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Citations spirituelles et philosophiques des Divers Courants

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168  citations  | Page 1 / 4





L orsque nous admirons ce que disent les sages, Le vent de l’infini souffle sur nos visages.











A ucune grâce extérieure n’est complète, si la beauté intérieure ne la vivifie pas.
La beauté de l’âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.
Victor Hugo
Post-scriptum de ma vie












T ablette à Ahmad

Les prières prescrites au quotidien et quelques autres, comme « La prière de guérison », « La tablette à Ahmad », ont été dotées par Bahá’u’lláh d’une puissance et d’une signification particulières ; elles devraient donc être acceptées comme telles et récitées par les croyants avec une foi et une confiance absolue afin de communier plus intimement avec Dieu, et de se conformer davantage à ses lois et à ses préceptes.

Il est le Roi, l’Omniscient, le Sage ! Écoute !

Le Rossignol du paradis lance de saintes et douces mélodies sur les branches de l’Arbre d’éternité. Il proclame aux âmes sincères la bonne nouvelle de la proximité de Dieu ; il convoque les croyants en l’unité divine à la cour de la présence du Généreux ; il annonce aux êtres détachés le message révélé par Dieu, le Roi, le Glorieux, l’Incomparable ; il guide les adorateurs vers le siège de sainteté et vers cette resplendissante Beauté.

En vérité, voici la Beauté suprême, annoncée dans les livres des messagers, qui vient distinguer la vérité de l’erreur et juger de la sagesse de tout commandement. Voici l’Arbre de vie qui porte les fruits de Dieu, l’Éminent, le Puissant, le Glorifié.

Ô Ahmad, témoigne qu’en vérité il est Dieu, qu’il n’est pas d’autre Dieu que lui, le Roi, le Protecteur, l’Incomparable, l’Omnipotent, et que celui qu’il envoya sous le nom de ‘Alí fut le véritable envoyé de Dieu, aux commandements de qui nous nous conformons tous.

Dis : Ô peuple, obéissez aux ordonnances divines qu’il vous prescrit dans le Bayán, lui, le Glorieux, le Sage. En vérité, il est le Roi des messagers et son livre est le Livre-Mère, si seulement vous le saviez.

Ainsi, de cette prison, le Rossignol lance vers vous son appel. Il lui appartient seulement de proclamer ce clair message. Que celui qui le désire rejette ce conseil et que celui qui le désire choisisse le chemin de son Seigneur !

Ô peuple, si vous reniez ces versets, sur quelle preuve fondez-vous votre foi en Dieu ? Produisez-la donc, assemblée de fourbes ! Non, par celui qui tient mon âme en sa main, ils ne le peuvent et ne le pourront jamais, dussent-ils s’unir et s’entraider.

Ô Ahmad, n’oublie pas mes bienfaits en mon absence. Souviens-toi de mes jours durant tes jours, de ma détresse et de mon bannissement en cette prison lointaine. Demeure si ferme en mon amour que ton cœur ne fléchisse pas, dussent les épées ennemies faire pleuvoir leurs coups sur toi, et le ciel et la terre se soulever contre toi.

Sois pour mes ennemis comme une flamme ardente, pour mes bien-aimés comme un fleuve de vie éternelle et ne sois pas de ceux qui doutent. Et si la douleur te frappe en mon sentier ou si pour l’amour de moi tu es humilié, ne t’en émeus pas.

Aie confiance en Dieu, ton Dieu et le Seigneur de tes pères, car les hommes s’égarent sur les chemins de l’illusion, incapables de voir Dieu de leurs propres yeux ou d’entendre sa mélodie de leurs propres oreilles. Ainsi les avons-nous trouvés, comme tu peux en témoigner. Et leurs superstitions sont devenues des voiles entre eux et leur propre cœur, elles les tiennent éloignés du chemin de Dieu, le Glorifié, le Grand.

Sois-en assuré au plus profond de toi-même, celui qui se détourne de cette Beauté se détourne aussi des messagers du passé et fait preuve d’orgueil envers Dieu de toute éternité, en toute éternité.

