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La mystique bouddhiste

Onelittleangel > Bouddhisme
363  citations  | Page 1 / 8





P artagez cette soie et ce sucre avec ce couteau et distribuez-les aux créatures.Ils ne s'épuiseront jamais. Ceux qui goûteront de ce sucre et se vêtiront de cette soie seront sauvés de la douleur. Cette nourriture et ce vêtement on été les miens pendant mes extases...
Ceci est ma nourriture de méditation. Je l'ai mangée durant ma longue vie. C'est la nourriture de compassion et sa vertu est double. Ceux qui en mangent n'entrent pas dans l'enfer de la faim.
Cette soie blanche est le vêtement de la sagesse et de la chaleur intérieure. Ceux qui en ceignent leur corps ou leurs épaules n'entreront pas dans l'enfer du chaud et du froid...





Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  3730 | 
Milarepa, ses méfaits, ses épreuves, son illumination Traduit par J. Bacot. p°259, 260  







E ma! les phénomènes des 3 mondes du cycle de l'existence n'existe pas mais apparaissent. Quel grand prodige c'est merveilleux!




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  3724 | 
Les 100000 chants de Milarépa  







M archer jusqu'au lieu où tarit la source
et attendre, assis, que se lèvent les nuages.





Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  2559 | 
entre source et nuage, p 60 François Cheng - spritualités vivantes - albin michel  







J e ne doute pas de créer des expériences et des réalisations.
Si vraiment elles apparaissent,
Survient fortuitement le bonheur en cette vie,
Et le parfait éveil dans la suivante.
Ainsi, ma chère sœur Péta,
N'exagère pas ta peine mi ta douleur,
Je te prie d'accepter les privations pour la doctrine.





Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  2071 | 
Extraits de La Vie, de Milarepa, Coll. Points, série Sagesses, Ed. Le Seuil, 2001  







S eigneur lama, je vous salue !
Bénissez le mendiant, qu'il vive au désert.
Tu t'affliges, ma sœur, de la confusion du monde,
Les joies et les peines pourtant sont éphémères.
Ta souffrance actuelle pourrait se transformer,
Devenir certainement un bonheur durable.
Aussi, écoute le chant de ton frère aîné !
Avec gratitude pour tous les êtres qui sont mes parents
Je pratique la doctrine en ce lieu.
Si je regardais mon repaire
Je le prendrais pour celui d'une bête sauvage,
D'autres s'ils le voyaient s'en indigneraient.
Si je regardais ma nourriture
Elle conviendrait mieux aux chiens ou aux porcs,
D'autres à la voir seraient pris de nausées.
Je pourrais regarder mon corps réduit à un squelette,
Même un ennemi à sa vue en pleurerait
Je pourrais prendre ma conduite pour celle d'un fou,
Ma sœur en ressent honte et déception.
Je verrais en mon esprit matière à l'éveil,
Le Victorieux se réjouirait de me regarder.
La chair transpercée sur mon lit de pierres froides,
J'ai fait montre d'endurance.
Dedans, dehors, j'ai pris la nature de l'ortie,
La couleur verte ne s'altère pas.
Dans les grottes désertes Il n'y a rien pour dissiper mon chagrin,
Mais mon cœur ne se sépare jamais
Du lama, bouddha passé, présent et futur.
Par la force de la méditation assidue
Je ne doute pas de créer des expériences et des réalisations.
Si vraiment elles apparaissent,
Survient fortuitement le bonheur en cette vie,
Et le parfait éveil dans la suivante.
Ainsi, ma chère sœur Péta,
N'exagère pas ta peine mi ta douleur,
Je te prie d'accepter les privations pour la doctrine.





Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  2070 | 
Extraits de La Vie, de Milarepa, Coll. Points, série Sagesses, Ed. Le Seuil, 2001  







I l ne faut jamais regarder quelqu’un de haut ni le traiter avec mépris. Même un ver de terre devrait être perçu comme un objet digne de respect et de considération.




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  2010 | 
La Voie Joyeuse, ISBN 2-913717-04-7, 2001 © Éditions Tharpa  







B ien que mes ennemis,la haine,l'attachement et ainsi de suite,n'ont ni armes ni bras ni jambes,ils me font quand même du mal,me torturent et me traitent comme un esclave.




