Dialogue  Inter-  Religieux



Dialogue interreligieux : Le Monde > L'illusion

Onelittleangel > Le Monde > L'illusion
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R appelle toi, ô homme, TOUT CE QUI EXISTE EST SIMPLEMENT UNE AUTRE FORME DE CE QUI N'EXISTE PAS. Tout passe éternellement d'une forme à une autre forme d'être et tu n'es pas une exception. Apprécies cette Loi, parce que tout est Loi. Ne recherches pas ce qui est en dehors de cette Loi parce que ce ne sont que des illusions de tes sens. La plus grande illusion est de croire qu'il n'y a pas d'illusions.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes : Citation n°  1893 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE III : LA CLEF DE LA SAGESSE  







L es ensembles, les univers, les organes sensoriels et leurs domaines spécifiques, ainsi que leurs modifications, voilà l'eau [du mirage]. Dans ces distiques toujours nouveaux, comment y aurait-il quelque secret ?




Hindouisme / Tantrisme : Citation n°  1590 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 92, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337  







L a vie n'est qu'un immense rire de sagesse. Il ressemble parfois aux cris, parfois aux pleurs, parfois aux larmes ou a la douleur, mais ne t'y trompe pas, toi qui es sage, la vie n'est qu'un long rire, le reste n'est qu'apparence et tromperie.




Sagesses & Traditions / Africaines / Berberes : Citation n°  1269 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.55  







N ous disons que toutes différenciations résultent du nom et de la forme, et pourtant lorsque nous voulons saisir et isoler le nom et la forme, nous ne les trouvons nulle part. Nous ne pouvons jamais voir isolément le nom ou la forme ou les causes. Aussi ce phénomène est-il Mâyâ — quelque chose qui dépend du noumène et n’a pas d’existence séparément du noumène. Considérez une vague dans l’océan. Cette vague existe tant que la masse d’eau correspondante conserve la forme de vague; mais dès qu’elle retombe et devient l’océan, la vague cesse d’exister. L’ensemble de la masse d’eau pourtant ne dépend guère de sa forme. L’océan subsiste tandis que la forme de vague tombe à un zéro absolu.




Hindouisme : Citation n°  1142 | 
Œuvres complètes, Volume V, article intitulé « Jnana Yoga, notes d’une causerie »  







T out ce que nous voyons n'est qu'une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas.




Christianisme / Protestantisme : Citation n°  948 | 
Extrait de The measure of the man  







C 'est que le cœur (1) se trouve apte à recevoir l'irradiation de la Réalité suprême (2) qui est en toutes choses.
Rien en effet ne peut s'interposer entre le cœur et les choses si ce n'est l'un des cinq motifs que nous avons indiqués (la défiance du cœur lui même ; la ternissure des péchés et la rouille des passions ; tout ce qui peut distraire de la vérité ; les préjugés ; l'ignorance de l'endroit où se trouve l'objet cherché). Et c'est comme un voile (3) qui s'interpose entre le miroir du cœur et la tablette gardée sur laquelle est gravé tout ce que Dieu a dévoilé jusqu'au jour de la Résurrection. […]
Les réalités des connaissances s'irradient du miroir de la tablette sur le miroir du cœur, comme l'image produite sur un miroir s'imprimerait sur un autre placé devant lui.
Le voile qui est entre les deux miroirs et tantôt écarté par la main, tantôt par les souffles des vents qui l'agitent. Ainsi soufflent parfois les vents des grâces : les voiles alors sont levés de devant les yeux du cœur, et quelques-unes unes des choses tracées sur la tablette s'irradient en lui. Cela se produit de temps à autre dans le sommeil, et l'on sait par ce moyen ce qu'il arrivera dans l'avenir.
Quant au complet enlèvement du voile, ce sera le fait de la mort [en cet instant] où est ôté ce qui cache [la Réalité des choses]. Mais il arrive aussi que le voile soit écarté pendant l'état de veille, au point d'être soulevé par une grâce cachée de Dieu Très Haut, et quelque chose alors des merveilles de la science luit dans les cœurs de derrière le voile du Mystère (mystère de Dieu non révélé, l'incognoscibilité absolue de son essence, secondairement, les choses cachées et invisibles mais non connaissables de soi) : C'est parfois comme l'éclair rapide, d'autre fois une succession, mais limitée, et il est excessivement rare que cet état se prolonge.