Grave en ton cœur cette épître, ô Ahmad. Chante-la durant tes jours et ne t’en écarte pas. En vérité Dieu réserve à celui qui la chante la récompense de cent martyrs et le privilège de servir dans les deux mondes. Ces faveurs, nous te les avons accordées, en signe de clémence et de générosité afin que tu sois de ceux qui sont reconnaissants.

Par Dieu ! Que celui qui est dans l’affliction et le chagrin lise cette épître avec une absolue sincérité et Dieu dissipera sa tristesse, résoudra ses difficultés et le libèrera de ses malheurs !

En vérité, il est le Miséricordieux, le Compatissant. Loué soit Dieu, le Seigneur de tous les mondes !

#9298Bahá’u’lláh












S ’excuser ne signifie pas toujours que tu as tort et que l’autre a raison. Cela signifie simplement que tu considères ta relation plus importante que toi m-même … »











T igre, Tigre, brûlant brillant,
Dans les forêts de la nuit,
Quelle main, quel oeil si puissant
A forgé ton effroyable symétrie ?

Dans quels cieux ou abîmes insondés
A brûlé le feu de tes yeux ?
Quelles ailes peuvent l'emmener ?
Quelle main a osé en saisir le feu ?

Mais quel bras, et quel art
Purent façonner les muscles de ton coeur ?
Écoute comme il bat !
Que des mains, que des pieds de terreur ?

Quelle chaîne, quel marteau ?
De quelle fournaise sortit ton cerveau
Et l'enclume ? Quelle poigne cruelle
Osa étreindre ses terreurs mortelles ?

Quand les étoiles eurent abandonné leurs armes,
Et trempé le ciel de leurs larmes,
A-t-il souri son forfait accompli ?
Celui qui créa l'agneau t'as-t-il fait aussi ?

Tigre, Tigre, brûlant brillant,
Dans les forêts de la nuit,
Quelle main, quel oeil si puissant
A forgé ton effroyable symétrie ?





Divers Courants / Littérature 4257 | 







O n remarque que le malade a dans l'âme des blessures à vif, mais on redoute d'y toucher, de peur d'augmenter sa souffrance.




Divers Courants / Psychologie 3811 | 
Cinq leçons sur la psychanalyse  







L e monde a besoin de saints qui aient du génie comme une ville où il y a la peste a besoin de médecine. Là où il y a besoin, il y a obligation




Divers Courants / New Age 3784 | 
Attente de Dieu - ed. La Colombe p.67  







Q uand une âme est parvenue à un amour qui emplisse également tout l'univers, cet amour devient ce poussin aux ailes d'or qui perce l'oeuf du monde.




Divers Courants / New Age 3783 | 
Attente de Dieu - ed. la Colombe p. 67  







Q ui saute la vie saute la peur de mourir




Divers Courants / Littérature 3772 | 
Mac beth  







M on métier et mon art, c'est de vivre.




Divers Courants / Littérature 3756 | 
Essais  







T on amitié m'a souvent fait souffrir; sois mon ennemi, au nom de l'amitié.




Divers Courants / Littérature 3415 | 







S oleil lui même ne voit si le ciel s'éclaire...




Divers Courants / Littérature 3404 | 







E tre ou ne pas être tels est la question.




Divers Courants / Littérature 3261 | 







S i j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Chacun possède un trésor. Sois conscient et généreux de ton trésor et, en même temps, reste ouvert, attentif à recevoir le trésor des autres, disposé à apprendre et à te remettre en question. Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres. Occupe joyeusement ta place: il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là. Pense que ta place que tu n'occupes pas pour ne pas déranger reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi .




Divers Courants / Littérature 3259 | 
le jardinier de l'amour  







T u es le scrutateur sans connaissance, le magistrat sans jurisdiction, et apres tout, le badin de la farce.




