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Citations spirituelles et philosophiques des Divers Courants

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168  citations  | Page 2 / 4





T emps futurs! vision sublime!
Les peuples sont hors de l'abime,
Le desert morne est traverse.
Apres les sables, la pelouse;
Et la terre est comme une epouse,
Et l'homme est comme un fiance!

Des a present l'oeil qui s'eleve
Voit distinctement ce beau reve
Qui sera le reel un jour;
Car Dieu denouera toute chaine,
Car le passe s'appelle haine
Et I'avenir se nomme amour!

Des a present dans nos miseres
Germe l'hymen des peuples freres;
Volant sur nos sombres rameaux,
Comme un frelon que l'aube eveille,
Le progres, tenebreuse abeille,
Fait du bonheur avec nos maux.

Oh! voyez ! la nuit se dissipe.
Sur le monde qui s'Emancipe,
Oubliant Usars et Capets,
Et sur les nations nubiles,
S'ouvrent dans l'azur, immobiles,
Les vastes ailes de la paix!…





Divers Courants / Littérature 1300 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.156 







L es gens qui font valoir la raison sont comme ceux qui cassent des cailloux sur les routes,
ils vous couvrent de debis et de poussiere.





Divers Courants / Littérature 1275 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.88 







P arce qu'on a porte du pain, du linge blanc,
A quelque humble logis sous les combles tremblant
Comme le nid parmi les feuilles inquietes;
Parce qu'on a jete ses restes et ses miettes
Au petit enfant maigre, au vieillard palissant.

Au pauvre qui contient l'etemel tout-puissant;
Parce qu'on a laisse Dieu manger sous sa table,
On se croit vertueux, on se croit charitable !
On dit: je suis parfait! Louez-moi; me voila !
Et, tout en blamant Dieu de ceci, de cela,
De ce qu'il pleut, du mal dont on le dit la cause,
Du chaud, du froid, on fait sa propre apotheose.

Mais tournez donc vos yeux vers la Mere Nature!
Que sommes-nous, ceurs froids ou l'egoisme bout,
Auprres de la bonte supreme eparse en tout?
Toutes nos actions ne valent pas la rose.
Des que nous avons fait par hasard quelque chose,
Nous nous vantons, helas! vains souffles qui fuyons!
Dieu donne l'aube au ciel sans compter les rayons,
Et la rose aux fleurs sans mesurer les gouttes;
Nous sommes le neant; nos vertus tiendraient toutes
Dans le creux de la pierre ou vient boire l'oiseau.

Cest un reve de croire
Que nos lueurs d'en bas sont la-haut de la gloire;
Si lumineux qu'il ait paru dans notre horreur,
Si doux qu'il ait ete pour nos coeurs pleins d'erreur,
Quoi qu'il ait fait, celui que sur la Terre on nomme
juste, excellent, pur, sage et grand, la-haut est l'homme,
C'est-a-dire la nuit en presence du jour:
Son amour semble haine aupres du grand amour;
Et toutes ses splendeurs, poussant des cris funebres,
Disent en voyant Dieu: Nous sommes, les tenebres!

Et d'ou sortez-vous donc, pour croire que vous etes
Meilleurs que Dieu, qui met les astres sur vos tetes
Et qui vous eblouit, a l'heure du reveil,
De ce prodigieux sourire, le soleil !





Divers Courants / Littérature 1271 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.71 







Q uelle chose merveilleuse que la veritable personnalite de l'homme - quand elle sera a notre portee! Elle evoluera naturellement et simplement, comme une fleur, ou comme une pousse d'arbre. Elle ne sera jamais en desaccord. Elle n'argumentera pas et ne se disputera pas. Elle ne cherchera pas a prouver. Elle saura tout et pourtant elle ne se preoccupera pas de connaissance. Elle sera pleine de sagesse. Sa valeur ne sera pas mesure en fonction de biens materiels. Elle ne possedera rien et pourtant elle possedera tout, et elle continuera a posseder ce qu'on lui aura pris, tant elle sera riche. Elle ne sera pas sans cesse a interferer avec les autres ou a leur demander d'etre semblable a elle. Elle les aimera parce qu'ils seront differents. Et pourtant, sans interferer avec d'autres, elle aidera tout le monde, comme une belle chose nous aide, en etant simplement ce qu'elle est. La personnalite de l'homme sera merveilleuse. Elle sera aussi merveilleuse que la personnalite d'un enfant.