Islam / Soufisme : Citation n°  892 | 
Ihya' ulim al din, 3ième ¼, Livre I, " les prodiges du cœur ", cité et traduit par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", Extrait de l'Ihya' ulim al din "  
(1) Le cœur (qualb) signifie selon Ghazzali : 1° organe charnel ; 2e un principe subtil, divin et spirituel, qui est la " réalité de l'homme " […] Le cœur, lui, est la personnalité de l'homme ; c'est le cœur qui sera récompensé, réprimandé ou puni, c'est à lui qu'il sera demandé compte. Et ce qui nous concerne ici, c'est lui qui est " le lieu de la science " du 'ilm, science des choses divines. (2) " Réalité suprême " : (haqiqa al haqq), dans son mot à mot, elle devrait se traduire : " la réalité du réel " ou " Vérité du Vrai (ontologique), c'est à dire ici le Réel unique, Dieu, que l'esprit doit saisir par delà l'être même des choses, mais aussi les réalités de ces choses rapportées à Dieu. (3) Ces images du voile et du miroir sont fréquentes (mystiques sunnites ou imamites, …). L'origine en est coranique. Il est remarquable que pour connaître la Réalité divine, il suffit à l'âme de voir tomber le voile qui l'en sépare.[…]. Selon la tradition soufie la plus habituelle, ce n'est pas Dieu qui est enveloppé du voile, mais plutôt la créature (voile de ces passions et de son orgueil). Quoi qu'il en soit, l'obstacle, reste extrinsèque en quelque sorte et à Dieu et à la créature.







A llah a donc annoncé à ceux qui supportent avec patience la perte de ce qui leur est agréable - santé, richesse, grandeur, sécurité, possessions et enfants - que "Lui" [...] est meilleur pour eux que ce qu'ils ont perdu: car ceux-là savent que "Lui" [qui est le Nom de l'Essence suprême absolument inconditionnée] est leur Réalité inséparable et leur refuge nécessaire, et que les choses agréables qu'ils ont perdues étaient de pures illusions.




Islam / Soufisme : Citation n°  891 | 
Extraits de Écrits spirituels (Kitab al Mawaqif), Mawqif 220, présentés et traduits de l'arabe par Michel Chodkiewicz, Paris, Seuil, 1988.  







O te tes sandales ! en vérité, tu es dans la vallée sainte du Tuwa " (Coran 20,12)
[Commentaires de Hallaj] : " Or la Réalité est Réalité, et la nature est créée. Rejette donc loin de toi la nature créée, pour que toi tu deviennes lui, et lui toi, dans la Réalité ".





Islam / Soufisme : Citation n°  890 | 
Kitab al tawasin, III, 8  







S i tu pouvais voir où je suis
Dans la Toute Sainte Présence,
Tu me verrais seul, et nul autre.
Mais la Vérité d'un voile m'a vêtu,
Et tes regards ne peuvent pas m'atteindre.
Tu me vois, sans me voir, d'un regard négligent.
Aiguise l'œil de ta foi et regarde
Par un acte de pure vision.
Si ta foi devient certitude,
Il se peut que tu me découvres.





Islam / Soufisme : Citation n°  889 | 
Dîwân, traduit par M. Lings, Les Amis de l'Islam, Tourrette-sur-Loup, 1984, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 25-27  







D ans la religion chrétienne Maya prend la forme du diable, multipliant à l'infini ses formes pour cacher la vérité unique, sans formes, son seul but est de détourner l'homme de l'esprit vers la matière, de la réalité vers l'irréalité. Maya est sans commencement.




Hindouisme / Kriya Yoga : Citation n°  887 | 
Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946, chap. 30, la loi des miracles.  







L 'ignorance voile le monde, la torpeur et le manque font obstacle à la claire vision; le bavardage de la pensée le souille, l'instabilité en est la grande angoisse.




Bouddhisme / Theravada : Citation n°  886 | 
Suttanipata, 1033, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44  







E n Sa manifestation, cachée,
Elle [l'Essence] apparaît comme voile sur voile
Pour recouvrir Sa propre Gloire.





Islam / Soufisme : Citation n°  885 | 
Dîwân, traduit par M. Lings, Les Amis de l'Islam, Tourrette-sur-Loup, 1984, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 25-27  







L es antiques Védas déclarent que le monde physique est soumis à la Loi fondamentale, celle de Maya, principe de dualité et de relativité. Dieu, la vie unique, est l'unité absolue, pour apparaître sous les manifestations séparées et variées de la création, il se revêt d'un voile faux et irréel. Ce voile illusoire de la réalité est Maya.
Le principe egoique " ahankara " (trad. : je fais) est la source de ce dualisme, de cette séparation apparente entre l'homme et son créateur. Ahankara amène l'homme sous le joug de Maya, l'illusion cosmique par laquelle le sujet (l'ego) apparaît faussement comme étant objet : les créatures se prennent pour des créateurs.





Hindouisme / Kriya Yoga : Citation n°  884 | 
Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946, chap. 30, la loi des miracles.  







C omment l'Essence de Dieu serait-elle enfermée sous son voile ?
Le seul voile est Sa Lumière.





