Dialogue  Inter-  Religieux



Dialogue interreligieux : Le Monde > La Création

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A u commencement, Dieu créa les cieux et la terre.
La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.
Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux.
Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi.
Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.
Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.
Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon.
Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi.
La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour.
Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années;
et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles.
Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre,
pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le quatrième jour.
Dieu dit: Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l'étendue du ciel.
Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit, en disant: Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour.
Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi.
Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. ( voir aussi: Renvoi 259 Renvoi 547)
Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.
Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.
Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture.
Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.
Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour.
Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.
Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite.
Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant.
Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés.
Lorsque l'Eternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n'était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore: car l'Eternel Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait point d'homme pour cultiver le sol.
Mais une vapeur s'éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol.
L'Eternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant.





Judaïsme 3541 | 
Genesis 1.1-2.7 







L 'Eternel m'a créée la première de ses oeuvres, Avant ses oeuvres les plus anciennes.
J'ai été établie depuis l'éternité, Dès le commencement, avant l'origine de la terre.
Je fus enfantée quand il n'y avait point d'abîmes, Point de sources chargées d'eaux;
Avant que les montagnes soient affermies, Avant que les collines existent, je fus enfantée;
Il n'avait encore fait ni la terre, ni les campagnes, Ni le premier atome de la poussière du monde.
Lorsqu'il disposa les cieux, j'étais là; Lorsqu'il traça un cercle à la surface de l'abîme,
Lorsqu'il fixa les nuages en haut, Et que les sources de l'abîme jaillirent avec force,
Lorsqu'il donna une limite à la mer, Pour que les eaux n'en franchissent pas les bords, Lorsqu'il posa les fondements de la terre,
J'étais à l'oeuvre auprès de lui, Et je faisais tous les jours ses délices, Jouant sans cesse en sa présence,





Judaïsme 3522 | 
Proverbs: 8:22-30 







A u commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. ( voir aussi: Renvoi 535)
Elle était au commencement avec Dieu.
Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.
En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.





Christianisme 3493 | 
John: 1:1 







P uis Il tira sa descendance d'une goutte d'eau vile [le sperme];

puis Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son Esprit. Et Il vous a assigné l'ouïe, les yeux et le coeur. Que vous êtes peu reconnaissants !





Islam 3463 | 
32.8-9 







N ous avons certes créé l'homme d'un extrait d'argile,

puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide.

Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence; et de l'adhérence Nous avons créé un embryon; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l'avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs!





Islam 3457 | 
23.12-14 







A llah qui a créé en six jours les cieux et la terre, et ce qui est entre eux. Ensuite Il S'est établi " Istawâ" sur le Trône. Vous n'avez, en dehors de Lui ni allié ni intercesseur. Ne vous rappelez-vous donc pas?
Du ciel à la terre, Il administre l'affaire, laquelle ensuite monte vers Lui un jour équivalent à mille ans de votre calcul.
C'est Lui le Connaisseur [des mondes] inconnus et visibles, le Puissant, Miséricordieux,
qui a bien fait tout ce qu'Il a créé. Et Il a commencé la création l'homme à partir de l'argile,
puis Il tira sa descendance d'une goutte d'eau vile [le sperme];
puis Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son Esprit. Et Il vous a assigné l'ouïe, les yeux et le coeur. Que vous êtes peu reconnaissants !





Islam 3456 | 
32.4-9 







E t parmi Ses Signes: Il a crée pour vous,de vous-mêmes,des épouses pour que vous viviez la tranquilité auprès d'elles et Il a mis entre vous de l'amour et de la tendresse. Il y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes : la création des cieux et de la terre,et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent.




Islam 3268 | 
Sourate 30.Versets 20/22 







J adis, alors que les deux principes n’étaient pas encore scindés, c’était la source immense (chaos). […] Nulle lumière, nulle image, nul son, nul écho, […] Ténèbres, obscurité. […] Calme, profond et vide, dans l’origine obscure naquit alors le souffle.




Taoisme 3025 | 
Dz 1032, 2.2b-3a, trad. I. Robinet, 1996, p.116 







T ous les êtres sensibles naissent de la spontanéité unique,
pleine des perfections du Bouddha,
et y trouvent leur repos.
Mais ce n’est ni existant ni non-existant.