Divers Courants / Littérature 1266 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.39 







L e but de la vie est le development personnel. Parvenir a une parfaite realisation de sa nature, c'est pour cela que nous sommes tous ici.




Divers Courants / Littérature 1260 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.28 







L e chemin de la Sagesse ou de la Liberte est un chemin qui mene au centre de son propre etre.




Divers Courants / Littérature 1256 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.25 







J 'ai vu un jour un hippopotame marcher sur une taupinere; il ecrasait tout; il etait innocent. Il ne savait pas qu'il y eut des taupes, ce gros bonasse de mastodonte.
Mon cher, des taupes qu'on ecrase, c'est le genre humain.
L’ecrasement est une loi. Et crois-tu que la taupe elle-meme n'ecrase rien? Elle est le mastodonte du ciron, qui est le mastodonte du volvoce.
Mon garcon, les carrosses existent. Le lord est dedans, le peuple
est sous la roue, le sage se range. Mets-toi de cote et laisse passer.





Divers Courants / Littérature 1250 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.19 







Q uand bien nous pourrions etre savants du savoir d'autrui, au moins sages ne pouvons etre que de notre propre sagesse




Divers Courants / Littérature 1249 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.18 







L 'intelligence ne peut jamais pénétrer le mystère, mais elle peut et peut seule rendre compte de la convenance des mots qui l'expriment.




Divers Courants / New Age 1248 | 
La pesanteur et la grâce 







O n parla du plaisir, et l'ermite prouva que c'est un présent de la Divinité : " Car, dit-il, l'homme ne peut se donner ni sensations ni idées, il reçoit tout ; la peine et le plaisir lui viennent d'ailleurs, comme son être. "




Divers Courants / Littérature 1244 | 
Zadig, chap. L'ERMITE 







O n parla des passions. "Ah ! qu'elles sont funestes ! disait Zadig. - Ce sont les vents qui enflent les voiles du vaisseau, repartit l'ermite ; elles le submergent quelquefois ; mais sans elles il ne pourrait voguer. La bile rend colère et malade ; mais sans la bile l'homme ne saurait vivre. Tout est dangereux ici-bas, et tout est nécessaire. "




Divers Courants / Littérature 1243 | 
Zadig, chap. L'ERMITE 







L e lendemain, elle ordonna à son neveu d'accompagner les voyageurs jusqu'à un pont qui, étant rompu depuis peu, était devenu un passage dangereux. Le jeune homme, empressé, marche au-devant d'eux. Quand ils furent sur le pont : " Venez, dit l'ermite au jeune homme, il faut que je marque ma reconnaissance à votre tante. " Il le prend alors par les cheveux et le jette dans la rivière. L'enfant tombe, reparaît un moment sur l'eau, et est engouffré dans le torrent. " Ô monstre ! ô le plus scélérat de tous les hommes ! s'écria Zadig. - Vous m'aviez promis plus de patience, lui dit l'ermite en l'interrompant : apprenez que, sous les ruines de cette maison où la Providence a mis le feu, le maître a trouvé un trésor immense ; apprenez que ce jeune homme, dont la Providence a tordu le cou, aurait assassiné sa tante dans un an, et vous dans deux. - Qui te l'a dit, barbare ? cria Zadig ; et quand tu aurais lu cet événement dans ton livre des destinées, t'est-il permis de noyer un enfant qui ne t'a point fait de mal ? "