Islam / Soufisme : Citation n°  883 | 
Dîwân, traduit par M. Lings, Les Amis de l'Islam, Tourrette-sur-Loup, 1984, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 25-27  







C omme le Bouddha dans une fleur de lotus fanée, ...
…Comme le miel que recouvre un essaim d'abeilles,
Comme un trésor caché dans le sol, bourgeon et fruit dans une graine minuscule,
Comme le monarque de l'univers dans le sein d'une femme,
Comme une statue précieuse enduite d'argile,
Ainsi le domaine absolu établi dans les êtres est recouvert par d'impures inclinations.

Quand, plein de pitié, le Bien-Allé, de son oeil de Bouddha, discerne la vertu chez les êtres embourbés dans les états inférieurs,
Il libère des voiles obscurcissant en versant sur tous les vivants la pluie de sa propre Essence.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  882 | 
Ratnagotravibhaga, 1, 96-97 et 110, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.117  







L a parole la plus véridique qu'ait jamais dite un poète est celle-ci:
"Toute chose, en dehors d'Allah, n'est-elle pas qu'illusion?"

Ce qui est illusion est pur néant, et si l'on attribue l'être à autre chose qu'à la Réalité divine, c'est de manière métaphorique car il ne s'agit que d'une existence imaginaire. L'être n'appartient proprement qu'à Lui -qu'Il soit exalté ! - et il est légitime de le dénier à tout ce qui n'est pas Lui comme il est de règle lorsqu'on a affaire à des relations purement métaphoriques.





Islam / Soufisme : Citation n°  881 | 
Extraits de Écrits spirituels (Kitab al Mawaqif), Mawqif 132, présentés et traduits de l'arabe par Michel Chodkiewicz, Paris, Seuil, 1988.  







N ous rêvons que nous festoyons ; l'aube venue, nous pleurons. Au soir, nous pleurons, le lendemain matin, nous partons à la chasse. Pendant que nous rêvons nous ne savons pas que c'est un rêve. Dans notre rêve nous expliquons un autre rêve, et ce n'est qu'au réveille que nous savons que c'était un rêve. Et ce ne sera qu'au moment du grand réveil que nous saurons que c'était un grand rêve. Il n'y a que les sots qui se croient éveillés, ils en sont même parfaitement certains. Princes, bergers, tous uns dans cette même certitude ! Confucius et vous ne faites que rêver ; et moi qui dis que vous rêvez, je suis aussi en rêve.




Taoisme : Citation n°  880 | 
Zhuangzi 2, traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap. 4  







L e bodhisattva se dit encore : Les profanes, sous l'action virulente de l'ignorance, attribuent à tous les dharma en particulier un caractère contraire : ils prennent ce qui est impermanent pour permanent, ce qui est douloureux pour heureux ce qui n'est pas un soi pour un soi, ce qui est vide pour réel, ce qui est inexistant pour existant, ce qui est existant pour inexistant. Ainsi ils attribuent à toutes sortes de dharma des caractères contraires.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka : Citation n°  878 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 915-916 et 924-926, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.156  







N otre vie n'est qu'un rêve. [ ... ] Les gens souffrent à cause de leur esprit empli d'illusions, de folies et de peurs; mais tout cela n'est qu'images dans un miroir, sans réelle existence.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  877 | 
Le Bol et le Bâton, trad. A. Lieemann, L. Najas, A. M. Fabbro, E. et M. de Smedt, 1986, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 64-66  







C elui qui considère ce monde comme on considère une bulle d'air,
comme on considère un mirage,
le roi de la mort ne le voit point.





Bouddhisme / Theravada : Citation n°  875 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 170, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73.  







L e monde est lié par l'illusion, dit Saraha,
et l'esprit puéril ne perçoit pas sa nature propre.





Hindouisme / Tantrisme : Citation n°  873 | 
Dohakosa de Saraha, sq. 18, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337  







L es métamorphoses illusoires de tous les êtres s'élèvent de la merveilleuse conscience d'Eveil parfait du Tathagata. Il en est comme des fleurs dans le ciel, qui proviennent de la vacuité : à la disparition de ces fleurs illusoires, la nature de la vacuité reste inaltérée. De même, la conscience illusoire des êtres disparaît en prenant appui sur l'illusion. A la disparition des illusions, la conscience d'Eveil demeure, immuable. Parler d'Eveil en prenant appui sur l'illusion est encore une illusion. Dire qu'il y a Eveil, c'est n'être pas encore dégagé de l'illusion, de même si l'on dit qu'il n'y a pas d'Éveil. C'est pourquoi on parle d'immutabilité quand l'illusion s'est évanouie.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka : Citation n°  871 | 
traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.420  







L 'être puéril saisit l'extrémité du doigt et non la lune [que le doigt signale]. Ainsi ceux qui s'attachent à la lettre ne connaissent pas ma Réalité. La conscience danse comme une ballerine, la pensée fait office de jongleur. La conscience mentale avec les cinq consciences [sensorielles] forge un monde visible et constitue la scène du théâtre.