Divers Courants / Littérature 2989 | 
Essais  







M ais nous ne récupérons jamais notre jeunesse. L'impulsion de la joie qui bat en nous à vingt ans devient lente. Nos membres nous trahissent, nos sens se décomposent. nous devenons des marionnettes affreuses, hantées par la mémoire des passions dont nous avions trop peur, et les tentations exquises auxquelles nous n'avons pas eu le courage de nous abandonner.




Divers Courants / Littérature 2764 | 
Le portrait de Dorian Gray  







J e suis beau comme un printemps d'autonne.




Divers Courants / Littérature 2758 | 
le fantôme de canterville  







L ’AN NEUF DE L’HEGIRE

Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.
Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : " Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. "
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
" Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. "
Un cheikh lui dit : " o chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. "
Lui, reprit : " Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. "
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : " Dieu t’assiste ! "
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : " voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. "
Il ajouta ; " Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. "
Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
" O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. "
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : " Mieux vaut payer ici que dans la tombe. "
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
" Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. "
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
" Qu’il entre. " On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : " Dieu désire ta présence.
- Bien ", dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.





Divers Courants / Littérature 2718 | 







A h! s'il nous faut des fables, que ces fables soient du moins l'emblëme de la vérité! J'aime les fables des philosophes, je ris de celles des enfants, je hais celles des imposteurs.




Divers Courants / Littérature 2606 | 
L'Ingénu  







J e est un autre.




Divers Courants / Littérature 2599 | 
lettre à Paul Demeny  







M EME L'EXES DES CHOSES LES PLUS SUCRES APPORTE A L ESTOMAC LE PLUS PROFOND DEGOUT




Divers Courants / Littérature 2348 | 
LE SONGE D UNE NUIT D ETE  







C ' est un amour bien pauvre, Celui que l' on peut calculer




Divers Courants / Littérature 2216 | 







V euille le ciel sourire a cet acte pieux et puisse l'avenir ne pas nous le reprocher par un chagrin.




Divers Courants / Littérature 2187 | 
romeo et juliette acte 2 scene 4  







Q uand la mort parle, ce n'est pas pour l'amour le moment de parler.




Divers Courants / Littérature 2173 | 
roméo et juliette acte 3 scène 4  







U ne douleure désespérée se guérit par les langueurs d'une douleur nouvelle; que tes regards aspirent un nouveau poison, et l'ancien perdra son action vénéneuse.




Divers Courants / Littérature 2172 | 
Roméo et juliette acte 1 scène 2  







L aisse subsister ce peu de moi par quoi,
je puisse te nommer mon tout.
Laisse subister ce peu de ma volonté par
quoi je puisse te sentir de tous cotés,
et venir à toi en toutes choses, et t'offrir
mon amour à tout moment.
Laisse seulement subsister ce peu de moi
par quoi je puisse jamais te cacher.
Laisse seulement cette petite attache
subsister par quoi je suis relié à ta volonté,
et par où ton dessein se transmet dans ma vie : c'est l'attache de ton amour.