Tandis que le Babylonien parlait, il aperçut que le vieillard n'avait plus de barbe, que son visage prenait les traits de la jeunesse. Son habit d'ermite disparut ; quatre belles ailes couvraient son corps majestueux et resplendissant de lumière. , O envoyé du Ciel ! ô mon ange divin ! s'écria Zadig en se prosternant, tu es donc descendu de l'empyrée pour apprendre à un faible mortel à se soumettre aux ordres éternels ? - Les hommes, dit l'ange Jesrad, jugent de tout sans rien connaître : tu étais celui de tous les hommes qui méritait le plus d'être éclairé. " Zadig lui demanda la permission de parler. "Je me défie de moi-même, dit-il ; mais oserai-je le prier de m'éclaircir un doute : ne vaudrait-il pas mieux avoir corrigé cet enfant, et l'avoir rendu vertueux, que de le noyer ? " Jesrad reprit : " S'il avait été vertueux, et s'il eût vécu, son destin était d'être assassiné lui-même avec la femme qu'il devait épouser, et le fils qui en devait naître. - Mais quoi ! dit Zadig, il est donc nécessaire qu'il y ait des crimes et des malheurs, et les malheurs tombent sur les gens de bien ? - Les méchants, répondit Jesrad, sont toujours malheureux : ils servent à éprouver un petit nombre de justes répandus sur la terre, et il n'y a point de mal dont il ne naisse un bien. - Mais, dit Zadig, s'il n'y avait que du bien, et point de mal ? - Alors, reprit Jesrad, cette terre serait une autre terre ; l'enchaînement des événements serait un autre ordre de sagesse ; et cet autre ordre, qui serait parfait, ne peut être que dans la demeure éternelle de l'Etre suprême, de qui le mal ne peut approcher. Il a créé des millions de mondes dont aucun ne peut ressembler à l'autre. Cette immense variété est un attribut de sa puissance immense. Il n’y a ni deux feuilles d'arbre sur la terre, ni deux globes dans les champs infinis du ciel, qui soient semblables ; et tout ce que tu vois sur le petit atome où tu es né devait être dans sa place et dans son temps fixe, selon les ordres immuables de celui qui embrasse tout. Les hommes pensent que cet enfant qui vient de périr est tombé dans l'eau par hasard, que c'est par un même hasard que cette maison est brûlée ; mais il n'y a point de hasard ; tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance.





Divers Courants / Littérature 1242 | 
Zadig, chap. L'ERMITE 







L 'Avatar est parfait. Il dompte la panthère,
Il console le monde, il trace le chemin.
Même quand il est homme il pense en surhumain
Son âme luit, saphir que nulle ombre n'altère.

Des planètes du gouffre aux jardins de Cythère,
Son rêve est une flamme et son verbe une main
Il montre aux malheureux l'éternel parchemin
D'où le mot Paradis illumine la Terre.

Des millions de dieux bouillonnent dans son coeur,
Sur sept infernaux il se dresse vainqueur;
La sagesse et l'amour s'épousent sur son faîte.

Quand on le crucifie il meurt en souriant.
Il porte aux affamés d'Occident et d'Orient
Le fruit d'éternité rêvé par les Prophètes.





Divers Courants / New Age 1161 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "L'AVATAR", p.176 







E ternel, mon rocher de lumière parfaite
Ta voix fait tressaillir, de la racine au faîte,
L'arbre des astres éblouis,
Et ses grands fruits de braise, au souffle de ta bouche,
S'envolent, emplissant de comètes farouches,
L'effrayante crypte des nuits 1

Mon âme, ton épouse, est parée de tendresse;
Par l'escalier des cieux que parfument ses tresses,
Elle monte comme la mer !
Son visage étincelle au Soleil de ta Gloire
Et tu tends vers l'aimée tes deux mains de victoire
Où brille l'anneau de Vesper.

0 Maître que couronne une flamme vivante,
Dans la chambre nuptiale entraîne ta servante
Dont palpitent les seins hardis.
Les éthers mêleront leurs musiques profondes,
Vos suprêmes baisers enfanteront les mondes
Et rouvriront les Paradis.