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1992 | 
Trésor de contemplation, Guéshé Kelsang Gyatso ,éditons tharpa 1994.  







L e bonheur et la souffrance sont des états d'esprit, leurs causes principales ne peuvent donc pas être trouvées en dehors de l'esprit. La source réelle du bonheur c'est la paix intérieure.




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1949 | 
Transformez votre vie "Un voyage plein de félicité", mai 2003 ; ISBN 2-913717-09-8  







L a paix extérieure est impossible sans paix intérieure. Nous voulons tous qu'il y ait la paix dans le monde, mais nous n'y arriverons jamais si nous n'avons pas la paix dans notre propre esprit. Nous pouvons envoyer des soit disant " forces pour maintenir la paix " dans les régions où il y a des conflits, mais la paix ne peut pas être imposée de l'extérieur avec des armes. Ce n'est qu'en établissant la paix dans notre propre esprit et en aidant les autres à faire de même que nous pouvons espérer parvenir à la paix dans le monde.




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1948 | 
Transformez votre vie, ISBN 2-913717-09-8, mai 2003 - © Éditions Tharpa  







L e seigneur Uji, maire du palais, se rendit un jour à la chaufferie du palais et regarda comment on faisait le feu sous la marmite. Le chauffeur qui l'avait vu l'en chassa en l'apostrophant de la sorte : «Hé, qui c'est celui-là qui entre dans la chaufferie du palais sans en avoir reçu l'ordre !» Il ôta les vêtements humbles qu'il portait alors et il revêtit solennellement le costume de son rang. Quand il apparut ainsi majestueusement vêtu, le chauffeur le vit de loin et s'enfuit apeuré. Le maire du palais suspendit alors son costume à une perche et on le vit se prosterner devant. À celui qui l'interrogea sur ce comportement il répondit : «Ce qui me fait respecter des hommes, ce ne sont pas mes vertus mais seulement ce costume.»
C'est en effet ainsi que les sots respectent les gens ! Et le fait d'apprécier la forme littéraire des soutras et des autres textes sacrés, est tout autant stupide ! (...)





Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1681 | 
Enseignements du maître zen Dôgen (Shôbôgenzô Zuimonki), Traduction de Kengan D. Robert, éditions Sully, 2001.  







T ous les hommes sont aptes à appréhender la Réalité de bouddha. La vitesse de progression dans l'appréhension de l'Éveil n'est qu'une question de diligence ou d'indolence. Ce qui fait la différence entre diligence et indolence, c'est d'avoir ou non de la détermination. L'absence de détermination vient de ce qu'on ne pense pas à l'impermanence. On meurt pensée après pensée et cela ne s'arrête pas un moment. D'un bout à l'autre de votre existence ne laissez donc pas passer le temps en vain, même pour un moment.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1680 | 
Enseignements du maître zen Dôgen (Shôbôgenzô Zuimonki), Traduction de Kengan D. Robert, éditions Sully, 2001.  







Q uelqu'un a dit : «Je suis malade, je ne suis bon à rien, je ne suis pas à la hauteur pour faire l'apprentissage de l'Éveil. Je veux donc, après avoir écouté l'essentiel de la doctrine, finir ma vie seul, retiré du monde, à cultiver mes qualités naturelles et à soigner ma maladie.»
Maître Dôgen expliqua : Si vous ne faites pas l'apprentissage de l'Éveil et ne le pratiquez au cours de cette vie-ci, dans quelle vie ultérieure pensez-vous que vous serez capable ou en bonne santé pour le faire ? Exercez-vous seulement à éveiller votre esprit sans vous préoccuper de votre corps et de votre vie. Voilà ce qu'est le plus important dans l'apprentissage de l'Éveil.





Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1679 | 
Enseignements du maître zen Dôgen (Shôbôgenzô Zuimonki), Traduction de Kengan D. Robert, éditions Sully, 2001.  







