas dans une seule transformation et que c'est à force de poursuivre les choses qu'il n'y a pas de retour. Bien que ces deux maîtres [Zhuangzi et Wenzi] n'aient pas découvert toute la réalité des choses dans leurs discours, ils en ont approché le fondement par ouï-dire.
Votre propre discours, faute d'examiner la théorie de l'alternance de vie et mort, vous fait penser à tort que le qi se condense et se dissout en une seule transformation. Faute d'avoir idée que le Dao de l'esprit a la spiritualité d'une chose merveilleuse, vous considérez que le subtil et le grossier trouvent une fin commune. N'est-ce pas affligeant ?
Quant à votre métaphore du feu et du bois, elle est tirée des écrits des saints, mais vous en avez perdu le sens correct et l'avez exposée de façon obscure, sans l'avoir examinée. [ ... ] Le feu qui se propage dans le bois est comme l'esprit qui se propage dans le corps. Le feu qui se propage un autre fagot est comme un esprit qui se transmet à un autre corps. [ ... ] Quelqu'un dans l'illusion, voyant le corps se désagréger au bout d'une seule vie, croit que le désir de vivre de l'esprit périt avec lui ; de la même façon, constatant que le feu s'éteint sur un seul morceau de bois, il pense qu'il est éteint à tout jamais."





Bouddhisme / Mahayana / Zen 368 | 
Xing jin shen bu mie (La forme corporelle s'épuise, niais l'esprit est indestructible), reproduit dans Zhongguo fojiao sixiang ziliao xuanbian, t. 1, P. 85, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, " les débuts de l'aventure bouddhique " en Chine. 
À noter que la métaphore du feu pour la vie est classique, cf. Wang Chong, Lunheng 61 (" De la mort "), éd. ZZJC, p. 204.





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En savoir + : La mort : Définition et Iconographie




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