Dialogue  Inter-  Religieux



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L a non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l'animal. L'esprit dans l'animal est à l'état latent, et l'animal ne connaît pas d'autre loi que celle de la force physique. La dignité de l'homme exige qu'il obéisse à une loi plus haute, à la force de l'esprit.




Hindouisme 1988 | 
Lettres à l'ashram, traduit par Jean Herbert, aux éditions Albin Michel. 







E ntre des individus, l'amour, la véritable et pure affection est impossible. Quand l'amour et l'affection ont atteint la perfection, la question ne peut pas se poser car, en pareil cas, qui est l'aimé? Dieu et Dieu seul.




Hindouisme 1985 | 
Présence de Ma Anandamayi, Editions Les Deux Océans. Traduction de J. Herbert 







A bdallah Redha. -Je voudrais, Sidi, que vous me parliez longuement de Jésus, si vous en avez le temps et si vous n'êtes pas trops malade.

Cheikh Adda. -"Laissez la maladie faire son travail et nous faisons le nôtre", disait le vénéré al-Alawi (que Dieu agrèe son âme). Cette question est très délicate et j'ai peur de blesser les coeurs. Comme une belle rose au parfun très doux que la brise caresse, la Vérité nous attire. Mais attention aux épines pour les mains fragiles! Si une goutte de sang perlait de votre doigt, mon coeur pleurerait de sa maladresse. Je veux bien parler de Jésus, mais laissez-moi, pour vous, cueillir cette belle rose, laissez-moi vous éviter la douleur. Avançons doucement, très doucement…





Islam / Soufisme 1956 | 
Le Choeur des prophètes - Enseignement soufis du Cheikh Adda Bentounès. Edition Albin Michel, pg.131-132 







L a paix extérieure est impossible sans paix intérieure. Nous voulons tous qu'il y ait la paix dans le monde, mais nous n'y arriverons jamais si nous n'avons pas la paix dans notre propre esprit. Nous pouvons envoyer des soit disant " forces pour maintenir la paix " dans les régions où il y a des conflits, mais la paix ne peut pas être imposée de l'extérieur avec des armes. Ce n'est qu'en établissant la paix dans notre propre esprit et en aidant les autres à faire de même que nous pouvons espérer parvenir à la paix dans le monde.




Bouddhisme / Mahayana 1948 | 
Transformez votre vie, ISBN 2-913717-09-8, mai 2003 - © Éditions Tharpa 







L 'existence comporte trois cercles : Le cercle de la Lumière où réside Dieu et que lui seul peut traverser; le cercle du Chaos où toutes les choses de la nature émergent de la mort; le Cercle de la conscience où toutes les choses proviennent de la vie. Toutes les choses animés ont trois stades d'existence: le chaos ou la mort, la liberté humaine ou la félicité du Ciel. Les choses sont régies par trois nécessités: le commencement dans l'Abysse, le Cercle du chaos et la plénitude du Ciel. L'âme a trois voies: L'homme, la Liberté et la Lumière.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1943 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE XV : LE SECRET DES SECRETS 







S ache que l'homme dans son voyage vers la lumière cherche à échapper aux ténèbres de la nuit qui l'entourent comme les ombres qui entourent les étoiles dans le ciel. Comme ces étoiles dans l'espace lui aussi brillera à travers les ombres de la nuit. Sa destinée grandiose va toujours le conduire en avant jusqu'au point où il sera UN AVEC LA LUMIÈRE. Même si sur sa voie il doit passer au milieu des ombres, devant lui brille à jamais la Grande Lumière. Sa voie est obscure mais il doit conquérir les ombres qui coulent autour de lui comme la nuit. Le grand fleuve de la nuit sur lequel la barque solaire navigue à jamais. Loin dans le futur, je vois les hommes de la lumière, libres des griffes des ténèbres qui enchaînent leur Âme. Ils vivent dans la Lumière, libres des chaînes de l'obscurité qui couvrent la lumière qui est la lumière de leur Âme. Sache, Ô homme, qu'avant d'atteindre cet état il y aura plusieurs ombres obscures qui voileront ta lumière et qui tenteront de noyer dans les ténèbres la lumière de l'Âme qui veut se libérer. Ce combat entre la lumière et l'obscurité est titanesque, très ancien et pourtant toujours nouveau. Pourtant, sache qu'il y aura un temps, loin dans le futur, où LA LUMIÈRE SERA TOUT et où l'obscurité s'évanouira. Sois attentif à mes paroles de sagesse, Ô homme. Sois prêt et vigilant, et jamais ta lumière ne sera obscurcie.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1939 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE XII : LA LOI DES CAUSES ET DES EFFETS ET LA CLEF DE LA PROPHÉTIE 