L es six facultés étant sans souillure, on possède les vertus inhérentes à la concentration et à la sapience... L'Éveil détruit et l'esprit n'étant plus que vacuité, dans une union née d'une pensée instantanée, on transgresse subitement le profane et le sacré. On ne peut plus considérer le non être non-être ni l'être comme être. Que l'on soit en marche, debout, assis, couché, l'esprit reste inébranlable, et il est, à tout instant, vacuité et insaisissable.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1611 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463  







L a vacuité absolue, c'est le nirvana de pureté...




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1610 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463  







D ans l'absence de production, la production, c'est celle de l'aspect véritable.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1609 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463  







L orsqu'on est plongé dans la quiétude constante [de l'esprit propre], [on possède] une activité de réponse [aux sollicitations des êtres] qui est illimitée. L'activité avec vacuité constante, la vacuité avec activité constante, l'activité avec absence d'être, voilà la vacuité absolue. Dans la vacuité sans non-être, [il y a] l'être transcendant que constitue le savoir mystique..., c'est la mahaprajna. (1).




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1608 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463  
(1) Grande Sapience.







D ans l'immobilité de ce qui est ainsi par soi-même, il y a activité de mouvement inépuisable…




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1607 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463  







L a pratique qui est absence de pratique, c'est le passage sur l'autre rive.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1606 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463  







D ans l'absence de pensée, la pensée, c'est celle de l'absolu.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1605 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463  







P ourquoi le Bienheureux ne révèle-t-il pas seulement le véhicule unique, demande Mahamati.
Et le Bouddha répond : Si j'enseigne les trois véhicules, c'est à l'intention des Auditeurs et des bouddha-pour-soi, afin qu'ils se dégagent de l'ivresse des samadhi et s'éveillent au domaine étranger à tout flux.





Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1604 | 
pp. 133-134, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.87-89  







S agesse [prajna] intuitive préparatoire : elle précède la pleine compréhension; c'est le savoir des moyens supérieurs [upaya] .
Sagesse intuitive proprement dite : c'est le savoir de la pleine compréhension.
Sagesse intuitive postérieure : elle suit la pleine compréhension; c'est un savoir conventionnel (1) donnant naissance à toutes espèces de prédications, etc."





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  1603 | 
Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151  
(1) Ou corps d'Essence.







E nergie pour s'armer : au début, on s'encourage soi-même en disant : je vais faire telle chose [ ... ]. Énergie pour s 'efforcer : au moment de l'action, on cultive l'effort conformément aux aspirations [ ... ].
Énergie sans timidité, recul ni satiété : c'est ne pas abandonner l'action entreprise en conformité avec ses aspirations, jusqu'à ce qu'on s'asseye sur le trône de l'illumination. Elle sans timidité, car elle ne recule pas devant la fatigue; elle est sans recul, car son courage ne cède pas devant les injures d'autrui ; elle est insatiable, car dans l'intervalle qui aboutit à l'illumination, elle cultive énergiquement le bien, sans céder à la paresse





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  1602 | 
Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151  







P atience à supporter les injures : elle est cause de la maturation des êtres.
Patience à accepter la douleur : elle est cause de la qualité de Bouddha, car elle supporte sans reculer les diverses douleurs : le froid, la chaleur, la faim, la soif.
Patience à contempler le dharma : elle est le support des deux patiences précédentes. C'est la patience à l'endroit du dharma profond et vaste.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  1601 | 
Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151  







E xtase [dhyana] de résidence : elle vise à l'obtention d'une résidence actuelle bienheureuse. Exempte d'orgueil, de vues de fausses et de soif, elle est pure.
Extase de production : elle vise à la production de qualités supérieures, comme les six supers pouvoirs (1), etc.
Extase de l'accomplissement du devoir : elle vise à rendre service à toutes les catégories d'êtres, car elle supprime les douleurs de la famine, de la maladie, de la crainte, etc.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  1600 | 
Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151  







M oralité d'abstention : s'engager à s'abstenir des mauvais dharma. En tant qu'elle s'abstient du mal, des actes mauvais du corps, de la voix, etc., elle est abstention; et cette abstention est une moralité. Elle supporte les deux moralités suivantes, car en s'abstenant soi-même, on peut cultiver les racines de bien comme le culte du Bouddha, etc., et rendre service aux êtres.
Moralité collectionnant les bons dharma : elle sert à acquérir tous les attributs de Bouddha comme les forces, les assurances, etc.
Moralité au service des êtres : soutenant l'activité des êtres conforme au dharma, répartissant également les actes irréprochables, elle mûrit les êtres.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  1599 | 
Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151  







