Onelittleangel.com
Le Saint > Vie Mystique
Dialogue interreligieux : Vie Mystique
Onelittleangel > Le Saint > Vie Mystique
40  citations  | Page 1 / 2
En savoir + : Vie Mystique : Définition et Iconographie
A- A A+



Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.




Citation n° 3511 : , Christianisme
Source : John 3.8  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Avec l’innocence et la simplicité, le sans savoir et le sans désirs, vient alors la quiétude, avec la quiétude, le vide, avec le vide, la plénitude, avec la plénitude, l’esprit; Se mouvant, on retourne à la grande simplicité, quiet on retourne au Ziran, le dire du Saint remonte au Ziran, à sa source dans l’esprit.




Citation n° 3042 :  Dao De Che Gui , Taoisme
Source : 12, Tao-tsang fasc. 375-377, p.5a-b, trad. I. Robinet, 1977, p.15.  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Il a aboli ce que son moi désirait, intériorisé les désires du Ciel (…) Le maître du monde (…) a le Ciel et la Terre pour fourneaux, (…) le De pour grand ouvrier, le Dao comme Maître d’œuvre.




Citation n° 3041 :  Dao De Che Gui , Taoisme
Source : 9, Tao-tsang fasc. 375-377, p.7b-8a, trad. I. Robinet, 1977, p.20  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Sans appendre il sait, sans regarder, il voit ; sans agir il accomplit, sans s’y appliquer, il discerne. C’est sur impulsion qu’il répond, sollicité qu’il se meut. C’est sans vouloir qu’il va, comme brille la lumière, comme se propage une lueur…




Citation n° 3039 :  Huainanzi , Taoisme
Source : chap.7, trad. I. Robinet, 1996, p.185  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



L’homme parfait est pur esprit ! Il ne ressent pas la chaleur de la brousse enflammée ni la froideur des eaux débordées ; la foudre qui fend les montagnes, la tempête qui soulève l’océan ne sauraient l’effrayer. Celui-là, les nuées sont ses attelages, le soleil et la lune sont ses montures. Il vagabonde au-delà des Quatre mers ; les alternances de la vie et de la mort ne le concernent pas, encore moins les notions de bien et de mal.




Citation n° 3036 : , co-fondateur présumé du Taoïsme, Taoisme
Source : Zhuangzi, chap.2, trad. Kaltermark, 1965, p.118  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



C’est une contrée que vous ne pouvez atteindre ni en bateau, ni en char, ni a pied, mais seulement par un voyage de votre esprit.




Citation n° 3035 : , Taoisme
Source : chap.2, trad. Kaltermark, 1965, p.118  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]   [↳ Voir (2)] 



Si l’on va au bout de soi-même, le Souffle Originel est le commencement de soi. Quand on s’origine dans le souffle originel, on naît avant le Ciel (Terre) et existe dans l’après Ciel (Terre), on parcourt les six vides (six horizons) et se déploie jusqu’au huit confins, s’étend sur la terre et communique avec le Ciel (…)




Citation n° 3034 :  Li Daochun , Taoisme
Source : 251.16b-17a, trad. I. Robinet, 1996, p.105  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Lorsqu’on est uni au Tao, alors rien dans l’univers ne peut nous ébranler.




Citation n° 3033 :  Wu Yun , Taoisme
Source : Dz1052.6.4b-5a, trad. I. Robinet, 1996, p.275  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



L’homme doit) retourner de la trace à la racine (puis) descendre de la racine à la trace pour sauver les êtres.




Citation n° 3032 :  Cheng Xuan Ying , representant de l'ecole du "Double mystere", Taoisme
Source : k.4, p.16a, trad. I. Robinet, 1977, p.136 ; voir aussi I. Robinet, 1977, p.134, 138 et 139  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Etre totalement vide, et par-là porter le nom de saint.




Citation n° 3030 :  Kou Houan , mystique et commentateur du Dao De Jing, Taoisme
Source : Lunyu jijie yishu, XI, 18, trad. I. Robinet, 1996, p.251  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Je désirais l’enseigner, espérant qu’il deviendrait un saint ; je pensais qu’en tout cas il serait facile de communiquer le principe à qui en possédait déjà les dispositions. L’ayant pris à part, je lui donnais des explications et le surveillais. Au bout de trois jours, il put évacuer (??) le monde (??) de sa conscience (1) : je continuais à le surveiller ; au bout de sept jours, il put en évacuer (??) les choses (?) proches (2) ; je continuais à le surveiller : au bout de neuf jours, il put évacuer (??) sa propre existence (?) (3), il vit une aurore l’illuminer (??) (4). Quand il fut illuminé par l’aurore, il eut la vision unitive (?) (5) ; après avoir eu la vision unitive, il n’eut plus ni passé ni présent ; quand il n’eut plus ni passé ni présent, il entra dans le domaine où il n’y a ni vie ni mort.