S ache que la peur est une vibration qui provient de ceux qui sont eux-mêmes enchaînés par leurs peurs.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1932 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE X : LA CLEF DU TEMPS 







A u commencement il y avait une pensée éternelle. Pour qu'une pensée soit éternelle le temps doit exister. C'est pourquoi LA LOI DU TEMPS se mit à grandir DÈS LE COMMENCEMENT, DANS CETTE PENSÉE DÉCISIVE. Oui, le temps existe à travers l'espace. Il flotte dans un mouvement rythmique tranquille, dans un état immuable éternel. Le temps ne change pas, ce sont les choses qui changent dans le temps. Le temps est la force qui garde les événements séparés, chacun à sa juste place. Le temps ne bouge pas, c'est toi qui te déplaces à travers le temps, au fur et à mesure que ta conscience se déplace d'une événement à l'autre. A travers le temps tu maintiens l'éternelle unité de ton existence. Sache que même si à un moment dans le temps tu te sens fragmenté tu restes quand même UN à travers tous les temps




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1926 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE X : LA CLEF DU TEMPS 







L es trois principaux états des créatures animées : L’Annuim (Anum) où fut leur origine, l’Abred qu’elles traversent dans le but de s’instruire, le Gwenwed où elles aboutiront dans l’accroissement infini du Pouvoir, de la Connaissance et de la Bonté, jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible d’en acquérir davantage.




Sagesses & Traditions / Occidentales / Celtiques 1883 | 
Triade 64 







H eureux l’homme qui a connu l’épreuve, car il a trouvé la Vie.




Christianisme 1826 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 58 







J e me suis tenu au milieu du monde et je me suis manifesté à eux en chair et en os. Je les ai trouvés tous ivres. Je n’ai découvert parmi eux personne qui eût soif : mon âme a souffert pour les fils des hommes, parce que leur cœur est aveugle. Ils ne voient pas qu’ils sont venus au monde vides et qu’ils s’apprêtent à en ressortir aussi vides. Mais ils sont ivres ; quand ils auront cuvé leur vin, ils changeront d’attitude.




Christianisme 1816 | 
Apocryphe: L'Évangile selon Thomas (ouvrage du IIe siècle écrit en copte découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le désert égyptien), logia 28 







P eut-on ne pas se réjouir en voyant, avec nos yeux de chair, le soleil ? D'autant plus grande est notre joie quand notre esprit, avec l'oeil intérieur, voit le Christ, Soleil de Justice. Nous partageons alors la joie des anges. L'Apôtre a dit à ce sujet " Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux " (Ph 3, 20). Celui qui marche dans la paix, ramasse, comme avec une cuiller, les dons de la grâce. Les Pères, étant dans la paix et dans la grâce de Dieu, vivaient vieux. Quand un homme acquiert la paix, il peut déverser sur d'autres la lumière qui éclaire l'esprit... Mais il doit se souvenir des paroles du Seigneur : " Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton oeil, et alors tu verras clair pour enlever la paille de l'oeil de ton frère " (Mt 7, 5).




Christianisme / Orthodoxie 1792 | 
Instructions spirituelles, dans Irina Goraïnoff, Séraphim de Sarov, Éditions Abbaye de Bellefontaine et Desclée de Brouwer, 1995. 







Q uand j’ai reçu la grâce du Saint Esprit, j’ai connu que Dieu m’avait pardonné mes péchés. Sa grâce m’en rendait témoignage et je pensais n’avoir besoin de rien d’autre. Mais il ne faut pas penser ainsi ; bien que nos péchés soient déjà pardonnés, il nous faudra nous les rappeler toute notre vie, dans la componction et le repentir. Moi, en n’agissant pas ainsi, j’ai perdu la componction et le repentir et j’ai eu à souffrir beaucoup de la part des démons. Je ne pouvais comprendre ce qui se passait en moi ; mon âme connaissait le Seigneur et son Amour ; pourquoi donc cet assaut de pensées mauvaises ? Mais le Seigneur eut pitié de moi et me montra la voie de l’humilité : " Tiens-toi bien consciemment en enfer et ne désespère pas. " Ainsi fut vaincu l’ennemi.