Divers Courants / Littérature 2076 | 
L'offrande Lyrique  







L 'homme, quelque rabaissé qu'il soit au-dehors, se sent souverain dans sa propre âme. Il s'est forgé quelque part, au cœur de son moi, un organe de contrôle qui surveille si ses propres émotions et ses propres actions sont conformes à ses exigences. Ne le sont-elles pas, les voilà impitoyablement inhibées et reprises. La perception intérieure, la conscience, rend compte au moi de tous les processus importants qui ont lieu dans l'appareil psychique, et la volonté, guidée par ces renseignements, exécute ce qui est ordonné par le moi, corrigeant ce qui voudrait se réaliser de manière indépendante (…).
Dans certaines maladies, et, de fait, justement dans les névroses, que nous étudions, il en est autrement. Le moi se sent mal à l'aise, il touche aux limites de sa puissance en sa propre maison, l'âme. Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent ; on n'est pas non plus capable de les chasser. Ces hôtes étrangers semblent même être plus forts que ceux qui sont soumis au moi ; ils résistent à toutes les forces de la volonté qui ont déjà fait leurs preuves, restent insensibles à une réfutation logique, ils ne sont pas touchés par l'affirmation contraire de la réalité. La psychanalyse entreprend d'élucider ces cas morbides inquiétants, elle organise de longues et minutieuses recherches, elle se forge des notions de secours et des constructions scientifiques, et, finalement, peut dire au moi :
«Il n'y a rien d'étranger qui se soit introduit en toi, c'est une part de ta propre vie psychique qui s'est soustraite à ta connaissance et à la maîtrise de ton vouloir. C'est d'ailleurs pourquoi tu es si faible dans ta défense; tu luttes avec une partie de ta force contre l'autre partie, tu ne peux pas rassembler toute ta force ainsi que tu le ferais contre un ennemi extérieur. (…) La faute, je dois le dire, en revient à toi. Tu as trop présumé de ta force lorsque tu as cru pouvoir disposer à ton gré de tes instincts sexuels et n'être pas obligé de tenir compte le moins du monde de leurs aspirations. Ils se sont alors révoltés et ont suivi leurs propres voies obscures afin de se soustraire à la répression, ils ont conquis leur droit d'une manière qui ne pouvait plus te convenir.(…) Le psychique ne coïncide pas en toi avec le conscient : qu'une chose se passe dans ton âme ou que tu en sois de plus averti, voilà qui n'est pas la même chose(…).»
C'est de cette manière que la psychanalyse voudrait instruire le moi. Mais les deux clartés qu'elle nous apporte : savoir, que la vie instinctive de la sexualité ne saurait être complètement domptée en nous et que les processus psychiques sont en eux-mêmes inconscients, et ne deviennent accessibles et subordonnés au moi que par une perception incomplète et incertaine, équivalent à affirmer que le moi n'est pas maître dans sa propre maison.





Divers Courants / Psychologie 2068 | 
Essais de psychanalyse appliquée, (une difficulté de la psychanalyse).  







C e n'est donc plus aux hommes que je m'adresse; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil; que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire; qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de la boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s'enorgueillir.

Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères ! Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l'industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.





Divers Courants / Littérature 2046 | 
Traité sur la tolérance (1763), chap. XXIII.  







L a divinité est ma sève; ce qui de moi verdit et fleurit,
c'est son Saint Esprit par qui s'opère la croissance





Divers Courants / Littérature 1496 | 
"Le Pèlerin Chérubinique" Paris 1964  







L 'Aigle regarde sans crainte le Soleil bien en face,
et toi l'Eclat Eternel si ton coeur est pur





Divers Courants / Littérature 1495 | 
"Le Pèlerin Chérubinique" Paris 1964  







D ieu est un Eclair brillant, et aussi un Néant sombre,
Que nulle créature ne contemple avec sa lumière





Divers Courants / Littérature 1494 | 
"Le Pèlerin Chérubinique" Paris 1964  







A ussi longtemps que l'homme réclamera le Moi et le Mien, ses oeuvres seront comme zéro.




Divers Courants / Littérature 1339 | 
Extrait de Poèmes  







A force de lire et de lire, le monde est mort,
Et nul n'est devenu savant !





Divers Courants / Littérature 1338 | 
Extrait de Poèmes  







S i tu ne brises pas tes liens pendant la vie
Quel espoir de délivrance auras-tu dans la mort ?





Divers Courants / Littérature 1337 | 
Extrait de Bijak  







M on Dieu, si je n'existais pas,
vous non plus n'existeriez pas
puisque moi, c'est vous,
avec ce besoin que vous avez de moi





Divers Courants / Littérature 1336 | 
L'errant chérubinique  







D ieu est une grande merveille. Etant tout ce qu'Il veut
Il veut tout ce qu'Il est, sans mesure et sans but.