Eternel, mon triomphe! Eternel, ma Sagesse !
Sous ton trône éclatant, les firmaments s'abaissent
L'oiseau te chante dans son nid,
Tu brises les dragons du temps et de l'espace,
Dans l'horreur de la mort tu fais luire ta face,
0 Créateur de l'Infini !





Divers Courants / New Age 1160 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "L'ETERNEL", p.170 







N on, je ne puis admettre un univers sans âme
L'azur prouve le jour et la chaleur la flamme.
L'odeur de l'aigle absent reste au trou de granit,
Je sens battre en mon coeur le sens de l'infini,
J'écoute tressaillir les éternels mystères !
L'Etre a formé l'essor extatique des Sphères
Et le rutilement des célestes émails.
Le souffle universel, dans les arbres du mail
Fait chanter le loriot, et, mouette sauvage,
Vole, bleuâtre éclair, le long des verts rivages,
Le sombre bois s'empreint d'une astrale harmonie
Un regard d'ange s'ouvre au fond des insomnies.

La matière éternelle et sans intelligence
Serait restée inerte au fond d'un rêve immense
Sans un orage monstrueux d'élan vital !
Quelle haleine engendra la bête et le métal ?
Qui donc, troublant la paix de la substance unique,
Qui donc la souleva d'un essor tyrannique ?
Quel géant, capturant Isis, la vierge ailée,
Distilla dans son sein les germes étoilés ?

Les organes vivants sont une harmonie sombre,
Une lyre parfaite aux cordelles sans nombre;
Nul doigt ne peut toucher l'une des fibres, sans
Faire chanter aussi l'ensemble frémissant.
Il faut un chef d'orchestre aux vastes symphonies,
Dont tressaille le monde énorme.
Qui le nie, Sinon les nains rageurs et les coeurs aveuglés ?
De la porte Univers l'esprit seul a la clé.

Homme, tu dis que l'âme est la frêle étincelle
Dont l'éclat rentrera dans l'ombre universelle
Sans laisser une trace aux abîmes amers
Pas plus que le bateau sombrant au fond des mers.

Tu la vois cependant, cette âme misérable,
Ainsi que l'aquilon qui courbe les érables,
Incliner sous son souffle et les peuples mouvants
Et le front des songeurs sur les sommets fervents,
Tu la vois enchaîner des foules stupéfaites
Au pas mystérieux et vaste des Prophètes,
Tu la vois exalter des millions de coeurs
Parmi le tourbillon des poèmes vainqueurs,
Tu la vois étager des monuments superbes
En marbre, en toile, en bronze, en or, en chiffre, en verbe,
Et parfois reconstruire à côté du soleil
Un astre de beauté, plus chaud et plus vermeil.
Tu la vois s'enivrer de vérités conquises
Et comme l'aigle vole au dessus des banquises
Planer dans un sourire impérial, pendant
Que son ombre sacrée dompte les ans grondants.

Tu la vois dominer sous ses ailes immenses,
Les pics inviolés de l'obscur avenir,
Ainsi qu'une comète aux cheveux en démence
Elle brûle les noirs firmaments de saphir,
Elle plonge en rêvant dans le futur sublime
Sous ses regards de feu la porte de l'Abîme
S'entr'ouvre dévoilant le sort des nations.
Calme, elle veut bâtir l'éternelle Sion,
Et, pétrissant le monde énorme à son image,
Elle crée le Prophète, elle engendre le Mage !