Christianisme / Orthodoxie 1769 | 
Silouane, Écrits spirituels, pp. 30-31, Abbaye de Bellefontaine, 1974. 







S i tu sens en toi la paix divine et l’amour universel, ton âme est déjà semblable à Dieu.




Christianisme / Orthodoxie 1766 | 
Silouane, Écrits spirituels, p. 25 , Abbaye de Bellefontaine, 1974. 







L e Seigneur Bienheureux dit: Bien que nous ayons tous deux traversé d'innombrables existences, ô Arjuna, vainqueur des ennemis, Je Me souviens de toutes, quand toi, tu les as oubliées. Je demeure non né, et Mon Corps spirituel et absolu, ne se détériore jamais, Je suis le Seigneur de tous les êtres. Et pourtant, en Ma Forme originelle, Je descends dans cet univers à intervalles réguliers. Chaque fois qu'en quelque endroit de l'univers, la spiritualité voit un déclin, et que s'élève l'irréligion, ô descendant de Bharata, Je descends en personne. J'apparais d'âge en âge afin de délivrer Mes dévots, d'anéantir les mécréants, rétablir les principes de la spiritualité. Celui, ô Arjuna, qui connaît l'absolu de Mon avènement et de Mes Actes n'aura plus à renaître dans l'univers matériel; quittant son corps, il entre dans Mon royaume éternel. Libres de toutes attache, affranchis de la peur et de la colère, complètement absorbés en Moi et en Moi cherchant refuge, nombreux ceux qui devinrent purifiés en apprenant à Me connaître, et tous développèrent ainsi un pur amour pour Moi. Tous suivent Ma voie, d'une façon ou d'une autre, ô fils de Pârtha, et selon qu'ils s'abandonnent à Moi, en proportion Je les récompense




Hindouisme 1705 | 
IV, 5-11 







P ourquoi Dieu s'est-il fait homme ? Pour que je naisse Dieu, le même Dieu ! Dieu est mort pour que je meure du monde entier et de toutes les choses créées. C'est dans ce sens qu'il faut entendre la parole de Notre-Seigneur : «Tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai révélé.» Qu'est-ce donc que le Fils entend de son Père ? Le Père ne peut qu'engendrer, le Fils ne peut qu'être engendré. Tout ce que le Père a, tout ce qu'Il est, l'abîme de l'être divin et de la nature divine, Il l'engendre pleinement dans son Fils unique. Voilà ce que le Fils entend du Père, voilà ce qu'Il nous a révélé, afin que nous soyons le même Fils. Tout ce qu'a le Fils, il l'a de son Père, être et nature, pour que nous soyons le même Fils. Le Saint-Esprit, personne ne l'a non plus, à moins d'être le Fils unique. […] Il en va de même de l'homme, qui est le Fils unique : l'Esprit-Saint demeure en lui essentiellement c'est pourquoi il est dit dans le livre de la Sagesse : «Je t'ai engendré aujourd'hui dans le reflet de ma lumière éternelle, dans la plénitude et la splendeur des saints.» Il l'engendre maintenante et aujourd'hui. Et c'est la naissance dans la déité, là ils sont «baptisés dans l'Esprit-Saint», selon la promesse que le Père leur a faite. C'est, «après ces jours qui ne durent guère ou peu», la «plénitude de la déité». Là il n'y a ni jour ni nuit ; là ce qui est à plus de mille lieues de distance est aussi près de moi que l'endroit où je me tiens en ce moment ; là est la plénitude et l'abondance de toute la déité ; là n'est qu'unité.