Ils prennent d’autres routes et perdent la félicité véritable
en cherchant les plaisirs que procurent les stimulants.

Cela existe au début, au milieu et à la fin.
Cependant, la fin et le début ne sont nulle part ailleurs.





Hindouisme / Tantrisme 2041 | 
Extrait du chant royal 







S ache, Ô Thoth, qu'au commencement il y avait le VIDE et le NÉANT. Un néant sans espace-temps. C'est alors qu'une PENSÉE SURGIT DE CE NÉANT, une pensée décisive et envahissante qui remplit ce VIDE.

Il n'y avait alors aucune matière; seulement une force, un mouvement, un vortex, une vibration provenant de cette pensée décisive qui remplissait le VIDE. […]





Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1925 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE X : LA CLEF DU TEMPS 







J 'ai vu l'Ordre émerger du chaos.
La lumière émerger de l'Ordre.
La vie émerger de la lumière.





Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1918 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE IX : LA CLÉ DE LA LIBÉRATION DE L'ESPACE 







N ous provenons directement du vide originel, avec Ordre et selon la LOI.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1899 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE VII : LES SEPT SEIGNEURS 







I l est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas; afin que les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, et sont venues d'un, par la méditation d'un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique par adaptation. Le soleil en est le père, la lune en est la mère, le vent l'a porté dans son ventre, la terre est sa nourrice. Le Père de tous les talismans du monde est ici. Sa force ou puissance est entière, Si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l'épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde; et pour cela toute obscurité s'enfuira de toi. C'est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide.Ainsi le monde a été créé. De ceci seront et sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici. C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j'ai dit de l'opération du soleil est accompli, et parachevé.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1888 | 
La Tabula Smaragdina 







I l existe trois cercles dans la Vie Universelle, ou le Monde, ce sont : Le Cercle Keugant, cercle vide où nul être sauf Dieu ne peut exister, ni les vivants, ni les morts n’y accèdent, et seules les manifestations de Dieu le peuvent traverser. Le Cercle d’Abred, cercle de la Fatalité, où chaque état nouveau, chaque existence nouvelle naît de la Mort. C’est le Cercle des Migrations que tout être animé doit traverser pour parvenir au Cercle de Gwenwed, cercle de la Béatitude dans la Connaissance, où chaque état nouveau naît de la Vie. C’est le Monde blanc où l’Homme ou la Femme doit parvenir à la suite de ces Migrations.

Il y a trois états successifs des êtres animés, ce sont : L’État d’abaissement dans l’Abîme (Cercle d’Annuim), l’État de Liberté dans la Vie (Abred), l’État Spirituel, hors de la Matière (Gwenwed).
Il y a trois phases nécessaires à toute existence par rapport à la vie : Le Commencement dans Annuim, la Transmigration et l’Évolution dans Abred, la Plénitude dans le Gwenwed. Hors de ces trois États, rien ne peut être que Dieu.

Il y a trois nécessités fatales dans le Cercle d’Abred, ce sont : La Manifestation la plus minime de l’Existence, c’est le début de toute vie, la prise de possession du principe de Substance, de la dérive celui de la Croissance qui ne pourrait se manifester en un autre État, la Transformation de cette substance et de cette existence par la Mort et la désintégration qui en est la conséquence. De là dérivent la fragilité et la brièveté de la Vie elle-même.





Sagesses & Traditions / Occidentales / Celtiques 1868 | 
Triade 10 a 13 







S i on vous demande : « D’où êtes-vous ? », répondez : « Nous sommes venus de la lumière, là où elle est née d’elle-même. Elle a surgi et s’est manifestée par leur image. »