Bouddhisme : Citation n°  870 | 
Stances attribuées au Bouddha Sakyamuni, dans le Lankavatarasutra (texte du milieu du Ve siècle) p. 222-224, St. 1, 3, 4, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.225  







L a naissance est apparente, sa disparition est apparente,
l'hétérogénéité de sa durée est apparente.





Bouddhisme : Citation n°  869 | 
Anguttaranikaya (Le Livre des Discours Graduels), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules), I, p.151, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40  







L e monde est illuminé par les rayons qu'émet simultanément le soleil, et c'est en une seule fois aussi que les Bouddhas illuminent de leurs connaissances le monde entier.
Les nuages forment le voile qui cache les rayons du soleil, de même la perversité des êtres est ce qui obstrue les connaissances des Bouddhas.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  868 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 33-34, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.259  







U n jour, Zhuangzi rêvait qu'il était un papillon : il en était tout à l'aise d'être papillon, qu'elle liberté ! Quelle fantaisie ! Il en avait oublié qu'il était Zhou. Soudain il se réveille, et se trouve tout ébahi dans la peau de Zhou. Mais il ne sait plus si c'est Zhou qui a rêvé qu'il était papillon, ou si c'est un papillon qui a rêvé qu'il était Zhou. Mais entre Zhou et le papillon, il doit bien avoir une distinction : c'est là ce qu'on appelle la transformation des êtres.




Taoisme : Citation n°  867 | 
traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap. 4  







N agarjuna : " Rien d'éliminé ni d'acquis, rien de destructible ni de permanent, Rien ne disparaît ni n'apparaît, c'est ce qu'on appelle extinction. "

Glose de Candrakirti :

" Ce qui ne peut être éliminé comme l'attraction ni acquis comme le fruit du renoncement, ni détruit à la façon des agrégats, ce qui n'est pas éternel comme la plénitude et ne peut disparaître ni être créé, c'est le nirvana, la mise au repos de tout le déploiement différencié sous forme d'élaborations imaginaires. On se demande alors comment notre imagination édifie les passions qui, tant qu'elles existent, empêchent d'atteindre le nirvana.

A cela le réaliste répond : S'il est vrai que passions et agrégats n'existent plus aussitôt le nirvana atteint, ils existent pourtant avant de l'atteindre. Vous êtes sous l'emprise du démon [de l'illusion, rétorque le partisan de la vacuité], car l'être en soi ne deviendra jamais un non-être.

Dans le nirvana-sans-résidus tous les éléments de l'existence ont disparu. Si dans la cessation absolue ils n'existent pas, c'est qu'ils n'ont pas la moindre réalité, tout comme la peur, surgissant à la vue d'une corde prise dans les ténèbres pour un serpent, se dissipe à la lumière d'une lampe.

Si ces éléments n'existent pas dans l'extinction, ils n'existent pas non plus dans le samsara. On nomme ce dernier "réalité contingente" parce que, sous l'emprise démoniaque du moi et du mien, les naïfs et les simples croient percevoir des choses qui n'existent pas réellement. Le samsara et sa douloureuse agitation ne cesseront donc jamais ni pour le réaliste qui affirme ni pour le nihiliste. "





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka : Citation n°  827 | 
Madhyamakakarika ou (Madhyamakasastra), chap XXV, sqq 3 et glose de Candrakirti, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.187-188  







S on Verbe a préexisté éternellement à toutes choses existantes,
Mais elles le voilent avec sagesse à qui ne comprend pas.
En lui, mon esprit s'est éperdu de sorte qu'ils se sont mêlés tous deux intimement, mais ce n'est pas un corps qui est entré dans un corps…





Islam / Soufisme : Citation n°  763 | 
" l'Eloge du Vin ", " Kamriyga " sur le Verbe préexistant,cité par GG Anawati et Louis Gardet, " La Mystique Musulmane ", p 61  







C elui qui considère ce monde comme on considère une bulle d'air,
comme on considère un mirage,
le roi de la mort ne le voit point.





Bouddhisme / Theravada : Citation n°  528 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 170, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73  







T u es déjà éteint, mon frère, avant de subir l'extinction,
et tu n'es rien avant même d'être annihilé.
Tu es une illusion dans une illusion et un néant dans un néant.





Islam / Soufisme : Citation n°  434 | 
Al-Minah al-Quddûsiyah, dans Un Saint soufi du XXe siècle: le Cheikh Ahmad Al-Alawi, traduit par M. Lings, Le Seuil, 1990, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 25-27  





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