Christianisme / Catholicisme 1677 | 
Oeuvres, Sermon n° 29, Traduit par Alain de Libera 







L e temps de la vie de l'homme, un instant ; sa substance, fluente ; ses sensations, indistinctes ; l'assemblage de tout son corps, une facile décomposition ; son âme, un tourbillon ; son destin, difficilement conjecturable ; sa renommée, une vague opinion. Pour le dire en un mot, tout ce qui est de son corps est eau courante ; tout ce qui est de son âme, songe et fumée. Sa vie est une guerre, un séjour sur une terre étrangère ; sa renommée posthume, un oubli. Qu'est-ce donc qui peut nous guider ? Une seule et unique chose : la philosophie. Et la philosophie consiste en ceci: à veiller à ce que le génie qui est en nous reste sans outrage et sans peines ; à ce qu'il ne fasse rien au hasard, ni par mensonge ni par faux-semblant ; à ce qu'il ne s'attache point à ce que le autres font ou ne font pas. Et, en outre, à accepter ce qui arrive et ce qui lui est dévolu, comme venant de là même d'où lui-même est venu. Et surtout, à attendre la mort avec une âme sereine sans y voir autre chose que la dissolution des éléments dont est composé chaque être vivant. Si donc pour ces éléments eux-mêmes, il n'y a rien de redoutable à ce que chacun se transforme continuellement en un autre, pourquoi craindrait-on la transformation de leur ensemble et sa dissolution ? C'est selon la nature ; et rien n'est mal de ce qui se fait selon la nature.




Philosophie / Stoïcisme 1669 | 
Pensées pour moi-même, Livre II, XVII, Traduit par Mario Meunier, éditions Garnier-Flammarion, 2001. 







L 'homme de bien, le véritable sage, se souvenant toujours qui il est, d'où il vient, et qui l'a créé, garde toujours son poste, et ne cherche qu'à montrer son obéissance aux dieux, en leur disant : « Vous voulez que je sois encore ici, j'y demeure. Vous voulez que j'en sorte, j'en sors. Car, comme je n'y suis que pour vous, je n'en sors non plus que pour vous, et j'ai toujours devant les yeux et vos commandements et vos défenses. […]
Les dieux me laissent dans la pauvreté, dans la bassesse, dans la captivité. Ce n'est point par haine pour moi, car où est le maître qui haïsse un serviteur fidèle ? Ce n'est pas non plus par négligence, car ils ne négligent pas les plus petites choses. Mais ils veulent m'éprouver, ils veulent voir s'il y a en moi un bon soldat, un bon citoyen ; enfin ils veulent que je leur serve de témoin auprès des autres hommes.





Philosophie / Stoïcisme 1654 | 
Entretiens, livre III, LX & LXI, Traduction André Dacier 







S ouviens-toi toujours de ce qu'Eumée dit dans Homère à Ulysse qu'il ne reconnaissait point et qui le remerciait de ses bons traitements. « Étranger, il ne m'est pas permis de mépriser, de maltraiter un étranger qui vient chez moi, quand même il serait dans un état plus vil et plus méprisable que celui où tu es, car les étrangers et les pauvres viennent des dieux. » Dis la même chose à ton frère, à ton père, à ton prochain : « II ne m'est pas permis d'en user mal avec vous, quand vous seriez encore pis que vous n'êtes, car vous venez des dieux. »




Philosophie / Stoïcisme 1653 | 
Entretiens, livre III, XIX, Traduction André Dacier 







S i nous avions du sens, nous ne ferions autre chose toute notre vie, et en public, et en particulier, que de rendre grâces à la Providence pour tous les biens que nous en avons reçus, et dont nous jouissons à tous les moments de notre vie. Oui, en bêchant, en labourant, en mangeant, en nous promenant, en nous levant, en nous couchant, à chaque action nous nous écrierions : « Que la Providence est grande ! » Tout retentirait du son de ces paroles divines : « Que la Providence est grande ! » Mais vous êtes ingrats et aveugles. Il faut donc que je le dise pour vous tous, et que vieux, boiteux, pauvre et infirme, je dise sans cesse : « Que la Providence est grande ! »




Philosophie / Stoïcisme 1648 | 
Entretiens, livre I, XLVI, Traduction André Dacier 







N ous craignons tous la mort du corps ; mais la mort de l'âme, qui est-ce qui la craint ?




Philosophie / Stoïcisme 1644 | 
Entretiens, livre I, XX, Traduction André Dacier 







C ommence donc dès aujourd'hui à te juger digne de vivre comme un homme, et comme un homme qui a déjà fait quelque progrès dans la sagesse, et que tout ce qui te paraîtra très beau et très bon soit pour toi une loi inviolable. S'il se présente quelque chose de pénible ou d'agréable, de glorieux ou de honteux, souviens-toi que le jour de la lutte est venu, que les jeux olympiques sont ouverts, qu'il n'est plus temps de différer, et que, d'un moment et d'une seule action de courage ou de lâcheté, dépendent ton avancement ou ta perte. C'est ainsi que Socrate est parvenu à la perfection, en faisant servir toutes choses à son avancement, et en ne suivant jamais que la raison. Pour toi, bien que tu ne sois pas encore Socrate, tu dois pourtant vivre comme quelqu'un qui veut le devenir.