Christianisme 1821 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 50 







L e commencement de la cosmogonie nous donne donc à penser que Dieu a placé globalement, en un instant, les principes, les causes et les puissances de toutes choses, et que dans la première impulsion de sa volonté, la substance de chacun des êtres s'est constituée : ciel, éther, astres, feu, air, terre, êtres vivants, plantes. Tous ces êtres, le regard divin les contemplait, révélés par une parole de puissance, de par (ainsi que le dit la prophétie) la connaissance qu'il avait de tous avant leur création [1], et, de l'utilisation conjointe de sa puissance et de sa sagesse s'est ensuivi un enchaînement nécessaire, suivant un certain ordre, dans l'achèvement de chacune des parties du monde : c'est ainsi que tel être s'est présenté et révélé avant les autres êtres observables dans le tout, et après lui, de la même façon, celui qui suivait nécessairement le premier, puis un troisième, suivant ce qu'a ordonné la nature industrieuse, puis un quatrième, puis un cinquième, et ainsi de suite, suivant un enchaînement successif, non qu'ils se manifestent ainsi par quelque rencontre automatique, selon quelque impulsion sans ordre et liée au hasard, mais parce que l'ordre nécessaire de la nature recherche un enchaînement dans les faits…




Christianisme 1548 | 
Les six jours de la Création, [71C], Traduction de Timothée LECAUDEY complétée par la traduction de Jean ROUSSELET 
[1] Dn 13, 42







P our la formation de l'homme, au contraire, une délibération précède et, selon la description de l'Écriture, un plan est d'abord établi par le Créateur pour déterminer l'être à venir, sa nature, l'archétype dont il portera la ressemblance, sa fin, son genre d'activité et l'exercice de son pouvoir. […] Il n'y a que pour la création de l'homme que l'auteur de l'univers s'avance avec circonspection : il prépare d'abord la matière dont il le composera, il le conforme à la beauté d'un archétype, puis, selon la fin pour laquelle il le fait, il, lui compose une nature accordée à lui-même et en rapport avec les activités humaines, selon le plan qu'il s'est proposé [1].




Christianisme 1543 | 
La création de l'homme - chapitre 3, traduction Jean Laplace (Sources chrétiennes 6, 1943, (c) Le Cerf 
1. Grégoire ne tarit pas d'éloges quand il décrit la beauté de la nature humaine. Elle est sans prix (XLIV, 665 A), parce qu'elle est image de Dieu. C'est au nom de cette dignité éminente de la personne humaine qu'il condamne l'esclavage (XLIV, 664 B) et qu'il exhorte à soulager les misères (XLVI, 480 D).







L ors de la création du monde et de tout être, le Père se mit en mouvement selon Sa propriété, c'est-à-dire par le centre de la Nature, par le monde ténébreux et le monde-feu. Ceux-ci continuèrent leur mouvement et leur domination jusqu'au moment où le Père se déplaça selon son coeur (et le monde-lumière), et Dieu devint homme. Ensuite, l'amour règna, la lumière vainquit la propriété de violente furie du Père et guida le Père dans le Fils avec amour. Puis le Fils eut domination sur ceux qui s'attachèrent à Dieu; le Saint-Esprit (qui provient du Père et du Fils) attira les hommes vers la lumière d'amour, à travers le Fils, vers Dieu le Père. Mais à la fin des temps, le Saint-Esprit reviendra au Père et aussi dans la propriété du Fils et les deux propriétés deviendront actives à l'instant. L'esprit du Père se révèlera dans le feu et la lumière, mais également dans la violente colère du monde des ténèbres. Alors le royaume retournera au Père. Car le Saint-Esprit doit gouverner éternellement et être un révélateur éternel dans le monde-lumière aussi bien que dans le monde des ténèbres. Car les deux mondes resteront immobiles; et le Saint-Esprit, qui provient du Père et du Fils, a le droit de régner éternellement dans les deux mondes, selon la nature et la propriété de chacun de ces mondes. Lui seul sera le révélateur des merveilles. Et la domination éternelle qu'Il exercera avec l'Esprit, sera rendue au Père (qui est tout), par le Fils.




Christianisme 1479 | 
SEX PUNCTA MYSTICA OU UNE COURTE EXPLICATION DE SIX POINTS MYSTIQUES, Le quatrième point, Comment le Christ rendra le Royaume à Son Père, traduction "Quatuor Coronati", Collège de New York 







D ans la création de Dieu, le bien et le mal, la lumière et l'obscurité sont toujours présents.