Le sombre Himalaya que l'ouragan étreint
Comme un roi monstrueux sous un cercle d'airain
Et qui regarde fuir, du haut de son extase,
Le ruisseau des humains murmurant à sa base,
Un jour s'écroulera sous le rubis pesant
Des tonnerres, unis aux noirs fleurons des ans.
Mais toi, l'âme Immortelle, ainsi qu'une colombe,
Tu planeras, resplendissante, sur sa tombe,
Montrant à ce titan que le gouffre a dompté
Le triomphe de l'aube et de l'éternité 1

L'espace est l'atelier d'un forgeron sublime,
L'esprit de Dieu parcourt les cercles de l'Abîme,
Les souffrances sans doute engendreront demain
Sous le marteau d'azur des bonheurs surhumains,
Jéhova, l'alchimiste au masque de phosphène,
Avec les os des morts compose un vin d'aurore.
Un jour, sur les sommets brusquement radieux,
Les vivants le boiront et deviendront des dieux,
Devant le grand destin, qu'importent nos chimères !
Qu'importent la clameur des bouches éphémères !

Le monde immensément s'élance vers les cieux,
Les astres, éblouis de rêve, sont ses yeux,
Les volcans râclent son désir sur les planètes,
Dans son sang bondissant les ouragans se jettent,
Le prodigieux coeur des mers se gonfle et bat.
A travers la terreur cosmique des combats,
Tout monte, tout grandit, tout fleurit, tout aspire,
Vers la lumière sainte et l'éternel empire
L'insondable palpite au zénith des soleils
Hommes, bêtes et dieux dressent leur front vermeil,
Leurs entrailles broyées pleurent dans la clepsydre
Leur chevelure amère est fourmillante d'hydres,
Ils tombent sous l'assaut innombrable des rats.
Mais un jour un rayon sacré transformera
Sous l'oeil mystérieux des firmaments étranges
La chenille du monde en flamboyant archange.





Divers Courants / New Age 1159 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "LUMIERE L'INITIÉ", p.108-111 







T rois sages méditant erraient au bord des flots.
Le soir, tout empourpré de flamboyants sanglots,
Se laissait démembrer par les mains de l'abîme
Et sa chair de rayons ensanglantait les cimes.

L'un d'eux, dont l'oeil profond était plein de néant,
Etreignit l'univers sous son regard géant:
Il n'avait pu sentir, ce scrutateur énorme,
L'esprit d'un Dieu vibrer sous la fuite des formes
Et l'inutilité des choses l'accablait.

L'autre, sous le ciel d'or qui déjà s'étoilait,
Sous le sourire immense et magique des astres,
Rêveur malgré la vie entassant ses désastres
Mêlait son songe au choc étincelant des eaux.

Le troisième, à travers le mystique réseau
Des ombres s'enlaçant avec les transparences,
Semblait, rayon vainqueur, briser les apparences
Et porter, dans le monde infâme, le flambeau
Souverain de son clair et colossal cerveau.
Le regard d'un devin sous son sourcil d'augure.

Il émergeait du fond des cavernes obscures
Où d'âpres visions enivrèrent ses nuits.

Pendant que les oiseaux, perles évanouies,
Noyaient leur blanche forme au profond de l'espace
Ils parlèrent tous trois dans l'abîme rapace...





Divers Courants / New Age 1158 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "LES TROIS SAGES", p. 103 







L e formidable éclair de Dieu
Se déverse dans mes prunelles
Et j'entends au paradis bleu
Battre d'immesurables ailes.

Au loin grondent les flots du doute.
Ecarte les avec dédain.
Que ta troisième oreille écoute
Les oiseaux flammes de l'Eden.

“ Dieu n'existe point, dit l'onagre,
Puisque le mal est exalté ! ”
Je réponds “ Bel esprit,
Que fais tu de ta liberté ! ”

Entre les forêts et les sables
Songe le libre arbitre humain.
Homme, tu te sens responsable
Totalement de ton chemin.

Le doute dit: “ Dieu est injuste
Dès l'écart du matin natal,
L'un est génial, l'autre tout juste
Au niveau du souffle animal ”.

Je réponds: “ L'immortelle essence
Illumine l'être éclipsé;
L'homme reçoit dès sa naissance
Tous les échos de son passé.

Je ressuscite avec la Troie
De mes errements d'autrefois
Ou de mes élans vers la grâce
Qui couronne les sages?rois.