Philosophie / Stoïcisme 1642 | 
Pensées, Chap.I, 79, Traduction André Dacier 







N e te dis jamais philosophe, et ne débite point de belles maximes devant les ignorants ; fais plutôt ce que ces maximes prescrivent. […]
Demeure ferme dans la pratique de toutes ces maximes, et obéis-leur comme à des lois que tu ne peux violer sans impiété.





Philosophie / Stoïcisme 1641 | 
Pensées, Chap.I, 72 & 78, Traduction André Dacier 







P rends bien garde qu'en voyant quelqu'un comblé d'honneurs, ou élevé à une grande puissance, ou florissant de quelque autre manière, prends bien garde, dis-je, qu'emporté et séduit par ton imagination, tu ne le trouves heureux. Car, si l'essence du véritable bien consiste dans les choses qui dépendent de nous, ni l'envie, ni l'émulation, ni la jalousie n'auront plus de lieu, et toi-même, tu ne voudras être ni général, ni sénateur, ni consul, mais libre ; or, une seule voie y mène : le mépris des choses qui ne dépendent point de nous.




Philosophie / Stoïcisme 1639 | 
Pensées, Chap.I, 28, Traduction André Dacier 







J amais ne surgit en toi un trouble qu'il n'ait sa source dans la volonté propre, qu'on en soit conscient ou non. […]
Mais ce qui est l'obstacle c'est toi-même dans les choses : ta position vis-à-vis des choses est à l'envers.





Christianisme / Catholicisme 1624 | 
Oeuvres, Gallimard 1987 







D e deux aveugles, l'un est né avec cette infirmité, l'autre a connu la lumière mais a perdu la vue dans un accident malencontreux. Le sort ne les fait pas souffrir de la même manière. Celui qui sait ce qui lui fait défaut souffre de se voir dépossédé de la vue ; l'autre qui n'a jamais connu jusqu'à présent pareil bienfait, passera sa vie sans s'affliger ; comme il a toujours vécu dans l'obscurité, il ne s'imaginera pas être privé d'un bien.
Le premier aspirera passionnément par tous les moyens à retrouver le bienfait de la lumière pour obtenir ce dont il se sait privé cruellement. Le second vivra dans la nuit, jusqu'à sa vieillesse, et, faute d'avoir connu la lumière, considère son état comme un bien. Il en est de même de celui qui a compris quels sont les véritables biens, en même temps que sa misère - il se considèrera malheureux et sera dans la tristesse, parce qu'actuellement il a perdu ce bien. Ce ne sont pas les larmes que le Verbe appelle bienheureuses mais la connaissance du bien et la douceur de se savoir privé de ce qu'on cherche.





Christianisme 1525 | 
Les Béatitudes, 3e Béatitude, 3 







Q uand le Christ viendra "et, comme dit encore l'Apôtre Paul, mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et fera paraître les intentions des coeurs pour que chacun reçoive de Dieu la louange qui lui revient, alors, avec la présence d'une telle lumière du jour, les lampes ne seront plus nécessaires. On ne nous lira plus la prophétie, on n'ouvrira plus le livre de l'Apôtre, nous ne réclamerons plus le témoignage de Jean, nous n'aurons plus besoin de l'Evangile lui-même. Toutes les Ecritures nous seront retirées, alors qu'elles brillaient pour nous comme des lampes dans la nuit de ce monde, pour que nous ne demeurions pas dans l'obscurité.




Christianisme 1518 | 
Homélies sur l'Evangile de Jean, XXXV, 8 







C elui qui voit le multiple va d'une mort à une autre mort.




Hindouisme 1500 | 
Jnâna-Yoga 







I l n'est pas vrai que vous n'avez pas assez de temps pour
la réalisation de Dieu.





Hindouisme / Kriya Yoga 1359 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.37 







T ant qu'un homme n'a pas soumis sa nature animale,
il ne peut pas découvrir la divinité en lui.





Hindouisme / Kriya Yoga 1353 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.34 







S i tu ne brises pas tes liens pendant la vie
Quel espoir de délivrance auras-tu dans la mort ?