Hindouisme / Kriya Yoga 1405 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.106 







A u commencement
au-delà du sens
là est le Verbe.
Ô le trésor si riche
où commencement fait naître
commencement !
Ô le coeur du Père
d'où à grand-joie
sans trêve flue le Verbe !
Et pourtant ce sein-là
en lui garde le Verbe. C'est vrai.





Christianisme 1170 | 
Oeuvres, GRANUM SINAPIS, I 







L a vie apparaît comme un courant qui va d'un germe à un germe par l'intermédiaire d'un organisme développé. Tout se passe comme si l'organisme lui-même n'était qu'une excroissance, un bourgeon que fait saillir le germe ancien travaillant à se continuer en un germe nouveau. L'essentiel est la continuité de progrès qui se poursuit indéfiniment, progrès invisible sur lequel chaque organisme visible chevauche pendant le court intervalle de temps qu'il lui est donné de vivre.




Philosophie 1070 | 
L'Évolution créatrice, 1907 [chap. Ier, in OEuvres, PUF, p. 517] 







A un certain moment, en certains points de l'espace, un courant bien visible a pris naissance : ce courant de vie, traversant les corps qu'il a organisés tour à tour, passant de génération en génération, s'est divisé entre les espèces et éparpillé entre les individus sans rien perdre de sa force, s'intensifiant plutôt à mesure qu'il avançait.




Philosophie 1069 | 
L'Évolution créatrice, 1907 [chap. Ier, in OEuvres, PUF, p. 516] 







L orsqu'on jette un regard sur la création, une sorte de musique mystérieuse apparaît sous cette géométrie splendide ; la nature est une symphonie ; tout y est cadence et mesure ; et l'on pourrait presque dire que Dieu a fait le monde en vers.




Divers Courants / Littérature 927 | 
Faits et croyances, p.186, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 







L orsque [le qi] se disperse, il retourne au Vide suprême, retrouvant sa constitution originelle de fusion, sans qu'il y ait disparition ni destruction.
Lorsqu'il se condense, il donne vie à toutes sortes d'êtres, procédant de sa nature constante de fusion, sans qu'il s'agisse d'une création illusoire.





Confucianisme / Néo-confucianisme 422 | 
Zhangzi Zhengmeng zhu (Commentaire sur l'" Initiation correcte " de Maître Zhang), chap.1, p. 9282, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 







L e qi, à son origine dans le Vide, est pur, un et sans formes ; sous l'effet de la stimulation, il donne naissance [au Yin/Yang], et ce faisant se condense en figures visibles.
Le qi fluctuant s'agite et se déplace en tous sens, en se concentrant il se constitue en matière et engendre ainsi la multiplicité différenciée des hommes et des choses. Dans leur cycle sans fin, les deux fondements du Yin et du Yang établissent la grande norme du Ciel-Terre.





Confucianisme / Néo-confucianisme 420 | 
Zhengmeng 1, in Zhang Zaiji, p. 10 et 9., cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 
Remarque : C'est en terme d'énergie vitale (qi) que Zhang Zai rend compte de la réalité tout entière, c'est-à-dire du Dao. Pour lui, le principe unifiant qui permet de rendre compte de l'infinie multiplicité, c'est le qi. Comme chez Wang Bi, il est le fond indifférencié (wu), vide (xu) qui rend possible l'émergence de toute chose mais en même temps, il est, comme chez Guo Xiang, tout " ce qu'il y a " (you). En somme, le qi est la totalité du Dao. […] Sur ce thème, cf. HUANG Siu-chi, " Chang Tsai's Concept of Ch'i ", East and West 18 (1968), p. 247-260; et " The Moral Point of View of Chan g Tsai T, Philosophy East and West 21 (1971), p. 141-156. Cf. également T'ANG chun-yi Chang Tsai's Theory of Mind and its Metaphysical Basis ", Philosophy East and West 6 (1956), p. 113-136; Anne D. BIRDWHISTELL, "The Concept of Knowledge in the Thought of Chang Tsai ", Philosophy East and West 35 (l985), P37-60. Toute réalité, matérielle ou spirituelle, relève du qi et de ses infinies transformations. Pour Zhang Zai, la réalité est animée dans son entier par un double processus fondamental, une sorte de respiration vitale en deux temps : inspiration/expiration, expansion/contraction, dispersion/condensation. Selon ce rythme binaire propre à la bipolarité complémentaire du Yin (condensation) et du Yang (dispersion), le qi indifférencié se cristallise dans les formes visibles, puis se dissout de nouveau, comme l'eau qui se solidifie en gelant puis se répand en fondant. (cf. Zhengmeng 2, in Zhang Zaiji, p. 12 ; les références sont au Zhuangzi 22 et au Lunheng 61)