De vie en vie et d'âge en âge
La justice immuablement
Règle l'esprit et son voyage
Vers l'ineffable firmament.

Ne doute pas, humain! confesse
La consolante vérité.
Tu montes, tu montes sans cesse
Vers l'amour et l'éternité ! ”





Divers Courants / New Age 1157 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "DIALOGUE", p75-76 







L a lumière insolite enfonce dans mon front
Sa spirale de rêve où les cieux fleuriront
Et le frissonnement des ailes angéliques
Fait palpiter les flots au fond des sombres criques.

L'espace fabuleux, l'éclatant firmament
S'enfoncent dans mon être inexorablement
Comme un torrent de feu tombant dans un ciboire.

Mon âme est la fontaine où les titans vont boire,
Et je munis à Dieu dans un cri de victoire.





Divers Courants / New Age 1156 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p.73 







L e mental, qui bondit, fouetté
Par la démence des orages,
Doit être pris dans la clarté
Du Moi, destructeur de mirages.

La lumière qui brille en nous
Est la lumière universelle.
Contemplez les grands brasiers fous
D'où s'élancent les Etincelles !

Le Père des globes embrasse
Le Père de l'esprit vivant,
Et l'oiseau lyre de la grâce
Descend dans la stupeur des vents.

Comme un aigle géant aux envolées profondes
L'esprit plane au dessus du tourbillon des mondes.





Divers Courants / New Age 1155 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "MAXIMES", p. 71 







U n chant lointain dans l'ombre,
Des étoiles sans nombre
Illuminant le ciel
Voilà l'essentiel.

De sublimes pensées,
Par l'Eternel bercées
Dans un flot de cristal,
C'est le supramental.

La joie incandescente
Qui fit blêmir le Dante,
Dont Hugo frissonna,
Voilà le Nirvâna.





Divers Courants / New Age 1154 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p. 69 







L e saint qui méditait sous le palmier paisible
A reçu dans son coeur une balle égarée;
Il meurt en s'écriant “ 0 lumière invisible,
Quel bonheur de s'enfuir dans ta gloire adorée! ”

Tu ressusciteras, mystérieux ermite,
Dans la joie et la force avec un corps nouveau.
Tu boiras dans ton âme un azur sans limites,
Ton vol dépassera les fabuleux niveaux !

Le fantôme qui passe, au large des Comores,
Gronde pour conquérir l'ineffable absolu,
Il faut monter plus haut que l'ombre et que l'aurore
Et ne rien désirer, pas même son salut !

0 fantôme, je suis la porte des Elus !





Divers Courants / New Age 1153 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p 53 







L e vent souffle dans les abîmes,
Le vent noir de l'éternité !
Il rose les dieux et les cimes...
Que l'oubli vienne m'emporter !

J'ai perdu les astres sublimes,
Le Christ des mondes m'a quitté...
La Terre fourmille de crimes...
Que la mort vienne m'emporter !

Je verse les larmes ultimes,
Sur la terrestre humanité.
La vie est elle légitime ?
Le vent de Dieu va m'emporter.





Divers Courants / New Age 1152 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "LE VENT DE DIEU", p 39 







L a lumière sereine envahit le ciel noir,
Le quadrige soleil se cabre dans l'aurore
Les ailes des oiseaux, plus vastes que l'espoir,
Abandonnent aux mers un refrain de mandore.

Pourquoi vouloir rester sur le sol des vivants
Quand les cris de l'humain deviennent frénétiques ?
Pourquoi ne pas goûter, loin du chemin des vents,
La divine sérénité des monts antiques ?

L'orchestre des rayons aiguise ses bémols.
Des yeux s'ouvrent hagards dans les airs et les ondes.
Archanges, mes amis, déployez votre vol
Pour emmener mon âme au delà des Trois Mondes !