Divers Courants / Littérature 1337 | 
Extrait de Bijak 







B ien des gens acceptent de faire des grandes choses. Peu se contentent de faire de petites choses au quotidien.




Christianisme / Catholicisme 1270 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.67 







F rere en verite, si tu as la paix en toi, tu pourras alors rire plus fort que ta misere.




Sagesses & Traditions / Africaines / Berberes 1268 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.55 







L 'instant où Dieu créa le premier homme, et l'instant où le dernier doit disparaître, et l'instant où je parle, sont égaux en Dieu et ne sont qu'un instant.




Christianisme / Catholicisme 1180 | 
Extrait de Sermon 







L es temples et les églises, les pagodes et les mosquées, dans tous les pays, à toutes les époques, dans leur magnificence et leur grandeur, témoignent de ce besoin métaphysique de l'homme qui, tout-puissant et indélébile, vient aussitôt après le besoin physique.




Philosophie 1068 | 
Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [supplément au livre 1er, 2nde partie, chap. XVII, trad. A. Burdeau, PUF, p. 853] 







Q uand donc nous disons que le plaisir est le but de la vie, nous ne parlons pas des plaisirs de l'homme déréglé, ni de ceux qui consistent dans les jouissances matérielles, ainsi que l'écrivent des gens qui ignorent notre doctrine, ou qui la combattent et la prennent dans un mauvais sens. Le plaisir dont nous parlons est celui qui consiste, pour le corps, à ne pas souffrir et, pour l'âme, à être sans trouble.




Philosophie / Epicurisme 1046 | 
Lettre à Ménécée [§ 131, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







L e coeur a ses raisons, que la raison ne connaît point; on le sait en mille choses.




Philosophie 1020 | 
Pensées, 1670 (posth.) [Fragment 277, éd. L. Brunschvicg, Classiques Hachette, p. 458] 







L e monde entier est un théâtre,
Et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs.
Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.





Divers Courants / Littérature 1018 | 
Extrait de Comme il vous plaira 







C e sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence.




Divers Courants / Littérature 1017 | 
Extrait de Le Roi Lear 







I l n'est meilleur ami ni parent que soi-même.




Divers Courants / Littérature 995 | 
Extrait de L'alouette et ses petits avec le maître d'un champ 







L a parole reflète l'âme.




Philosophie / Stoïcisme 976 | 
Extrait de De moribus 







C 'est dans l'effort que l'on trouve la satisfaction et non dans la réussite. Un plein effort est une pleine victoire.




Hindouisme 959 | 
Extrait des Lettres à l'Ashram 







L 'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit.




Hindouisme 957 | 
Extrait de Le jeune Inde 







L e fait de s'incliner n'humilie pas l'agresseur mais l'élève.




Hindouisme 956 | 
Extrait des Lettres à l'Ashram 







O n sent son esprit tomber dans un abîme quand on songe que les hommes font tant de mauvaises actions en présence des étoiles.




Divers Courants / Littérature 918 | 
Philosophie prose, p.94, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 







D ieu est l'auteur de la pièce ; Satan est le directeur du théâtre.




Divers Courants / Littérature 912 | 
Philosophie prose, p.70, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 







L a véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes qu'on ne serait pas capable de commettre




Divers Courants / Littérature 910 | 
Philosophie prose, p.62, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins) 







P aroles de Baal-Shem-Tov :
"Hélas! Hélas! Le monde est tout entier plein de mystères grandioses et de lumières formidables, que l'homme se cache à soi-même avec sa petite main. "





Judaïsme / Hassidisme 874 | 
Les Récits hassidiques, trad. A. Guerne, Plon, 1963 / Le Seuil, 2 vol., 1996, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 48-50 







C roire que sa race, ou sa religion, est seule détentrice de vérité est une erreur. Certaines vérités ne nous paraissent invraisemblables que, tout simplement, parce que notre connaissance ne les atteint pas.




Sagesses & Traditions / Africaines / Peuls 639 | 
Vie et enseignement de Tierno Bokar, Le Seuil, 1980, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 105-107 







L e présent, nous y sommes attachés.
L'avenir, nous le fabriquons dans notre imagination.
Seul le passé, quand nous ne le refabriquons pas, est réalité pure.





Divers Courants / New Age 560 | 
La pesanteur et la grâce, p.198, Pocket-Agora no99 





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