L a vibration de l'Aum, qui résonne dans tout l'univers (" la parole " ou " bruit des grandes eaux " de la bible), comporte trois manifestations : création, conservation et destruction (Taittiriya Upanishad, I, 8).




Hindouisme / Kriya Yoga 410 | 
Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946 







S on Verbe a préexisté éternellement à toutes choses existantes,
Mais elles le voilent avec sagesse à qui ne comprend pas.
En lui, mon esprit s'est éperdu de sorte qu'ils se sont mêlés tous deux intimement, mais ce n'est pas un corps qui est entré dans un corps…





Islam / Soufisme 409 | 
" l'Eloge du Vin ", " Kamriyga " sur le Verbe préexistant,cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", p 61 







P our Pâtanjali, Dieu est la vibration cosmique de l'Aum qu'on entend dans la méditation (Upanisads, I, 27). L'Aum, c'est le verbe créateur, le bruit du moteur cosmique, le témoin de la présence divine. Ceci doit être rapproché avec Saint Jean :

" Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu. Tout s'est fait par lui et sans lui rien ne se fait de ce qui est fait ". (Saint Jean I, 1-3 )

L'Aum (OM) des Védas est devenu le mot sacré Amin des Musulmans, l'Hums des Tibétains, et l'Amen des Chrétiens (en hébreu il signifie être sûr, fidèle).

" Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véridique, le principe de la création de Dieu " (Apoc. III.14)





Hindouisme / Kriya Yoga 408 | 
Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946, chap. 26, la science du Kriya Yoga, p 233 à 241 







A partir du qi unique de l'Harmonie suprême commencent à se scinder Yin et Yang dans leur transformation; dans le Yin il y a du Yang, dans le Yang il y a du Yin, leur origine étant l'unité du Faîte suprême. Aussi longtemps que le Yin et le Yang ne se sont pas séparés, il y a reproduction à l'identique. Le Yin seul n'accomplit rien, le Yang seul n'engendre rien. Dans l'engendrement et l'accomplissement, Yin et Yang se différencient dans leur constitution. Dans le domaine humain, le ferme et le souple s'entraident, sens du juste et sens du profit s'équilibrent, Dao et objets concrets se complètent : ils réalisent ainsi le principe des dix mille changements dans l'interaction tout en fusionnant dans l'unité.




Confucianisme / Néo-confucianisme 407 | 
Zhangzi Zhengmeng zhu, chap. 2, p9311, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 







A insi, Dieu créa l'homme en puisant au sein des 35 catégories de pensées (1) du corps [et du monde] causal, 19 éléments complexes du corps [et du monde] astral et 16 du corps [et du monde] physique, en créant d'abord le premier [le monde causal] puis le second [le monde astral]. Suivant le principe de relativité suivant lequel l'unité première s'est scindée en une infinité de formes, le cosmos causal et le corps causal différent du cosmos et du corps astral, le cosmos et le corps physique se distinguent dans la même mesure des autres formes de création.(2)

Pour le monde causal, le cosmos matériel [l'univers] n'est pas plus composé d'électrons que le monde astral de biotrons (3), les deux mondes étant en réalité constitués d'infimes parcelles de pensées divines (1), modelées et différenciées par Maya, loi de la relativité séparant, en apparence, les " noumènes " des phénomènes. […]

Le Védanta enseigne que seul Dieu est réel, toute la création, toute existence séparée, est Maya, illusion. C'est Shankara, dans ses commentaires des Upanishads, qui a le mieux exprimé cette philosophie moniste.