Citation n° 2995 : , co-fondateur présumé du Taoïsme, Taoisme
Source : Zhuangzi, chap.6, trad. Kaltermark, 1965, p.112  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Celui qui est arrivé à l'amour parfait de Dieu vit en ce monde comme s'il n'y vivait pas. Car il se considère comme étranger à ce qu'il voit, attendant avec patience l'invisible... Attiré vers Dieu, il n'aspire qu'à le contempler..




Citation n° 1790 : , (1759 - 1833), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Instructions spirituelles, dans Irina Goraïnoff, Séraphim de Sarov, Éditions Abbaye de Bellefontaine et Desclée de Brouwer, 1995.  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Repentez vous devant le Seigneur, et demandez. Il aime les hommes et leur accordera tout. Moi aussi, je me suis beaucoup repenti, Et j'ai beaucoup souffert d'avoir offensé le Seigneur, Et d'avoir, par mon péché, perdu la paix et l'amour sur terre. Mes larmes ruisselaient sur mon visage et inondaient ma poitrine et la terre, Et le désert entendait mes gémissements. Vous ne pouvez comprendre ma détresse ni comment je pleurais Dieu et le Paradis. Au Paradis, j'étais heureux et joyeux : L'Esprit de Dieu me réjouissait, et je ne connaissais aucune souffrance. Mais, lorsque je fus chassé du Paradis, Le froid et la faim commencèrent à me torturer ; Les animaux et les oiseaux qui étaient doux dans le Paradis et qui m'aimaient, Devinrent sauvages et se mirent à me craindre et à me fuir. De mauvaises pensées m'assaillirent ; Le soleil et le vent me brûlèrent ; la pluie me trempa ; Les maladies et toutes les souffrances de la terre me tourmentèrent. Mais j’ai tout enduré, et j'ai fermement espéré en Dieu. Vous aussi, accomplissez les travaux de la pénitence. Aimez les afflictions, desséchez vos corps, Humiliez-vous et aimez vos ennemis, Pour que l'Esprit Saint puisse établir en vous sa demeure, Et alors vous connaîtrez et trouverez le Royaume des Cieux.




Citation n° 1754 : , (1866 - 1938), Moine, ermite et père spirituel, Christianisme, Orthodoxie
Source : Les Lamentations d'Adam  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Tout entier purifié par l'intelligence, maîtrisant le mental avec détermination, renonçant aux objets qui font le plaisir des sens, affranchi et de l'attachement et de l'aversion, l'homme qui vit en un lieu retiré, qui mange peu et maîtrise le corps et la langue, qui toujours demeures en contemplation, détaché, sans faux ego, sans vaine puissance ou vaine gloire, sans convoitise ni colère, qui se ferme aux choses matérielles, libre de tout sentiment de possession, serin, - cet homme se trouve certes élevé au niveau de la réalisation spirituelle.




Citation n° 1744 : , Hindouisme
Source : XVIII, 51  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Le Seigneur Bienheureux dit: Absence de crainte, purification de l'existence, développement du savoir spirituel, charité, maîtrise de soi, accomplissement des sacrifices, étude des Vedas, austérité et simplicité, non-violence, véracité, absence de colère, renoncement, sérénité, aversion pour la critique, compassion, absence de convoitise, douceur, modestie et ferme détermination, vigueur, pardon, force moral, pureté, absence d'envie et de pureté des honneurs, - telles sont, ô descendant de Bharata, les qualités spirituelles des hommes de vertu, des hommes nés de la nature divine.