E veil et sensible sont identiques, on n'y appréhende aucune différence.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka : Citation n°  1598 | 
Madhyamakakarika ou (Madhyamakasastra), p. 472, § 1 à 4, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.105  







T el un mirage dans le ciel, la gazelle assoiffée voit de l'eau où il n'y en a guère. Ainsi les esprits puérils ne voient pas les choses comme les mystiques les voient ! Pure est l'intuition des mystiques qui cheminent dans l'absence de représentations. Elle jaillit de la triple libération et est affranchie de naissance et de destruction.

Quand toutes les choses s'effacent pour les yogins, les représentations cessent. De l'égalité de l'existence et de la non-existence procède le fruit pour les mystiques. Comment les choses cessent-elles d'exister et comment l'égalité se produit-elle ? Privée de Connaissance, la conscience est agitée intérieurement et extérieurement, mais dès que ce désordre prends fin, la conscience perçoit l'égalité.





Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1596 | 
p.169, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.232-233  







L 'obtention de ce samadhi permet aux Êtres à Éveil d'occuper le même rang que les Éveillés. Ils obtiendront également les cinq connaissances supérieures [abhijna], ainsi que les dharani de toutes sortes de langues, sons et tonalités. Ils sauront la pensée des êtres. Grâce à la bénédiction de tous les Tathagata, ils seront de telle nature qu'ils n'erreront plus dans la continuité de l'existence [samara]. Ils ne se lasseront pas de faire le bien des êtres, resteront dans la discipline propre au domaine du non-composé, rejetteront la vue erronée et réaliseront la vue correcte. De même, ô Chef des Mystiques, grâce à la force de leur conviction, les Etres à Éveil qui résident dans ce samadhi purificateur de toute souillure accompliront avec peu de peine toutes les vertus des Éveillés.




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1595 | 
Mahavairocana Sutra (debut VIIe siecle), extraits du chap. I, traduction Yoshiro Imaeda, cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.449-451  







C 'est à l'aide des pratiques et des offrandes aux maîtres, Éveillés parfaits qui ont réalisé la connaissance incommensurable, que l'on entre dans la première porte vers l'Éveil.




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1594 | 
Mahavairocana Sutra (debut VIIe siecle), extraits du chap. I, traduction Yoshiro Imaeda, cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.449-451  







L e Cœur d'Éveil est incommensurable comme l'espace, sans souillure tel qu'il est; rien ne peut l'ébranler et dès l'origine il est calme et sans caractéristiques.




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1593 | 
Mahavairocana Sutra (debut VIIe siecle), extraits du chap. I, traduction Yoshiro Imaeda, cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.449-451  







C omment doit-on prendre conscience de son propre cœur ? Il ne sera pas appréhendé dans le domaine des couleurs, des images, des objets sensibles, des formes, des sensations, des notions, des tendances latentes, de la conscience, du Soi, du Sien, de ce que l'on s'approprie, de celui qui s'approprie, du pur, de l'impur, des sphères, des lieux, de quelque aspect. […]




Bouddhisme / Mahayana : Citation n°  1592 | 
Mahavairocana Sutra (debut VIIe siecle), extraits du chap. I, traduction Yoshiro Imaeda, cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.449-451  







L e zen nous ramene, par notre travail sur nous-memes, au monde ordinaire pour devenir tout simplement des gens ordinaires.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1571 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.30  







E gaux sont les profanes, égaux les Entrés-dans-le-courant, égaux les Bouddhas; tous sont un dans l'Egalité, et il n'y a entre eux ni dualité ni différence... Si le Bouddha différait de l'Egalité, il pourrait pratiquer l'Égalité; mais comme le Bouddha n'est autre que l'Égalité même, il ne peut ni la pratiquer ni l'obtenir... Les différences n'existent qu'en Vérité vulgaire, et dans la Loi qui est à l'usage des profanes.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka : Citation n°  1566 | 
Cité dans Hobogirin, p. 273, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.434  