Hindouisme / Kriya Yoga 406 | 
Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946, chapXLIII, la résurection de Sri Yukteswar, p 402 à 418 
(1) Les " Thoughtrons" sont les "idées premières" des 19 éléments du corps [et du monde] astral et des 16 du corps [et du monde] physique grossier soit 35 "idées premières". (2) Selon Yogananda, les cellules du corps humains dérivent des molécules, les molécules des atomes, les atomes des " Lifetrons " ou biotrons (cf. 3), et les biotrons des " Thoughtrons " selon un model d'affinement du prana jusqu'à son état quintessenciel : le Thoughtrons. Dans l'ordre de la création, les " Thoughtrons " sont donc la première forme de manifestation issue de L'Aum, la Vibration Cosmique ou Verbe créateur. (Voir Yogananda 'Man's Eternal thought ' p 261-263 et 360-363.) Voir à ce propos l'étude de U. Libbrecht, " Prâna =Penuma = Qi ? " Wilt L Idema et Erik Zurcher, Tought and law in Qin and Han China, Leyde, Brill, 1990, p42_62.) et A. Cheng sur le Qi dans " Histoire de la pensée Chinoise ", édition du Seuil, 1997, p 127 à 130. (3) le " Biotron" (Lifetron en anglais) est un élément pranique (c'est à dire composé de prana).







L e Dao engendre l'Un
Un engendre Deux
Deux engendre Trois
Trois les dix mille êtres
Les dix mille êtres portent le Yin sur le dos et le Yang dans les bras
Mêlant leurs souffles (chongqi) ils réalisent l'harmonie.





Taoisme 405 | 
Tao-tê-king, § 42, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 
Remarque : Constant et Un ne sont pas transcendants par rapport au changeant et au multiple. Bien au contraire: la réalité dans toute sa multiplicité en découle directement, organiquement, dans un rapport d'engendrement, et non dans un acte de création ex nihilo. (sur ce sujet, cf. R.P. PEERENBOOM, " Cosmogony, the Taoist Way ", Journal of Chinese Philosophy, 17 (1990), p. 157-174).[...] À partir de la relation ternaire (1), en effet, tout devient possible : le trois ouvre sur le multiple à l'infini. Dans le passage du Dao aux dix mille êtres, on assiste au déploiement de l'Un dans le multiple, processus dans lequel on peut voir le souffle originel, de qualité infiniment subtile, se subdiviser, se diversifier en qi de qualité de plus en plus grossière, dense et compacte. Cette aspiration d'un retour à l'unité perdue se retrouve dans d'autres cultures, mais ce qui reste spécifique à la pensée chinoise est la continuité assurée par le va-et-vient constant entre l'il-n'y-a-pas et l'il-y-a, l'invisible et le visible. La difficulté à désigner l'indésignable, ce qui est à la fois Un et multiple, à la fois indicible et dicible, est un thème récurrent dans le Laozi (Lao Tzeu) (1) Sur cette triade, cf. Anne CHENG, De la place de l'homme dans l'univers: la conception de la triade Ciel-Terre-Homme à la fin de l'antiquité chinoise ", Extrême-Orient, Extrême-Occident, 3 (1983), p. 11-22. Selon le Taipingiing (Livre de la Grande Paix), texte taoïste du IIe - IIIe siècle (sur lequel voir plus bas chap. 12, note 67): " Tout être est issu du souffle originel. ( ... ) Le souffle originel d'abord confus se concentra spontanément pour former l'Un, qui eut nom Ciel; puis il se divisa pour donner naissance au Yin qui donna la Terre, ce qui eut nom Deux; puis montant vers le Ciel et descendant vers la Terre, le Yin et le Yang se mêlèrent et donnèrent naissance à l'Homme, ce qui eut nom Trois. "







L es dix mille êtres sous le Ciel naissent de l'il-y-a
Et l'il-y-a naît de l'il-n'y-a-pas.