Citation n° 1741 : , Hindouisme
Source : XVI, 1  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]   [↳ Voir (2)] 



Celui, envieux de rien, qui se comporte avec tous en ami bienveillant, qui de rien ne se croit le possesseur, qui du faux ego est affranchi et dans la joie comme dans la peine reste le même, qui plein de pardon, toujours connaît le contentement, qui avec détermination est engagé dans le service de dévotion, et dont le mental et l'intelligence sont en accord avec Moi, celui-là M'est très cher. Celui qui jamais n'est cause d'agitation pour autrui et que jamais non plus l'agitation ne trouble, que joies et peines n'affectent pas, celui-là M'est très cher. Celui qui ne dépend en rien des modes de l'action matérielle, l'être pur, expert en tout, libre de tout anxiété, affranchi de la souffrance, et qui ne recherche point le fruit de ses actes, celui-là, Mon dévot, M'est très cher. Celui qui ne se saisit ni de la joie ni de la peine, qui ne s'afflige ni convoite, qui renonce au favorable comme au défavorable, celui-là, Mon dévot, M'est très cher. Celui qui envers l'ami ou l'ennemi se montre égale, et le même devant la gloire ou l'opprobre, la chaleur ou le froid, les joies ou les peines, l'éloge ou la blâme, qui toujours est libre de toute souillure, silencieux, satisfait de tout, insouciant du gîte, et qui, établi dans la connaissance, Me sert avec amour et dévotion, celui-là M'est très cher. Celui qui, plein de foi, dans cette impérissable voie du service de dévotion s'engage tout entier, faisant de Moi le but suprême , celui-là M'est infiniment cher.




Citation n° 1736 : , Hindouisme
Source : XII, 13-20  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Quand l'âme incarnée domine sa nature inférieur, renonce, par la pensée à toute action, elle vit en paix dans la cité aux neuf portes [le corps] et n'accomplit, ni ne cause, aucun actes matériel. L'être incarné, maître de la cité du corps, n'est jamais à l'origine d'aucun actes, non plus qu'il crée les fruits des actes ou engendre l'action chez autrui; tout est l'ouvre des trois gunas.




Citation n° 1710 : , Hindouisme
Source : V, 13-14  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Celui qui voit l'inaction dans l'action et l'action dans l'inaction, celui-là se distingue par son intelligence, et bien qu'engagé dans toutes sortes d'actes, il se situe à un niveau purement spirituel. Celui qui, dans l'action, s'est affranchi de tout désir de jouissance matérielle, peut être considéré comme solidement établi dans le savoir, de lui, les sages affirment que le feu de la connaissance parfaite a réduit en cendres les conséquences de ses actes. Totalement détaché du fruit de ses actions, toujours satisfait et autonome, il n'agit pas matériellement, bien que continuellement L'homme ainsi éclairé maîtrise parfaitement son mental et son intelligence; il renonce à tout sentiment de possession et n'agit que pour subvenir à ses stricts besoin vitaux. Ainsi, le péché ni les conséquences du péché ne l'atteignent. Celui qui, affranchi de la qualité et de l'envie, voit d'un même oeil l'échec et la réussit, satisfait de ce qui lui vient naturellement, celui-là, bien qu'il agisse, ne s'enlise jamais.




Citation n° 1706 : , Hindouisme
Source : IV, 18-22  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Celui que les trois formes de souffrance ici-bas n'affectent plus, que les joies de la vie n'enivrent plus, qu'ont quitté l'attachement, la crainte et la colère, celui-là est tenu pour un sage à l'esprit ferme. Celui qui, libre de tout lien, ne se réjouit pas plus dans le bonheur qu'il ne s'afflige du malheur, celui-là est fermement établi dans la connaissance absolue. Celui qui, telle une tortue qui rétracte ses membres au fond de sa carapace, peut détacher de leurs objets les sens, celui-là possède le vrai savoir. […] Celui qui reste inébranlable malgré le flot incessant des désirs, comme l'océan demeure immuable malgré les mille fleuves qui s'y jettent, peut seul trouver la sérénité; mais certes pas celui qui cherche à satisfaire ces désirs. Celui que les plaisirs matériels n'attirent plus, qui n'est plus esclave de ses désirs, qui a rejeté tout esprit de possession et qui s'est libéré du faux ego, peut seul connaître la sérénité parfaite.




Citation n° 1699 : , Hindouisme
Source : II, 56-58 & 70-71  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Avec son cœur ainsi recueilli..., il incline sa conscience vers des pouvoirs surnaturels, il éprouve en lui-même tel ou tel pouvoir, étant un il devient multiple et de multiple redevient un, il devient invisible, visible, franchit les murs, s'immerge dans la terre et en émerge comme dans l'eau, marche sur les eaux sans qu'elles s'ouvrent, vole dans les airs [ ... ].

Ou encore avec ce même cœur ainsi recueilli il pénètre le cœur d'autrui [ ... ], et quand il a pénétré avec son cœur dans le cœur des autres êtres, il reconnaît comme une conscience pleine d'attraction, et ainsi de suite... [ ... ].