Q uand on s'eveille enfin a la claire comprehension
Et que l'on sent qu'il n'y a aucune frontiere
Qu'il n'y en a jamais eu
On se rend compte quon est tout.
Les montagnes, les rivieres,
L'herbe, les, arbres, le soleil, la lune, les etoiles
Et l'univers enfin
Ne sont autres que nous-memes.
Rien ne nous distingue
Rien ne nous separe les uns des autres
L'alienation, la peur, la jalousie, la haine
Sont evanouies.
On sait en pleine lumiere
Que rien n'existe en dehors de soi
Que par consequent rien n'est a craindre.
Etre conscient de cet etat
Engendre la compassion,
Les gens et les choses
Ne sont plus separes de nous
Mais sont au contraire
Comme notre propre corps.





Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1272 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.74  







E tre bouddha, c'est etre, tout simplement.
Et lorsqu'on ne fait rien, on fait neanmoins quelque chose puisque l'on est.
Notre etre exprime, notre souffle exprime, notre corps, notre regard, notre voix expriment quelque chose.
Notre nature doit s'exprimer de la facon la plus authentique, la plus adequate, la plus simple, jusque dans les choses les plus infimes.





Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1263 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.30  







L a vocation du zen est de nous rendre purs et de nous amener a un etat d'harmonie, a un retour a l'equilibre qui est souvent l'etat naturel de l'enfant.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1262 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.30  







A ller a la quete du Bouddha, c'est aller a la quete de soi.
C'est chercher a se connaitre et parvenir a s'oublier soi-meme.
S'oublier soi-meme, c'est etre inonde par la lumiere qui se trouve dans l'univers.
Et etre inonde par la lumiere de l'univers, c'est abandonner son corps et son esprit.





Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1261 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.29  







S i tu ne trouves pas la verite a l'endroit ou tu es, ou esperes-tu la trouver?




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1259 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.26  







J e n'ai jamais entendu dire que quelqu'un ait eu des resultats sans etudier ou atteint la realisation sans pratiquer.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1258 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.26  







P our trouver le joyau, il faut apaiser les ondes car il est difficile de le trouver en agitant I'eau. Quand les eaux de la meditation sont calmes et limpides, le joyau de l'esprit est visible naturellement.
Si un joyau tombait dans une fontaine, la plupart des gens se jetteraient a I'eau et la tourmenteraient jusqu'a ce qu'elle devienne trop trouble pour y trouver autre chose que des cailloux.
Mais le sage, lui, attendrait que l'eau se calme pour permettre au joyau de briller par lui-meme.





Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  1255 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.25  







L 'ignorance voile le monde, la torpeur et le manque font obstacle à la claire vision; le bavardage de la pensée le souille, l'instabilité en est la grande angoisse.




Bouddhisme / Theravada : Citation n°  886 | 
Suttanipata, 1033, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44  







C omme le Bouddha dans une fleur de lotus fanée, ...
…Comme le miel que recouvre un essaim d'abeilles,
Comme un trésor caché dans le sol, bourgeon et fruit dans une graine minuscule,
Comme le monarque de l'univers dans le sein d'une femme,
Comme une statue précieuse enduite d'argile,
Ainsi le domaine absolu établi dans les êtres est recouvert par d'impures inclinations.

Quand, plein de pitié, le Bien-Allé, de son oeil de Bouddha, discerne la vertu chez les êtres embourbés dans les états inférieurs,
Il libère des voiles obscurcissant en versant sur tous les vivants la pluie de sa propre Essence.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  882 | 
Ratnagotravibhaga, 1, 96-97 et 110, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.117  







L e bodhisattva se dit encore : Les profanes, sous l'action virulente de l'ignorance, attribuent à tous les dharma en particulier un caractère contraire : ils prennent ce qui est impermanent pour permanent, ce qui est douloureux pour heureux ce qui n'est pas un soi pour un soi, ce qui est vide pour réel, ce qui est inexistant pour existant, ce qui est existant pour inexistant. Ainsi ils attribuent à toutes sortes de dharma des caractères contraires.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka : Citation n°  878 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 915-916 et 924-926, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.156  







N otre vie n'est qu'un rêve. [ ... ] Les gens souffrent à cause de leur esprit empli d'illusions, de folies et de peurs; mais tout cela n'est qu'images dans un miroir, sans réelle existence.