Taoisme 404 | 
Tao-tê-king, § 40, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







C omme le Ciel et la Terre n'étaient pas encore formés, que tout était vaste, immense, obscur et sans aspect, cela fut appelé le Grand Commencement. Le Dao commença dans les immensités vides. Celles-ci engendrèrent l'univers duquel naquit le qi. Celui-ci prit alors des contours. Ce qui était pur et léger s'éleva et s'épandit pour donner le Ciel. Ce qui était lourd et grossier s'aggloméra et se coagula pour donner la Terre. La concentration aérée du pur et du subtil fut aisée; mais la coagulation compacte du lourd et du grossier fut difficile. Aussi le Ciel fut-il achevé en premier, et la Terre formée seulement après.

Les essences assemblées du Ciel et de la Terre donnèrent le Yin et le Yang. Les essences concentrées du Yin et du Yang donnèrent les quatre saisons. Les essences dispersées des quatre saisons donnèrent les dix mille êtres. Le souffle chaud du Yang en accumulation engendra le feu, et l'essence du souffle du feu donna le soleil. Le souffle froid du Yin en accumulation donna l'eau, et l'essence du souffle de l'eau donna la lune (1). [ ... ]

Des souffles rejetés par le Ciel, ceux qui sont déchaînés donnent le vent, des souffles contenus par la Terre, ceux qui sont harmonieux donnent la pluie. Les bêtes à poil et à plume sont les espèces qui marchent et qui volent: aussi relèvent-elles du Yang. Les bêtes à carapace et écailles sont les espèces qui se tapissent et se cachent : aussi relèvent-elles du Yin. [ ...] Les êtres d'une même espèce s'ébranlent mutuellement, la racine et les branches se répondent ".





Taoisme 403 | 
Huainanzi 3, éd. Z7,JC, p. 35-36, traduit et cité par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 (voir aussi "La Philosophie morale dans le néoconfucianisme (Tcheou Touen-yi)", Paris, PUF, 1954.) 
(1) Les " essences " (jing) constituent la forme la plus subtile de l'énergie primordiale, du qi. (note du traducteur)
Remarque : Cette cosmogonie où l'on voit les souffles légers Yang s'élever pour former le Ciel, et les souffles denses Yin sombrer pour former la Terre appelle une division analogue dans l'être humain entre deux sortes d'âmes qui cherchent à quitter le corps pour retourner à leur origine: les âmes hun aspirent à s'élever vers le Ciel du fait qu'elles sont Yang, et les âmes po à revenir à la Terre de par leur nature Yin.







L 'homme prend modèle sur la terre
La Terre sur le Ciel
Le Ciel sur le Dao
Et le Dao sur lui-même.





Taoisme 402 | 
Tao-tê-king, chap. 25, traduit et cité par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 







C ette création de la pensée dans une masse inanimée, aveugle et insensible, est sans doute une action toute puissante. Voilà un créateur.




Christianisme / Catholicisme 401 | 
Lettres...., I, réflexions, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.193 







C e premier être, que je reconnais pour la source féconde de tous les autres, m'a donc tiré du néant ; je n'étais rien, et c'est par lui seul que j'ai commencé à être tout ce que je suis ; c'est en lui que j'ai l'être, le mouvement et la vie.




Christianisme / Catholicisme 400 | 
Lettres...., I, 4, 1, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.194 







S ans Faîte et pourtant Faîte suprême! Le Faîte suprême dans le mouvement donne naissance au Yang, le mouvement parvenu à son comble devient quiétude, dans la quiétude prend naissance le Yin, la quiétude parvenue à son comble fait retour au mouvement. Mouvement et quiétude alternent, prenant racine l'un dans l'autre. Un Yin, un Yang, de leur partage surgissent les deux modèles. De la transformation du Yang et de son union avec le Yin naissent eau, feu, bois, métal, terre. Lorsque ces cinq énergies agissent dans une succession harmonieuse, les quatre saisons suivent leur cours.