Divers Courants / Littérature 1335 | 
L'errant chérubinique  







D ieu demeure dans une lumière où nulle voie ne mène : qui ne devient pas elle, ne le verra jamais de toute éternité




Divers Courants / Littérature 1334 | 
L'errant chérubinique  







P lus tu connaîtras Dieu, et plus tu sauras que tu es incapable de lui donner un nom




Divers Courants / Littérature 1333 | 
L'errant chérubinique  







A mi, j'arrête là. Si tu veux lire encore,
Va, toi-même deviens l'écriture et l'essence





Divers Courants / Littérature 1332 | 
L'errant chérubinique  







S ans jouissance rien ne subsiste
Sans jouissance rien ne dure, Dieu doit jouir de soi;
Sinon son essence comme l'herbe sécherait





Divers Courants / Littérature 1331 | 
L'errant chérubinique  







D ieu joue avec le créé
Tout est un jeu que la Déité se donne;
La créature, elle l'a conçue pour son plaisir





Divers Courants / Littérature 1330 | 
L'errant chérubinique  







J e suis comme Dieu et Dieu comme moi
Je suis grand comme Dieu, Lui petit comme moi;
Plus haut que moi Il ne peut être, ni moi plus bas que Lui.





Divers Courants / Littérature 1329 | 
L'errant chérubinique  







E tre libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.




Divers Courants / Littérature 1321 | 
Extrait de Fragmentarium  







C omment pourrai-je toujours exprimer Cette Verite ?
Comment puis-je dire: "Il n'est pas ceci, ni cela "
Si je dis qu'il est en moi, le monde est incredule,
Si je dis qu'il est au-dehors de moi, c'est mentir.
Il rend le monde interieur et exterieur
comme un tout indivisible:
Le visible et l'invisible sont ses marchepieds.
Il n'est ni manifeste, ni cache.
Il n'est ni revele, ni non revele.
Il n'y a rien en verite qui puisse exprimer ce qu'il est.





Divers Courants / Littérature 1314 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.194  







M ais s'il est un etat ou l'ame trouve une assiette assez solide pour s'y reposer tout entiere et rassembler la tout son etre, sans avoir besoin de rappeler le passe ni d'enjamber sur l'avenir, […] oul le present dure toujours, [ ... ]
sans aucun autre sentiment de privation ou de jouissance, de plaisir ni de peine, de desir ni de crainte, que celui de notre existence, et que ce sentiment seul puisse le remplir tout entiere; tant que cet etat dure,
celui qui s'y trouve peut s'appeler heureux,
d'un bonheur suffisant, parfait et plein, qui ne laisse dans l'Ame aucun vide qu'elle sente le besoin de remplir...
De quoi jouit-on dans une pareille situation?
De rien d'exterieur a soi, de rien sinon de soi-meme et de sa propre existence; tant que cet etat dure on se suffit a soi-meme comme Dieu,
Le sentiment de l'existence depouille de toute autre affection est par lui-meme un sentiment precieux de contentement et de paix, qui suffirait seul pour rendre cette existence chere et douce a qui saurait ecarter de soi toutes les impressions sensuelles et terrestres qui viennent sans cesse nous, en distraire […]





Divers Courants / Littérature 1313 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.192  







L 'amour et l'harrnonie s'unissent,
S'enlacant autour de nos Ames,
Tandis que nos branches se melent
Et que nos racines se joignent.





Divers Courants / Littérature 1311 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.185  







S i les portes de la perception etaient decrassees, l'homme verrait chaque chose telle qu'elle est : infinie.




Divers Courants / Littérature 1309 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.136  







V oir le monde dans un grain de sable
Le ciel dans une fleur sauvage
Tenir l'infini dans la paume de ta main
L'eternite dans l'heure qui vient





Divers Courants / Littérature 1308 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.173  







A rrete, ou cours-tu donc, le ciel est en toi;
Et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours.

Si tu possedes des cette terre un royaume en toi
Pourquoi craindre de tomber dans la pauvrete?

L'Esprit qui se dirige vers Dieu en tout temps
Concoit sans cesse en lui-meme la lumiere eternelle.





Divers Courants / Littérature 1304 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.167  







N e clame pas vers Dieu
Car en toi-meme est la Source
N'en bouche pas l'issue
Sans fin elle jaillira.





Divers Courants / Littérature 1303 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.166  





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