Bouddhisme / Mahayana / Zen : Citation n°  877 | 
Le Bol et le Bâton, trad. A. Lieemann, L. Najas, A. M. Fabbro, E. et M. de Smedt, 1986, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 64-66  







C elui qui considère ce monde comme on considère une bulle d'air,
comme on considère un mirage,
le roi de la mort ne le voit point.





Bouddhisme / Theravada : Citation n°  875 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 170, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73.  







Q u'est-ce que l'ignorance? Fils de famille, depuis un temps sans commencement, tous les êtres ont toutes sortes de conceptions inversées. A la manière d'un homme égaré qui confond quatre les directions, ils considèrent à tort les quatre éléments comme leur corps et les six domaines des sens comme leur pensée. Ils sont comme une personne aux yeux malades qui voit des fleurs dans le ciel ou une deuxième lune.

Fils de famille, en vérité il n'y a pas de fleur dans le ciel, et le malade s'y attache faussement. Par suite de cet attachement, il se trompe non seulement sur la nature propre de l'espace, mais aussi sur le lieu réel de provenance de la fleur. A cause de cette erreur il y a transmigration à l'intérieur du devenir. C'est ce que l'on appelle l'ignorance.

Fils de famille, cette ignorance n'a pas de substance réelle : elle est comme les êtres vus en rêve, qui existent dans le rêve, mais non à l'état de veille. Ainsi on ne peut pas dire des fleurs dans le ciel, lorsqu'elles disparaissent dans l'espace, qu'il y a un lieu déterminé de disparition. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de lieu d'apparition. Au sein du non-produit, tous les êtres voient à tort apparition et disparition. C'est ce qu'on appelle transmigration à l'intérieur du devenir.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka : Citation n°  872 | 
traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.418  







L es métamorphoses illusoires de tous les êtres s'élèvent de la merveilleuse conscience d'Eveil parfait du Tathagata. Il en est comme des fleurs dans le ciel, qui proviennent de la vacuité : à la disparition de ces fleurs illusoires, la nature de la vacuité reste inaltérée. De même, la conscience illusoire des êtres disparaît en prenant appui sur l'illusion. A la disparition des illusions, la conscience d'Eveil demeure, immuable. Parler d'Eveil en prenant appui sur l'illusion est encore une illusion. Dire qu'il y a Eveil, c'est n'être pas encore dégagé de l'illusion, de même si l'on dit qu'il n'y a pas d'Éveil. C'est pourquoi on parle d'immutabilité quand l'illusion s'est évanouie.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka : Citation n°  871 | 
traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.420  







L 'être puéril saisit l'extrémité du doigt et non la lune [que le doigt signale]. Ainsi ceux qui s'attachent à la lettre ne connaissent pas ma Réalité. La conscience danse comme une ballerine, la pensée fait office de jongleur. La conscience mentale avec les cinq consciences [sensorielles] forge un monde visible et constitue la scène du théâtre.




Bouddhisme : Citation n°  870 | 
Stances attribuées au Bouddha Sakyamuni, dans le Lankavatarasutra (texte du milieu du Ve siècle) p. 222-224, St. 1, 3, 4, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.225  







L a naissance est apparente, sa disparition est apparente,
l'hétérogénéité de sa durée est apparente.





Bouddhisme : Citation n°  869 | 
Anguttaranikaya (Le Livre des Discours Graduels), Bouddhisme Theravada (Petit Véhicules), I, p.151, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40  







L e monde est illuminé par les rayons qu'émet simultanément le soleil, et c'est en une seule fois aussi que les Bouddhas illuminent de leurs connaissances le monde entier.
Les nuages forment le voile qui cache les rayons du soleil, de même la perversité des êtres est ce qui obstrue les connaissances des Bouddhas.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara : Citation n°  868 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 33-34, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.259  





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