Divers Courants / New Age 1151 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "POURQUOI ?", p 30 







A bsorbe moi dans tes souhaits spirituels
Afin que dans ton coeur tu vois grandir le ciel.
Tu chemines, pieds nus, sur l'herbe de mon âme,
La lumière de Dieu dans ton regard m'enflamme
Montons d'un pas serein vers les cimes, la fée
Palpite entre les mains flamboyantes d'Orphée
Et son cri de plaisir perce la nuit sans fin...

Prêtez moi votre vol, terribles séraphins,
Pour que je puisse transfigurer les maudits.

J'entends chanter le rossignol des paradis





Divers Courants / New Age 1150 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p 29 







L e présent et le passé tissés avec
Des fils colorés empruntés à l'avenir.
C'est ce que tu enseignes, ô lune,
Hamac accroché à deux astres,
Montre où sonnent les heures de Lucifer
Loupe brillante du savant !

C'est aussi ce que rugissent les cymbales d'or du Soleil
Quand elles se heurtent dans l'espace azuré de mon crâne.

Mon âme s'éveille à la berceuse que murmure la Mère Eternité.

J'ai pris la lumière dans ma main
La clarté m'a pris dans ses cheveux
Et nous sommes allés tous les deux
Dans les bleus espaces sans chemin

Jusqu'au centre où fleurit le lotus surhumain
0 humain, moins qu'humain, plus qu'humain !





Divers Courants / New Age 1149 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "EVEIL", p 21 







S ur la mer infinie et la brise insensée,
Vers le ciel farouche où brûle la Pensée,
Vers les étoiles amoureuses,
Gypaète augural, je dirai aux éclairs:
Je veux le seul Vivant, le seul Grand, le seul Clair,
Malgré les gouffres qui se creusent !

La lune au sein de miel, et Vénus de turquoise,
Saturne où des clartés sinistres s'entrecroisent,
Jupiter, saphir triomphal,
Mercure qui chatoie ainsi qu'un lac de songe,
Mars tout gonflé de sang comme une sombre éponge,
Et, toi, Pluton, astre fatal,

Uranus dévorant, Neptune idéaliste,
Proserpine écartant ses voiles d'améthyste,
Et les planètes inconnues
Jusqu'au brûlant Hercule, en margelle du vide,
Je les dépasserai, comme un aigle splendide,
A travers la terreur des nues.

Album de l'invisible aux milliards d'images,
Ouvrez devant mes yeux vos flamboyantes pages,
Volcan qui rugit et qui bout,
Je transfigurerai vos harmonies énormes,
Par delà les éons, les nombres et les formes
Et je deviendrai le Grand Tout !





Divers Courants / New Age 1148 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "DÉPASSEMENT", p 12 







D ieu dont le souffle immense inspire mon délire,
Je veux te visiter,
Plus loin que les lointains où les astres pâlirent,
Jusque dans ta cité.

je monterai, malgré les étoiles sauvages,
Vers ton palais d'azur;
Et le ciel offrira son écrin sans rivages
A mon diamant pur.

Le monde se dissipe ainsi qu'un noir fantôme...
Son livre, je l'ai lu !
Moi, pontife géant, sur le mont des Axiomes,
Je boirai l'Absolu





Divers Courants / New Age 1147 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p1 







L e Dieu des chrétiens est un père qui fait grand cas de ses pommes, et fort peu de ses enfants.




Divers Courants / Littérature 1113 | 
Extrait des Pensées philosophiques 







L e monde entier est un théâtre,
Et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs.
Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.





Divers Courants / Littérature 1018 | 
Extrait de Comme il vous plaira 







C e sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence.




Divers Courants / Littérature 1017 | 
Extrait de Le Roi Lear 







I l y a deux tragédies dans la vie : l'une est de ne pas satisfaire son désir et l'autre de le satisfaire.




Divers Courants / Littérature 1016 | 
Extrait de L'éventail de Lady Windermere 







J e peux résister à tout, sauf à la tentation.




Divers Courants / Littérature 1015 | 
Extrait de L'éventail de Lady Windermere 







R ien, si ce n'est les sens, ne peut guérir l'âme, de même que rien, si ne n'est l'âme, ne peut guérir les sens.