Alors avec son cœur ainsi recueilli [ ... ] il incline sa conscience vers la connaissance des souvenirs de ses vies antérieures... et se dit : " En ce temps-là, tels étaient mon nom, ma lignée, ma caste, mon bonheur et ma douleur ", tout comme on va de village en village, et on revient à son propre village, et on se souvient de ce que l'on a fait et dit. "

[ ... ] Il voit de l'œil divin, pur, les êtres mourir et renaître, heureux ou malheureux, en vertu de leurs actes passés, comme un homme installé sur une terrasse au milieu d'une place voit les gens entrer dans une maison et en sortir, parcourir la rue ou s'asseoir... [...]




Citation n° 786 : , (-560 -480), Fondateur du bouddhisme., Bouddhisme
Source : Samannaphalasutta, I, II, p. 77-85, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.56-57  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Il ne voit jamais l'existence propre des êtres, mais pour les mûrir, il parle des êtres. Il ne voit ni être vivant ni individu, mais il parle d'être vivant et d'individu. Il ne voit pas l'existence propre des actes ni l'existence propre de la rétribution, mais il enseigne aux êtres l'acte et la rétribution. Il ne voit pas l'existence propre des passions du samsara, mais il enseigne à bien connaître les passions du samsara. Il ne voit pas le nirvana, mais il parle d'arriver au nirvana. Il ne voit pas que les dharma comportent des caractères distinctifs, mais il parle de dharma bons et mauvais.[ ... ]
Muni de la profonde et merveilleuse sagesse, il élimine toutes les pratiques des êtres ; pour mûrir les êtres, il semble exercer les pratiques, mais en vérité il n'a aucun dharma à pratiquer, et il a dépassé toutes les pratiques. Depuis longtemps, il a éliminé la " prise " relative au moi et au mien, mais il " prend " les choses dont il a besoin. Le bodhisattva étant muni de ce savoir et de cette sagesse, tous les actes qu'il accomplit sont conformes au savoir et à la sagesse et il n'est pas souillé par le fruit des actes."




Citation n° 785 :  Divers Sutras , Bouddhisme, Mahayana
Source : Suramgamasamadhisutra, extraits des p. 147 à 150, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.165  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Ensuite, sur le chemin de la pratique mystique, en parcourant les autres terres, le bodhisattva s'exerce ici-bas à une double connaissance ; l'une surnaturelle et indifférenciée purifie les vertus de Bouddha ; l'autre qui lui succède perfectionne les êtres, elle est en rapport avec le monde.




Citation n° 761 : , (fin IVe siècle), fondateur de l'école Yogacara, Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasutralamkara d' Asanga, XIV, st. 42-43, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.237  
Remarque : De là la libre efficience d'un tel acte parce que entièrement spontané; le bodhisattva agit sans délibération ni motifs pour le bien des hommes à la manière dont la lune se reflète dans l'eau sans vraiment s'immerger ni émerger. La vie spontanée que mène un bodhisattva dont le support de la conscience a subi un renversement est encore comparable à un pur cristal qui incolore par lui-même, est apte à refléter n 'importe quelle couleur. Tout discours sur les êtres libérés " n'est que corne de lièvre et couleurs variées du cristal". (Sagathakam (dernière portion versifiée du Lankavatarasûtra), 264-373, Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules), p. 375, st. 879 et 882.) La non-demeure où l'on ne s'installe ni dans le nirvana ni dans le samsara est ce qui conduit à l'Eveil suprême. Être sans demeure, c'est être sans conscience en pleine conscience. (Selon Sthiramati (Trimsika, glose au sl. 30), bien rares sont les mystiques ayant l'expérience de cette absence de conscience qui ne diffère pas de la vacuité. Si la vision intuitive est parfaite, il n'y a plus, dans la quiétude et la vacuité, ni Éveil ni méprise puisque rien ne naît ni ne disparaît.) Sans conscience (acitta) en l'absence de toute détermination, et donc sans conscience objective personnelle, intentionnelle qui est celle d'un sujet face à un objet; mais en pleine conscience mystique, l'unique Conscience lumineuse de l'Ainsité à laquelle tout aboutit en définitive, fond indifférencié qui comme le miroir immobile ne s'approprie rien, ne repousse tien, mais reflète simplement les choses. Ainsi le bodhisattva comprend tout sans recourir à la pensée dualisante ou à la mémoire, et en cela même réside son omniscience.
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Comment Te louerais-je, Seigneur, Toi qui sans naissance, sans demeure, surpasses toute connaissance mondaine et dont le domaine échappe aux cheminements de la parole. Pourtant, tel que Tu es, accessible au [seul] sens d'Ainsité, avec amour je [Te] louerai, ô Maître, en recourant aux conventions mondaines. Puisque, par essence, Tu ne nais pas, en Toi, point de naissance, point d'allée ni de venue. Hommage à Toi, Seigneur, le Sans-nature-propre ! Tu n'es ni être ni non-être, ni permanent ni impermanent, ni éternel ni non éternel. Hommage à Toi, le Sans-dualité ! En Toi aucune couleur n'est perçue, ni rouge, ni vert, ni garance, ni jaune, ni noir, ni blanc. Hommage à Toi, le Sans-couleur ! Tu n'es ni grand ni petit, ni long, ni rond. Tu as atteint le but sans mesure. Hommage à Toi, le Sans-limite ! Tu n'es ni loin ni près, ni dans le ciel ni sur terre, ni dans le samsara ni dans le nirvana. Hommage à Toi, le Sans-demeure ! En aucune des choses Tu ne résides, [ainsi donc] Tu as atteint le but : le domaine absolu, et Tu as acquis la suprême profondeur. Hommage à Toi, le Profond! Par une telle louange puisses-Tu être loué! Mais as-Tu été loué ? Si toutes les choses sont vides, qui est loué et par qui ? Qui est capable de Te louer, Toi qui n'apparais ni ne disparais, Toi pour qui n'existent ni milieu ni extrémités, ni perception ni perceptible ! Il n'est pas allé, Il n'est pas venu, exempt d'aller : c'est Lui le Bien-Allé qui vient d'être loué. Grâce aux mérites acquis [par cette louange], puisse l'humanité avoir accès au séjour du Bien-Allé.