Un cycle des Cinq Agents correspond à une alternance du Yin et du Yang. Le Yin et le Yang se fondent dans le Faite suprême. Le Faîte suprême trouve sa racine dans le Sans Faite. Les Cinq Agents naissent chacun avec sa nature propre. Le Sans Faite dans sa vérité, le Yin/Yang et les Cinq Agents dans leur quintessence, mystérieusement s'unissent et se condensent. Le Dao du qian se fait masculin, le Dao du kun se fait féminin (1). Ces deux énergies en interaction engendrent et transforment les dix mille êtres. Les dix mille êtres se reproduisent et prolifèrent, et leurs transformations n'ont pas de fin. […]

Grand est le Livre des Mutations! Voilà ce qu'il contient de meilleure !





Confucianisme / Néo-confucianisme 399 | 
Taijitu shuo (Explication du Diagramme du Faîte suprême) par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; les citations du dernier paragraphe sont tirées du Shuogua (Explication des figures) 2 et du Grand Commentaire aux Mutations (Xici A 4) 
(1) Qian et kun sont les noms des deux premiers hexagrammes des Mutations, entièrement constitués de traits Yang et de traits Yin et associés respectivement au Ciel et à la Terre.







L 'Harmonie suprême est ce qui s'appelle Dao. En elle est contenue la nature [de tous les processus] : flotter/sombrer, monter/descendre, mouvement/repos, stimulation mutuelle. C'est en elle que [les processus] trouvent leur origine : génération, interaction, vaincre/être vaincu, contraction/expansion. À son avènement, elle est infime et subtile, " aisée et simple ", mais à son achèvement, elle est vaste et grande, ferme et solide. [ ... ]

Ce qui se disperse, se différencie et peut prendre figure visible est énergie vitale (qi) ; ce qui est pur, pénètre partout et ne peut prendre de forme visible est puissance spirituelle (shen) (1). À moins d'être comme du qi en mouvement, les forces génératrices [du Ciel-Terre] ne sauraient être considérées comme en Harmonie suprême.

Le Vide suprême n'a a pas de formes : c' est la constitution originelle du qi. La condensation et la dissolution [du qi] sont des formes temporaires dues aux changements et aux transformations. Bien que le qi du Ciel-Terre se condense et se disperse, repousse et recueille de cent façons, en tant que principe (LI) il opère selon un ordre infaillible. Le qi est une chose qui se dissout pour revenir au sans-forme en se maintenant dans sa constitution, et qui se condense pour donner des figures sans s'écarter de sa constante.

Le Vide suprême ne peut être que qi, le qi ne peut que se condenser pour donner les dix mille êtres, les dix mille êtres ne peuvent que se dissoudre pour revenir au Vide suprême. Avènement et résorption alternent en un cycle universellement nécessaire. […] Le Vide suprême est pur, étant pur il est sans obstruction, étant sans obstruction il est spirituel (shen). Le contraire du pur est le trouble ; le trouble est obstruction, et l'obstruction donne les formes.





Confucianisme / Néo-confucianisme 398 | 
Zhengmeng 1, in Zhang Zai ji, p. 7-9, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 
(1) " Spirituel " (shen) qualifierait donc le qi un et indifférencié du Vide suprême, alors qu'il ne s'est pas encore condensé et diversifié dans les formes sensibles. Le qi est donc la totalité du Dao, dans son aspect invisible aussi bien que visible.







L e Dao engendre l'Un
Un engendre Deux
Deux engendre Trois
Trois les dix mille êtres
Les dix mille êtres portent le Yin sur le dos et le Yang dans les bras
Mêlant leurs souffles, ils réalisent l'harmonie.





Taoisme 397 | 
Tao-tê-king, § 42, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7 







I l m'a tiré du néant pour me faire tout ce que je suis...
et il me continue l'être, qui ne m'est point naturel





Christianisme / Catholicisme 356 | 
Lettres...., I, 4, 1, in Œuvres philosophiques, Paris, Charpentier, 1863, P.194 
Remarque : Je n'ai donc pas l'être véritable ; mon être est emprunté, c'est l'ombre de l'être véritable, un demi-être, sans cesse entre l'être et le néant. Dieu m'a donné l'être ; je lui dois ce que je suis. Dieu m'a donné moi-même à moi-même. Il m'a donné mon corps et mon âme, c'est-à-dire mon étendue et ma pensée.





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