Divers Courants / Littérature 1014 | 
Le portrait de Dorian Gray, Livre de poche no 569 







S e faire le spectateur de sa propre vie c'est échapper à toutes les souffrances de la vie.




Divers Courants / Littérature 1013 | 
Le portrait de Dorian Gray, Livre de poche no 569 







L 'usage principal de la douleur [...] est de m'apprendre que je ne suis rien.




Divers Courants / New Age 1012 | 
La pesanteur et la grâce, p.129, Pocket-Agora no99 







D e même il faut aimer beaucoup la vie pour aimer encore davantage la mort.




Divers Courants / New Age 1011 | 
La pesanteur et la grâce, p.100, Pocket-Agora no99 







D ire que le monde ne vaut rien, que cette vie ne vaut rien, et donner pour preuve le mal, est absurde, car si cela ne vaut rien, de quoi le mal prive-t-il ?




Divers Courants / New Age 1010 | 
La pesanteur et la grâce, p.100, Pocket-Agora no99 







N e pas chercher à ne pas souffrir ni à moins souffrir, mais à ne pas être altéré par la souffrance.




Divers Courants / New Age 1009 | 
La pesanteur et la grâce, p.96, Pocket-Agora no99 







Q uand on a péché par injustice, il ne suffit pas de souffrir justement, il faut souffrir l'injustice.




Divers Courants / New Age 1008 | 
La pesanteur et la grâce, p.88, Pocket-Agora no99) 







C 'est l'amour de nous-même qui assiste l'amour des autres ; c'est par nos besoins mutuels que nous sommes utiles au genre humain ; c'est l'éternel lien des hommes.




Divers Courants / Littérature 1006 | 
Lettres philosophiques, p.168 Éd. Garnier-Flammarion no 15 







C 'est une absurdité, c'est un outrage au genre humain, c'est un attentat contre l'Être infini et suprême de dire : Il y a une vérité essentielle à l'homme, et Dieu l'a cachée.




Divers Courants / Littérature 1005 | 
(L'Ingénu, p. 45 in L'Ingénu et autres contes, Classiques Français) 







S i Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu.




Divers Courants / Littérature 1004 | 
Extrait de Le sottisier 







I l n'y a point de hasard ; tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance.




Divers Courants / Littérature 1003 | 
Extrait de L'ermite 







T oute méchanceté vient de faiblesse ; l'enfant est méchant que parce qu'il est faible ; rendez-le fort, il sera bon.




Divers Courants / Littérature 1002 | 
Extrait de Emile ou de l'éducation 







C onscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l'homme semblable à Dieu, c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions; sans toi je ne sens rien en moi qui m'élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m'égarer d'erreurs en erreurs à l'aide d'un entendement sans règle et d'une raison sans principe.




Divers Courants / Littérature 1000 | 
Émile ou De l'éducation, 1762 [livre IVe, coll. GF, Flammarion, 1966] 







I l est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c'est à ce principe que je donne le nom de conscience.




Divers Courants / Littérature 999 | 
Émile ou De l'éducation, 1762 [livre IVe, coll. GF, Flammarion, 1966] 







L 'impulsion du seul appétit est esclavage, et l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté.




Divers Courants / Littérature 998 | 
Du Contrat social, 1762 [livre I, chap. VIII, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 365] 







L a ruse la mieux ourdie
Peut nuire à son inventeur ;
Et souvent la perfidie
Retourne sur son auteur.





Divers Courants / Littérature 997 | 
Extrait de la fable La grenouille et le rat 







Q uand le moment viendra d'aller trouver les morts,
J'aurai vécu sans soin, et mourrai sans remords.





Divers Courants / Littérature 996 | 
Extrait de la fable Le songe d'un habitant du Mogol 







I l n'est meilleur ami ni parent que soi-même.




Divers Courants / Littérature 995 | 
Extrait de L'alouette et ses petits avec le maître d'un champ 





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