Citation n° 760 : , (né dans l'Inde du Sud, IIe s. apr. J.-C.)., fondateur de l'école Madhyamaka, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : Hymne à la Réalité absolue, Catuhstava, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.196  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



O Subhuti, celui qui dirait encore " Le Tathagata va ou vient, est debout, assis ou couché ", ne comprend pas le sens de mon enseignement. Et pourquoi ?
Parce que le mot Tathagata désigne celui qui ne va nulle part et ne vient de nulle part. Il est donc le Tathagata, le pleinement éveillé.




Citation n° 759 :  Divers Sutras , Bouddhisme, Mahayana
Source : Vajracchedikasutra, chap. XXIX, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.198  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  



Corps Essentiel, corps de jouissance, corps apparitionnel, telle est la distinction des corps de Bouddha. Le premier est le support des deux autres.
Le corps de jouissance diffère dans tous les domaines selon les assemblées de [bodhisattva] selon les champs, les désignations, les corps et la manière dont on jouit des choses.
Supérieur à lui, le corps essentiel, égal pour tous les Bouddhas puisqu'il n'y a pas de différence entre eux, est infiniment subtil, car difficile à déceler; il rend la jouissance effective pour la manifester à son gré.
Le corps apparitionnel des Bouddhas est une métamorphose sans mesure. Tandis que le corps de jouissance réalise le bien personnel, le corps apparitionnel réalise celui d'autrui. [En effet] ce corps apparitionnel des Bouddha, en manifestant habileté, naissance, grand Eveil et extinction, toujours fait surgir de grands prestiges de magie pour libérer autrui.
Le corps intégral des Bouddhas comprend ces trois corps; deux, celui en vue du bien personnel et celui en vue du bien d'autrui, ont le corps essentiel pour support.
[Ces corps] sont identiques chez tous les Bouddhas pour le fond - le domaine absolu étant indivis - pour la disposition [du cœur] et pour l'activité qui sont communes à tous. Ces corps sont permanents, par nature pour le corps essentiel qui est éternel, par persistance pour le corps de jouissance qui jouit des dharma sans interruption, par enchaînement causal pour le corps apparitionnel qui manifeste de façon renouvelée ses métamorphoses.




Citation n° 758 : , (fin IVe siècle), fondateur de l'école Yogacara, Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 60-66, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.262  
Ajouté par Sylvain

[↳ Email]   [↳ Carte postale]  

Page:  1 |2



Livres sacrés des Religions du Monde
Chronologie des Religions du Monde
Calendrier sacré des Religions du Monde
Bibliothèque d'images sacrées des Religions du Monde



Home  |  Divination gratuite en ligne  |  Liens  |  Projet @onelittleangel.com